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Un nouveau regard sur la musique pour l'image...

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THOMAS COUZINIER & Frédéric  

KOOSHMANIAN :

DEUX COMPOSITEURS

EN ZONE

BLANCHE !

 
 
 

On bouge du côté des séries françaises ! Pour preuve avec ZONE BLANCHE, la nouvelle série de France 2. Comme le rappelle le créateur Mathieu MISSOFFE, et les réalisateurs Julien DESPAUX & Thierry POIRAUD, cette série a pour ambition première de sortir du cadre traditionnel des énigmes policières pour chercher un nouveau souffle dans un espace singulier ; une remarque qui s’applique également aux compositeurs Thomas COUZINIER et Frédéric KOOSHMANIAN qui, bien que connaissant l’un des réalisateurs, ont été sélectionnés, parmi d'autres, sur la base de leurs propositions musicales. Il s'agissait pour eux de trouver la musique de cette communauté isolée, entourée d’une forêt immense, de Villefranche ; un village fantasmé dont les disparitions,  mystères à élucider et homicides surviennent plus souvent que la moyenne nationale. Pour la musique, les compositeurs ont écrit un thème plutôt mélodique qui ne correspond pas au personnage principal  -le Major Laurène WEISS interprété par Suliane BRAHIM- mais plutôt aux habitants. Un thème qui se trouve porté par un banjo qui joue en accompagnement ; un motif que l’on retrouve peu si ce n'est, et de manière retravaillée et mélangé avec une basse, sur le personnage du Procureur. Au contraire, sur Laurène, les compositeurs proposent une musique souvent tendue, dramatique, qui repose sur sa sensibilité. Egalement une espèce de musique fantomatique,   qui se rapporte à son passé. En duo, Thomas COUZINIER & Frédéric KOOSHMANIAN nous racontent leurs parcours et les secrets de l'élaboration, en commun et souvent à distance, d’une bande très originale, particulièrement dense, comme rarement dans la production française ; un travail assez incroyable, justement récompensé lors du 30eme Festival International des Programmes Audiovisuels àBiarritz. Et qui se trouve aujourd’hui disponible en double album digital !

Thomas COUZINIER & Frédéric KOOSHMANIAN, depuis quand faites-vous de la musique de films ?

Thomas COUZINIER  : cela fait environ huit ans que j'élabore, souvent avec Frédéric KOOSHMANIAN, des musiques pour l'image ; c'est-à-dire pour le cinéma, le documentaire la publicité et, aujourd'hui, avec ZONE BLANCHE, une série pour la télévision. Il faut aussi savoir que j’effectue beaucoup de travaux électroacoustiques. C’est dans ce cadre que j'ai été amené a  faire du sound design ; c'est-à-dire créer des matières sonores pour des films comme RENAISSANCE en 2006 et LOUISE MICHEL en 2008.

Frédéric KOOSHMANIAN : avec Thomas COUZINIER, nous travaillons ensemble depuis près de sept ans sur des musiques de films : HOME SWEET HOME, un film d’horreur canadien de David MORLET, UN PTIT GARS DE MÉNILMONTANT réalisé par Alain MINIER et GOAL OF THE DEAD, un film de zombies produit par Canal+, réalisé en 2014 par Thierry POIRAUD & Benjamin ROCHER. On a aussi composé, ensemble et séparément, des musiques de courts métrages. De mon côté, j'ai composé aussi la musique du documentaire UN DESTIN DE FEMME, qui a été diffusé sur la Cinquième et beaucoup de films publicitaires. ZONE BLANCHE constitue notre première musique pour une série télévisée.

Justement, qui vous a appelés comme compositeurs sur la série ZONE BLANCHE?

PC: c’est le réalisateur Thierry POIRAUD, avec lequel on travaille depuis une dizaine d’années, qui nous a invité à  candidater à l’appel d’offres de la production. Et nous avons eu la chance que nos propositions de musiques aient été retenues.

Quel était le contenu de l’appel d’offres ?

TC: à partir d’une espèce de pitch et des indications du réalisateur Thierry POIRAUD, l'idée consistait à ce que l’on amène des propositions sur ce que pourrait être la musique de la série. Il s'agissait de proposer des univers musicaux qu’on  puisse ensuite développer dans les épisodes.

FK: on nous a fourni aussi quelques images de décors naturels. Et à partir de ces éléments, nous avons composé une série de dix-sept thèmes qui correspondaient à autant d'idées de musiques.

TC: il s'agissait pour nous de trouver des couleurs qui apportent une sensibilité aux personnages et, plus généralement, au village de Villefranche. Nous avons alors proposé une sorte de concept qui reposait à la fois sur des sonorités et des thèmes qui pouvaient être déclinés dans les épisodes. Après, tous nos thèmes n’ont pas été utilisés dans la musique de la série.

FK: nous avions écrit des musiques qui correspondaient à l'image que l’on se faisait du film. Vous savez, ce n’est jamais évident pour un compositeur de trouver la bonne idée pour la musique d’un film. Cela l’est d’autant moins quand on nous demande d'écrire des thèmes  sans pouvoir se caler à l'image immédiatement.

Avez-vous, lors de cette étape de sélections, réalisé des maquettes ?

FK: pas vraiment car, si on commence à préparer  une maquette des musiques, il convient qu'elle dure au moins cinq minutes pour vraiment développer nos thèmes. Or, ce n’est pas possible de présenter une longue maquette lorsqu'on se trouve dans une phase de compétition, de sélection des compositeurs. Là, au contraire,  il s'agit de proposer un condensé de la musique.

TC : l'avantage de composer des thèmes, de créer des couleurs en amont, c'est que, justement, on peut ensuite les développer, les améliorer.

FK: en effet, à partir du moment où la production nous a engagés, on a travaillé sur le développement des thèmes. Plus précisément, on a essayé de les mettre dans le contexte de la série.

C’est ce que vous avez fait ?

TC : absolument ! Nous avons peaufiné certains de nos thèmes lors du montage qui, pour le premier épisode, devait être finalisé fin décembre. C'était d'autant plus intéressant que cela nous a servi de tremplin pour approfondir nos thèmes pour les musiques des épisodes suivants.

FK : c'est-à-dire que les choix de la production nous ont donné une direction musicale à suivre, à  développer. Dès lors, on a commencé à élaborer différentes orchestrations. Avant, évidemment, une phase  de travail très technique, qui s'est faite à l'image, en fonction des demandes des réalisateurs. On a également, à ce stade, commencé à penser aux variations des thèmes.

Des Musiques Pour Les Personnes Et Les Contextes

S'agit-il d’un travail sur les musiques des personnages ?

FK : bien sûr car, selon ce que fait un personnage a un moment ou à un autre, on ne va pas forcément mettre la même musique. On essaye toujours, par la musique, de le placer dans le contexte.

Cela signifie t-il que vous essayez d’adapter vos thèmes à ce qui se passe à l'image ?

FK : absolument ! Ce que l’on aime, c’est de toujours écrire une  musique qui corresponde réellement à ce qui se passe à l'image. Tout en nous souciant de ne pas non plus passer devant l'image ni complètement derrière. Il s'agit pour nous de trouver un équilibre; c'est-à-dire une musique qui fonctionne avec l’image et les personnages dans un certain contexte.

Vous voulez dire qu’un même thème peut varier suivant des contextes différents ?

FK : ce que jeux dire, c’est que l’on doit en tenir compte quand on réécrit des thèmes qui peuvent s'entrecroiser. Ce que nous aimons chez un compositeur comme, par exemple, Howard SHORE, c’est qu’il arrive à faire en sorte, et il l’a fait souvent dans la trilogie du SEIGNEUR DES ANNEAUX, que deux thèmes différents se rencontrent. En l'occurrence, il avait écrit des thèmes par personnages, autant pour les gentils que pour les méchants. Et quand on écoute bien ses musiques, on s'aperçoit que beaucoup de ces thèmes s'entrecroisent.

La production vous a-t-elle fait écouter des exemples de musiques temporaires, de références ?

TC : on a écouté différentes choses dont quelques musiques de séries. En ce qui concerne les musiques temporaires, les réalisateurs n’en ont pas tellement utilisées sur les épisodes. Ce qui s'explique par le fait que nous avons commencé très tôt à travailler sur la série ;  dès l'été 2016 où nous avons composé des séries de dix-sept et vingt de thèmes. Et c’est à partir de ces musiques, et de quelques morceaux temporaires, que le montage des premiers épisodes a commencé. Nous avons donc eu la chance de pouvoir composer en amont du montage des premiers épisodes.

Le Banjo Pour Apporter Une Couleur !

En ce qui concerne le thème principal, vous a-t-on demandé d'écrire dans un style western comme la production définit la série ?

TC : pas vraiment. D'ailleurs, le seul instrument que l’on peut, à la limite, rattacher au western, ou au cinéma américain, c'est le banjo. Et finalement, on ne l’a pas tellement utilisé, si ce n’est dans le thème principal, pour amener une couleur particulière. Et sur le thème du procureur, mais dans une tonalité différente car il s’agit davantage d'apporter de la comédie. Après, on utilise plutôt des instruments solos de l’orchestre qui apparaissent moins connotés western, comme du violon, du violoncelle et des percussions. C’est vrai que le banjo apporte cette couleur, d'autant qu’il n'est pas joué comme dans du bluegrass ou de la country. Il est joué comme un instrument traditionnel, pas comme un banjo typique.

FK : en fait, l’idée de ce thème au banjo, c’était de  représenter de manière musicale à la fois la ville et les habitants de Villefranche.

Est-ce que, pour ce thème titre, on vous a amené, ou vous compositeurs avez pensé à des musiques de références comme, par exemple, Ennio MORRICONE et celle du film LE RUFFIAN où on entend, justement, du banjo ?

TC : pour nous, ce thème de banjo n’est pas rattaché à une référence particulière.

FK : je me rappelle de ce film, qui se déroule au Canada, où Ennio MORRICONE s'est servi du banjo comme d'un instrument mélodique.  Maintenant, votre remarque ne nous dérange pas ; elle nous flatte même car Ennio MORRICONE est un compositeur que l’on admire. D'autant que, ce que l’on aime particulièrement chez lui, c’est son côté grand mélodiste. J'en veux pour exemple sa partition pour LES HUIT SALOPARDS où, une des seules fois où Quentin TARANTINO a vraiment utilisé son thème, c’est sur le long plan séquence de la caravane, que l’on voit arriver de loin.

TC : pour rester sur les références, nous avons eu des discussions et écouté des musiques avec la production, des thèmes que les réalisateurs, ou même nous, avons apportés pour indiquer des directions, des couleurs possibles pour la bande originale. Sachant que tous les réalisateurs ne possèdent pas forcément le vocabulaire pour exprimer leurs besoins, leur apporter des exemples de musiques nous a aidés pour trouver la direction de celle du film.

FK : je pense que cette référence liée au banjo vient aussi du fait qu’on en entend souvent dans les musiques de westerns. Mais nous l’avons utilisé de manière décalée, c'est-à-dire en dépassant la dimension western. C'est pour cette raison qu’il n'est pas toujours joué en mode solo. Au contraire, il intervient souvent comme un instrument accompagnateur, qui joue beaucoup de notes. Pour citer une  référence, dans DÉLIVRANCE, le banjo joue vraiment en accompagnement, sans une mélodie tout à fait déterminée. Alors que nous, on l’a utilisé note à note. En fait, il nous intéressait plus de jouer avec la matière du banjo pour, alors qu’on se trouve dans un décor de forêts, ouvrir l'espace. Il s'agissait de ne pas amener, en tout cas pas tout de suite, une musique qui donne l’impression que l’on arrive dans une série glauque.

Le banjo, on le retrouve, hormis dans le thème principal, surtout sur le thème du procureur ?

FK : absolument mais, même si on retrouve du banjo, il s'agit d'un motif différent. Cela vient du fait qu’on l’a mélangé avec une basse qui est jouée au synthétiseur. Le procureur constitue un personnage important, très précis, méticuleux dans ses actions, presque maniaque, mais que l’on aime bien. Il s'agit aussi d’un personnage que l’on découvre tout au long des huit épisodes. Mais ce qui me paraît intéressant, et on touche là une des grandes qualités des scénarios écrits par Mathieu MISSOFFE, pour lui comme pour les autres protagonistes, c'est qu’il possède sa part d'ombre, que l’on découvre ou pas. Je trouve que Mathieu MISSOFFE s'est vraiment penché sur les personnages pour leur donner une vraie épaisseur.

Un Thème Qui Repose Sur La Sensibilité

Pour quelle raison, sur le personnage de Laurène, que l’on considère comme une sorte de sheriff à Villefranche, vous privilégiez un thème plutôt sombre, qui joue sur l'étrange, avec des nappes synthétiques, des pulsations électroniques ?

TC : pour Laurène, nous nous sommes effectivement éloignés de l’aspect sheriff, ou en tout cas du personnage fort de Villefranche. Nous avons préféré élaborer un thème qui repose sur sa sensibilité. Il s'agit d’une musique au violon assez tendu, très dramatique, avec des espèces de tensions électroniques ; une espèce de musique fantomatique,   qui se rapporte à son passé qui revient au travers de flashbacks. L’autre particularité de ce thème, c'est que parfois, et nous l’avons imaginé comme tel, il revient sur d'autres séquences.

FK : en fait, sur Laurène, nous avons introduit plusieurs thèmes. Ce qui correspond à sa complexité. Cela touche aussi à une autre spécificité de la série qui nous a beaucoup intéressés. En l'occurrence, nous avons trouvé que chaque personnages compte ; c'est-à-dire que tous possèdent leurs histoires, leurs vécus. Dans les premiers épisodes, on trouve des personnages assez discrets mais qui vont se dévoiler dans la suite de la saison. J'insiste sur cet aspect de la série car je trouve cela très intéressant et, en même temps, inspirant pour nous les compositeurs. Vous savez, Villefranche représente un ensemble et je crois qu’il existe plusieurs lectures. Pour les thèmes, on a essayé d'en écrire pour chacun des personnages mais avec différents aspects.

Vous êtes-vous là aussi laissé guider par les contextes ?

FK : sans doute car, sur Laurène, la musique peut apparaître plus ou moins sombre selon l’endroit, la scène où elle se trouve. Mais il s'agit aussi d’une musique très onirique ; ce qui correspond à ses parts de rêves, des réminiscences de son passé, notamment dans les premiers épisodes. Sur Laurène, il faut aussi préciser que l’on n'utilise pas la musique de la même manière selon qu'elle se trouve dans une enquête de jour ou de nuit dans la forêt. Ce sont deux musiques volontairement différentes.

Ce travail sur les personnages a dû vous demander du temps ?

FK : justement, c'est aussi pour cette raison, cette richesse des personnages que nous avons travaillé pendant cinq mois sur les musiques de cette série. On nous a vraiment le temps qu’il nous fallait pour adapter les musiques aux personnages et aux scènes.

Pouvez-vous nous parler du piano, que vous utilisez notamment sur les scènes d'investigations matinales ?

TC : nous avons utilisé le piano pour amener une couleur décalée sur des scènes de recherches ou d’errance.

Concernant la méthode de travail, comment vous êtes-vous organisés en tant que co-compositeurs ?

TC : comme nous n’habitons pas tous les deux sur Paris, nous avons beaucoup travaillé à distance. Nous nous sommes aussi retrouvés lors de plusieurs séances de travail en studio, avec les réalisateurs, Thierry POIRAUD au début puis Julien DESPAUX. Puis, je suis parti travailler chez Frédéric KOOSHMANIAN, c'était en septembre, pendant trois semaines, sur la mise en place des couleurs, des thèmes et des harmonies.

FK : Quand on se retrouve chez moi à la campagne, on essaye de se mettre dans une bulle pour travailler la musique au piano, directement à partir des images. Ce qui présente l'avantage que l’on voit tout de suite ce qui fonctionne ou pas. C’est d’ailleurs en composant selon cette méthode que l’on a construit le thème de Laurène.

TC : après cette phase, nous avons continuer d’échanger par Internet, sachant que Frédéric KOOSHMANIAN a beaucoup travaillé sur la partie orchestrations.  Tandis que moi, je me suis davantage occupé du traitement des matières électroacoustiques, des textures sonores. Mais au final, j'ai aussi travaillé sur les orchestrations. Ce qui donne vraiment des musiques écrites en commun.

Jouez-vous des instruments sur cette musique comme les parties de piano, sur le morceau Investigation Matinale ?

FK : on a essayé de jouer un maximum d'instruments. Après, la problématique des instruments acoustiques, c’est surtout de disposer du temps de les jouer. Nous, on travaille plutôt avec des systèmes qui nous permettent de bénéficier d’instruments assez incroyables. Sans forcément passer par un piano et un micro. Mais après, encore une fois, tout reste vraiment une histoire de temps.

Radio Zone Blanche !

Comment s’est passée la sélection des chansons qui constituent l’album Radio ZONE BLANCHE ?

TC : sur cette série, on nous a, outre la partition originale, demandé de sélectionner des musiques existantes ; des morceaux que l’on entend, dans la série, dans des séquences de bars mais aussi dans les postes de radio. Ces chansons représentent un univers musical qui gravite autour de l’image.

On retrouve dans beaucoup de ces chansons, souvent country ou rock façon Elvis  PRESLEY, également un univers très américain ?

TC : l'idée de ces chansons effectivement de couleur américaine, consistait à amener un univers décalé. On a surtout sélectionné des musiques comme on pouvait en entendre dans les années 1950/1960, voir 1970 selon les personnages auxquelles on les rattache.

Ce sont des artistes américains ou français qui les interprètent ?

TC : il y a effectivement des artistes américains mais aussi des anglais. Il y a, par exemple, un morceau qui a été réalisé par Eric PIFETEAU ; un compositeur qui avait créé le groupe des Little Rabbits. Sinon, il s'agit de morceaux existants qui constituent des musiques de source.

Peut-on dire que vous avez de la chance de pouvoir sortir, même si c’est en digital, la bande originale de la série ?

TC : absolument. Quand nous sommes arrivés en décembre, Frédéric KOOSHMANIAN et moi, nous avons trouvé que l’on disposait d’une bande originale avec beaucoup de matière. Du coup, très vite, nous avons ressenti cette envie de l'éditer et de solliciter la production afin de nous y aider. Nous en avions envie pour nous. Mais aussi pour les gens qui s'intéressent à la musique de films. Ou encore pour ceux qui se retrouvent dans l'univers de la série.

Du coup, votre musique originale et ces chansons forment un double album digital particulier généreux ?

TC : en fait, vous disposez de quarante-quatre morceaux de la musique originale. Ce qui représente une heure trois quarts de musique, sachant qu’on en a composé quatre heures pour l'ensemble de la série.

SK : effectivement, l'album de la musique des épisodes est très long. Et encore, il s'agit d’une sélection car on ne pouvait pas tout mettre ! Il faut dire que nous avons enregistré près de quarante minutes de musique par épisode.

TC : Et donc, dans l'autre partie de l'album, Radio ZONE BLANCHE, sont regroupées une vingtaine de chansons déjà existantes.

Une sortie physique a-t-elle été envisagée ?

TC : évidemment qu’on aurait aimé qu’un disque physique sorte ! Mais aujourd'hui, en tout cas pour la musique de films, la mise à disposition de bandes originales se fait surtout sur les plateformes de téléchargement. On sortira néanmoins un album vinyle, comme on l'avait fait précédemment pour GOAL OF THE DEAD.

En ce qui concerne les chansons, elles rentrent complètement dans la couleur, l'atmosphère du film ?

FK : ces titres ont surtout été sélectionnés par les réalisateurs. Thomas les a aidés mais c’est vraiment un choix des réalisateurs, de la production.

Que représente ce prix de la meilleure musique de films au FIPA ?

TC : nous avons très surpris ! Pour nous, cette récompense, le fait que notre musique ait été remarquée a ce festival, c'est très encourageant. D'autant plus que c’est notre première musique de série. De plus, cela vient récompenser un long travail, qui s’est étalé sur près de six mois. Donc nous sommes super contents !

Entretiens les 28 et 30 mars 2017.

Plus d’information sur ZONE BLANCHE sur

http://www.france2.fr/emissions/zone-blanche/presentation-de-la-serie_560005