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Un nouveau regard sur la musique pour l'image...

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Jerry GOLDSMITH
 
 

DAMNATION ALLEY

Pour la première fois en édition complète : la grande partition, composée en 1977 par Jerry GOLDSMITH, pour LES SURVIVANTS DE LA FIN DU MONDE ; un thriller post-nucléaire adapté de l’œuvre de Roger ZELAZNY où quelques personnes tentent de survivre au milieu de scorpions gigantesques, de cafards tueurs et de conditions météorologiques extrêmes ! Composée à la même époque que celle de TWILIGHT LAST GLEAMING (L’ULTIMATUM DES TROIS MERCENAIRES) et dont elle se rapproche souvent, cette partition s’inscrit dans un courant  d'inspiration orchestral débordant dans les effets spéciaux imaginatifs, expérimentaux, créant ainsi une bande originale incroyablement féroce ! Jerry GOLDSMITH commence justement par une sonnerie de trompette qui rappelle le film suscité. Puis il déploie, progressivement, un thème ample, rythmé par des caisses claires et, comme souvent chez lui, des percussions. Avant de se terminer de manière plus légère, dans les cordes (Main Titles). Sur des images de paysages en ruine, il continue par un thème sombre, angoissant, dont on remarque les arrangements, mélangeant orchestre et synthétiseurs, dans l'esprit de L'ÂGE DE CRISTAL, composé aussi à la même période. (A Different World). Il introduit ensuite, comme il en avait le secret, par des thèmes d'aventures et d’action mélangeant les percussions et les cuivres, ici dans un mouvement soutenu, doucement répétitif (Valley Of Death, The Voyage Begins) ; également une musique pianissimo, très lente, basse, là encore appuyée par des percussions, puis des cordes, avant l'intervention des cuivres, assez classique du style du compositeur avec une deuxième partie comme une marche implacable (The Wrong Order). Il introduit aussi des motifs de suspenseet d'horreur, là encore comme il en a le secret, mêlant percussions, vibratos de cordes violentes, bois rythmés et appuyés par des cuivres, sur des mélodies courtes. Et en intégrant de courtes boucles électroniques, également des claviers, caractéristiques de l'époque (Signals, Don't Bug Me) ; des claviers que l’on retrouve parfois entrecoupés d’un développement plus nuancé, quasi romantique (Refueling Stop). On note encore un thème plus fourmillant, avec des cordes qui se détachent, tourbillonnent, créant un malaise qui rappelle, par certains côtés, la musique de THE SWARM (L’INEVITABLE CATASTROPHE) au sujet assez proche et composée peu de temps après (A Storm Brewing). Sur la fin, la partition s’ouvre avec un morceau qui commence par des percussions légères, mystérieuses. Avant que le thème principal ne revienne doucement, comme un éveil, accompagné d’un contrepoint pianissimo, suivi d'un développement chaleureux, émouvant (A New Day). Puis on entend un générique de fin là aussi positif ; une superbe déclinaison du thème principal portée par le saxophone et un contrepoint pianissimo (End Title). En bonus, l’album comporte deux versions alternatives de thèmes : d'abord The Voyage Begins où le compositeur déploie sa musique associant tension et action, avec un contrepoint de trompette ; puis A New Day, présenté dans une version plus large, presque symphonique, initialement destinée à une séquence supprimée du montage final. Partition que l’on croyait perdue, excepté quelques extraits dans le coffret Jerry GOLDSMITH AT FOX, cette musique, magnifiquement dirigée par Lionel NEWMAN et restaurée par le spécialiste Mike MATESSINO, se dévoile aujourd'hui dans sa plénitude, sa force et ses orchestrations mêlant judicieusement orchestre et synthétiseurs typiques des années 1970. Si tout n’y est pas neuf, pour les fans de Jerry GOLDSMITH et autres amateurs de vraies musiques de films, la découverte de cette courte mais incroyable partition d'action sur fond de lendemain apocalyptique, aux rythmes de percussions violents, aux cuivres sonnants et aux tourbillons synthétiques, se révèle un régal ; un vrai cadeau de noël !

DAMNATION ALLEY. Un film de Jack SMITH, avec Jan-Michael VINCENT, George PEPPARD, Paul WINFIELD et Dominique SANDA. Musique originale de Jerry GOLDSMITH disponible chez Intrada records. 

 
 
 
 
 

THE 'BURBS (LES BANLIEUSARDS)

Voici une nouvelle édition vidéo collector de ce petit bijou réalisé par Joe « Gremlins » DANTE en 1988. Une comédie plutôt simple, sans effets spéciaux gigantesques, réalisé après le génialissime L'AVENTURE INTÉRIEURE (INNERSPACE) et juste avant le délirant GREMLINS 2, avec un Tom HANKS très jeune qui incarne Ray PETERSEN, un banlieusard, qui se persuade peu à peu que ses nouveaux voisins constituent de dangereux individus... Avec cette comédie, Joe DANTE continuait une exploration corrosive, mais au fondement assez juste, des banlieues américaines qu'il a bien connues dans sa jeunesse, à la sortie de la seconde guerre mondiale, et que l’on retrouve d'ailleurs dans tous ses films. Surtout, il y apporte une dimension délirante, quasi fantastique, avec des personnages bien sonnés. LES BANLIEUSARDS, c’est aussi un film qui doit aussi beaucoup à la musique de Jerry GOLDSMITH ; fidèle collaborateur, c’est leur sixième film ensemble, et même double musical du réalisateur, jusqu'à sa disparition en 2004. Jerry GOLDSMITH signait là une partition de grande qualité, très appréciée par ses afficionados. On y retrouve un thème principal comme souvent imparable, qui sert ici de portrait musical d’une famille de banlieue, porté par des cordes pizzicato, du piano, un sifflet synthétique et même des aboiements ; un mouvement qui commence de manière religieuse et inquiétante à l’orgue et dont l'ampleur, le rythme,   collent merveilleusement à la fois à l’univers de la comédie et à un esprit fantastique annoncé sur l'affiche. Tous ces éléments donnent au final un divertissement peu connu mais familial et original !  La présente édition se voit accompagnée d’une préface de nombreux suppléments dont une préface de Frank LAFOND. Ce spécialiste du cinéma fantastique replace le film dans son époque et dans la filmographie de Joe DANTE, rappelant, au passage, des anecdotes de tournages. Il revient aussi sur son accueil critique particulièrement froid mais honorable par le public. Il raconte, enfin, pourquoi et comment le film est devenu culte, au point de faire l'objet de cette incroyable édition collector. Ensuite, dans l'entretien qui sert de Making-of, Joe DANTE  raconte bien sûr la genèse du projet, comment il a tourné selon son instinct. Il revient sur le choix des comédiens : Tom HANKS qui hésitait à jouer un père de famille et une Carrie FISHER très drôle et même brillante. Mais aussi, Bruce DERN, un vrai professionnel qui joue ici une caricature de militaire ; d'où, comme le rappelle Joe DANTE, le choix de Jerry GOLDSMITH de l'accompagner d’une variante du thème de PATTON. Le cinéaste rappelle aussi qu’il avait demandé au compositeur de composer, pour une séquence en gros plans, un thème de western spaghetti à la manière d’Ennio MORRICONE. Pourtant habitué aux musiques de westerns, Jerry GOLDSMITH n'ayant jamais réussi à atteindre l'efficacité du compositeur italien, c’est pour cette raison que l’on entend, dans le film, le thème de MON NOM EST PERSONNE. On y retrouve aussi la bande annonce originale. Quand au coffret au tirage très limité, il contient, en plus du dvd et du Blu-ray, un épais livre consacré au film, à Joe DANTE et à Jerry GOLDSMITH. En effet, on y trouve, entre autres, tout un chapitre (SUBURBAN SYMPHONY… THE BURBS, JERRY GOLDSMITH ET SES MUSIQUES POUR DANTE rédigé par Christian LAULIAC, qui a eu l'extrême privilège de s'entretenir, en juillet 2001, avec le compositeur. Dans son texte, passionnant, il revient en détail, sur la rencontre, via Steven Spielberg, entre Jerry GOLDSMITH, compositeur déjà chevronne dans tous les genres, notamment le fantastique (TWILGHTZONE) et Joe DANTE, réalisateur à la grande culture musicale et cinématographique. Ce qui le poussera très tôt à accorder, à la musique,  un rôle grandement narratif. Et permettra à Jerry GOLDSMITH d'épouser à merveille les musiques d’action virtuoses, féroces et les thèmes particulièrement émouvants, expressifs ; en fait une mise en musique, en totale liberté et en compréhension réciproque, de la pensée du réalisateur. Sur THE BURBS plus particulièrement, l'auteur décrypte, en détail, la partition, ses trois thèmes principaux et leurs impacts émotionnels, sur les personnages comme sur le spectateur. Vous l'aurez compris, cette édition plus que complète pour un film modeste, se révèle délicieuse et complètement réservée aux fans et autres nostalgiques du cinéma pop corn américain des années 1980 ! Même si on demande si les bonus ne sont finalement pas plus intéressant que le film, voici une édition vraiment Collector !

THE 'BURBS (LES BANLIEUSARDS). Un film réalisé par Joe DANTE en 1988, avec Tom HANKS, Bruce DERN, Carrie FISCHER. Musique originale de Jerry GOLDSMITH. Disponible en éditions Blu-ray et DVD single, et en coffret ultra collector Blu-ray + DVD + livre le 1er décembre 2016 chez CARLOTTA vidéo.

Plus d'informations sur http://www.carlottavod.com/

 

 

POWDER

Tout juste 20 ans après la sortie du film de Victor SALVA, le label américain présente une édition élargie de l'excellente partition du regretté Jerry GOLDSMITH. Il dirigeait une nouvelle fois, sur des orchestrations d’Alexander COURAGE, le National Philharmonic Orchestra ; une de ses formations préférées. Ce film, qui mêle la science-fiction au drame surnaturel raconte l'histoire d'un jeune homme surnommé «Powder» en raison de sa peau blanche très pure. Né dans des circonstances étranges, orphelin, 15 ans plus tard, il sort au de la cave de ses grands parents. Mais le passage à la lumière va se révéler difficile. Et Jerry GOLDSMITH avait encore frappé juste en composant une musique qui monte de la douleur à la lumière, en passant par des moments de lumière ; des thèmes qui évoluent perpétuellement comme les réactions du personnage principal qui découvre les forêts, la nature. Jusqu’à une libération complètement orchestrale. L’album commence par cinq titres jamais édités et, dès le premier, Jerry GOLDSMITH dresse les contours d'un thème splendide, ici surtout dans des sonorités rythmées  (Emergency Room) et qui revient constamment, jusque dans de courtes variantes (The Window, He Bites, Unhappy Days, Holding On, Going Home, The Shower). Mais aussi en complément de thèmes secondaires et qui n’apparaissent pas dans le film, comme ce motif façon thriller qui rappelle BASIC INSTINCT (The Silver Box). Il continue par des motifs qui égrènent la couleur principale du film ainsi que des tonalités plus dramatiques (I’ve Tried, Not A Friend), mais aussi émouvantes, avec les bois (The Incubator). Il utilise également les claviers, lors de la sortie de Powder vers le monde extérieur, tandis que de légères percussions introduisent une ligne de violoncelle en forme d'éclaircie (Powder); un motif entouré d'un mouvement qui accentue l'émotion mais aussi de  quelques éclairs (The Books/You’re Afraid). Jerry GOLDSMITH joue ensuite avec la dimension horrifique du scénario et amène, comme dans nombre de ses partitions, un thème grinçant, rebondissant dans les cordes et crescendo dans les graves (The Spoons/Enemies). Il intègre aussi des thèmes secondaires qui rappellent ses musiques des années 1980 pour Joe DANTE (New School). Cela se ressent également dans des sonorités qui jouent la peur, à base de percussions scintillantes, de crescendos et d'un orchestre qui gronde, avec des trompettes dans les contrepoints, des mouvements inquiétants de harpe (Jacob’s Ladder/After Shock, No Questions, That’s What He Said). On remarque aussi, parfois, une véritable explosion orchestrale (The Storm) qui sert d’introduction à un nouveau  thème, à la fois mélodique, chantant, rythmé par les cordes et, en même temps, dégageant un mystère, appuyé par des cuivres et des tambours, tempérée par les cordes (Nature Walk/Duncan’s Revelation). Même si on regrette l’absence de la version chantée du thème (No One Like You par Sarah BRIGHMAN), c'est un vrai plaisir que de redécouvrir cette partition qui contient bien plus qu’un grand thème principal !

POWDER. Un film réalisé par Victor SALVA avec Mary STEENBURGEN Sean Patrick FLANERY, Jeff GOLDBLUM, Lance HENRIKSON. Musique originale de Jerry GOLDSMITH disponible en édition élargie et limitée chez Intrada records.

IN HARM’S WAY (PREMIÈRE VICTOIRE) - Nouvelle édition

Toujours présent quant il s'agit de Jerry GOLDSMITH, le label américain propose aujourd'hui une version élargie de cette célèbre partition datant de 1965; d'ailleurs une des préférées du producteur Douglas FAKE. Et on le comprend car, si elle apparaît relativement courte, surtout pour un film de deux heures et demie quasi inconnu, dont l'action se situe au lendemain de l'attaque de Pearl Harbor, avec des stars comme John WAYNE, Kirk DOUGLAS, Patricia NEAL et Henry FONDA. La partition comporte donc trois titres inédits de Jerry GOLDSMITH, sélectionnés à l'origine pour figurer dans l'album d'origine paru chez RCA; un album finalement raccourci qui figure ici en complément de la partition reconstituée, dans une version nouvellement remixée et remasterisée, également, et pour la première fois, à partir des éléments récemment découverts  de la session stéréo multi-pistes de Décembre 1964 ! Revenons aux inédits avec, d'abord, ce thème qui peut paraître anecdotique, en fait de la reprise par Jerry GOLDSMITH d'une célèbre sérénade d'Eric COATES (By The Sleepy Lagoon). Il s'agit d'un thème dansant car il apparaît sur le générique de début, sur des images de Saul BASS, connu pour ses travaux sur les films d'Alfred HITCHCOCK. début du film. Ce thème se révèle important car il en préfigure d'autres morceaux orignaux du même type où Jerry GOLDSMITH, qui dirige à l'écran un orchestre de jazz, va plus loin en amenant une ambiance, notamment par le jeu des percussions, important dans  Welcome To Toulebonne-Native Quarter, proposé ici dans une version longue inédite. Bien sûr, on retrouve dans cette nouvelle édition tous les thèmes du film, comme le grandiose thème de Liz, énergique, grâce à la batterie et aux cuivres dans un esprit orchestre de variétés. Puis le grand thème principal, ample, mélodique et rythmé par des caisses claires; un thème superbe qui annonce de futurs grandes partitions, notamment PATTON et MAC ARTHUR (Main Title-First Victory, Relieved Of Duty-Change Of Command); un thème magnifiquement développé notamment dans des variations (Positive Identification) et un des morceaux les plus importants de Jerry GOLDSMITH jamais est en fait entraînante musique d'entracte rebaptisée "The Rock" pour l'album et initialement prévu pour apparaître en clôture de la première partie du film avant d'être coupée au montage  (Intermission-The Rock). On remarque aussi le thème de suspense, dans une couleur sixties qui annonce des partitions comme Our Man Flint. Night Swim-Night On The Beach). On retrouve aussi quelques thèmes de sources exotiques plutôt anecdotiques comme Hawaiian Mood mais aussi l'inédit qui en constitue une sorte de variante pas vraiment indispensable (Silver Sea); également le superbe thème intimiste, doux et mélodique, Family Talk-The Rock And His Lady (qui se prolonge en superbe motif d'amour sur Long Goodbye)   qui, lui aussi, préfigure d'autres classiques comme ISLANDS IN THE STREAM -The Rock And His Lady); également un grand thème d'amour, ample, généreux et empli d'une fougue qui rappelle qu'on se trouve en période de guerre (Mac’s Arrival-Love Theme From In Harm’s Way). Parmi les inédits, on trouve aussi un thème d'action intéressant, qui intervient  alors que les américains se préparent à entrer en combat contre les japonais; un thème ouvert  par des cor français, suivi d'un motif où les percussions jouent des  accords fortissimo majeurs, tandis que des trombones puissants lancent le combat.  Ce  qui annonce des moments plus tendus, comme One-Way Ticket. Au final, on prend un réel plaisir à entendre cette partition de Jerry GOLDSMITH, comme jamais auparavant, avec ses thèmes emplis de douceur,  ses morceaux de jazz et des thèmes d'action parmi les plus palpitants du compositeur; des thèmes de jeunesse qui reflètent le talent d'un compositeur qui allait rapidement devenir incontournable. Maintenant, cette édition reste avant tout destinée aux collectionneurs car les quelques ajouts, certes précieux, n'apportent pas grand chose de nouveau. Mais cela reste un beau cadeau  !

IN HARM’S WAY (PREMIÈRE VICTOIRE). Un film d'Otto PREMINGER (1965). Musique originale de Jerry GOLDSMITH disponible - Nouvelle édition - chez Intrada records.

 
 
 
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L’ULTIMATUM DES TROIS MERCENAIRES : UN THRILLER RARISSIME AU CASTING EXPLOSIF ET UNE MUSIQUE D’EXCEPTION DE JERRY GOLDSMITH !

Voici de retour en vidéo (et pour la première fois en blu-ray) un des derniers films du réalisateur américain Robert ALDRICH (EN QUATRIEME VITESSE, LES DOUZE SALOPARDS). L’action se situe en 1981 et se déroule le temps d’une journée qui s’annonce tranquille pour David STEVENS (Charles DURNING). Le président des États-Unis ignore alors que des évadés de prison sont en train de s’infiltrer dans une base militaire du Montana, afin de prendre le contrôle de neuf missiles nucléaires. Leur meneur, Lawrence DELL (Burt LANCASTER), un ancien général de l’US Air Force condamné pour meurtre, impose ses conditions : de l’argent, une extradition à bord d’Air Force One et la révélation au public d’un document confidentiel sur l’intervention américaine au Vietnam. Thriller rare et spectaculaire accompagné d’une réputation d’œuvre polémique, ce film dresse un tableau noir des rouages politiques et décrit un monde au bord de l’implosion, à cheval entre la fin de la Guerre froide et l’ère des scandales présidentiels. Inventif et virtuose, le cinéaste use de procédés précurseurs (action en temps réel, découpage du plan en écrans multiples) pour mettre en scène la confrontation de deux récits intriqués : d’une part un film d’espionnage anxiogène et haletant, d’autre part un essai de politique-fiction doublé d’un examen de conscience de l’Amérique. En bonus, on trouve un long documentaire sur Robert ALDRICH et la réalisation de L’ULTIMATUM DES TROIS MERCENAIRES, qui s’articule autour de chapitres et d’entretiens avec des collaborateurs du cinéastes, du biographe Alan SILVER, de sa fille Adell ALDRICH notamment qui nous rappelle que son père avait attrapé le virus du cinéma. Entre autres choses, on y apprend que, pour ce film qui l’avait enthousiasmé, Robert ALDRICH avait refusé de réaliser UN PONT TROP LOIN. Le film revient notamment sur la production américaine par Lorimar télévision. Mais aussi sur la partie allemande dans les Studios de la Bavaria près de Munich. Comme le rappelle les assistants réalisateurs Gerhard PROMM et Wolfgang GLATTES, il y avait sur place des moyens très confortables et aussi des qui représentaient l’avantage de ressembler au Montana, où se déroule l’action. Bien sûr, une large partie est consacré à la distribution et à la direction des acteurs, en particulier Burt LANCASTER, qui avait déjà travaillé plusieurs fois avec Robert ALDRICH (FUREUR APACHE, VERA CRUZ). Si ce documentaire se révèle très complet, il occulte malheureusement la musique de Jerry GOLDSMITH, peut-être peu présente mais particulièrement importante dans les parties d’action et de suspense. Peu connue, cette musique s’articule essentiellement autour d’un thème relativement minimaliste construit autour de quelques notes qui se répètent crescendo. Il s’agit de notes qui reviennent régulièrement comme une piqure de rappel du danger qui menace la présidence américaine. Dans la lignée de partitions comme LA PLANETE DES SINGES, le compositeur n’a pas son pareil pour installer une inquiétude à partir d’un thème simple développé au piano et dans les percussions ; ceci est particulièrement visible dans les scènes où le personnage joué par Burt LANCASTER se méfie. L’autre aspect important de la partition de Jerry GOLDSMITH est sa partie lié à l’assaut du silo occupé par les mercenaires ; on y trouve à la fois une partie martiale qui rappelle la référence PATTON et une musique d’action typique du compositeur, à la fois mélodique, tendue, rythmée et colorée, qu’il ne cessera d’enrichir jusqu’à la trilogie RAMBO dans les années 1980. Au final, on prend un plaisir évident à découvrir ce film et la musique de Jerry GOLDSMITH n’y est pas pour rien ! On notera que le film, à l’occasion de sa ressortie au cinéma, a été restauré l’année dernière en Haute Définition d’où une image impeccable. Il bénéficie d’une distribution de choix, porté par des vétérans comme Burt LANCASTER, Richard WIDMARK, Charles DURNING. Il s’agit donc d’une belle sortie, d’autant qu’en traitant des dangers de l’arme nucléaire et des lendemains de guerre, il reste toujours d’une certaine actualité.

L’ULTIMATUM DES TROIS MERCENAIRES, un film de Robert ALDRICH, avec Burt LANCASTER, Richard WIDMARD, Charles DURNING et Melvyn DOUGLAS. Musique originale de Jerry GOLDSMITH. Dvd et blu-ray disponibles chez Carlotta Films.

 

STAR TREK INSURRECTION

Le label américain continue de sortir des intégrales des partitions pour les films de la saga STAR TREK et, en particulier, celles composées par Jerry GOLDSMITH. Rappelons d’abord que STAR TREK INSURRECTION constituait le troisième des quatre films (le dernier étant STAR TREK : NEMESIS) à présenter les personnages de la série télévisée STAR TREK : THE NEXT GENERATION 1987-1994 ; Il s’agissait aussi du quatrième long métrage mis en musique Jerry GOLSMITH qui, depuis le premier film, réalisé Robert WISE en 1979, avait créé et développé un univers musical parfaitement identifiable tout en élargissant les horizons musicaux de l'univers STAR TREK. Revenons-en à cette édition complète de STAR TREK INSURRECTION qui comprend une demi-heure de musique supplémentaire par rapport au CD original de 1998 ainsi que plusieurs musiques additionnelles pour une durée totale de plus de 79 minutes. Le livret de 16 pages est agrémenté de photos du film ainsi que des notes de Jeff BOND (auteur de la musique de Star Trek: Profiles in Style) et Lukas KENDALL. On notera que l’éditeur propose en ligne une analyse piste par piste de la partition par John TAKIS. Pour ce film, Jerry GOLDSMITH a conservé de nombreux thèmes et les effets de ses précédents scores mais, dans le même temps, il a tenu à donner au film une nouvelle identité sonore, et en particulier beaucoup plus mélodique, romantique, presque lyrique, D’où la présence d’un nouveau thème principal que l’on entend, après la classique fanfare d'Alexander COURAGE dès le premier morceau, Ba'ku Village. Vient ensuite le premier inédit, Out of Orbit / Take Us In, un thème d’action plutôt lent et aux accords tendus, comme Jerry GOLDSMITH en a écrit beaucoup mais dont on apprécie toujours le jeu des percussions et les rythmiques répétitive ; ce qui est également le cas dans la section inédite de The Same Race.  Le morceau Come Out apparait bien plus intéressant : il s’agit d’une musique profonde, lente et minimaliste marquée par un passage pianissimo, et des cordes répétitives. Il s’agit là encore d’un morceau assez lent, mystérieux, avec, par moments, un alliage entre les cuivres et les pulsations électroniques, à la manière de partitions comme RUNAWAY, des éléments que l’on retrouve aussi dans  The Holodeck ; une musique profonde, quasi contemporaine, notamment dans ses bruits de percussions puis mélodique avec les flûtes, plus grave. C’est également une musique qui appuie le côté spatial et atmosphérique avec également des passages d’action (tout comme dans Stay With Me). Ce qui continue dans Lost Ship / Prepare the Ship, un thème grave, au  rythme minimaliste en contrepoint, davantage de cuivres sur la mélodie et toujours ces pulsations électroniques, ce qui est également le cas dans Send Your Ships, Egalement dans As Long as We Can mais avec davantage de cordes, qui apportent un côté mélancolique, une douceur. On trouve encore une musique inédite de suspense dans laquelle on remarque une escalade de timbales et cordes ainsi que sonorités électronique (The Collector), également une courte queue sur le thème de la résistance mais qui n’apparait pas dans le film (Tractor Beam). Enfin, on trouve une version inédite de The Healing Process ; une musique d’action très intéressante qui met en lumière le thème de l'insurrection tout en multipliant, par le jeu des cordes et des cuivres vrombissants, les développements qui font souvent références à d’autres partitions de Jerry GOLDSMITH pour différents STAR TREK. En bonus, on trouve encore quelques versions alternatives, surtout de Ba'ku Village, avec davantage de piano et moins de synthétiseur, The Holodeck (alternate opening), Growing Up (alternate) et enfin Tractor Beam (alternate). Au final, voici un disque qui va combler à la fois les admirateurs de Jerry GOLDSMITH et des STAR TREK. En effet, grâce aux morceaux complémentaires, et même s’ils peuvent parfois paraitre d’un intérêt limité, se dévoile toute la richesse, la profondeur et les secrets d’une partition qui a renouvelé, avec brio, la musique des STAR TREK.

STAR TREK INSURRECTION, un film de, avec, musique originale de Jerry GOLDSMITH disponible chez GNP Crescendo.

 

THE SALAMANDER

Avec l’intégrale totalement inédite de HOUR OF THE GUN, le label Tadlow records, dirigé par James FITZPATRICK et Luc VAN DE VEN a entamé fin 2012 une série de réenregistrements de partitions de Jerry GOLDSMITH ; des enregistrements exécutés par l’Orchestre Philharmonique de Prague dirigée par son Chef habituel Nic RAINE. Ils récidivent en 2013 avec la partition du film THE SALAMANDER dont la musique, écrite en 1981, n’avait jamais été éditée et, pour cause, les bandes n’ont jamais été retrouvées ! L’action de ce film rare (mais néanmoins déjà édité en DVD) se déroule en Italie où, le colonel Dante MATUCCI (Franco NERO) mène l’enquête sur l'assassinat de l’officier PANTALEONE, proche des courants d'extrême-droite, le cadavre est accompagné de la photo d'une Salamandre. Derrière le crime, et avec l’aide de la maitresse de PANTALEONE, une certaine Lily ANDERS, MATUCCI met au jour un complot politique qui va se révéler très dangereux, y compris pour lui-même. Pour cet enregistrement, la partition de Jerry GOLDSMITH a été complètement réorchestrée d'après les informations techniques et précises du compositeur. En guise de générique, Jerry GOLDSMITH introduit une fanfare colorée, crescendo, avec une vague de tambours qui amènent une tension. Ils annoncent un mouvement plus tendu, obsédant, et dangereux, prélude à une angoissante enquête ; un thème relativement classique mais très efficace (The Salamander Main Titles). Le compositeur continue avec un morceau grandiose et surtout lyrique ; un requiem en l’honneur du Général Assassiné. On y reconnait tout le génie du compositeur pour écrire des pièces pour chœur et orchestre (rappelons-nous de QB VII) et, ici, on se situe dans la continuité de LA MALEDICTION FINALE, un chef d’œuvre composé à la même époque (Funeral : Requiem For A General). Le compositeur continue avec une musique d’action, profonde et rythmée. On apprécie ici le jeu des cordes et l’importance des percussions qui rappellent notamment des partitions comme OUTLAND. En même temps, on note un alliage voltigeant entre l’Orient et l’Occident, ce qui a toujours passionné Jerry GOLDSMITH (Woodpecker / Neo-Fascist Training / Lawyers / Dead People). Plus intime, suit un thème au piano, avec en contrepoint des cordes violentes, des percussions, pour un mouvement avec davantage de parties stridentes (Dante Runs Upstairs / The Surgeon).. Comme toujours, et notamment THE CASSANDRA CROSSING, le compositeur réserve une place à la romance, d’où ce thème délicat, servi par de l’accordéon et des cordes flamboyantes ; un thème là encore relativement classique mais plaisant dans lequel on relève néanmoins, dans les percussions, un certain trouble (Dante And Lili). Jerry GOLDSMITH reprend les tambours, des cordes violentes, ainsi que quelques cuivres, pour lancer une musique de poursuite, de terreur. Ici, la force et la vitesse des mouvements d’archets associés au jeu des percussions et des cuivres annonce des partitions comme RAMBO (The Car Chase). Mais prend également la suite de musiques plus cuivrées, comme RANSOM, notamment dans le thème plus sombre des photographes. Par ce motif, Jerry GOLDMISTH joue à fond le suspense, le danger et le dépaysement (Island Adventure). Pour le personnage de Dante, Jerry GOLDSMITH introduit également un thème lent et complexe notamment dans le contrepoint, assez grave. Il s’agit aussi d’un motif martial avec la présence des caisses claires ; un mouvement qui devient plus ténébreux et mélodique dans une deuxième partie. (Dante / Zurich/ Lili), et que l’on retrouve accompagné de harpe sur le motif suivant, plus mélancolique. Jerry GOLDSMITH tape très fort en mélangeant un thème doux avec des notes de tension, de danger (Manzini/ Assassination Attempt). Il continue de déployer sa partition efficace, parfois étonnante et même contemporaine jusqu’à un final flamboyant et particulièrement mélodique (Goodbyes & “End Titles”). En complément de THE SALAMANDER, les éditeurs ont eu l’heureuse idée d’ajouter des suites de concert de  deux partitions proches de la précédente. D’abord, THE CASSANDRA CROSSING où on retrouve d’abord le thème principal, romanesque et orchestral à souhait (Main Titles) puis un motif d’action assez clinquant, rythmé (The Climber). Ensuite RANSOM (UN HOMME VOIT ROUGE) ou, à l’inverse, on trouve d’abord un motif suspendu au suspense (Sky Chaser) puis le thème principal du générique (Main Thème). Au final, avec ce superbe album, la malédiction se lève sur une très bonne partition de Jerry GOLDSMITH ; une musique à la fois représentative des grandes musiques de la fin des années 1970 jusqu’au milieu des années 1980. Il en ressort une galette d’autant plus jouissive que l’on sent dans l’interprétation, précise, généreuse de l’orchestre tchèque et de son chef Nic RAINE plus que du respect, une véritable passion pour l’œuvre du génial maestro. En prime, la présence d’un chœur permet de rendre toute la profondeur de la partie lyrique de la partition. On espère que d’autres enregistrements d’inédits (THE DON IS DEAD par exemple) ou relectures suivront ; on s’en délecte d’avance !

THE SALAMANDER, un film réalisé par Peter ZINNER, en 1981, avec Franco NERO, Anthony QUINN, Martin BALSAM, Christopher LEE. Disponible chez Prometheus records.