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Chronique et Rencontre !
 

                           CYRIL MORIN-NEW DAWN :

     LE RETOUR JAZZ DE L’EVOLUTIONIST !

 

Après la réalisation, pour le cinéma, d’un triptyque autour de l’histoire récente des États-Unis, Cyril MORIN revient avec un nouveau projet musical. Cet album, cette nouvelle aube musicale (New Dawn), constitue, comme un retour aux racines de sa jeunesse, une exploration jazz, mais aussi rock. Côté influences, elles apparaissent toujours autant américaines, sur des orchestrations mêlant des instruments caractéristiques comme le piano, joué par William LECOMTE, la guitare, en l’occurrence une Gretsch « Country Club » de 1974 qu’il gratte lui-même, et le saxophone joué par Christophe GAUTHIER, qu’il connait depuis longtemps et qu’on entend dans plusieurs de ses musiques de films. Cyril MORIN donne le ton par un thème optimiste, en majeur, lancé par du saxophone. Puis qui se développe dans une palette pianissimo et à la mélodie assez forte, renforcée par de la guitare. Dans ce premier morceau, Cyril MORIN a pris soin, et cela constitue une constante de l'album, de laisser la place à chacun des instruments de s'exprimer, ensemble ou séparément (Pacific Coast). Il continue par un morceau puissant, coloré dans les cuivres, et à la cellule mélodique soul, reprise par le saxophone puis la basse (Ballad With Jaco). Comme aussi ce morceau doucement  crescendo, de batterie et de cuivres (Arthur And Gena). Il enchaine par un mouvement plus intime, une ballade à base de guitare ;  la batterie intervenant plus tard de manière légère, tout comme l’orgue (Mental Note). Cyril MORIN propose aussi des morceaux enjoués, rythmés à la fois par la batterie, les percussions de Julien TEKEYAN, encore un habitué des musiques de Cyril MORIN. Comme ce Frame Rate dans la veine du jazz américain des années 1970, qui se développe dans un mouvement porté par le saxophone, la trompette et appuyé par les percussions. Dans le même esprit, Cyril MORIN développe une cellule de guitare à la manière de la musique funky jazz des années 1970 (Funky Tonk Market). Sur le morceau qui porte le titre de l'album, Cyril MORIN propose un mouvement mélancolique, en fait un hommage à Miles DAVIS, rythmé par les percussions sur lesquelles se posent une ligne de saxophone, un contrepoint de guitare et quelques notes de piano (New Dawn). Le piano que l’on retrouve dans un long mouvement, repris à la guitare électrique qui tient la partie chantante (Song For Leo). Cyril MORIN propose encore une sorte de long blues, un hommage à Jacques THOLLOT amorcé délicatement au piano, rejoint par la guitare électrique (Thollot-In The Sky). Toujours dans les thèmes pianissimo, suit  un morceau plus classique, doucement mélodique, décontracté, pensé comme un hommage à David BOWIE où la guitare, tout comme le saxophone, interviennent tardivement, surtout dans le contrepoint (NY Without DB). Cyril MORIN continue par un morceau plus léger, mélancolique, d’abord à la guitare acoustique. Puis, dans un deuxième temps, qui se développe à la guitare électrique, avec un contrepoint profond, notamment de vibraphone, joué par Bob LEATHERBARROW, qui lui donne une couleur particulière (She Laughed). Superbement interprété par d'excellents musiciens,  porté par la passion d’un enfant du jazz, Cyril MORIN s'est fait plaisir en écrivant un album résolument swing et funk. Sur des bases mélodiques fortes, il a calibré ses thèmes afin que chaque musicien trouve une large place pour s'exprimer. Il en résulte alors des morceaux véritablement vivants.

Il y a quelques mois, en septembre 2016, à la veille de l'enregistrement de NEW DAWN, Cyril MORIN nous parlait de sa passion pour le jazz et des origines de ce nouveau projet.

Avec NEW DAWN, l’Evolutionist Cyril MORIN est-il de retour ?

Cyril MORIN : c’est vrai que cela ne relève pas du hasard si j'ai appelé un de mes albums THE ÉVOLUTIONIST. Je crois que ce terme me correspond complètement tant j'aime explorer des terrains nouveaux. D'ailleurs, NEW DAWN, mon album de jazz, pour moi, il ne s’agit pas véritablement de quelque chose de nouveau. Je crois que ce projet correspond surtout à un retour vers mon passé.

Vous voulez dire qu’il existe une histoire entre vous et le jazz ?

CM : ce que je veux dire, c'est qu’étant adolescent, je n’écoutais que du jazz ; un jazz complètement libre et souvent empreint de musique contemporaine. Et j’allais voir beaucoup de concerts de grands jazzmen comme, par exemple, Archie SHEPP. De même, entre autres anecdotes que je peux vous raconter, je me rappelle avoir porté les batteries du grand et regretté jazzman Jacques THOLLOT mais aussi le piano de François COUTURIER. Tout cela pour vous dire que le jazz représente une musique que j'ai beaucoup écouté avant de la délaisser.

Que voulez-vous dire ?

CM: que le jazz constitue un style de musique que je n’ai probablement pas complètement bien compris dans ma vie de compositeur. D'ailleurs, vous remarquerez qu’on entend pas ou peu de jazz dans mes musiques de films.

Comment l'expliquez-vous ?

CM :  assez simplement du fait que je considère que ce n'est pas une musique que je maitrise suffisamment. D’ailleurs, au final, NEW DAWN ne constitue pas un album de pure jazz.

Cela signifie qu’il déborde sur d'autres genres ?

CM : je le définis davantage comme un album de jazz rock. J’en veux pour preuve, et c’est de cette manière que j'ai appris en autodidacte à jouer de la guitare, que j’ai repris, pour mes premiers solos, des oeuvres des grands guitaristes de jazz comme Charlie CHRISTIAN et Django REINHARDT. Cela montre bien que le jazz a toujours tenu une place très importante dans ma vie. Et encore aujourd'hui puisque j'écoute uniquement du jazz !

Musicalement, que représente, pour vous, le jazz ?

Cyril MORIN : le jazz, mais aussi le funk, constituent les deux endroits où les musiciens s'expriment le mieux à travers leur manière de jouer, improvisent le plus, changent de rythme.

Ce n’est pas le cas dans d’autres styles de musiques ?

CM: dans les autres styles de musiques, les musiciens se retrouvent davantage bridés. Je crois vraiment que le jazz et le funk constituent les deux seuls endroits où les musiciens improvisent. C’est pour cette raison que je n'écoute que ce genre de musiques.

Y a-t-il des rencontres récentes qui vous ont influencé pour l'écriture de ce nouvel album ? CM : j’en citerais deux. D'abord, récemment à Los Angeles, j'ai rencontré Robert TRUJILLO, le bassiste du groupe de hard rock Metallica. Nous avons parlé de Jaco PASTORIUS car il venait de produire un film passionnant qui racontait sa vie.  Jaco PASTORIUS dont je suis d’ailleurs toujours ravi d'écouter un disque. Et qui avait travaillé avec Joni MITCHELL, que j'ai eu la chance de rencontrer et avec lequel nous avons discuté de jazz. Cela a constitué une rencontre importante car, dans la même période, je commençais à travailler, enregistrer des maquettes, destinées à ce qui allait devenir mon album NEW DAWN. Quelque part, et je crois que cela ne relève pas du hasard  ces musiques m'avaient été inspirées par lui.

Propos recueillis en septembre 2016.

NEW DAWN – disponible en digital chez MASSIVE MUSIC/MUSIC PACKAGE

Plus d’informations sur http://www.music-package.com/               http://www.cyrilmorin.net/

 

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BORGIA (SAISON 1) : L’INTEGRALE DE LA BO DE CYRIL MORIN ! Disponible en digital aux Editions François 1er.