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Jean-Michel BERNARD, compositeur né en 1961.
 
A travaillé comme pianiste avec Ray CHARLES.
 
Connu pour ses collaborations avec Michel GONDRY (LA SCIENCE DES REVES)
 
 
 

JEAN-MICHEL BERNARD PLAYS LALO SCHIFRIN

Voici l’album de Jean-Michel BERNARD -qui recevra, le 27 novembre prochain le Prix SACEM 2017 de la musique à l'image- dédié à Lalo SCHIFRIN ! S’ils se sont retrouvés l'année dernière, rappelons qu'ils se connaissent depuis 1990, alors que Jean-Michel BERNARD avait écrit, pour l’Orchestre de Lyon, son premier arrangement ! Enregistré aux Studios Alhambra COLBERT de Rochefort, cet album reprend, globalement, les musiques de Lalo SCHIFRIN telles que Jean-Michel BERNARD les avaient arrangées pour le concert hommage au Festival de La Baule 2016. Il s’ouvre, et aussi se referme (en version piano solo) par un modèle de thème de série télévisée; en l'occurrence MANNIX. Jean-Michel BERNARD, excellent comme toujours au piano, s’appuie sur une base mélodique implacable. Et d’excellents musiciens qui reprennent,  tout aussi célèbres, deux musiques de films avec Steve Mac QUEEN: d'abord BULLITT, un motif classique du polar américain parsemé de cuivres et des percussions, particulièrement du xylophone, de Daniel CIAMPOLINI, des grooves de la basse de Philippe CHAYEB et l'orgue de Jean-Michel BERNARD; puis la musique au début très rapide puis complètement mélodique du KID DE CINCINNATI. Plus léger, et chantant, on passe  au thème de LUKE LA MAIN FROIDE alias Paul NEWMAN, porté d’abord par la flûte, puis repris notamment par la contrebasse de Pierre BOUSSAGUET et un contrepoint de piano et de batterie (Cool Hand Luke). Plus fort, le groupe  revisite le mythique INSPECTEUR HARRY, dans une suite à la mélodie longue et simple, qui trouve toute sa force dans des arrangements pour claviers, la basse de Kyle EASTWOOD, la batterie de François LAIZEAU, les percussions et le saxophone qui accentuent l'atmosphère du film avec Clint EASTWOOD (Dirty Harry Suite). Revenant aux origines sud-américaines du compositeur argentin, Jean-Michel BERNARD et ses acolytes, en particulier la trompette et la contrebasse, reprennent d’abord une Lalo's Bossa Nova que le pianiste emplie de son phrasé impeccable la rythmique omniprésente. Plus loin, vient le Tango Del Atardecer extrait du TANGO du réalisateur espagnol Carlos SAURA; une pièce superbe qui, après une entrée à la fois pianissimo et percussive, se développe à la manière d’un duo entre le violon de Laurent KORCIA et le violoncelle de Jean-Philippe AUDIN. Retour aux incontournables avec MISSION: IMPOSSIBLE : d’abord son thème principal, repris dans une orchestration à la fois fidèle, dans ses lignes de piano et de flûtes, et revisitée, notamment avec beaucoup de percussions. Et, comme une parenthèse, Jean-Michel BERNARD s’offre un moment de liberté en mode Lalo SCHIFRIN avec une Introduction au thème du complot (The Plot); une sorte d’improvisation au piano mêlant des thèmes de Lalo SCHIFRIN à des musiques populaires voir classiques. Avant la reprise du thème original ! Autre parenthèse quand Jean-Michel BERNARD enchaine, d’abord seul au piano, puis en trio avec la batterie et le saxophone, avec la chanson That Night du film THE FOX (LE RENARD) dont la mélodie reste associée à la marque DIM et qui est ici joliment interprété par Kimiko ONO. Le groupe revient au swing emporté par l’orgue de Jean-Michel BERNARD et des développements répétitifs et entêtants, notamment de guitare (The Cat). Puis, Jean-Michel BERNARD reprend, tiré d’une des rares incursions de Lalo SCHIFRIN dans le cinéma français: LES FELINS, le classique de René CLÉMENT et son mouvement à la fois atmosphérique, jazzy et rythmique. Plus surprenant : cette suite romantique, notamment dans ses parties mélodiques de flûtes -jouées par l’excellente Sara ANDON- tirées du thème d'amour des TROIS MOUSQUETAIRES; le tout mêlé à des relents de tango (Cheketeers Suite). Émotion encore avec la reprise de Manteca, le standard de Dizzy GILLESPIE ; une sorte de samba aux contours jazzy. Cerise sur cd : Jean-Michel BERNARD continue avec un thème pour deux pianos : le sien et celui de Lalo SCHIFRIN, dont les parties ont été enregistrées à Los Angeles (Chano). Même s’il s'agit de musiques de Lalo SCHIFRIN, cet album splendide, complété par un, texte introductif de Stéphane LEROUGE, apparaît bien comme celui de Jean-Michel BERNARD ! Il matérialise l’amitié de deux artistes qui se rejoignent dans le jazz et plus encore. Le tout sur des arrangements à la fois respectueux et suffisamment malléables pour ouvrir des espaces de liberté. Sans aucun doute, poussant les barrières d’un simple hommage à l'intérêt limité, Jean-Michel BERNARD se balade dans les méandres des standards du compositeur culte, avec classe et parfois avec de l’humour. Résultat: ce disque redonne une nouvelle jeunesse au répertoire de Lalo SCHIFRIN !

JEAN-MICHEL BERNARD PLAYS LALO SCHIFRIN. Déjà disponible chez Varese sarabande records et Rambling Records, et prochainement chez Cristal records.

 

ANGE ET GABRIELLE/LA VIE A L’ENVERS

Cet album regroupe deux bandes originales composées par Jean-Michel BERNARD pour des films d’Anne GIAFFERI, tout comme QUI A ENVIE D’ETRE AIME en 2011. Jean-Michel BERNARD. On découvre d’abord la partition d’ANGE ET GABRIELLE, qui met en exergue le romantisme de cette comédie qui met face à face Isabelle CARRE et Patrick BRUEL. Jean-Michel BERNARD commence par un thème enlevé, mélodique à base de piano (comme toujours joué par le compositeur) accompagné d'un contrepoint de cordes anglaises, enregistrées à Londres aux Studios Abbey Road. Il s’agit d’un vrai thème de comédie, certes classique, mais qui apparaît dynamique, et se décline dans une tradition très française (Ange et Gabrielle Se Marient). Il en reprend plusieurs fois la mélodie, d’abord avec une entame en solo au piano, puis de manière rythmée accompagnée de cordes qui apportent de la tendresse (Sur Le Chantier). On l’entend aussi dès le début du film sur une base d'orgue et de percussions, accompagnée de cordes dont un premier violon se dégage (joué par Perry MONTAGUE-MASON), dans un esprit vif, très cinéma français des années 1970 (Générique De Début). Sur le duo titre, le compositeur introduit un thème qui se caractérise par sa douceur (Thème Ange & Gabrielle) et jazzy, toujours à base de piano (Pourquoi Pas) ; un thème qu’il décline dans un esprit hollywoodien des années 1950/1960 (Baiser Du Soir) mais aussi du développement de ce thème étonnamment doux, à base de harpe, jouée par Hugh WEBB (Après La Bagarre). Il leur réserve aussi un thème décontracté, d’allure très comédie romantique et intimiste grâce au toucher du piano (Leur Thème). On note aussi certains thèmes mélancoliques avec notamment de la clarinette jouée par Nick RODWELL et des cordes en contrepoint qui apportent de la nostalgie (Dans Le Train) ; également une jolie valse chantante et quelque peu aérienne (La Valse Du Toit). Au passage, Jean-Michel BERNARD Jean-Michel BERNARD surprend d’abord par un thème coloré, généreux en cordes et, en même temps, moderne, rythmé et un peu rock avec de la guitare électrique (Retrouvailles Sur Le Toit). Puis en nous montrant une nouvelle fois son talent de pianiste en reprenant cette valse de Frédéric CHOPIN, qui s'intègre parfaitement dans sa partition (Valse Chopin en FA Mineur). On peut ensuite entendre la partition de  la musique de LA VIE A L’ ENVERS, film primé au festival de la fiction TV de la Rochelle en 2014; une musique sensible pour illustrer ce téléfilm qui raconte, sous l’angle de la comédie et de l’émotion, le point de vue de trois sœurs (jouées par Isabelle CARRE, Barbara SCHULZ et Pascale ARBILLOT) face à la maladie de leur mère (Marthe KELLER). Jean-Michel BERNARD attaque un thème au piano à la mélodie légère, délicatement mélodique et au contrepoint grave (Ouverture) ; une mélodie qu’il reprend sur un morceau plus mélancolique, délicat, au piano accompagné de l’orchestre à cordes de l’Alhambra avec, en premier violon, Arnaud CHATAIGNER ; une musique qui rappelle, là encore, le cinéma des années 1970 (Le Temps Passe). Puis, et comme souvent, Jean-Michel BERNARD intègre quelques chansons qu’il offre à son épouse ; Kimiko ONO entame d’abord une belle balade, légère, ensoleillée, qu’il accompagne au piano et par un filet de batterie, également quelques notes de clarinette (Colored Sky). Puis, plus loin, elle interprète un titre plus jazzy et au tempo soutenu, notamment par l’orgue wurlitzer tandis que la dernière partie vire quelque peu vers la musique country (Lazy Dog's Life). En fidèle ex accompagnateur de Ray CHARLES  mais aussi créateur du Jazz For Dogs, Jean-Michel BERNARD continue avec une sorte de rock aboyant interprété par Nevil BERNARD. Pour la musique, très colorée, rythmée, on entend notamment de la trompette, de la batterie et de la guitare (You Look How I Feel). De nouveau, Jean-Michel BERNARD nous étonne en reprenant d’abord un thème classique au piano, en l’occurrence la Consolation n°3 de Franz LISTZ. Puis, pour le Générique De Fin, il reprend au piano le La-Le-Lu Nur Der Mann Im Mond Schaut Zu de R. Rühmann, chanté ici par Marthe KELLER. Voilà au final deux belles partitions, deux facettes de Jean-Michel BERNARD, l’une très classique, élégante, l’autre plus vocale et swing !

ANGE ET GABRIELLE/LA VIE A L’ENVERS. Musiques de Jean-Michel BERNARD pour les films d’Anne GIAFFERI disponibles chez Boriginal/Cristal records.

JAZZ FOR DOGS

Voici, de prime abord, un curieux album de chansons originales « concernant les chiens » : leur quotidien, et leur besoin d’écouter enfin une musique avec des textes adaptés à leurs demandes lorsque leurs maîtres s’absentent, la radio étant trop généraliste. Bien entendu, ce qui est valable pour les chiens l’est aussi pour les humains qui se procureront l’album JAZZ FOR DOGS pour leur chien et surtout pour eux-mêmes ! Plus sérieusement, on l’aura compris, le concept de cet album consiste à unir la musique, notamment le jazz et la chanson, avec le cinéma, que connaissent bien Jean-Michel BERNARD (CASH d’Eric BERNARD, LOVE PUNCH de Joël HOPKINS) dont certains titres ont été justement interprétés par Kimiko ONO (Golden The Pony Boy dans LA SCIENCE DES REVES de Michel GONDRY). Mais aussi Charles PAPASOFF, reconnu au Canada, autant pour ses prestations avec son quartet de Jazz, dans lequel il joue du saxophone baryton, que pour son travail de compositeur pour le cinéma et la télévision. La formation musicale s’appuie sur de solides musiciens de jazz et de blues : Philippe CHAYEB à la basse (Larry CARLTON/Chris REA/Billy COBHAM), Claude SALMIERI à la Batterie (Marvin GAYE/Robben FORD/Ray CHARLES), Basile LEROUX à la guitare (Marvin GAYE/Véronique SANSON/Eddie MITCHELL...), Marc CHANTEREAU aux percussions (VOYAGE/Tina TURNER/DURAN DURAN et de nombreuses musiques de films, dont celles de Bruno COULAIS) et Charles PAPASOFF, soliste au sax baryton, ainsi que quelques solistes additionnels et… quelques chiens. À la barre, nous retrouvons Jean-Michel BERNARD au piano et à l’orgue, accompagnateur et chef d’Orchestre de Ray CHARLES (European Tour 2000/2003, Melbourne concert 2003). Pour les voix des chansons, Jean-Michel BERNARD a essentiellement fait confiance à sa femme Kimiko ONO, qui signe également les paroles de plusieurs chansons. Mais ce n’est pas tout ! Pour ouvrir l’album, comme un cadeau après leur collaboration sur le film CADENCES OBSTINEES, Fanny ARDANT offre à Jean-Michel BERNARD, une superbe lecture de Lettre A Ma Maitresse, simplement accompagnée par Hervé GOURDIKIAN au doudouk et le compositeur au piano. Puis, Kimiko ONO prend le relais, d’abord sur Birdie Num Num, une chanson portée par le piano de Jean Michel BERNARD, dont on apprécie à la fois le rythme tournant, les orchestrations qui privilégient également le saxophone, les percussions de Marc CHANTEREAU et la batterie de Claude SALMIERI. Kimiko ONO enchaine avec Black Dog Syndrome, un titre léger et assez jazzy voir noir grâce au saxophone baryton de Charles PAPASOFF mais aussi les parties de piano endiablées. Puis avec Garlic Dog, dont l’esprit poétique, vagabond et planant n’est pas sans rappeler Golden The Pony Boy. A noter que l’orchestration de ce titre est très intéressante, de par sa diversité et la participation d’invités de prestige, comme l’excellent Laurent KORCIA sur les parties de violon et le très rare Francis LAI (oui, vous ne rêvez pas !) à l’accordéon. Dans le même genre de ballade planante, on retiendra Lost où la chanteuse est accompagnée par les sifflements de Marc CHANTEREAU mais aussi le cor anglais de Jean-Michel TAVERNIER et la flûte d’Eric GIAUSSERAND. Elle continue sur sa lancée avec le titre plus rythmé dans un esprit jazzy d’avant guerre, You're Not Alone avec toujours Jean Michel BERNARD aux claviers et au piano, Fifi CHAYEB et Basile LEROUX aux guitares et, en invité, Eric GIAUSSERAND qui, par le souffle de sa trompette, amène cette couleur si particulière. Vient ensuite un titre toujours rythmé, voir dansant, Uncontrollable Urges. Kimiko ONO continue de nous éblouir avec le slow Sunspot  dont les paroles ont été écrites par DJ MC Paul BARNARD, tout comme celle du titre assez lent Losing A Puppy où Kimiko ONO est accompagnée, au violoncelle, par l’excellent Jean-Philippe AUDIN. On passe ensuite à un court titre traditionnel interprété par la voix rauque de Charles PAPAROFF, Who's Walking Who ? Avant que ne réapparaisse Kimiko ONO sur la ballade aux allures, guitares obligent, country, Old Blue. Vient ensuite un titre plus électrique, qui se situe entre le blues, le jazz et la variété américaine, The Leash, dont on apprécie à la fois le rythme et l’harmonie entre les musiciens et, bien sûr, la voix de Kimiko ONO. Celle-ci nous revient, telle une poupée japonaise, sur le titre plus amusant, mais toujours swing, Patreek puis une autre ballade, Lazy Dog's Life, dont les parties mélodiques sont largement soutenues par le piano, les guitares à l’américaine et la batterie de Claude SALMIERI. Clin d’œil amusant, la joyeuse équipe du disque se lance ensuite dans une sympathique reprise du Hound Dog écrit par Jerry LEIBER et Mike STOLLER pour Elvis PRESLEY et arrangé, pour l’occasion, par  Jean Michel BERNARD. On retrouve encore Kimiko ONO sur un The Hills Beyond The Fence énergique et rythmé. On trouve également un instrumental, un titre plus amusant, plus grincant (Ostinacaribouteur). On reconnait enfin la couleur du compositeur de la musique du film CASH sur le flamboyant titre You Look How I Feel, composé et interprété, à la façon d’un crooner, par Nevil BERNARD, sur des paroles de MC Paul Barman. Au final, Jean-Michel BERNARD, sa joyeuse équipe de musiciens et Kimiko ONO, nous offre un superbe album  qui se place parfaitement entre le jazz et la chanson et, comme dans BE KIND REWIND, on se prend à retourner les cassettes pour l’écouter en boucle !

JAZZ FOR DOGS. Un album de Jean-Michel BERNARD. Disponible chez 10H10/Cristal Records.

CADENCES OBSTINEES

Fanny ARDANT fait son retour à la réalisation avec ce drame tourné à Lisbonne qui met en lumière une violoncelliste qui, délaissée par l'homme pour qui elle a tout quitté, tenter de revenir à sa passion pour la musique. Cette femme, elle est interprétée par Asia ARGENTO, accompagnée par Gérard DEPARDIEU, Nuno LOPES et Tudor AARON ISTODOR. Pour illustrer ce film, Fanny ARDANT a voulu retrouver, après le court métrage CHIMERES ABSENTES,  Jean-Michel BERNARD afin qu’il apporte à la bande originale sa virtuosité, son inventivité, sa liberté d’esprit. Ainsi, pour CADENCES OBSTINEES, elle lui a demandé à la base de travailler sur des sonorités de chantier. Finalement, le compositeur lui a proposé un thème de base omniprésent, d’apparence assez classique, sous la forme d’un Aria non chanté, déstructuré, dont la couleur orchestrale évolue en fonction de la dramaturgie en mélangeant le piano préparé, le cymbalum, le clavecin, le Ship piano et le piano électrique Rhodes ; des claviers très variés, à l’image de Jean-Michel BERNARD qui, en plus de composer, aime varier les plaisirs en passant d’un instrument à un autre, ce qu’il avait déjà fait, notamment sur les films de Michel GONDRY. La musique de CADENCES OBSTINEES s’articule donc essentiellement autour d’un thème principal, sobrement intitulé Aria For Asia. L’album s’ouvre d’ailleurs sur une longue déclinaison de ce thème (Ario For Asia 8) ; un motif qui démarre de manière rythmée par la guitare de Philippe HERVOUET, un soliste habitué des musiques de Jean-Michel BERNARD. Petit à petit, le thème se développe de manière à la fois chantant, délicat et avec une certaine inquiétude, apportée à la fois par les guitares et mandolines, mais aussi par le duduk joué par  Hervé GOURDIKIAN, qui intervient aussi sur des parties de saxophone soprano. Jean-Michel BERNARD continue avec un Thème Tension, à la fois nocturne et mystérieux, porté par un duo de guitare et de saxophone soprano ; un instrument qui accentue la tension, le mystère. Le duduk reste présent dans ce thème mais plus en retrait, davantage en contrepoint, tout comme le piano, qui intervient délicatement, apportant une certaine émotion. Le compositeur continue dans le mystère avec un thème d’Ouverture mêlant sonorités atmosphériques, mystérieuses et rythmique. Là encore, le duduk intervient mais plus en contrepoint, comme une référence à Asia. Il en est de même pour le piano, qui intervient par couches successives. La partition continue avec un thème enlevé, cout mais chevaleresque (Bataille Pipeaux). Puis le compositeur revient à son Aria For Asia dans différentes versions, une version 2 plus courte mais fidèle à l’orchestration portée par le duduk, que l’on retrouve au centre de la version 4, marquée aussi par l’importance de la mandoline et un certain souffle. Parmi les autres thèmes, on note un thème 1 léger.et un thème 3 plus sombre, plus jazzy et obsessionnel avec des parties pianissimo répétitives et des Bijoux pianissimo et émouvants, avec un peu de violoncelle en contrepoint. La musique de CHIMERES ABSENTES commence par un  Anna Cello, un thème coécrit par Jean-Michel BERNARD et le violoncelliste Jean-Philippe AUDIN ; un thème sans surprise porté par le violoncelle mais aussi, plus surprenant, par un solo vocal de la chanteuse roumaine Anna qui, de toute sa force, tente d’apporter une âme à cette musique. Jean-Michel BERNARD continue  avec un thème toujours porté par le violoncelle mais aussi la guitare ; un motif doucement mélodique, contenant aussi un côté enfantin (Chimères Brilla Duet). On trouve aussi un thème dédié à la guimbarde (Guimbarde), ainsi qu’une belle Valse Rapide. Plus original, on note que Fanny ARDANT (et un chœur d’enfant) pousse la chansonnette (End Song). Sur CADENCES OBSTINEES, Jean-Michel BERNARD a certes basé sa partition sur un unique thème, mais il le balade à travers le parcours de cette femme trompée qui retrouve le chemin de la musique. Il lui apporte ainsi une souffrance autant que du caractère, à travers le duduk et le cymbalum mais aussi de l’émotion, de la couleur, de la vibration, grâce aux guitares et aux différents claviers. En bonus, on prend un réel plaisir à entrouvrir les portes de la rencontre musicale de Jean-Michel BERNARD sur des Chimères qui se développent sur de superbes lignes de violoncelles et d’étonnantes parties vocales. Avec ces deux partitions exigeantes, on découvre finalement deux facettes pas si éloignées d’un compositeur que l’on aime voir évoluer.

CADENCES OBSTINEES/CHIMERES ABSENTES. Musique des films de Fanny ARDANT composées par Jean-Michel BERNARD. Disponible chez BOriginal Cristal records.