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Reinhardt WAGNER, compositeur né en 1956.
 
Connu pour ses collaborations avec Roland TOPOR (MARQUIS), Jean-Jacques BEINEIX (ROSELYNE ET LES LIONS), Pascal THOMAS (MON PETIT DOIGT M'A DIT, Christophe BARRATIER (FAUBOURG 36), Jean-Michel RIBES (MUSEE HAUT MUSEE BAS)
 
Actuellement au théâtre !
 

PAR-DELA LES MARRONNIERS

L'origine de ce spectacle remonte en 1972, quand Jean-Michel RIBES décide de réhabiliter trois poètes subversifs qu'il a rencontrés via L’Anthologie de L’humour Noir d’André BRETON. Plus de quarante ans tard, alors que ses camarades de toujours, les dessinateurs de Charlie Hebdo, sont tombés le rire de résistance au poing, le créateur de MERCI BERNARD s’est rappelé d’Arthur CRAVAN, Jacques VACHE et Jacques RIGAUT. Il a alors souhaité qu’ils reviennent dans cette nouvelle pièce en forme de revue de music-hall d'avant guerre. Mais le spectacle commence sans musique avec les personnages principaux qui se présentent avant de s’écharper à travers des joutes verbales, des réflexions pleines de fantaisie. Maxime d’ABOVILLE constitue le plus jeune des trois comédiens. Il joue Jacques VACHE, qui exerce comme interprète entre les armées françaises et anglaises, pendant la première guerre mondiale. On lui doit aussi l’invention de « l’umour sans h », ami du rare et de l’énorme. L’excellent Michel FAU, véritable gueule de théâtre, joue Arthur CRAVAN ; un personnage extravagant, truculent, insolent parfois, haut en couleurs, qui déborde d’énergie, de dynamisme et qui n’hésite pas à donner de sa personne. Enfin, Hervé LASSINCE joue Jacques RIGAUT, un personnage sérieux, qui se targue de constituer le « raté-étalon ». Il montre toute l’étendue de son talent dans le tableau consacré à la mort. Il faut dire que son personnage aborde la problématique du suicide, avec une réelle désinvolture. Passée cette première séquence, la revue avance à travers ses différents tableaux, lancés par les musiques de Reinhardt WAGNER ; une nouvelle fois, après RENE L’ENERVE, au générique d’un spectacle de Jean-Michel RIBES. Le compositeur commence par un superbe Prologue, très orchestral, enjoué, pour accompagner l'entrée des trois Girls, comédiennes, et aussi chanteuses. A commencer par l’excellente mezzo-soprane Aurore UGOLIN, la meneuse, et ses deux danseuses : Sophie LENOIR et Alexis RIBES. Dans la tradition du genre, elles apparaissent habillées de manière sexy, franchouillarde mais aussi caricaturale. Reinhardt WAGNER enchaine sur les musiques du tableau consacré à La Guerre, sur lequel il propose d’abord un thème logiquement grave, composé de nuées de cuivres qui évoquent les combats ainsi que des percussions. Puis, sur l’Espagne, il livre un thème étonnant, chantant et mélancolique, à base de piano, de saxophone lointain et surtout de percussions. On note l’apparition d’un quatrième personnage, le Sergent, joué par Stéphane ROGER, que l’on retrouve tout au long du spectacle, dans différents rôles, du bourgeois au reporter. Dans le deuxième tableau, L'amour, Reinhardt WAGNER introduit d’abord Sur Les Fils Télégraphiques ; un thème délicat, à base de piano, d'une ligne de violon et de bois qui jouent une partie plus populaire. Il propose également deux valses : une Valse D'amour de facture assez classique, et une Valse Triste, mélancolique, composée de longues notes qui se répètent et d’un contrepoint chargé de regrets, sur une mélodie très française. Puis, sur La Messe, il amène une musique étrange, froide, tournante à la manière d’une boucle diabolique avec des cordes répétitives et, en même temps, plutôt amusante dans ses contrepoints de bois chantants. Sur l’ouverture du tableau consacré à L'Art, Reinhardt WAGNER propose presque une musique de comédie hollywoodienne, parfois joyeuse, parfois plus tendue. Il s’agit d’une musique colorée par une sorte de fanfare, également des cordes rapides, qu’il reprend sur un tempo plus rapide, porté par une rythmique de piano, à la façon du cinéma muet des années 1920 sur L'art Cauchemar. Sur le personnage de Bob GARDNER (Stéphane ROGER), Reinhardt WAGNER introduit un thème plus contemporain, chantant dans la clarinette, et avec un contrepoint profond. D’où une musique à la fois sérieuse et inquiétante.  Sur le passage d’Ophélie (Alexis RIBES), il propose un thème aérien, grondant, puis plus intimiste, presque nu avec un basson qui joue de longues notes dans les graves. Sur le tableau dédié à L'ennui, il continue par un morceau à la frontière entre le jazz et la musique sérielle. Enfin, sur La Mort, il introduit d’abord un thème de Night Club assez noir, jazzy, notamment par l’utilisation de deux saxophones qui se répondent. Puis une musique pesante, profondément mélancolique,  qui sonne à la manière d’une marche funèbre dans un film italien. A travers ce spectacle, Jean-Michel RIBES souhaitait saluer à travers l’évocation de trois dadaïstes dandys des années 1920, l’insolence de vivre, la liberté de la différence et celle de penser. Il y parvient joyeusement en rajoutant une dimension originale de revue typique du 20ème siècle qui permet à Reinhardt WAGNER de replonger, non sans délice, Faubourg 36 !

PAR-DELA LES MARRONNIERS. Un spectacle écrit et mie en scène par Jean-Michel RIBES, avec Maxime d’ABOVILLE, Michel FAU, Hervé LASSINCE, Sophie LENOIR, Alexie RIBES, Stéphane ROGER, Aurore UGOLIN. Musiques originales de Reinhardt WAGNER.

Jusqu'au 24 avril 2016 à Paris, au Théâtre du Rond-point.

Plus d'informations sur http://www.theatredurondpoint.fr/