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NINA STAR

Un dvd édité par Doriane Films et une musique disponible en digital chez Cristal recordsAprès LES CONTES DE L’HORLOGE MAGIQUE, déjà mis en musique par Jean-Marie SENIA, voici, disponible uniquement en dvd (pour le moment car une sortie en salles n’est pas à exclure), 4 autres  films de Ladislas STAREWITCH et sa fille ainée Irène STAREWITCH. Ces courts métrages ont été réalisés entre 1921 et 1927 entre la Pologne et France et sont accompagnés, pour les commentaires, par la voix de Léona Béatrice MARTIN-STAREWITCH. Et pour la musique, on retrouve de nouveau, et c’est un véritable plaisir, une partition originale composée, orchestrée, et même, pour les parties de piano, jouée par Jean-Marie SÉNIA. La vedette de ces films, c’est Jeanne, la fille cadette de Ladislas et d'Anna STAREWITCH, qui incarne NINA STAR. Elle est, la plupart du temps, entourée de marionnettes qui, comme c’est précisé, constituent toutes des acteurs de cinéma. Dans le premier film, L’EPOUVANTAIL, réalisé en 1921, on découvre un jardinier un peu alcoolique (joué par Ladislas STAREWITCH lui-même) qui, après une lutte avec un épouvantail qui prend vie va, après avoir trop bu, au cours de ses rêves, affronter le diable. Pour cette farce burlesque, Jean-Marie SENIA passe d’une composition assez sérieuse à des mouvements plus rapides, plus pianissimo aussi. Il commence ainsi par un motif plutôt grandiose, pour piano et orchestre ; un piano qui s’envole en même que temps que l’épouvantail du potager prend l’air, accompagné par un contrepoint de hautbois, de percussions et, comme souvent chez Jean-Marie SENIA (cela fait même partie de ses signatures), d’une harpe ; une musique qui avance rapidement, avec des cordes et des percussions, notamment des cymbales, qui suivent le rythme du jardinier qui harcelle l’épouvantail qu’il prend pour un voleur de raisin. On découvre ensuite un deuxième thème, plus chantant, pour cordes et hautbois, pour la séquence du repas où le jardinier, déjà bien arrosé, partage des jeux avec des enfants. Pour ces séquences, Jean-Marie SENIA a écrit une superbe musique de comédie, en même temps légère, dynamique, et mélancolique dans ses parties de piano. On retrouve aussi la harpe et les percussions, notamment le xylophone dans les scènes de délire du jardinier ; des musiques à la fois mystérieuses, merveilleuses et diaboliques quand le cinéaste s’amuse sur le thème de l’enfer. On apprécie également le thème pianissimo profond entre le petit monstre et le diable en chapeau melon. Au final, il s’agit bien d’une musique enthousiasmante, qui alterne les passages rapides et pianissimo. Dans LE MARIAGE DE BABYLAS, réalisé en 1921, on découvre Nina Star dans sa chambre, au coin des jouets ; une occasion rêvée pour Jean-Marie SENIA d’introduire une mélodie sortie d’une boite à musique, suivie d’un thème plus doux quand sa grand-mère vient la chercher. Mais quand il est minuit, pour Nina, c’est l’heure d’interrompre ses jeux, en l’occurrence un mariage entre plusieurs de ses poupées. Peu importe, Nina va célébrer le mariage de Babylas et de Bébé dans ses rêves. Car dans le film, toujours empli de poésie, minuit représente l’heure à laquelle le peuple des jouets se réveille, ce qui permet à Jean-Marie SENIA d’introduire un thème chantant suivi d’un motif pour la lecture des obligations des époux, que l’on retrouve plus tard pour le combat des époux. Il s’agit d’un thème porté par la poésie de la harpe, la profondeur des cordes et la mélodie du cor anglais. Un thème que le compositeur s’amuse à reprendre sur le petit singe tandis qu’on trouve un autre thème mélodique, pour harpe, sur le personnage de Coco le messager ; un thème à la fois joyeux et poétique. Truffé de personnages hilarants, le film permet au compositeur d’enchainer les thèmes, comme celui de la Sérénade de Pierrot, avec une sorte de clavecin qui lui donne un côté renaissance et une voix chantante en contrepoint. A noter que l’on entend ce motif sur les menus du dvd. Chaque personnage qui s’anime a donc le droit à son propre thème, comme cette statue d’une femme noire qui ressemble à Joséphine BAKER et qui prend vie, suivi d’un thème précipité de poursuite, avec le clavecin qui revient à chaque apparitiondu Babylas de mari. A ce jeu du chat et de la souris, du vaudeville d’un mariage perturbé par des animaux et une jeune noire, Jean-Marie SENIA répond par une musique qui rebondit, joue avec les thèmes et les références et c’est un pur régal. Dans LA VOIX DU ROSSIGNOL, Nina, toujours dans ses rêves,  joue avec un rossignol qui a cassé sa poupée. Pour Jean-Marie SENIA, c’est une occasion d’écrire une musique cette fois plus pastorale avec une mélodie boisée pour évoquer le rossignol. On y entend une mélodie charmante, aérienne, bercée par la harpe ; une musique qui descend en mineur quand le rossignol casse la poupée de Nina. Au fur et à mesure de la naissance d’une relation entre le rossignol et Nina, Jean-Marie SENIA développe une musique d’amour, à base de piano léger, glissant, caressant, et de harpe. Se laissant emporter par les univers montrés par le cinéaste, le compositeur introduit des musiques délicates pour piano et percussions, notamment pour évoquer le royaume des fleurs. On note aussi un thème superbe à base de harpe pour Nina. Pour le rossignol, Jean-Marie SENIA a écrit un thème très court, charmant, rythmé par quelques percussions ; un thème qui se transforme en mélopée d’amour sur la séquence où les rossignols échangent les serments. Dans une deuxième partie, le compositeur introduit une musique plus sombre, doucement chantante mais toujours poétique.  On entend aussi des voix pour une musique qui mélange les rêves, puis une partie pianissimo sur le petit rossignol qui cherche sa compagne. Au final, cette partition subtile, mélange avec grâce le merveilleux par le piano et le fantastique par les voix. On termine avec LA REINE DES PAPILLONS, probablement le film le plus impressionnant, autant d’un point de vue des personnages, de la mise en scène que de la musique. Jean-Marie SENIA propose d’abord un thème orchestral avec une petite mélodie au cor anglais, un contrepoint de violon sur le personnage de Nina. Il développe là une musique large et tournante, en particulier sur la séquence du manège. Fidèle à ses habitudes, il ne perd pas une occasion d’introduire de la harpe, ici sur les images du grand père malade et de sa petite fille. De même, chaque nouveau personnage, chaque nouvel environnement, lui permet d’amener de nouveaux thèmes : celui de la chenille, qui se développe doucement sur Nina, accompagnée au violon quand elle en joue, également les séquences animées du papillon, avec du piano et de la harpe, et une musique élégante, très 18ème siècle quand ils déambulent sur des nénuphars. Pour la célébration du printemps et les séquences où Nina devient reine, Jean-Marie SENIA développe une musiquedouce, aérienne, à base de harpe tandis qu’il utilise un grand ensemble pour l’orchestre des fourmis. Dans la continuité de ces thèmes, on sent que le compositeur s’est régalé en composant une vraie musique de films ; une partition plus dense tandis que l’orchestre de la forêt joue une grande valse ; une valse qui se transforme en musique de terreur, de peur lorsque Nina est retenue prisonnière. Il n’en faut pas plus pour que Jean-Marie SENIA développe une musique grave, d’aventures, avec beaucoup de cordes. Puis le compositeur introduit un thème épique avec des trompettes pour lancer le sauvetage de la reine, tandis que les cordes sonnent comme un appel à la guerre, au combat. Jean-Marie SENIA continue son développement avec des  percussions, des caisses claires, des trompettes et des cordes pour une musique profonde, plutôt lente mais qui accompagne le combat des insectes. Sur cette musique, le compositeur fait un gros travail sur les orchestrations, en particulier les percussions, notamment sur les scènes de combats, de protection de l’enceinte, et la trompette, les cordes apparaissant plus en arrière. Il en ressort une partition d’une richesse impressionnante, qui privilégie la tension, l’action, le suspense que l’émotion. Au final, on reste les yeux émerveillés par la richesse des personnages qui naviguent entre rêve et réalité, enfance et vieillesse, du jeu de Nina Star et de la mise en scène de Ladislas STAREWITCH. Puis on garde les oreilles grandes ouvertes à l’écoute des musiques riches, mélodiques et toujours inventives de Jean-Marie SENIA qui, libéré de la contrainte d’un metteur en scène s’est lâché comme jamais au niveau de la diversité des thématiques et de la puissances des orchestrations, interprétées par un ensemble très demandé et l’apport de son fidèle complice et ami, Dominique JACQMIN au hautbois et au cor anglais. Il s’agit définitivement d’une édition dvd indispensable, pour les films, plein de fantaisie et d’un charme exquis, et la musique, qui mérite, à n’en pas douter, une édition en cd. Comme toujours pour ce genre d’édition, on regrette l’absence de bonus consacré à la fabrication de la musique ; c’était déjà le cas pour l’édition des premiers films de Max LINDER et c’est bien dommage. En bonus, on trouve néanmoins COMMENT NAIT ET S’ANIME UNE CINE-MARIONNETTE, un petit documentaire sonore tourné en 1932 par Ladislas STAREWITCH, où on le voit en studio avec sa fille et collaboratrice Irène, nous présenter ses marionnettes et sa façon de les animer ; court mais instructif.  

NINA STAR

Un ensemble de quatre films réalisés par Ladislas STAREWITCH et sa fille ainée Irène STAREWITCH, avec Jeanne STAREWITCH dans le rôle de Nina Star. Musique originale de Jean-Marie SENIA. Dvd disponible chez Doriane films.

 

Musique disponible en téléchargement chez Cristal records

Et en écoute sur

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