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Avant-première !

 

SISTER ACT LE MUSICAL ARRIVE EN France !

Vous connaissez le film SISTER ACT avec Whoopi GOLDBERG dans le rôle Dolorès Von CARTIER qui, accusée de meurtre, se voit contrainte de se réfugier dans un couvent. Devenue Sœur Dolorès, sa vie va se voir complètement transformée, en particulier grâce à la formation d’une chorale qui chante à la fois de la soul music et du disco ! Aujourd’hui, SISTER ACT a traversé l’écran et est devenue une comédie musicale produite par Whoopi GOLDBERG. Après sa création à Londres, ce spectacle rempli d’énergie, de rythme et d’émotion, va être présentée à Paris au Théâtre Mogador à partir du mois de septembre. Cette comédie musicale constituant une véritable création, les producteurs ont commandé une toute nouvelle partition au célèbre compositeur Alan MENKEN. Auteur de nombreuses bandes originales de films pour les studios Disney, récompensées par plusieurs Oscars (LA PETITE SIRENE et ALADDIN avec Howard ASHMAN, POCAHONTAS, LE BOSSU DE NOTRE DAME avec Stephen SCHWARTZ, RAIPONCE…), il a aussi composé nombre de comédies musicales donc LA PETITE BOUTIQUE DES HORREURS pour Frank OZ. On lui doit aussi les adaptations pour la scène de LA BELLE A LA BETE et LA PETITE SIRENE. Il paraissait donc logique de le retrouver sur SISTER ACT sauf que là il s’agissait d’une véritable recréation musicale. Alan MENKEN a composé une partition pleine de souffle, de mélodies. Pour l’occasion, le compositeur retrouve l’esprit de la musique chorale, rythmée et gospel qu’il avait déjà côtoyé avec succès sur HERCULES. Fort de cette expérience, Alan MENKEN s’est lancé d’autant plus aisément dans l’écriture de ce musical qui passe de la soul au gospel mais aussi, et c’est nouveau par rapport au film, au disco. Ce qui permet de proposer une musique moins religieuse mais beaucoup plus festive, entrainante. A l’occasion de la présentation de l’équipe française du spectacle, nous avons rencontré plusieurs comédiens et chanteurs dont la québécoise KANIA (qui reprend le rôle de Dolorès VON CARTIER), le metteur en scène résident Véronique BANDELIER, l’adaptateur Nicolas NEBOT et… Alan MENKEN ! Partons pour Eden à la rencontre d’un monde de musique, de religion et d’humour, bienvenue à SISTER ACT, une divine comédie musicale !

 
 

Alan MENKEN, auteur compositeur

Sur SISTER ACT, Alan MENKEN a eu la chance de pouvoir explorer des univers musicaux différents de ceux qu’il avait pu toucher auparavant. Il se tourne cette fois vers les années 1970 en proposant des rythmes funk, soul et surtout disco. Mais reste fidèles à des styles musicaux plus traditionnels quand les sentiments des personnages prennent la parole.

Comment travaillez-vous en général ?

En tant que compositeur, je dois absolument entrer dans la tête des personnages. Il me faut comprendre leur psychologie, leur évolution dans l’histoire afin d’écrire la musique qui leur correspond le mieux possible. Vous savez, que ce soit pour une pièce de théâtre ou pour un film, je dois à chaque fois réfléchir quand j’écris des chansons, pour faire progresser l’intrigue.

Comment abordez-vous la composition de votre musique à chaque nouvelle thématique ?

La première chose consiste à rechercher une histoire qui puisse être racontée en musique. Généralement, il s’agit de l’histoire d’une personne qui porte en elle un grand rêve sauf qu’il il y a toujours un obstacle qui l’empêche de l’atteindre. Mais heureusement, elle va réussir à surmonter ces obstacles pour concrétiser son rêve. Ensuite, ce que je recherche en tant que compositeur, c’est le bon vocabulaire musical qui me permette de raconter cette histoire. Dans cette recherche, j’inclus celle du style qui va me permettre de faire avancer l’intrigue. Vous savez, ce qui fait la création d’un musical anglo-saxon, c’est la rencontre entre plusieurs créateurs : le compositeur évidemment, le parolier, le metteur en scène, le chorégraphe, les créateurs sonores, de lumières et de costumes. Moi, mon but en tant que compositeur est de construire une structure musicale sur laquelle chacun des créateurs pourra se greffer.

En quoi la composition d’une comédie musicale est différente de la création d’une musique de film ?

Il s’agit de deux disciplines très différentes.Vous savez, j’ai composé des chansons et des musiques pour neuf films des studios Disney, de LA PETITE SIRENE à RAIPONCE en passant par ALADDIN et POCAHONTAS. Je dois vous dire que j’ai adoré cela, tout comme j’ai beaucoup aimé ma collaboration récemment avec Warner Bros sur le film BLANCHE NEIGE. Maintenant, j’aime aussi beaucoup composer des comédies musicales comme SISTER ACT. La différence entre les deux, je dirais que c’est l’approche. Sur un film, le compositeur doit compléter par sa musique, une vision qui est avant tout celle d’un réalisateur. Sur une comédie musicale, l’importance de la musique est capitale, primordiale et, de ce fait, le compositeur est impliqué dès le début du processus de création. Ce qui est très intéressant, très enrichissant pour le compositeur. Maintenant, moi j’adore la musique et ce qui me plait avant tout c’est de composer, m’amuser, que ce soit pour le cinéma ou pour une comédie musicale.

 

Etait-il indispensable d’écrire des chansons disco comme Partir Pour Eden (Take To Heaven) ?

Il s’agit d’un choix que nous avons pris ensemble avec la production du spectacle. Nous avions envie, pour nous différencier du film, de trouver une approche musicale différente. Nous avons alors pensé qu’il serait bien d’associer un univers musical à l’extérieur du couvent et en même temps au côté déluré de Dolorès. Et nous avons alors choisi le disco car ce genre musical avait en outre l’intérêt d’apparaître très festif. Pour l’intérieur du couvent, il nous paraissait évident de repartir du gospel mais, pour réunir l’univers de la religion et celui du monde extérieur de Dolorès, nous avons choisi le disco, par exemple pour la scène où les religieuses apprennent à chante, et aussi, dans une moindre mesure, la soul music. Au tout début du spectacle, Dolorès interprète cette chanson dans un club tenu par son compagnon qui s’appelle Curtis. Elle chante accompagnée par des choristes dans une chorégraphie très sexy et elle porte des tenues qui le sont également, Quand elle interprète cette chanson, elle l’adresse directement à Curtis.

Elle la reprend aussi à la fin du premier acte ?

Effectivement mais, quand Dolorès reprend cette chanson dans le couvent Notre Dame des Anges, accompagnée de ses nouvelles sœurs, elle prend un nouveau sens. Alors même qu’il s’agit exactement des mêmes paroles. C’est amusant qu’une même chanson prenne des significations différentes selon l’endroit où le personnage l’interprète.

Etait-il important de revenir à des styles plus traditionnels pour les scènes plus sentimentales ?

Je le crois car une musique trop rythmée n’aurait pas été adapté. Il me paraissait indispensable, quand on passe à des chansons qui sont associés plus directement à l’histoire et surtout aux sentiments des personnages, de revenir à des styles plus traditionnels. Par exemple, quand Sœur Marie Robert chante ce qu’elle ressent, nous nous sommes tournés vers un style plus traditionnel car, quand le cœur parle, il n’est pas question que la musique prenne une fonction décorative. Au final, je dirais qu’avec le parolier Glenn SLATER et toute l’équipe créative, nous avons réfléchi au style qui serait le meilleur pour chaque chanson. Certains choix furent déterminés par les personnages, comme les chansons de Sœur Marie Robert. Mais d’autres ont été déterminés par la situation. Il existe donc un certain équilibre entre les styles liés à des personnages et ceux liés à des situations du spectacle.

Que pouvez-vous nous dire de la chanson Si Je Retrouve Ma Poupée interprétée par Curtis (Barry JOHNSON) Pablo (David SOLAZO) et TJ (Keny Bran OUREGA) ?

Vous savez, dans chaque musical, il y a toujours un vilain. Dans SISTER ACT, c’est Curtis JACKSON, en fait le compagnon, l’amant de Dolorès, qui est le mauvais garçon de l’histoire. En l’occurrence celui qui connait le véritable meurtrier de l’histoire. Sous ses airs très calmes, très tranquille, Curtis est quelqu’un de très dangereux. Quand il découvre que Dolorès a témoigné à la police, il décide, avec ses trois acolytes, d’aller la trouver et de lui régler son compte. Dans cette chanson, les mots de Glenn SLATER traduisent beaucoup de violence mais, au contraire, ma musique elle traduit en fait beaucoup d’amour.

 
Alan MENKEN & KANIA
 

KANIA (Dolorès Von CARTIER) : Les chansons sont très techniques mais tellement belles que l’on chante sans se poser de questions !

Quel a été votre parcours avant SISTER ACT ?

Il faut d’abord que je vous dise que je suis originaire du Québec. Dans ma jeunesse, j’ai fais des études de théâtre puis j’ai beaucoup voyagé. Cependant, comme je me suis rendu dans des pays où je ne parlais pas nécessairement la langue locale, il n’était alors pas évident pour moi de continuer à jouer la comédie. C’est finalement quand je suis arrivée, quelques années plus tard, en France, que j’ai commencé à chanter. Pour en revenir à SISTER ACT, j’ai été contacté par le Directeur de casting Bruno BERBERES qui avait très envie que je passe les auditions. Je me suis alors présentée mais en étant sûre que je ne serais pas prise.  Pour moi, il était impossible que je décroche le rôle de Dolorès Von CARTIER dans SISTER ACT. D’ailleurs, encore aujourd’hui, j’ai du à réaliser que j’ai été retenue pour jouer ce rôle.

Comment se sont passés les castings ?

Passer un casting représente toujours quelque chose de stressant parce que l’on sait que l’on va chanter devant des gens qui sont là pour nous juger. Pour SISTER ACT, j’y suis allé vraiment détendue en me disant que j’allais simplement me montrer comme je suis naturellement. Je n’avais pas envie de venir dans l’idée de véritablement faire une performance. Maintenant, lors du tout premier casting, comme je n’étais pas en France, j’ai envoyé une vidéo qui, comme elle a plu aux responsables du casting, m’ont de nouveau convoquée. Malheureusement, je n’ai pas pu me rendre à cette convocation car je n’avais pas eu la bonne adresse. Je pensais alors que c’était fini mais, par chance, on m’a encore recontacté et, cette fois, je me suis présenté. C’est à ce moment qu’a commencé une longue série de castings. Au cours de ces séances, j’ai été guidé pour obtenir une meilleure performance, en théâtre comme en chant et surtout rentrer toujours davantage dans le personnage.

Avez-vous déjà participé à des comédies musicales avant SISTER ACT ?

J’avais participé, il y a quelques années, à la tournée SOL EN CIRQUE. C’était un spectacle surtout pour les enfants, avec une musique complètement différente mais j’en garde le souvenir d’une très bonne expérience. Donc maintenant, c’était un énorme challenge, un énorme poids sur mes épaules. Evidemment, je vais essayer de rester le plus loin de ce que Whoopi GOLDBERG a fait parce que c’est sa personnalité à elle qu’elle avait transparaitre dans le film. Moi, je vais essayer d’apporter mes propres armes dans ce rôle.

Quelles sont les difficultés de votre rôle dans SISTER ACT ?

Pour moi, la première difficulté tient au fait que j’ai le premier rôle. C’est important dans la mesure où cela n’a rien à voir avec mes expériences précédentes. En plus, j’avais la pression car je dois jouer un rôle mythique tenu tellement bien, avec sa personnalité à elle, au cinéma par Whoopi GOLDBERG.

Vous sentez-vous à l’aise avec la musique d’Alan MENKEN ?

Je trouve qu’Alan MENKEN est un compositeur extraordinaire. Il écrit des mélodies très fortes. Maintenant, le style musical pour SISTER ACT, c’est la soul, le gospel, le disco, la country parfois. Les chansons sont effectivement très techniques, très difficiles mais elles sont tellement belles que l’on chante sans se poser de question.

Avez-vous une préférence pour une chanson particulière ?

Je dois dire que cela change tous les jours. Maintenant, pour le moment, je crois que je préfère Lève La Voix (Raise The Voice).

Comment se passent vos rapports avec vos collègues avec lesquelles vous partagez plusieurs chansons chorales ?

Nous avons effectivement beaucoup de chansons chorales. Maintenant, en ce qui nous concerne, les filles, les nonnes, nous sommes toutes différentes, que ce soit au niveau de notre âge que de nos voix. Quand nous nous sommes rencontrées lors de la première répétition, évidemment nous étions un peu stressées mais je crois franchement que ca s’est fait naturellement. Et ca a tout de suite cliqué, on a tout de suite connecté et nous avons une bonne alchimie et au niveau des personnalités, et des caractères et des voix.

Et jouer la comédie ?

Pour le moment, je n’ai pas encore eu à rentrer dans le personnage car les répétitions commencent fin juillet. Mais je travaille avec Véronique BANDELIER qui est le metteur en scène, et qui va me donner toutes les armes pour défendre le rôle. Maintenant, comme c’est un personnage qui me ressemble beaucoup, je crois que l’on va essayer de puiser en moi les facettes qu’il faut exploiter le plus.

Lola CES (Sœur Marie Patrick) : comme nous formons un chœur de femmes, cela implique un niveau assez élevé en chant !

Quel a été votre parcours avant SISTER ACT ?

A la base, moi je chante mes chansons que j’écris moi-même. En ce qui concerne les comédies musicales, tout a commencé quand un ami m’a appelé pour me conseiller de participer aux auditions pour LE SOLDAT ROSE. Au départ, je n’avais pas envie d’y prendre part car la comédie musicale, ce n’est pas mon métier. Puis, j’y suis allée, j’ai été retenue. Cela m’a tellement plu que j’ai commencé à prendre des cours de comédie et ait été embarquée sur d’autres spectacles musicaux : CENDRILLON au Théâtre Mogador, HAISPRAY au Casino de Paris où j’ai joué le rôle principal, celui de Tracy TURNBLAD, LES MALHEURS DE SOPHIE au Théâtre Mouffetard et DRACULA que je joue encore jusqu’à fin juin.

Qu’est-ce qui vous plait dans la comédie musicale ?

Ce que j’aime, c’est qu’il s’agit d’une discipline complète. En effet, le musical représente le seul domaine dans lequel on peut, à la fois, chanter, jouer la comédie et danser. Pour en revenir à SISTER ACT, sa il s’agit justement d’un spectacle très exigeant dans les trois disciplines. Maintenant, la véritable difficulté de ce spectacle, c’est que l’on y danse beaucoup et surtout dans des numéros d’ensemble. Cela parait simple mais implique que l’on doit jouer et danser de manière particulièrement carrée, ensemble. Ce qui demande beaucoup de temps de répétitions. En même temps, nous formons aussi un chœur de femmes, ce qui implique également un niveau assez élevé en chant. Puis, comme nous avons toutes des voix différentes, il faut que nous soyons très à l’écoute et en même temps ensemble.

Pouvez-vous nous présenter votre personnage ?

Sœur Marie Patrick est une nonne très enjouée, plus que motivée et qui croque la vie à pleine dent. Pour elle, la vie ne représente que de la joie alors, quand une personne comme Dolorès Von CARTIER arrive dans un couvent, ce n’est que du bonheur !

Que ressentez-vous à l’idée de chanter sur des musiques d’Alan MENKEN ?

J’éprouve beaucoup de fierté à chanter des musiques écrites par un compositeur aussi prestigieux. Il a écrit tant de chansons qui ont marqué notre vie, sur lesquelles on peut s’identifier. Sur SISTER ACT, j’aime beaucoup Raise Your Voice (Suis Ta Voix). Je trouve que c’est vraiment lorsqu’on la chante que nos personnages se révèlent, d’autant plus que ce titre contient une vraie évolution à l’intérieur.

Sarah MANESSE (Sœur Marie Robert) : relever le challenge de chanter et danser en même temps !

Quel a été votre parcours avant SISTER ACT ?

J’ai commencé à chanter à l’âge de quatorze ans environ. Puis, j’ai étudié pendant quatre ans à l’Ecole nationale de musique de Villeurbanne. Une fois mon diplôme obtenu, je suis montée à Paris où j’ai commencé à me présenter à des castings. C’est à ce moment que j’ai participé à l’émission X-FACTOR qui reste pour moi une expérience incroyable. J’ai enchainé peu de temps après avec les castings de SISTER ACT.

Pouvez-vous nous présenter votre personnage ?

Je joue le rôle de Sœur Marie Robert, en fait la novice, qui est très timide, très introvertie, qui n’a jamais osé entrer dans le chœur et qui fait semblant de chanter. A son arrivée, Dolorès Von CARTIER l’aide à prendre confiance en elle. Grâce à elle, Sœur Marie Robert découvre qu’elle possède une voix assez forte qui sort de son corps. A partir de ce moment, elle va découvrir sa voix et s’interroger sur sa place au couvent.

Quelles sont les difficultés de ce rôle ?

Il y a d’abord les difficultés vocales. Mon personnage possédant des notes assez aigue et moi étant une chanteuse plutôt pop rock, je dois travailler ma technique pour m’adapter aux spécificités vocales de Sœur Marie Robert. La deuxième difficulté de ce spectacle, c’est qu’il faut relever le challenge de chanter et danser en même temps. Même si j’ai fais de la danse pendant plusieurs années, chanter en même temps représente pour moi vraiment un challenge. J’avais déjà chanté et dansé en même temps, lors de l’émission X-FACTOR, sur Vogue de MADONNA, et je me rappelle avoir adoré cela. Sur SISTER ACT, c’est un peu pareil ; je m’éclate beaucoup mais il va falloir bien s’entrainer. Heureusement, nous aurons cinq semaines de répétitions pour travailler cet aspect du spectacle.

Que ressentez-vous à l’idée de chanter sur des musiques d’Alan MENKEN ?

Je dois dire que, en l’écoutant reprendre ses grands airs pour les films Disney, j’ai découvert que je connaissais beaucoup de ses chansons sans savoir  qu’il en était le compositeur. Pour SISTER ACT, quand je me suis intéressé au projet, je suis allé sur Internet écouter des extraits du spectacle et j’ai trouvé sa musique, ses chansons, formidables.

Avez-vous une chanson en solo dans le spectacle ?

Oui, elle s’intitule en anglais The Life I Never Led  (La Vie Que Je N’ai Jamais Eue). C’est une chanson magnifique que j’avais d’ailleurs préparée pour les castings.

Christian BUJEAU (Monseigneur) : l’idée de chanter m’a rendu fou !

Comment êtes-vous arrivé sur cette comédie musicale où vous chantez juste une phrase ?

C’est vrai que je n’interprète pas une chanson entière mais, le principal, c’est que je chante, et en plus très bien ! Je suis arrivé sur ce spectacle, comme toujours dans ces cas là, par un petit miracle qui relève à la fois de la chance et de mon réseau de connaissances. En l’occurrence, j’ai été poussé par le Directeur du casting Bruno BERBERES qui m’avait vu il y a huit ans alors que ma femme Pauline MACIA avait fondé l’Ecole de comédie musicale de Paris ; une institution qui existe toujours et a depuis doublé de volume. Bruno BARBERES, qui se rappelait de moi, m’a contacté car il était persuadé que je serais parfait pour jouer le rôle de Monseigneur.

Etait-ce un rêve pour vous de jouer dans une comédie musicale ?

On peut le dire, d’autant plus que j’avais eu un interdit d’un professeur du Conservatoire. Je me rappelle d’ailleurs qu’il m’avait conseillé, surtout, de ne jamais chanter car cela aurait cassé ma voix de tragédien. Vous l’avez donc compris, je suis un homme de théâtre (FAISONS UN REVE de Sacha GUITRY), de cinéma (LES VISITEURS, LA VERITE SI JE MENS) et de télévision (le maitre d’armes dans KAAMELOTT, HERO CORP).

De quelle manière vous préparez-vous au rôle de Monseigneur ?

D’abord je prends des cours de chant. Comme j’ai été professeur dans l’Ecole de comédie musicale de Paris et que je fais encore partie des jurys, je connais énormément d’enseignants. J’ai donc travaillé mon chant avec Marina ALBERT, une américaine qui est un petit bijou de professeur. Ensuite, SISTER ACT constitue une véritable comédie musicale, ce qui veut dire que la partie comédie est très importante. C’est aussi pour cette raison que je joue dans ce spectacle car, en ce qui me concerne, si je n’avais pas voulu chanter, je ne chantais pas. Mais, pour tout vous dire, l’idée de chanter m’a rendu fou dès le début, m’a excité comme une puce. De même, pour la présentation à la presse, je ne m’attendais pas à chanter quelque chose puis, finalement, on m’a dit qu’on avait prévu quelque chose pour moi. Ce qui me fait dire que, pour le moment, je ne dois changer qu’une phrase mais, au cas où je devrais en chanter davantage, je me prépare !

 
 

Nicolas NEBOT, adaptateur des chansons

Quel a été votre parcours avant SISTER ACT ?

Moi, je suis à la base un auteur compositeur canadien. C’est d’ailleurs le fait d’écrire des chansons qui m’a amené à travailler sur des comédies musicales. Tout a commencé quand j’ai participé à ce que l’on pourrait appeler une audition d’auteurs pour MAMMA MIA et j’ai été retenu. J’ai donc eu l’honneur, la chance et le privilège de remporter le droit d’adapter les chansons de MAMMA MIA en français. Ce qui a représenté une formidable expérience à de nombreux niveaux : d’abord, cela m’a permis de travailler avec des gens exceptionnels, tant du côté de l’équipe créative anglaise (j’ai travaillé avec le groupe ABBA) que française (la metteur en scène résidente Véronique BANDELIER et le Directeur Musical Christophe FOSSEMALLE). Cela m’a donné aussi la chance de rencontrer l’équipe de Stage Entertainment qui constitue probablement un des plus grands producteurs de spectacles aujourd’hui en France. Je suis vraiment très heureux de travailler avec eux car je trouve qu’ils produisent des spectacles extrêmement qualitatifs avec un savoir faire très particulier qui représente la tradition anglo-saxonne.

Quelles étaient les difficultés sur MAMMA MIA ?

Sur MAMMA MIA, la difficulté majeure tenait au fait que l’on avait des chansons connues. Je voudrais d’abord préciser qu’une adaptation ce n’est pas une traduction. Une adaptation, cela consiste à réécrire une œuvre en français à partir d’une œuvre originale en anglais. La difficulté sur MAMMA MIA, c’était de conserver, quand c’était possible, les sonorités originales car il s’agissait de chansons qui étaient connues en anglais ; c’était la principale difficulté. Maintenant, j’ai pris énormément de plaisir à faire ce travail. D’autant plus que je l’ai fait en essayant de ne pas me poser de questions, de ne pas me mettre trop de pression en me disant que j’allais collaborer avec des auteurs compositeurs de légende. J’ai fais cette adaptation comme j’écris une chanson, c'est-à-dire en prenant du plaisir et j’espère qu’on le ressent dans le spectacle. Vous savez, mon principe, c’est que, à partir du moment où je prends du plaisir, j’estime que l’auditeur peut en prendre aussi.

Vous avez enchainé très naturellement avec SISTER ACT ?

Comme je connaissais déjà Stage Entertainment France, j’ai tout naturellement participé à l’appel d’offre pour l’adaptation française de SISTER ACT. Maintenant, il s’agissait d’un travail différent, dans la mesure où les chansons de la comédie musicale (qui ne sont pas celles entendues dans le film) sont, à priori, complètement inconnues en France. En effet, la comédie musicale SISTER ACT constitue un spectacle entièrement nouveau dont la partition est entièrement signée d’Alan MENKEN. Le spectacle a été créé à Londres il y a seulement trois ans et va donc être présentée en France pour la première fois. Je dois ajouter que cela a été un bonheur de travailler avec Alan MENKEN. Comme il le dit lui-même, quand il compose une chanson, il utilise un vocabulaire et chaque note de musique veut dire quelque chose. Bien sûr, à la base, on a des mots en anglais mais je dois dire que cela a été extrêmement naturel d’écrire SISTER ACT en français. C’est sorti vraiment de manière naturelle, intuitive. Bien entendu, il existe des codes, une technique, à respecter. Il faut autant que possible garder le même nombre de pieds en anglais et en français, la structure rimique. C'est-à-dire que, quand l’auteur originel utilise une rime croisée, cela implique de conserver les rimes croisées en français ; idem pour les rimes embrassées. Une fois cette technique mise de côté, l’exercice a représenté un vrai plaisir.

Avez-vous travaillé avec Glen SLATER, le parolier original de SISTER ACT ?

Absolument. Nous avons surtout échangé par mails. Cela signifie que, lorsque j’écris une chanson en français, je la fais traduire en anglais puis je lui envoie par email les deux versions. De cette manière, il peut me faire part de ses commentaires et, le cas échéant, je peux lui expliquer plus précisément les phrases ou formules dont la traduction n’est pas évidente en anglais. Nous avons donc, au fur et à mesure, chanson après chanson, travaillé de cette manière.

Véronique BANDELIER, metteur en scène résidente : la construction de SISTER ACT, comme d’autres spectacles, nécessite de la cohérence, de la cohésion !

Avez-vous participé à d’autres spectacles avant SISTER ACT ?

J’ai commencé à travailler sur LE ROI LION en tant que metteur en scène résident en charge des enfants puis en tant qu’assistante du metteur en scène. Puis, j’ai travaillé sur MAMMA MIA.

Justement, en quoi consiste votre métier de metteur en scène résident ?

Je dirais qu’il s’agit d’une fonction spécifique au théâtre musical anglo-saxon. Cela se passe de la manière suivante : l’équipe créative du spectacle vient former toutes les personnes, dont moi, qui vont travailler sur le spectacle dans le pays où il va être monté. Il y a donc le metteur en scène, le chorégraphe, le Directeur musical su spectacle qu’ils ont déjà créé à  Londres et dans d’autres villes qui viennent à Paris pour nous passer le relais. D’ailleurs, en ce qui me concerne, je reste scotché au metteur en scène pour qu’il me transmette ses instructions.

Cela dure longtemps ?

En fait, je travaille avec le metteur en scène jusqu’à la première représentation du spectacle. Ensuite, il me passe le relais et je deviens, en quelque sorte, le garant artistique du spectacle. Dans ce cadre, il m’incombe de former toutes les doublures car, pour chaque rôle, il existe deux doublures. Concrètement, cela se fait en deux étapes : je répète d’abord toute la création avec la première distribution, puis j’apprends le spectacle aux doublures. Ce qui représente pas mal de travail. Par la suite, je continue les répétitions et je gère tout ce qui concerne les changements, les adaptations qui sont nécessaires l’année où se déroule le spectacle.

Quelle est la difficulté principale sur SISTER ACT ?

Dans mon travail, il faut d’abord que je réussisse à ce que chaque comédien, chaque chanteur, intègre et vive son rôle de la meilleure façon possible. Il convient aussi que je les mette à l’aise afin qu’ils puissent proposer des choses qui leurs sont propres, naturelles. Au final, mon objectif consiste à ce que toute l’histoire, toutes les personnalités s’adaptent bien aux rôles et puissent jouer ensemble. Il faut absolument que, ensemble, nous formions une super équipe car, la construction de SISTER ACT, comme d’autres spectacles, nécessite vraiment de la cohérence et de la cohésion entre plusieurs personnes.

SISTER ACT, la comédie musicale ! A partir du 20 septembre 2012 au Théâtre Mogador à Paris.

Plus d'informations sur http://www.stage-entertainment.fr/sister-act