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Un nouveau regard sur la musique pour l'image...

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MURDER ON THE ORIENT EXPRESS

On retrouve le talentueux Patrick DOYLE sur cette nouvelle adaptation du classique d’Agatha CHRISTIE réalisée et interprétée par son ami Kenneth BRANAGH. Ici, Patrick DOYLE commence par un thème aérien, qui se développe dans une sorte de danse colorée de flûtes, de multiples percussions sur un rythme inattendu, oriental (1 The Wailing Wall) que l’on retrouve plusieurs fois ; par exemple, sur l'arrivée, accompagné de percussions qui servent le mystère et aussi l’humour. D’où un joli thème, porté également par une cellule délicatement mélodique (Arrival). Puis, alors que le voyage dans le luxe et le calme de l’Orient-Express débute, Patrick DOYLE lance son thème principal, plutôt classique, doucement chantant, surtout dans les bois avec des cordes dans les vibratos dans le contrepoint  (Jaffa to Stamboul). Un thème qu’il reprend plusieurs fois. Jusqu’à le développer, à la fin, dans une courte suite trépidante, large, symphonique, sur plusieurs couleurs entendues dans le film (Orient Express Suite). Dans la même lignée, il continue par un thème de base pianissimo qui emporte avec lui des cordes dynamiques qui, dans une courte cellule répétitive, évoquent la vitesse. Dans la deuxième partie, le même thème devient plus large, symphonique (The Orient Express). Alors que le doute s'installe, que les 13 passagers se voient suspectés de meurtre par le fameux détective Hercule POIROT, Patrick DOYLE introduit des motifs plus intimes au piano, accompagnés de fonds graves, qui restent mélodiques, mais délicatement répétitifs dans des constructions proches d’une sonate (Judgement, MacQueen). Apparaît donc une gravité que l'on retrouve dans un thème de suspense, avec un violon solo en contrepoint et un piano doucement mélodique (Touch Nothing Else). Patrick DOYLE continue par une musique d'enquête, avec du saxophone et du célesta, qui aboutit à un développement  rythmé par le piano et la harpe (Twelve Stab Wounds). Le célesta que l’on entend plusieurs fois, comme dans ce thème plus enlevé, vibrant (Mrs. Hubbard). Puis il introduit un thème plus profond, grave, lointainement rythmé par du piano, avec des cordes généreuses, notamment de la harpe et quelques percussions légères, qui apportent une dimension de magie, en même temps qu’un souffle rythmique. Tandis que les flûtes jouent le côté oriental, délicatement chantant (This is True). Inévitablement, Patrick DOYLE intègre des musiques intenses de thriller qui appuient le danger, par des vibratos, des crescendos, sans véritable mélodie mais avec une sorte de rythme de chronomètre (Keep Everyone Inside, One Sharp Knife, Dr. Arbuthnot). Il continue encore par quelques thèmes plus doux, sensuels, là  porté par un piano accompagné d’un fond lyrique (Ma Katherine), ici de guitare et de cordes délicates, sur la séquence de la révélation (True Identity). Patrick DOYLE propose aussi une longue suite qui commence de manière profonde dans les cordes, puis se déroule de manière mélodique, autour d’une base de piano accompagnée de cordes sentimentales. Entre les deux, le compositeur intègre une musique émotionnelle qui, à la façon d’une rapsodie, se développe dans un mouvement profond (Justice). Arrive le thème d’Hercule POIROT, assez simple, dépouillé et mélodique à base de piano solo ; un thème à l'ancienne,  élégant et qui sied bien au personnage (Poirot). Surprise enfin quand Patrick DOYLE reste dans un piano solo, répétitif, qui reprend le thème principal ici chanté par Michelle PFEIFFER accompagnée, dans un second temps, par un violon solo (Never Forget). Au final, on ne trouve pas de grande surprise dans cette partition de Patrick DOYLE. Mais celui-ci démontre une nouvelle fois ses talents du compositeur qui, outre un grand thème principal, multiplie les indices rendant très prenant ce nouveau voyage, cette enquête à bord de l’Orient Express.

Un film de Kenneth BRANAGH, avec Kenneth BRANAGH , Johnny DEPP , Josh GAD , Derek JACOBI , Michelle PFEIFFER , Pénélope CRUZ , Willem DAFOE , Daisy RIDLEY , Lucy BOYNTON , Judi DENCH. Musique originale de Patrick DOYLE disponible chez SONY music.

 

THE EMOJI MOVIE

A Textopolis, le quartier général des emojis, Bof (Gene en version originale) embarque ses camarades Tope-là et Rebelle pour l’aider à retrouver une allure normale; comprenez une facette unique ! Sur cette comédie animée, on retrouve le très talentueux Patrick DOYLE qui propose une vraie belle musique de film ! D'emblée, le compositeur expose un thème principal clair, large et à la mélodie enfantine délicieuse, qu’il ne cessera de reprendre dans la suite de la partition. Dans un deuxième temps, intégrant la dimension technique des emojis, il lance, sur le personnage de Gene une sorte de cellule électronique et répétitive qu’il reprendra souvent au travers de courtes citations et de développements  aux allures de musique de console de jeux des années 1970 1980.  Comme toujours, il le fait avec subtilité car il ne s’agit pas de rentrer dans une partition de musique électronique. Au contraire, on reste dans une musique très orchestrale, qui contient simplement cette cellule électronique au contrepoint qui s'amplifie dans les cordes, devenant même, parfois, un peu dansante, pastorale. On remarque également qu’il utilise parfois quelques notes de thérémine, pour insuffler un soupçon d'épouvante, comme dans le morceau Boardroom Terrors; il emprunte également quelques références, en particulier des couleurs  hispaniques ou françaises. Vous l’aurez compris, ce mouvement d'ouverture, globalement orchestral, parfois même enjoué, annonce bien le reste de la partition (Emoji). D'ailleurs, continuant sur sa lancée,  Patrick DOYLE développe tranquillement son thème orchestral, et sa touche électronique, les adaptant, de manière classique, aux soubresauts des emojis, sans négliger les moments de douceur. (Bathroom Life Lesson). Il intégre également des parties lyriques en recourant à des choeurs, qui servent de rampe de lancement à des musiques qui évoquent l'aventure (Smiler Orientation). Toujours prêt à étonner, Patrick DOYLE avance aussi, parfois, un thème à l’americaine qui, avec ses cuivres lointains, ses vibratos, et sa mélodie berçante, joue la nostalgie. (Rooftop). Cinéma oblige,  Patrick DOYLE passe aussi par des musiques de danger, doucement sautillantes, avec un joli solo de violon (The Wallpaper, Delete and Rescue) ; décapantes, vibrantes et percussives, utilisant meme de la guitare électrique (Mehs and Bots), ou à base de piano, qui se fond dans le motif électronique (Gene Chooses Hi-5). Mais, même dans ces moments,  Patrick DOYLE reste fidèle à son style élégant, notamment au travers de réjouissantes ronde ou maléfique (Candy Rescue) ou plus enfantine (Forest Road Planning) ou encore fantastique, mêlant des parties celtiques, orchestrales et électroniques, comme il aime à le faire (Tentacule Chase). Sur la fin Patrick DOYLE se recentre sur son thème principal, qu’il reprend dans la douceur, le lyrisme. Il en tire, en s’appuyant, de nouveau sur une belle ligne de piano et des cordes chaleureuses, une trompette aérienne, des thèmes émouvants, avec une touche futuriste (Cloud and Confessions), ou plus  scintillant, comme accroché à l'aventure (A Princess Takes Flight) ou qui se raccroche à la dimension enfantine (Desperate Deletion). L'album se termine par la chanson pop assez commune Good Vibrations interprétée par Ricki REED (Eric FREDERIC, connu pour son travail comme producteur, notamment avec Jason DERULO). Sur ce film, on n’attendait pas vraiment un compositeur de la classe de Patrick DOYLE qui, avec cette musique resplendissante, orchestrale et avec quelques touches électroniques bien dosées, jamais envahissantes ne se trahit jamais !

THE EMOJI MOVIE. Un film réalisé par Tony LEONDIS. Musique originale de Patrick DOYLE disponible chez Sony music.