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KINKY BOOTS / ON YOUR FEET! THE MUSICALS

Sony Masterworks édite, coup sur coup, les enregistrements de plusieurs comédies musicales qui triomphent actuellement à Londres. KINKY BOOTS THE MUSICAL : c’est le spectacle couronné à Broadway en 2014 meilleure comédie musicale de l'année,  la première comédie musicale dont la musique est signée Cindy LAUPER, adapté du film britannique éponyme; un projet bien plus excitant que son nouvel album de reprises de musiques country ! L’album débute d’ailleurs de manière assez forte avec, après une introduction façon radiophonique, un des grands airs mélodiques principaux repris par la troupe (Price and Son Theme / The Most Beautiful Thing in the World). Suit le duo pop, rythmé par des guitares, mais moins fort mélodiquement Take What You Got par les dynamiques Andy KELSO & l’acteur et chanteur Stark SANDS, qui revient ensuite sur des titres plus rock, riches en guitare électrique, et interprété avec force (Step One, Soul Of A Man). Arrive après le plus psychédélique et soul Land Of Lola interprété par la voix rauque de Billy PORTER, un habitué des comédies musicales, soutenu par des chœurs, qui enchaine, avec Tory ROSS et la troupe sur un titre plus démonstratif, taillé pour le chaud…je veux dire le show et incluant des boucles dance électroniques ainsi que des parties râpées (Sex Is In The Heel) mais aussi, en solo, avec Hold Me In Your Heart, présente un titre intime, émouvant, sur un filet de violon. On retrouve en duo Billy PORTER & Stark SANDS dans plusieurs duos : d’abord l’excellent Not My Father's Son, rythmé par du piano et interprété de manière sensible par les deux chanteurs accompagnés, sur cette plage d’émotion, d’un contrepoint profond. Puis, entre rock et hymne soul à la manière des Blues Brothers : Everybody Say Yeah & In this Corner et, avec Tory ROSS, Daniel STEWART SHERMAN & Jennifer PERRY sur un titre plus mélodique, orchestral, à la façon d'un tango : What a Woman Wants, Avec The History of Wrong Guys par l’actricie (SEX IN THE CITY) et chanteurse Annaleigh ASFORD, on revient à un titre récitatif, plus théâtral. On aime enfin l’excellent final Raise You Up/Just Be, un titre qui n’apparait pas forcément très original mais qui emporte l’adhésion par des sonorités, des rythmes et des mélodies sorties des années 1980. D’où un esprit festif et nostalgique communicateur et qui permet de conclure brillamment un show très pop, dans lequel on retrouve parfois la Cyndi LAUPER des années 1980 ! L'autre comédie musicale, ON YOUR FEET! THE STORY OF EMILIO AND GLORIA ESTEFAN reprend, en ce moment au Marquis Théâtre de New-York, l'histoire, émouvante et authentique, de deux jeunes talents qui ont cru en leur talent et qui sont devenues des stars américano-cubaines  internationales: Gloria et Emilio ESTEFAN. Mis en scène, tout comme KINKY BOOTS, par Jerry MITCHELL, avec des chorégraphies réglées par Sergio TRUJILLO (JERSEY BOYS) et un livret d’Alexander DINELARIS (BIRDMAN), ON YOUR FEET! reprend, en guise de trame musicale, comme dans MAMMA MIA avec ABBA et RÉSISTE avec France GALL et Michel BERGER, les chansons les plus emblématiques de Gloria ESTEFAN, à commencer par une pièce rock latino interprétée par la troupe, incluant beaucoup de passages emplis de cuivres mettant en scène le couple vedette (Rhythm Is Gonna Get You). Suit une courte musique purement cubaine (Cuando Salí de Cuba), introduction à plusieurs titres colorés de piano, de percussions et, surtout, de cuivre, du premier album en espagnol de Gloria ESTEFAN (Tradición, Mi Tierra). On entend également des titres plus nostalgiques, lyriques avec la participation du ténor Henry GAINZA (entendu dans le GODSPELL de Stephen SHWARTZ), idéal dans les transitions surprenantes de Con Los Años Que Me Quedan. On retrouve ensuite la ballade Anything for You, un autre succès populaire de 1988, interprété ici par  Ana VILLAFANE et Genny Lis PADILLA. Puis le plus dynamique 1-2-3 ainsi que le duo When Someone Comes into Your Life par  Ana VILLAFANE et Elisseo ROMAN et, surtout, une version originale du tube planétaire Congo repris par la troupe; des titres écrits par Gloria ESTEFAN et interprétés avec les Miami Sound Machine. Arrive ensuite plusieurs adaptations en forme de duos ou chansons de groupe craquants, lumineux et sensuels des singles de 1993 I See Your Smile, par  Ana VILLAFANE, Josh SEGARRA, Omar LOEZ-CEPERO et de 1989 (Here We Are, issue de son premier album studio Cuts Both Ways dont est aussi tiré Oye Mi Canto interprété par l'équipe qui revient sur You'll Be Mine (Party Time), un autre tube particulièrement rythmé de 1996 et de l'album DESTINY. On revient ensuite à de la musique tropicale, emplie de percussions, avec Cuba Libre, extrait de l'album Gloria. Viennent après de beaux slows : Famous  If I Never Got to Tell You par Josh SEGARRA et Andréa BURNS et le choral Wrapped, une chanson écrite par le péruvien Gian MARCO pour l'album Unwrapped. On entend encore Don't Wanna Lose You, une chanson issue du premier album studio Cuts Both Ways (1989) et interprétée Josh SEGARRA et la troupe. Pour le final, on entend Coming Out of the Dark, une chanson lente et touchante issue du second album Into the Light. Le musical se termine joliment avec un Mega Mixa à la sauce salsa ! Au final, ce n'est pas étonnant que ce musical remporte un vrai succès tant on se prend à fredonner, à bouger sur les titres et l'histoire, le rêve devenu réalité de Gloria et Emilio ESTEFAN !

KINKY BOOTS / ON YOUR FEET! THE MUSICALS. Bandes originales disponibles chez Sony Masterworks.

LE FANTÔME DE L’OPÉRA D’ANDREW LLOYD WEBBER CÉLÈBRE SON 30ème ANNIVERSAIRE AU THÉÂTRE MOGADOR À PARTIR D’OCTOBRE 2016 !

Le phénomène musical mondial, inspiré d’un des romans majeurs de la littérature classique française de Gaston LEROUX, publié en 1910, sera présenté pour la première fois à paris.

En collaboration pour la seconde fois avec The Really Useful Group d’Andrew Lloyd Webber, Stage Entertainment France, qui a déjà permis au public français de découvrir CATS d’Andrew Lloyd Webber, présentera l’un des plus grands musicals de tous les temps, LE FANTÔME DE L' OPÉRA, au théâtre Mogador à partir d’octobre 2016. 

Créé en 1986, LE FANTÔME DE L' OPÉRA s’illustre par son record de longévité à Broadway. Le spectacle a enchanté le public dans plus de 150 villes, 30 pays, a été adapté en 13 langues et totalise plus de 140 millions de spectateurs dans le monde et plus de 70 récompenses ! 

Andrew LLOYD WEBBER, compositeur du FANTÔME DE L’OPÉRA est très enthousiaste: « CATS est actuellement un véritable succès au théâtre Mogador, grâce à l’enthousiasme et à l’accueil chaleureux que lui a réservé le public français. Je suis ravi que The Really Useful Group poursuive sa collaboration avec Stage Entertainment, en présentant la première production française du FANTÔME DE L’OPÉRA. Le théâtre Mogador, si près de l'Opéra Garnier, constitue le lieu idéal dans lequel célébrer le trentième anniversaire du musical. Nous ne pouvions pas imaginer un cadre plus approprié pour notre Fantôme que la patrie de Gaston Leroux ».

Le spectacle a été mis en scène par Harold PRINCE et chorégraphié par Gillian LYNNE (CATS), tandis que les décors et costumes sont signés Maria BJORNSON. 

Rappelons que la légende du FANTÔME DE L'OPÉRA transporte les spectateurs en 1881 dans le Paris mythique de la Belle Epoque. Caché dans les souterrains de l'Opéra, le mystérieux Fantôme mène une existence étrange et solitaire. Craint de tous pour ses pouvoirs, cet homme monstrueux cache son visage déformé derrière un masque. 

Le Fantôme tombe profondément amoureux de la ballerine Christine DAAE. Grâce à son aide, elle devient une grande star de l'Opéra de Paris. Bien que son cœur appartienne déjà au Vicomte Raoul de CHAGNY, Christine est fascinée par le charme sombre du Fantôme et le suit dans son royaume souterrain. Dans les catacombes, les deux hommes se battent pour gagner le cœur de la belle Christine.

Plus d’informations et réservations sur http://www.thephantomoftheopera.com/paris/

 

MADIBA LE MUSICAL AU THEATRE COMEDIA; JAMAIS ON NE T'OUBLIERA MANDELA !

Jean-Pierre HADIDA rêvait de transposer en comédie musicale le destin hors norme de Nelson MANDELA dit Madiba; un beau projet mais aussi un pari fou tellement le destin de Nelson MANDELA a marqué son pays, l'Afrique du Sud, son époque. Mais à la sortie du théâtre Comédia, une évidence s'impose : le public se trouve largement conquis par un spectacle empli d'humanité, de joie, porté par une troupe jeune, dynamique, métissée et des chansons souvent fortes de Jean-Pierre HADIDA. Loin de se limiter à une succession de tableaux musicaux, ce qui aurait constitué une erreur, le spectacle raconte la véritable histoire de Madiba, de ses combats contre cette haine "ordinaire" qui oppose peuples blancs et noirs à la Présidence de la nation arc-en-ciel. A la manière d'un conte où d'une légende, accompagné, et c'est une trouvaille intéressante en même temps qu'économique de dessins qui prennent forme sous les yeux des spectateurs, le narrateur, interprété à la façon d'un vieux sage par LUN1K, nous transporte dans la réalité de l'Afrique du Sud des années 1960. A partir de là, séquences emblématiques de la vie de Madiba se voient interprétées de façon théâtrale par la troupe. On y retrouve donc les luttes   de Nelson Mandela pour défendre les droits du peuple noir, également son passage en prison. Elles alternent, évidemment, avec des tableaux musicaux dont on apprécie d'abord la qualité des chansons, toutes signées de Jean-Pierre HADIDA; des thèmes souvent fort mélodiquement mais aussi dans les paroles, lourdes de sens. Il en est ainsi du single Freedom, également de l'hymne Ahe Madiba mais aussi de la chanson au refrain choral Robben Island. On apprécie le choix des interprètes, toujours justes, souvent avec des voix splendides, avec une mention spéciale pour Manu VINCE, un artiste d’origine haïtienne déjà connu pour avoir chanté dans GOSPEL SUR LA COLLINE. Ici, il joue le personnage tourmenté de William XULU qui, malgré les difficultés, va s'amouracher de la jeune femme blanche Helena Van LEDEN, interprétée par la touchante Juliette BEHAR, déjà aperçue dans LE PIRATE ET LA POUPÉE et LE CHANTEUR DE MEXICO. Signalons au passage le personnage complexe de Peter Van LEDEN, le père policier d'Helena; un personnage difficile que joue et chante superbement Roland KARL, une des révélations et finaliste de Nouvelle Star en 2005; on est content de le retrouver et d'apprécier ses progrès. En dehors des chansons, signalons un autre  point fort : la modernité jamais exagérée des chorégraphies qui apparaissent, le plus souvent, en arrière plan, des chanteurs. Ce qui représente un véritable plaisir pour les yeux. On notera certains points astucieux de la mise en scène, en particulier lorsqu'il s'agit d'évoquer les années de prison de Nelson MANDELA. Mais aussi de Sam, un militant anti apartheid qui va lutter pour rétablir l'égalité, la justice et les droits du peuple noir en Afrique du Sud, pour lequel on retrouve, après LE ROI LION, Jean-Luc GUIZONNE; très à l'aise, il apparaît véritablement heureux de continuer dans la comédie musicale, portant des titres importants comme l'excellent Soweto dans lequel intervient également, sur des paroles de rap, LUN1K. Bien sûr, on n'oubliera pas de signaler la performance de James NOAH, qui apparaît véritablement bluffant et inspire le respect dans le rôle de Madiba; une vraie composition. Au final, MADIBA LE MUSICAL constitue un excellent spectacle, à la musique entraînante et riche de Jean-Pierre HADIDA et au livret passionnant d'Alicia SEBRIEN; malgré des moyens limités (on aurait notamment aimé davantage de musiciens en live), ce spectacle se révèle, porté par son sujet, une véritable réussite; un véritable hommage en théâtre musical à un personnage historique!

Plus d’informations sur http://madiba-musical.com/

 
 
 

CATS, un musical mythique et un retour en enfance pour les 10 ans de Stage Entertainment France!

Cats à Paris et en français; l'expérience à vivre a commencée ! Comme pour la plupart des productions Stage Entertainment France (qui fête, avec ce spectacle, son 10ème anniversaire !), l'évènement se déroule dans le prestigieux théâtre Mogador, ici presque inondé d'un décor et d'éclairages qui débordent de la scène ! Dès que les lumières s'éteignent, on se trouve transporté dans un univers parallèle, fantastique même ; une véritable invitation à des Rencontres du troisième type… félin ! D'autant que, d'une part, la musique d'Andrew LLOYD WEBBER joue, et cela plusieurs fois durant le show, des sonorités typiques (et parfois datées) des années 1970/1980 (période de création du spectacle), à base d'électronique et de percussions, pour appuyer cette atmosphère de science fiction. Et que, d'autres part, la mise en scène et le déluge d'effets lumineux accompagnent une ouverture digne des envahisseurs qui, on s'en serait douté, ne sont que... des chats ! C'est sur leur arrivée (ils sont jusqu’à une vingtaine à sortir de tous les côtés de la scène et à bondir jusque tout près du public) qu'est introduit le premier grand thème, qui revient plusieurs fois dans le premier acte : la chanson des Jellicle Cats (Jellichansons Pour Jellicle Cats), un hymne puissant et imparable, autant d'un point de vue mélodique, musical que chorégraphique. Les chats se retrouvent en effet dans un numéro impressionnant de mouvements coordonnés et dans un choral tellement coffré que, parfois, et c'est un des rares défauts du spectacle, on n'arrive pas toujours à comprendre tous les détails des textes, pourtant en français ! En ce qui concerne l’argument du spectacle, il apparait très simple puisqu’il s’agit d’une invitation au grand bal annuel des Jellicle cats au cours duquel sera désigné celui ou celle qui accédera à une nouvelle vie de chat, bref une sorte de réincarnation. La suite consiste en une véritable succession de tableaux, de scènes musicales mettant en lumière des personnalités de chats défilant devant l'impressionnant vieux Deutéronome (Pierre-Yves DUCHESNE); le gros matou et bienveillant chef de la tribu des Jellicle cats ! Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il y en a pour tous les goûts, et surtout pour les enfants auxquels étaient destinés les poèmes originels de T.S. ELLIOT, tellement  ces chats se distinguent par leurs personnalités bien trempées.  Petits et grands retournent donc en enfance pour assister à la grande parade des Jellicle Cats ; des tableaux prétextes à des numéros variés et riches, avec des chorégraphies qui mélangent acrobaties de cirque (sur les Skimbleshanks), combats chorégraphiés de manière spectaculaire, jusque des parties de claquettes sur Un Vieux Chat Pouffi au premier acte, un chat magicien et acrobate (Axel ALVAREZ) ainsi que Le Chat Pharnaum (Gregory GONNEL) et ses yeux rouges fluorescents au deuxième acte. Les numéros s'enchaînent à un rythme effréné tout en réservant quelques surprises comme cette panne d'électricité qui annonce un hilarant tableau dans la pénombre. En bonus pour cette version française, Andrew LLOYD WEBBER, toujours prêt à enrichir son show, a imaginé une chanson supplémentaire, en fait un aria d'opéra et en italien qui prolonge de manière romantique et sensuelle la très amusante séquence du Dernier Combat De Growltiger, en fait un chat pirate interprété par Wim Van DEN DRIESSCHE (qui excelle aussi en Bustopher Jones, le chat aristocrate) ; un vrai plus pour la version parisienne du show ! En ce qui concerne les artistes, ce ne sont pas des stars mais de grands professionnels venant d’horizons différents, du théâtre au Ballet de l’Opéra de Paris. Il n’y a pas de star mais il y a un tube, la complainte d’une femme en train de mourir interprétée par le personnage central, un peu à la marge, de Grizabella; une vieille chatte sur la tangente qui essaye de réintégrer la tribu des Jellicle Cats. Dès sa première apparition, Grizabella (jouée formidablement par une Prisca DEMAREZ habitée par son personnage !) dégage une incroyable présence autant qu'une grande émotion. Ce que l'on retrouve lors de chacune de ses apparitions jusqu'à un final véritablement magique et, là encore, teinté de science fiction. Pour en revenir à sa chanson, son tube, elle l’entonne dès la fin du premier acte puis au deuxième acte, en duo avec Jemima (Oonagh JACOBS) et en solo : c’est Memory qui devient, en français, Ma Vie; une excellente adaptation pleine d’espoir, de vie, interprétée par la voix puissante de Prisca DEMAREZ, qui porte véritablement en elle le poids de cette chanson mythique. Au final, pour ses tubes, pour ses chorégraphies, pour sa poésie, pour la générosité et l’esprit d’équipe de la troupe, il ne faut pas manquer cette version tricolore de CATS ! Dépêchez-vous, pour le moment, seulement 90 représentations sont prévues !

Plus d'informations sur CATS et réservations sur

http://www.catsthemusical.com/paris/

 
 
 

The Black Legends, le musical – plus qu’un hommage à la musique noire américaine, l’histoire d’un peuple !

Revivre l’histoire d’un peuple qui ne cesse de s’écrire au fil des combats menés, imprégnée d’une culture musicale en perpétuelle évolution; voilà ce que propose THE BLACK LEGENDS, un spectacle haut en couleurs et en rythme d’où on sort ravis de fredonner encore d’innombrables tubes et tout ému de ce travail autour de la mémoire du peuple noir. Riche de racines, de ses influences, la musique noire n’a cessée de se renouveler, laissant une puissante empreinte dans la musique que nous écoutons aujourd’hui. Pour preuve, le succès récent de chanteurs à la voix soul (tels qu’Amy WINEHOUSE ou BEN l’Oncle Soul) et de compilations autour de ce style musical.THE BLACK LEGENDS rends donc hommage aux plus grands noms de la musique noire américaine du XXème siècle grâce à une troupe, très dynamique et majoritairement jeune, d’une trentaine d’artistes qui se retrouvent sur scène pour interpréter une quarantaine de standards et tubes de chanteurs d’exception. Défilent donc les grandes heures de l’histoire noire américaine et les  tubes des plus grands interprètes du genre : on entre ainsi au célèbre Cotton Club en compagnie de Cab CALLOWAY et son orchestre qui nous régalent de Minnie The Moocher ; puis en compagnie d’une charmante chanteuse qui interprète, tout en fragilité, Summertime, extrait du PORGY AND BESS de l’immense Georges GERSHWIN. Puis on passe aux années d’après guerre et l’apparition du rock’n’roll qui coïncide avec l’éclosion d’artistes qui réapparaissent comme par magie, de Little Richards (Tutti frutti) à Ray CHARLES (Hit the road Jack) en passant par James BROWN (It’s a man’s man’s man’s world). Viennent alors peut-être les meilleurs moments du spectacle, ceux consacrés à l’âge d’or de la musique noire américaine, des années 60 aux années 80. On y retrouve, dans une mise en scène dynamique et parfois disco, les tubes d’Aretha FRANKLIN (Think), des Four Tops (Reach out I’ll be there),  Otis REDDING (Sitting On The Dock Of The Bay) et, bien sûr, des Jackson Five plus vrais que nature (I Want You Back). Le show continue par les années 1970 avec Tina TURNER (Proud Mary), Donna SUMMER (I Feel Love) puis les années 1980 avec notamment Stevie WONDER et sa chanson symbole Free et Whitney HOUSTON et un clin d’œil à BODYGUARD (I Will Always Love) ; des séquences introduites par une amusante surprise... Le spectacle se termine en beauté avec des stars d’aujourd’hui, en particulier BEYONCE sur un explosif Run The World. Au final, il faut se ruer voir ce show particulièrement divertissant. On se retrouve d’abord entrainés par son rythme, puis le talent et la bonne humeur communicative d’excellents artistes ; Parmi eux, la plupart des habitués des comédies musicales, on retrouve des têtes connues : Barry JOHNSON et Kania ALLARD vu dans le musical d’Alan MENKEN SISTER ACT, Mélina MARIALE, Nelly CELERINE, Thierry PICAUT, Anandha et le metteur en scène Valéry RODRIGUEZ entendus notamment dans LE ROI LION. On a aussi le plaisir de réentendre Amalya, après sa découverte dans la première saison THE VOICE où elle avait terminée demi-finaliste et qui a ensuite rejoint la troupe de SWINGING LIFE, tout comme KEVON et William ST VAL qui joue, entre autre, un surprenant Michael JACKSON. On reste ensuite captivé par l’histoire incroyable, terriblement émouvante, de la communauté noire américaine, des origines africaines (superbe tableau d’ouverture) à aujourd’hui avec l’arrivée au pouvoir du premier Président noir américain aux Etats-Unis (là encore un tableau très réussi), en passant par les pages sombres du XVIIème siècle (la traite négrière) et des suivants. Par leur puissance vocale, l’émotion et le frisson qu’ils nous procurent, les artistes de ce show, accompagnés par un formidable orchestre live, parviennent à nous entrainer des tambours d’Afrique aux tambours du Bronx !

The Black Legends. Un spectacle musical créé et mis en scène par Valery RODRIGUEZ, à Paris aux Folies Bergères jusqu’au 5 avril 2015 puis en tournée.

Plus d’informations sur http://www.theblacklegends.com/

 

 

La Belle Et La Bête : Embarquez A Mogador Pour La Plus Belle Histoire D’Amour !

Depuis quelques semaines, la plus belle histoire d’amour de tous les temps s’offre enfin au public français et elle tient toutes ses promesses ! Dès le prologue, et la voix de Catherine DENEUVE, c’est véritablement le classique de Disney qui prend vie sur la scène du Théâtre parisien. Avec la séquence d’ouverture dans le village de Belle, on pénètre véritablement dans un univers plein de vie, de couleurs et de musiques enchantées d’Alan MENKEN. D’emblée, on découvre la voix, à la fois émouvante et fragile de Marion TARIS qui incarne une Belle pleine de rêves et d’espoir dans la vie. MANON TARIS, dont on apprécie de plus en plus la voix au fil du personnage, tient ses promesses, et se retrouve véritablement connectée aux émotions de son personnage.  Depuis le début où elle protège son père, et même se sacrifie pour lui, jusqu’à la fin où elle tombe en amour pour une bête devenue prince, en passant les séquences où elle repousse Gaston, elle se révèle particulièrement à l’aise, spontanée et juste. Et réussit à emporter le public ! Ce qui se révèle plus compliqué pour Yoni AMAR dans le rôle, bien plus complexe, de la Bête mais qui, lui aussi à mesure de l’avancée du spectacle, et notamment de son interprétation très émouvante de ses solos, arrive à emporter la foule. On apprécie lui aussi sa voix, en particulier dans les rares solos du spectacle. Il est d’ailleurs à noter l’aisance des comédiens, dont certains, comme David EGUREN (très drôle en Big Ben), ont déjà participé à des productions Stage Entertainment se trouvent particulièrement à l’aise dans leurs costumes (souvent encombrants) et leurs rôles. On précisera aussi que tous les personnages sont attachants, notamment Maurice (le père de Belle) joué par Didier CLUSEL, et ce même les plus modestes, que ce soit Madame SAMOVAR (Léovanie RAUD) ou Madame Grande Bouche (Gabriella ZANCHI). Enfin, saluons la performance d’Alexis LOISON qui, dans le rôle très physique de Gaston, relève haut la main la pression qui pesait sur ses épaules. En effet, par son jeu, par sa gestuelle et sa gouaille, il rend merveilleusement toutes les subtilités du méchant de la pièce ; une jolie performance qu’il doit également à son acolyte Alexandre FAITROUNI, également très à l’aise, et très drôle, dans le costume de Lefou. En un mot comme en mille, et comme dirait Lumière (joué avec panache par Dan MENASCHE) dans le tableau central du spectacle « C’est la fête » et il serait bien dommage de ne pas y participer ! Alors, embarquez vous-aussi pour LA BELLE ET LA BETE, un musical de Broadway mais aux airs de Paris !

LA BELLE ET LA BETE, le Musical de Broadway à Paris au théâtre Mogador

Plus d'informations sur http://www.labelleetlabete.fr/

 
  
 

LES MISERABLES

C’est l'adaptation de la comédie musicale à l’origine française, écrite par Claude-Michel SCHOENBERG, Alain BOUBLIL et Herbert KRETZMER pour les paroles anglaises. Rappelons brièvement le sujet, emprunté au chef d’œuvre de Victor HUGO : dans la France du 19e siècle, Jean VALJEAN voit ses rêves brisés suite à un simple vol qui lui coutera, plus que des années de bagne, une lutte acharnée et sans répit avec JAVERT. Sur fond des émeutes parisiennes de 1832, VALJEAN est poursuivi de toute part mais, avant de disparaitre, veut tenir ses promesses faites à Fantine et Cosette. On retrouve dans le film les musiques et chansons de la comédie musicale et quelques autres instrumentaux composés spécialement par Claude-Michel SCOENBERG ; la principale différence avec le musical de Broadway, c’est qu’ici les chansons sont interprétés par les comédiens du film, ce qui est en quelque sorte un exploit. A condition que l’on ne se lance pas dans une comparaison, forcément négative, avec les interprètes de l’œuvre sur scène, notamment l’exceptionnel John OWEN-JONES en Jean VALJEAN et Earl CARPENTER en JAVERT. Le disque regroupe les grands airs ; et cela commence fort avec celui du bagne ; des notes puissantes, où les prisonniers, baissant les yeux, scandent la pitié ; une ouverture forte, d’où ressort l’air de VALJEAN chanté avec courage par Hugh JACKMAN et Russel CROWE en Javert (Look DOWN). Suit un morceau plus doux, davantage basé sur l’émotion (The bishop) dans lequel Hugh JACKMAN lance son appel à la rédemption auprès de l’évêque joué par Colm WILKINSON qui. On entend alors le monologue de VALJEAN (Valjean's Soliloquy), un texte en forme de cri de l’ancien bagnard et que l’on retrouve aussi accompagné de piano sur un air d’une grande pureté (Suddenly). Vient ensuite le thème brillant des ouvrières ; un air héroïque, lyrique et trépident porté notamment par Ann HATHAWAY en Fantine (At the end of the day) ; Fantine qui enchaine avec le tube I Dreamed A Dream, dont la mélodie très classique et ses orchestrations classiques, crescendo, aux cordes douce accompagnée d’un solo de violoncelle en contrepoint, nous emportent. Tout comme l’air du face à face entre Jean VALJEAN et JAVERT (The confrontation), puis celui, intime avec des flûtes, de la jeune Cosette, par Isabelle ALLEN (Castle on a cloud). Un autre thème populaire est celui, entrainant, des THENARDIER interprétés par les très drôles Sacha BARON COHEN et Helena BONHAM CARTER  (Master of the house). On apprécie aussi Stars, l’air de JAVERT où Russel CROWE est accompagné d’une musique orchestrale profonde, avec des cuivres dans les graves. Suit encore l’air des étudiants, la flamme de la colère qui gronde ; une mélodie flamboyante pour un air devenu un standard (Abc café / red and black) interprété par Aaron TVEIT en Enjolras et Eddie RAYDMANE en Marius. On retrouve d’ailleurs ce dernier sur In My Life A Heart Full Of Love, le motif d’amour qu’il chante en duo avec Samantha BARKS (Eponine), qui a aussi son solo (On My Own) un hymne à la misère à la mélodie aussi intemporelle que lumineuse. Bien sûr, il y a quelques morceaux choraux comme One Day More, le thème des barricades, très lyrique, tournant, The Final Battle par les étudiants et l’Epilogue. Il n’était pas évident qu’une comédie musicale aussi célèbre s'empare du grand écran. Certes, le pari n’est complètement gagné mais la musique de Claude-Michel SCHOENBERG, très riche, très émouvante, garde toute sa force, son intensité et ce malgré une réalisation trop tapageuse et un casting qui a privilégié les acteurs de stature internationales à de véritables comédiens chanteurs. Il en reste malgré tout un hommage majestueux au roman-phare de Victor Hugo, où on a plaisir à reprendre, même en anglais, des  chansons qui sont devenues des classiques !

LES MISERABLES ; bandes originale du film de Tom HOOPER, musique et chansons de Claude-Michel SCHOENBERG et Alain BOUBLIL, disponible chez Mercury Universal

 
 
SISTER ACT A MOGADOR : APRES LE SPECTACLE, LE DISQUE LIVE !
 

SISTER ACT LIVE AU THEATRE MOGADOR

Quelle est la principale différence entre SISTER ACT le film et le spectacle live qui triomphe depuis plusieurs mois à Paris (déjà plus de 200.000 billets vendus) ? La musique et les chansons ! En effet, les concepteurs (dont Whoopi GOLDBERG) ont laissé de côté les standards du film pour commander une composition originale au compositeur multi-oscarisé Alan MENKEN. Mais même si le spectacle triomphe, ce n’est pas pour autant que les chansons deviennent des classiques connus de tous. Pour s’en convaincre, ce n’est pas un hasard si, lors de la présentation à la presse, Alan MENKEN a joué un florilège de ses succès, de LA PETITE SIRENE au BOSSU DE NOTRE-DAME, avant de laisser la place à la troupe française de SISTER ACT. Pour l’ouverture, il présente un morceau de music-hall, coloré et agrémenté de cuivres, qui marque l’entrée de Dolorès VAN CARTIER interprétée par la canadienne Kania qui, dès ce premier numéro, fait preuve d’une énergie communicative. Au niveau de la mélodie du refrain, elle est certes assez limitée mais efficace, ce qui est le plus important. On note un développement théâtral de la chanson avec une reprise (Partir Pour Eden). Vient alors le single du spectacle où Dolorès s’adresse à Curtis sur un arrangement de guitare électrique et un crescendo au piano du plus bel effet ; un morceau dansant et aux accents soul dans lequel Kania déploie sa force vocale (Fabuleuse, Baby !). On passe ensuite à des morceaux plus classiques, scénarisés comme Dans Cette Forteresse et A Court De Prières interprétés par la mère supérieure alias Carmen FERLAN (une voix très intéressante, qui fait passer de la mélancolie), dans laquelle on retrouve la délicatesse, la profondeur du compositeur de POCAHONTAS. Dans la même lignée, on note Une Vie Juste Rêvée par la jeune Sœur Marie-Robert alias Sarah MANESSE mais aussi Kania sur le solo titre Sister Act et, avec les sœurs, sur le titre choral et joyeux Dieu Bénisse. Très amusant mais plus anecdotique musicalement mais aussi au niveau des voix, vient Trop Bon D’Etre Une Nonne interprétée par l’ensemble des sœurs, à commencer par Sœur Marie-Patrick (Lola CES), Sœur Marie Lazarus (Valériane De VILLENEUVE). On retrouve ensuite Curtis interprété avec classe par Barry JOHNSON sur le titre plutôt soul Si Je Retrouve Ma Poupée. Il est accompagné pour les chœurs par ses deux comparses TJ (Keny BRAN OUREGA) et Pablo (David SOLAZZO). On entend encore Je Serais Celui-là, le titre solo d’Eddie, le flic joué par Thierry PICAUT et amoureux en secret de Dolorès (on les retrouves d’ailleurs en duo dans le deuxième acte sur Fabuleux Eddie). Pour lui, Alan MENKEN a écrit un titre émouvant voir même planant grâce à l’apport des flûtes mais auquel on a du mal à accrocher malgré la performance vocal. Le spectacle prend un virage disco avec Suis Ta Voix interprété par Dolorès et les autres sœurs ; premier titre au rythme entêtant, à la mélodie efficace, dans lequel le compositeur introduit quelques références comme un Alléluia. Dans le deuxième acte, Alan MENKEN enchaine les titres avec suffisamment de réussite pour faire lever les spectateurs. On passe ensuite à de pures morceaux endiablés, comme La Fièvre Du Dimanche Matin, un titre plutôt choral accompagné d’un rythme entêtant qui mélange les styles (on trouve même du hip-hop !), ce qui passe très bien sur scène, moins sur disque. On retrouve ensuite la patte émotionnelle d’Alan MENKEN avec Petite Sœur, une des plus belles, des plus douces chansons (et un hommage à Barry WHITE !) interprétée par Joey (superbe voix de Franck VINCENT), TJ et Pablo. Fabuleux Eddie. Sur la fin du spectacle, Alan MENKEN reprend quelques titres principaux du show comme Fabuleuse Baby ! Que L’Amour Se Propage constitue le grand final ; un morceau rythmé, coloré mais un peu léger au niveau mélodique où les sœurs chantent à l’unisson devant le souverain pontife. Au final, ce disque va ravir les spectateurs du spectacle qui y retrouveront la trame scénaristique et musicale. Au niveau de la musique et des chansons, même si on retrouve le talent, le charme de la musique d’Alan MENKEN, il faudra encore laisser le temps au temps pour que ces titres s’installent dans la mémoire collective ; une incontestable réussite commerciale et artistique même si elle parait moins évidente d’un point de vue musical !

SISTER ACT LIVE AU THEATRE MOGADOR. Musique originale d’Alan MENKEN, disponible chez Sony Classical.

 

SISTER ACT A MOGADOR : LA MESSE SE LA JOUE DISCO !

Après MAMMA MIA, c’est au tour de la comédie musicale SISTER ACT de débarquer à Paris au Théâtre Mogador, et ce au moins jusqu'en janvier 2013. Très fidèle au film (sauf en ce qui concerne la musique – entièrement originale et composée par Alan MENKEN) dont elle s’inspire, le spectacle suit donc le parcours de Dolorès Von Cartier, une chanteuse peu connue dans un cabaret de Reno. Témoin d’un meurtre perpétré par son amant Curtis, Dolorès se voit contrainte, pour se protéger, de se réfugier dans un couvent. Eprouvant quelques difficultés à s’intégrer, la mère principale confie à Dolorès la mission de s'occuper de la chorale. Très motivée par tout ce qui concerne la musique, Dolorès va transformer la chorale et les sœurs en leurs faisant reprendre des rythmes disco et les préparer pour un concert de gospel qui sera donné devant le Pape. Très drôle, très dynamique et évidemment musicale, cette comédie en chanté mérite tous les superlatifs. Dès l’ouverture du rideau, les numéros s’enchainent et la musique d’Alan MENKEN (complètement originale donc à priori inconnue du public) enthousiasme le public. C’est la jeune québécoise Kania (alias Dolorès VON CARTIER), très à l’aise, qui enfile joliment le rôle tenu à l’écran par Whoopi GOLDBERG. Elle joue tellement justement son rôle que, par moments, on a véritablement l’impression d’entendre la célèbre actrice américaine. Très en voix, présente dans quasiment tous les tableaux, Kania représente, à l’image du premier single, une « Fabulous Baby » qui, à l’image d’une autre chanson du spectacle,  suit sa voie et va même plus loin en montrant aux sœurs du couvent qu’il existe autre chose que les chants religieux. Si Kania tient la vedette, elle n’est pas seule à chanter et à se faire remarquer. On a aussi remarqué Carmen FERLAN dans le rôle de la Mère Supérieure ; Christian BULEAU, qui s’amuse beaucoup dans les costumes de Monseigneur O’Hara ; Aurélie KONATE qui dans le rôle de Sœur Marie Coco. On notera aussi le jeu et le chant tout en innocence de Sarah MANESSE qui, en Sœur Marie Robert, se révèle à la fois dans le spectacle et dans la foi de la musique soul. On soulignera également le talent de la déjà expérimentée Valériane de VILLENEUVE dans le rôle de la charmant Sœur Marie Lazarus et enfin Lola CES alias Sœur Marie Patrick. Du côté des garçons, on a remarqué Thierry PICAUT dans le rôle du policier Eddie qui développe un jeu amusant et qui, lui aussi, rêve de musique ; Barry JOHNSON, qui joue un Curtis plein de fougue dont la voix soul séduit à toutes ses apparitions. Quand à ses acolytes, ils ne sont pas en reste : Keny Bran OUREGA  TJ, le latino David SOLLAZO alias Pablo et Franck VINCENT alias Joey. Les chansons sont évidemment essentielles dans un spectacle musical mais ce n’est pas la seule réussite de ce SISTER ACT ; on apprécie aussi les décors de Klara ZIEGLEROVA qui apparaissent souvent fonctionnels (le commissariat, le couvent) mais aussi festifs (les vitraux lumineux et la vierge géante dans la cathédrale). Au final, cette comédie séduit à la fois par sa musique, son rythme, le jeu et les voix des comédiens chanteurs mais aussi par sa mise en scène qui ne laisse place à aucun temps mort. Il s’agit à n’en pas douter de la plus grande réussite de Stage Entertainment depuis LE ROI LION ; en partance pour Eden, il s’agit d’un grand spectacle musical familial à la bonne humeur et aux mélodies contagieuses. Alléluia ! Ces sœurs Disco risquent bien d’attirer le tout Paris, comme jadis LE ROI LION ; on lui souhaite donc un aussi grand succès !

SISTER ACT, un musical coproduit par Whoopi GOLDBERG et STAGE ENTERTAINMENT, à Paris au Théâtre Mogador dès le 20 Septembre 2012.