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Michael GIACCHINO
Compositeur américain né en 1967, qui a commencé dans les années 1990 en composant des musiques de jeux vidéo (dont une adaptation de JURASSIC PARK). Collaborateur privilégié du réalisateur J.J. ABRAMS, on lui doit notamment les musiques de STAR TREK, SUPER 8, MISSION IMPOSSIBLE III & IV ainsi que LA-HAUT (UP !) pour lequel il a obtenu un Oscar !
 

SPIDER-MAN HOMECOMING, LA PLANETE DES SINGES: SUPREMATIE & THE BOOK OF HENRY: UN ETE TRES MICHAEL GIACCHINO !

 
 
 

SPIDER-MAN: HOMECOMING

Dans ce nouvel opus, le jeune Peter PARKER (Tom HOLLAND), alias Spider-Man, rentre auprès de sa tante May (Marisa TOMEI), sous la protection de son mentor, Tony STARK (Robert DOWNEY Jr.). Mais quand le Vautour (Michael KEATON) fait son irruption, tout ce qui compte pour Peter s’en trouve menacé… Pour la musique c’est, encore, un changement de compositeur, avec l'arrivée du prolifique Michael GIACCHINO. Celui-ci,  pour bien marquer son territoire, commence, non pas par la fanfare de Marvel Studios,  mais par une reprise, plutôt rock, du thème de la série animée de 1967. Qui annonce un nouveau thème principal, d’abord présenté dans une version teen-age, se situant entre jazz et pop (Academic Decommitment).  Il entame ensuite sa vraie partition, par une cellule de trompettes, développant  une musique ample, aux cordes souvent tournantes mais sans véritable thème (World is Changing). Puis il continue par des thèmes plus mécaniques, recourant davantage aux percussions (High Tech Heist, On a Ned-To-Know Basis). Avant de recourir aux cordes dans les vibratos pour  jouer le mystère. Et le suspense, en introduisant de courts crescendos, des accélérations. En contrepoint, on note l’apparition d’une brève partie mélodique qui, à la manière d’un thème recurrent, à base de piano et de cuivres, accompagne les déplacements de Spiderman (Drag Racing / An Old Van Rundown, Webbed Surveillance). On le retrouve aussi intégré à une musique, avec de la guitare et une rythmique légère, qui joue la désolation (08 No Vault of His Own). Et encore le suspense, dans un thème ouvert par le rythme des cymbales, évoluant sur la longueur, dans des cordes tournantes. Jusqu'à un final en esquisse de thème romantique (Monumental Meltdown). De rythme, il en est encore question dans ces mouvements, d'abord de cordes lentes, suivies d'un développement large, souvent dans les crescendos.  Et cette sorte de fanfare d'aventures, à la façon d’une marche puissante (A Boatload of Trouble Part 1 & 2). Et parfois même violente, cauchemardesque, introduisant une musique d'action, de sursaut dans les percussions, et des cuivres typiques des musiques dramatiques de super héros (Ferry Dust Up). Puis il rebondit dans de vraies musiques d'aventures très larges, orchestrales, percussives (Lift Off, Fly-By-Night Operation). Comme un bonus, l’album contient une suite que Michael GIACCHINO entame logiquement par le thème principal du film. Puis il développe une musique doucement rythmée, dans les cordes, avec des parties dynamiques, parfois percussifs, de danger. Il inclue encore des musiques plus douces, généreuses, toujours ponctuées de citations du thème principal (Spider-Man: Homecoming Suite). En plein renouveau de la franchise, Michael GIACCHINO tisse superbement la toile d’un personnage en devenir. D'où cette partition thème principal simple, jamais surexploité mais efficace. Et des développements certes classiques mais qui collent au super héros en devenir !

SPIDER-MAN: HOMECOMING. Un film de Jon WATTS, avec Tom HOLLAND,  Michael KEATON, ZENDAYA,  Jon FAVREAU,  Donald GLOVER,  Tyne DALY, Marisa TOMEI et Robert DOWNEY JR. Musique originale de Michael GIACCHINO disponible chez Sony classical.

WAR FOR THE PLANET OF THE APES (LA PLANETE DES SINGES: SUPREMATIEDans ce volet final de la trilogie, César, à la tête des Singes, doit défendre les siens contre une armée humaine prônant leur destruction. L’issue du combat déterminera non seulement le destin de chaque espèce, mais aussi l’avenir de la planète. La guerre continue... Comme toujours, le film se trouve complété par l’un de ses outils narratifs les plus efficaces : la musique, en l'occurrence la partition étonnante, délicate et grandiose composée par Michael GIACCHINO, qui accompagne des scènes aux dialogues rares et rêvet, de ce fait, le rôle de moteur de l’action et de l’émotion du film. Michael GIACCHINO commence par une longue suite qui revient sur le passé des singes. On y retrouve d’abord une musique profonde, qui inclut des bruits assez simples. On y entend aussi, environnement des primates oblige, des percussions et un souffle assez puissant, crescendo, sur un rythme qui s’amplifie avec l'intervention des chœurs. Que l’on retrouve, dans une musique qui devient inquiétante, tragique aussi. Il y utilise des cuivres comme des sonneries, un .rythme primitif de grosse caisse, de xylophone et de bois (Apes' Past is Prologue) que l’on retrouve développé plus loin), annonçant par là des musiques de tension (A Tide In the Affairs of Apes). En effet, sur des mouvements crescendos, on retrouve la même puissance, en même temps qu’un rythme comme une sorte d’horloge, avec en son contrepoint, une sorte de gimmick harmonique qui se répète. Avant une musique chevaleresque, à la fois violente et rapide, bouillonnante dans les cordes ( Assault of the Earth). Michael GIACCHINO continue par une dimension essentielle de la partition qui correspond à une série de thèmes assez doux, intimistes, à base de piano et de cordes légères dans le contrepoint, que l’on retrouve jusque dans le générique de fin Sur le générique de fin (End Credits). Comme ce thème superbe qui s’amplifie, se répète dans des élans symphoniques et lyriques (Exodus Wounds, More Red Than Alive). Comme aussi cette musique où il ajoute un contrepoint plus grave, qui prend le dessus dans une sorte de mouvement martial que l’on retrouve développé dans une musique d'action assez classique (The Posse Polonaise, The Bad Ape Bagatelle). Un mouvement précédant parfois des musiques plus animales (Don't Luca Now), parfois coupées de chœurs masculins qui amènent de la force, sur une structure mélodique forte (Planet of the Escapes). On note également des musiques violentes avec des violoncelles grinçants. (Apes Together Strong). Ou encore des musiques plus tragiques, dans les cordes, avec des cellules répétitives de quelques notes (Koba Dependent). Et plus rarement, on trouve de vrais thèmes d'action, comme cette musique pleine de souffle, ponctuée d’un rythme de grosse caisse et de cordes répétitives (A Man Named Suicide). Sur la fin, Michael GIACCHINO développe des mouvements émouvants, de style classique, qui s’amplifient essentiellement (Migration) et, en même temps contemporaine. D'où des musiques étonnantes, sensibles, qui finissent par s’envoler dans une déclinaison lyrique (Paradise Found). Sur le papier, il ne semblait pas évident de renouveler la musique d'une franchise aussi forte, historique, que LA PLANÈTE DES SINGES. Pourtant, fort de son talent, et de ses expériences sur différentes franchises, mais aussi d’une remarquable compréhension de l’univers des singes, Michael GIACCHINO y arrive plutôt aisément. Certes, il installe souvent une musique animale, rythmée, dans la continuité de l'héritage, notamment, de Jerry GOLDSMITH. Mais surtout, il la complète d’une large palette de mouvements  émouvants et même lyriques, parfois simplement lancés par quelques notes de piano. Finalement, en toute simplicité, mais avec une réelle puissance émotionnelle Michael GIACCHINO gagne la guerre !WAR FOR THE PLANET OF THE APES. Un film réalisé par Matt REEVES, avec Andy SERKIS, Woody HARRELSON, Steve ZAHN. Musique originale de Michael GIACCHINO disponible chez Sony classical.

 

 

THE BOOK OF HENRY

On retrouve le compositeur en vogue Michael GIACCHINO sr la musique de cette comédie dramatique familiale à sortir prochainement en France ; l'histoire d’Henry (Jaeden LIEBERHER), un enfant précoce élevé avec son frère Peter (Jacob TREMBLAY) par sa mère célibataire (Naomi WATTS). Henry qui  élabore, dans un livre, un plan pour  sauver son amie Christina, en danger auprès de son beau père dangereux, Ce plan, c’est sa mère qui va se charger de le mettre à exécution ! Un scénario astucieux qui implique une bande originale subtile, évoluant entre des motifs émotionnels à base de piano, de harpe et de violoncelle, et des mouvements plus atonaux, mélangeant cordes, percussions et sonorités synthétiques. Michael GIACCHINO commence ainsi par un thème de base délicat et au piano que l’on retrouve plusieurs fois, sur des séquences clés avec le personnage principal. Un thème qui, progressivement, s’accélère, devient chantant, respire la jeunesse, avec du banjo, de la guitare et des cordes qui interviennent dans de belles envolées (Overture, Treehouse Inventions). Puis, Michael GIACCHINO entre dans un univers plus trouble. D'abord en  introduisant une musique emplie d’étrangeté, servie par des synthétiseurs mais aussi un filet de piano, des cordes dans les vibratos (Predator in Their Midst) ; puis avec davantage de rythme, de tension, et un piano accompagné de violoncelle, alors qu’Henry écrit son livre. (Research and Development) ; également dans des mouvements doucement percussifs (Forging Ahead) ou répétitifs, soutenus par la présence des petits tambours, de roulements de caisses claires, le piano se faisant ici plus discret (The Parable of the Talents). Michael GIACCHINO continue par des musiques délicatement rythmées par de la harpe et qui avancent doucement au piano (A Tender House Call,  Book Discovery: System of Abuse). Il reste aussi dans cette tonalité grave, cette profondeur avec une musique proche des personnages, crescendo et émotionnelle, délicatement mélodique et rythmée par le piano (Henry's Final Wish). Puis il décline de nouveau un thème d’abord intimiste, lent, pianissimo et au fond grave, repris par la harpe. Il s'agit aussi d'un motif à l'intensité montante, au contrepoint tournant, repris au piano accompagné de quelques vibratos de violon. Puis, enfin, il développe une musique plus chaude, basée sur l'émotion mais aussi plus dynamique, appuyée par une rythmique de batterie et des cordes qui ont tendance à s’envoler (Do You Have Prince Albert in a Can?). On notera encore, sur le personnage de la petite amie, un joli mouvement pianissimo presque concertant, renforcé par des cordes vibrantes qui lui donnent une dimension tragique. (Christina's Dance). Puis, alors que la mère d'Henry passe à l'action, Michael GIACCHINO revient à des ambiances sombres, inquiétantes, presque de thriller ; des musiques faites de bruits, de souffles, devenant obsessionnelle dans sa rythmique, plus forte, violente (Susan for Justice) mais aussi de piano et de harpe (Into the Fire). L'album se termine par une chanson, une belle ballade dont l'orchestration mélange parties pop et mouvements de cordes (Your Hand I Will Never Let It Go). C’est une belle partition que propose Michael GIACCHINO, oscillant entre thèmes délicats à base de piano et cordes et motifs plus complexes, étranges, appuyés par des percussions discrètes.

THE BOOK OF HENRY. Un film de Colin TREVORROW, avec Naomi WATTS, Jacob TREMBLAY, Jaeden LIEBERHER. Musique originale de Michael GIACCHINO disponible chez Back Lot Music.

 

SKY HIGH (L’ECOLE FANTASTIQUE)

Il y a de quoi se réjouir de la sortie de cette très agréable partition de Michael GIACCHINO pour les studios Disney composée juste après le long métrage animé LES INDESTRUCTIBLES (THE INCREDIBLES). Ce conte moderne raconte comment Will va devenir, comme ses parents Steve et Josie STRONGHOLD, alias The Commander et Jetstream, un super-héros. Mais avant, il doit passer par Sky High, le lycée des super-héros. Alors même qu’il n’en a pas encore pas les pouvoirs. Il devra aussi choisir entre sa meilleure amie, Layla, qui n’ose se déclarer, et  la belle Gwenn. Et, enfin, il va devoir batailler contre Warren PEACE ; le fils d'un super-vilain que The Commander et Jetstream ont envoyé en prison ! Pour ce film destiné à un public adolescent, Michael GIACCHINO a réalisé une composition très réussie, dirigée par Tim SIMONEC, dans la lignée de nombres de musiques de films de la fin du vingtième siècle. Son score se lance de manière héroïque, en exposant d’emblée un excellent thème -qu’il ne lâchera pas de tout le film où presque-, façon film d'aventures spatiales américain. Un thème qui séduit par une mélodie qui apparaît crescendo et dynamique, reprise par les cuivres. Tandis que la partie rythmique effrénée ajoute des cadences inhabituelles, parfois martiales avec les caisses claires (Sky High Opening). Ce thème principal, celui de l'école des super héros, Michael GIACCHINO le reprend vite, ici avec davantage de cuivres, et un développement percussif et symphonique (Next Stop… Sky High). Là, sur l'arrivée dans l'établissement, il revient de manière contrapuntique, derrière un thème vibrant (Welcome To Sky High).  Il en cosigne ensuite, avec Brandon CHRISTY, une sorte de variation sur un mode pop, quasi électronique, (Power Placement). Il en reprend encore des bribes dans des musiques plus sentimentales, parfois larges (Lollipopless/The Secret Sanctum, Homecoming News/Makeout Sanctum, Gotta Get To Sky High). Ensuite, le compositeur change de cap en alternant une musique sombre par moments, douce à d'autres. On y note des sifflements fantomatiques et des chœurs (Medulla All Blown-Uppa/I’m A Sidekick), que l’on retrouve dans des musiques presque d'épouvante (Cafeteria Brawl/Proud Papa, Royal Pain Is Monologuing). Suit également un thème jouant le danger, en mélangeant l'orchestre à des sonorités électriques (Save The Citizen-cosigné avec  Kevin RIEPL/Chris TILTON) And Private Tutor). Puis, on entend un morceau lyrique, cadencé par des percussions métalliques et qui se développe dans les graves, à la façon d’un thriller horrifique (Pacified). Sur la fin, et le générique, Michael GIACCHINO continue par différents thèmes, aux courtes cellules répétitives dans les cuivres, incluant une légère reprise du thème principal et, surtout, des développements caractéristiques des années 1980 (You Saved Sky High, Sky High End Credits). Encore au début de sa carrière, mais avant son Retour Vers Le Futur, Michael GIOACCHINO proposait là un grand score de cinéma purement américain. Sans surprise, mais avec efficacité, il base toute sa partition sur un thème principal tel qu’on en a entendu beaucoup. Autour, toujours avec talent, et nostalgie, il multiplie les variations et développements, qui font de cette bande originale un régal !

SKY HIGH (L’ECOLE FANTASTIQUE). Un film américain réalisé par Mike MITCHELL en 2005, avec Michael ANGARANO, Kurt RUSSELL,Kelly PRESTON avec Mike MITCHELL. Musique originale de Michael GIOACCHINO disponible chez Intrada records.

A LA POURSUITE DE DEMAIN (TOMORROWLAND)

Réalisé par Brad BIRD (RATATOUILLE, MISSION IMPOSSIBLE : PROTOCOLE FANTOME), A LA POURSUITE DE DEMAIN constitue un incroyable voyage parallèle où le rêve prédomine ! On y suit Casey (Britt ROBERTSON), une adolescente douée d’une grande curiosité scientifique, liée par un sort commun à Frank (George CLOONEY), un ancien inventeur de génie. Ensemble, ils partent à la découverte d’un lieu mystérieux (Tomorrowland), qui ne semble exister que dans leur mémoire commune!... Se déroulant sur plusieurs époques, des années 1960aux temps futurs, ce voyage fantaisiste et fantastique offrait un terrain idéal pour le compositeur Michael GIACCHINO, qui a souvent collaboré avec Brad BIRD. Très en forme, Michael GIACCHINO ancre globalement sa composition autour d’un thème principal qui revient régulièrement. Après une ouverture légère, pianissimo et crescendo dans un esprit Disney (A Story About The Future),  Michael GIACCHINO lance une musique profonde, qui dégage du mystère, au rythme très lent du piano et une partie mélodique, épaisse et dramatique, qui se déploie sur la longueur, pour finalement se dévoiler tardivement (A Prologue). Ce thème principal, Michael GIACCHINO l’entoure d’une multitude de motifs de situations, souvent colorés et rythmés, pour accompagner des séquences dynamiques. Le compositeur continue avec un thème doucement chantant, marqué d’abord par des claviers qui jouent une mélodie enfantine. Il le mélange à un développement très classique, très américain aussi, avec de courtes montées colorées, émouvantes et des cellules répétitives riches en cuivre et un piano baladant (You’ve Piqued My Pin-Trist). Michael GIACCHINO reprend une musique une pointe mélodique, qui amène un danger, par des notes répétitives. Dans ces morceaux, caractéristiques des musiques de films des années 1980/1990, Michael GIACCHINO mélange les genres en faisant valser sa musique de la peur à l'étonnement en passant par un rythme presque martial avec l'entrée d'un joli thème mélodique avec un piano souvent rytmique (Edge Of Tomorrowland, All House Assault). Ce qui vérifie dans ces musiques enlevées, virevoltantes, qui se développent de manière assez classique dans les cordes et les cuivres (The Battle Of Bridgeway) ou de manière spatio-temporelle avec des flashs, de la trompette et des percussions mélodiques (Pin-Ultimate Experience). Plus étonnant, jonglant sur les époques, le compositeur propose aussi une  musique grave, inquiétante, dans les basses, qui avance doucement avant des sortes d'éclairs et un développement mystérieux avec du piano en arrière, des cuivres, à la manière de musiques de séries américaines des années 1960/70(World’s Worst Shop Keepers). Michael GIACCHINO revient ensuite à une musique profonde, qui se distingue par une courte cellule répétitive qui joue le suspense, l'attente avant une section  jouant l'aventure au sens large,  (People Mover And Shaker). On note encore cette musique grave, planante, aux cellules répétitives, qui se développe de manière lyrique avec l'intervention de chœurs (As The World Burns). Sur la fin, Michael GIACCHINO présente des mouvements  doux, mélodiques, intimistes et pianissimo, avec parfois de la harpe; une musique de bilan avant une bifurcation vers son thème principal (Electric Dreams. Pins Of A Feather) qui annonce le générique de fin et  son  et son long développement, mélangeant les dimensions aventures et chaleureuses.  (End Credits). Au final, Michael GIACCHINO signe une partition   où le style et l'abondance prennent, comme souvent, le dessus sur une marque mélodique trop peu présente. Il profite des différents lieux et temps traversés par les héros pour dérouler une musique qui se nourrit du passé sans oublier d'avancer vers le futur. D'ou  une partition  dynamique même si on aurait aimé que, mélodiquement, elle nous emporte au-delà de Tomorrowland !

À LA POURSUITE DE DEMAIN. Un film réalisé, produit et coécrit par Brad BIRD, avec George CLOONEY, Hugh LAURIE, Britt ROBERTSON, Raffey CASSIDY et Thomas ROBINSON. Musique originale de Michael GIACCHINO disponible en exclusivité sur Amazon et Intrada.

JUPITER ASCENDING (JUPITER LE DESTIN DE L’UNIVERS)

Dans ce film, écrit et réalisé par Lana et Andy WACHOWSKI (la trilogie MATRIX), les héritiers de la souveraine d'une des dynasties les plus puissantes de l'univers se disputent le contrôle de la Maison d'Abrasax. Mais une autre prétendante au trône entre en jeu : une jeune terrienne, porteuse, à son insu, d'un héritage génétique lui octroyant le pouvoir de faire basculer le destin de sa planète. Traquée par ses ennemis, Jupiter Jones (Mila KUNIS) va, aidée de Caine (Channing TATUM), un militaire devenu chasseur de primes, affronter son vrai destin. En ce qui concerne la musique, JUPITER LE DESTIN DE L’UNIVERS constitue la seconde collaboration de Michael GIACCHINO avec Lana et Andy WACHOWSKI, après SPEED RACER. Le compositeur signe là une partition virevoltante, présentée dans un généreux double cd, qui multiplie, peut-être même trop, les références aux grandes musiques de films des années 1970 jusqu’à la fin du siècle, d’abord sous la forme d’un morceau titre découpé en quatre mouvements. Et cela commence dès l’entame du premier, grandiose, lyrique (via des chœurs omniprésents) avec des roulements de caisses claires très inspirés des space opéras de John WILLIAMS. Puis le compositeur développe un mouvement profond, délicatement mélodique et crescendo, marqué par une voix solo qui se détache de manière céleste. (Jupiter Ascending - 1st Movement). Le second mouvement, élégant, démarre dans la douceur des cordes, de la harpe, d’où une musique plutôt émouvante, dont la partie mélodique, joliment exploitée, est reprise par les chœurs (2nd Movement). Le troisième mouvement, démarre de manière pianissimo puis s’amplifie de façon plus obsessionnelle, dans les cordes avec un pont mélodique en contrepoint. Puis file vers une musique plus enlevée, avec force de chœurs et de cuivres qui rappellent STAR WARS (notamment Duel Of The Fates), bien que le compositeur sache s'en éloigner (3rd Movement mais aussi Mutiny On the Bounty Hunter). Michael GIACCHINO termine par un thème plus classique, voir romantique, grâce à des cordes installant une ambiance de détresse (4th Movement) ; une ambiance que l’on retrouve parfois dans la musique du film, notamment dans ce morceau plutôt doux, qui démarre au violon solo (mais aussi de violoncelle sur Digging Up the Flirt) puis se poursuit délicatement, mélodiquement, favorisant l'orchestre, avec beaucoup d'émotion (The Titus Clipper). Pour la musique du film proprement dite, afin de nous faire entrer dans la frénésie spatiale, le compositeur lance un thème qui commence dans les vibratos puis se développe dans une sorte d'agitation (The Houses of Abrasax). Il joue ainsi avec les codes de la musique de films des années 1980 pour introduire des thèmes dont la gravité vient de chœurs essentiellement masculins, sauf pour la dimension céleste mais aussi d’un mode de guerre, quasi obsessionnel (The Abrasax Family Tree) ; des mouvements enlevés, riches en cuivres, en percussions et en chœurs qui interviennent en appui (It's A Hellava Chase, Flying Dinosaur Fight). Au final, Michael GIACCHINO signe une partition grandiose, bourrée de thèmes qui se nourrissent d’une certaine tradition cinématographique et musicale. En dehors de ces quelques détails, qui apportent au film un côté nostalgique, Michael GIACCHINO livre une des meilleures bandes originales du moment et nous dit, à sa manière, que la guerre des étoiles n’est pas finie !

JUPITER ASCENDING. Un film de Lana et Andy WACHOWSKI, avec Mila KUNIS, Channing TATUM. Musique originale de Michael GIACCHINO disponible chez Sony Classical.

 
 

LA PLANETE DES SINGES, L’AFFRONTEMENT

Ce nouvel opus de la saga, le réalisateur Matt REEVES souhaitait qu’il se déroule dans la continuité temporelle du précédent : les singes forment une communauté dirigée par César (toujours incarné par l’étonnantAndy SERKIS). Hors de cette enclave, une pandémie a décimé une grande partie de l’espèce, désormais menacée par des humains. les deux camps parviennent à une trêve fragile tout en se préparant à une guerre qui décidera de l'espèce dominante sur Terre. Pour la musique de ce deuxième volet de la nouvelle génération de LA PLANETE DES SINGES, on quitte Patrick DOYLE pour retrouver Michael GIACCHINO qui présente l’avantage de l’expérience sur des projets similaires, STAR TREK notamment ; un choix qui peut surprendre mais qui s’explique par la volonté de la production de concevoir une suite avec une voix différente, encourageant Michael GIACCHINO à «écrire une partition qui, bien que personnelle dans son style, puisse contenir des petits clins d'œil à Jerry GOLDSMITH. Ce que l’on remarque vite puisque, si Michael GIACCHINO commence dans la douceur, avec une musique plutôt pianissimo et qui inspire le mystère avant une partie plus mélodique (Level Plaguing Field), il vient assez vite, avec un motif à base de grosses percussions, de tambours, de cymbales et de flûtes lointaines qui jouent la mélodie très lentement et, plus encore, un crescendo dans les cordes et les chœurs avant une partie orchestrale rapide et rythmique, digne du créateur musical de LA PLANETE DES SINGES (Look Who's Stalking) ; ce qui se vérifie lorsqu’il amène une musique plus sombre bercée de cordes inquiétante et des percussions qui amènent autant le rythme que l'ambiance. On note aussi une partie grave contenant de la trompette, rappelant, comme son titre l’indique en faisant références aux RENCONTRES DU TROISIEME TYPE de Steven SPIELBERG, John WILLIAMS (Close Encounters of the Furred Kind). Mais Michael GIACCHINO dépasse largement ces références pour proposer des musiques des assez vivantes, parfois même intimistes, généreuses et aériennes, avec des cordes plutôt douces. Ce qui donne relativement simple avec ces accords de percussions en dans la douceur avant un crescendo annonciateur de la reprise du thème pianissimo (The Great Ape Processional, Along Simian Lines) ou plus inquiétantes (The Lost City of Chimpanzee). Pour les séquences d’action, Michael GIACCHINO ne se ménage pas avec une musique souvent primitive et basée sur des jeux de percussions, accompagnée de mouvements d’orchestre et notamment de cuivres puissants, sur lesquels se greffent parfois des chœurs (Enough Monkeying Around, How Bonobo Can You Go). Pour le final, il revient à plus de douceur avant un développement tendu et de plus en plus lyrique (Primates for Life). La partition se termine par la longue suite du générique de fin, où on retrouve notamment le thème pianissimo qui s'égrène doucement, de manière émouvante, et son thème d’action, ponctué de percussions, de flûtes aux allures primitives et crescendo, avant de conclure de manière émouvante et même chantante (Planet of the End Credits). L’ultime surprise se trouve dans un morceau bonus, principalement composé de percussions, créées et jouées par Griffith GIACCHINO, qui n’est autre que le fils du compositeur (Ain't That a Stinger). Au final, Michael GIACCHINO signe une partition étonnante de maturité, démontrant sa capacité à faire résonner les émotions et les gravités thématiques. Tout cela forme un remarquable voyage rempli de crainte, de danger et de conflit mais néanmoins agrémenté de touches émotionnelles bienvenue ; un parcours très réussi qui, en plus, a l’avantage d’intégrer des éléments primitifs qui, plus qu’un hommage, s’apparentent à un prolongement de l’œuvre originelle de l’immense Jerry GOLDSMITH. Ce qui se révèle d’autant plus judicieux que respectable pour une bande originale de très grande qualité.

LA PLANETE DES SINGES, L’AFFRONTEMENT (Dawn of the Planet of the Apes). Un film réalisé par Matt REEVES, avec Andy SERKIS, Jason CLARKE, Kodi SMIT-McPHEE,  Gary OLDMAN, Keri RUSSELL, Toby KEBBELL. Musique originale de Michael GIACCHINO disponible chez  Sony Classical.