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JEAN-MARIE SENIA, LE MUSICIEN DE MAX LINDER !

Max LINDER, c’était l’humour, le charme et l’élégance de toute époque où le cinéma muet était roi. Près d’un siècle après ses premiers tours de manivelle, l’incorrigible séducteur et… gaffeur souvent intentionnel revient à travers une sortie vidéo exceptionnelle, qui permet de mettre en exergue quelques uns de ses mille talents : de grand séducteur, d’un homme capable d’accomplir des cascades époustouflantes, d’exceller dans tous les sports et de prendre tous les risques tout en explosant les codes de la bienséance, au rythme de ses gags. Après une carrière fulgurante, un succès planétaire et une fin tragique, Max LINDER tomba dans l’oubli jusqu’à ce que sa fille Maud décide de lui redonner la place qu’il mérite. Les films de ces 3 DVD ont été restaurés et enfin réunis dans ce coffret pour célébrer le génie comique de Max LINDER.  Comme pour L’HOMME AU CHAPEAU DE SOIE, LES DEBUTS DE MAX LINDER ont été mis en musique, avec grâce, poésie et une grande virtuosité, par le toujours très élégant pianiste et compositeur Jean-Marie SENIA. Le compositeur, habitué du travail sur le cinéma muet (on se rappelle des fameux CONTES DE L’HORLOGE MAGIQUE) nous raconte cette nouvelle rencontre avec Max LINDER et aussi le lien qui s’est tissé, au fil des années, avec ces films qu’il accompagne souvent en ciné concert au piano.

 
 
 
 

Jean-Marie SENIA, ce n’est pas la première fois que vous mettez en musique le cinéma de Max LINDER ?

JMS : c’est vrai et, en quelque sorte, après avoir composé hier L’HOMME AU CHAPEAU DE SOIE, et aujourd’hui LES DEBUTS DE MAX LINDER, je suis le musicien attitré de ce grand cinéaste. J’ai donc derrière moi toute une pratique, une culture de cet homme de cinéma.

De quelle manière s’est déroulé ce nouveau rendez-vous musical avec Max LINDER ?

JMS : d’une manière différente que les fois précédentes. J’ai réalisé ce projet d’une façon très personnelle, à tel point que je considère cette musique désormais comme ma référence, ma « bible » en ce qui concerne mes travaux par rapport au cinéma muet en général et Max LINDER en particulier. Pour LES DEBUTS DE MAX LINDER, je me suis retrouvé seul face à ces films que je trouve superbement restaurés. Cela m’a donné l’occasion de prendre une véritable distance par rapport au cinéma de Max LINDER. Après des années de réflexion, j’ai pu donner ma vraie vision et composer exactement la musique que je souhaitais sur les films de Max LINDER. Pour y parvenir, j’ai pris ces films non plus comme des courts métrages muets mais comme des films tout court. Cela signifie que je me suis interrogé sur la manière dont un musicien actuel pourrait regarder cette époque et surtout le génie de Max LINDER. J’ai fait ce travail tout seul et je dois dire que cela a été très important pour moi ; j’avais véritablement besoin, un jour ou l’autre, de donner ma vraie vision de ce j’avais envie de faire sur le cinéma de Max LINDER.

Pourquoi avez-vous choisi le piano solo que l’on associe très souvent au cinéma muet ?

JMS : j’ai choisi le piano parce que, pour moi, c’est l’instrument le plus élégant qui existe et que, en plus, il correspond bien à Max LINDER qui, plus qu’un homme, était un prince. Au-delà de cet aspect, le piano m’a permis, si je puis dire, de me coltiner Max LINDER d’une manière intime.

Avez-vous tenu à écrire des thèmes que l’on puisse retenir pour ces films ?

JMS : évidemment ! J’espère qu’on en retient certains car j’ai axé tout mon travail sur les thèmes. Vous savez, et je pense que je vous l’ai déjà dit, moi, je ne crois qu’au travail sur les thèmes. Je veux dire par là que, pour moi, un musicien de films qui ne possède pas de thèmes, c’est un musicien qui n’a pas d’idées.

Vous vous êtes aussi resservi de certains de vos thèmes écrits précédemment pour L’HOMME AU CHAPEAU DE SOIE, également présent dans ce coffret ?

JMS : J’ai effectivement repris, en filigrane, certains thèmes de L’HOMME AU CHAPEAU DE SOIE mais ce ne sont que des citations car, autour, j’ai réécrit toute la musique. Je ne me sers donc pas des thèmes de L’HOMME AU CHAPEAU comme d’une musique principale mais uniquement en tant que citations, en particulier dans MAX EN CONVALESCENCE. Ce qui me permet à la fois de créer des liens personnels avec Max LINDER mais aussi avec sa fille Maud. Je dois d’ailleurs dire que, à travers cette musique, je rends hommage à Maud LINDER qui a mené, de manière grandiose, la restauration de ces films. On peut donc dire que, dans ces films, je me suis cité moi-même sauf, qu’à l’époque, pour L’HOMME AU CHAPEAU DE SOIE, c’était Carlo SAVINA qui dirigeait l’orchestre de Nino ROTA à Rome, alors qu’ici, je me dirige moi-même au piano. D’ailleurs, pour en revenir à L’HOMME AU CHAPEAU DE SOIE, je dois dire que c’est un film que j’ai adoré mettre en musique. En plus, c’est un film très important pour moi car il symbolise ma rencontre et le début de mon amitié avec Maud LINDER.

Que voulez-vous dire par cette comparaison entre l’orchestre et le piano ?

JMS : je veux dire que, sur LES DEBUTS DE MAX LINDER, j’ai fait ce que j’appelle un travail d’orchestration au piano. C’est comme si le piano pouvait apparaitre orchestral. C’est très important parce que, tout d’un coup, on peut entendre les instruments uniquement à travers mon travail d’orchestration sur le piano. Je veux dire par là que, sur cette musique, il ne faut pas prendre le piano comme l’instrument mais plutôt comme le lieu de l’orchestre. C'est-à-dire le lieu où tout peut être évoqué grâce au piano. Ce qui demande à la fois une grande technique pianistique, une certaine façon une virtuosité, pour traduire les instruments de l’orchestre. 

 

LE CINEMA DE MAX LINDER – coffret 3 dvd ou 2 blu-ray accompagnés d’un livre de Maud LINDER disponible aux éditions Montparnasse

Sur le premier DVD, LES DEBUTS DE MAX LINDER, on découvre 10 courts métrages réalisés par Max LINDER entre 1910 et 1915 et mis en musique en 2012 par Jean-Marie SENIA.

Sur le DVD 2, on retrouve EN COMPAGNIE DE MAX LINDER, un film réalisé par Maud LINDER, d’après trois films de Max LINDER. Musique de Gérard Calvi – 1963. Après une introduction de René Clair, Maud Linder présente un subtil montage des trois chefs-d’œuvre américains de Max, Soyez ma femme, Sept ans de malheur et L’Étroit mousquetaire (1921-1922).

Le DVD 3 contient L’HOMME AU CHAPEAU DE SOIE, réalisé par Maud LINDER. Musique de Jean-Marie SENIA dirigé par Carlo Savina – 1983. Au fil de l’œuvre de son père et en s’appuyant sur de nombreuses séquences retrouvées, Maud Linder retrace la vie de l’Homme au chapeau de soie.

Livre : Max Linder par Maud Linder (60 pages)

À travers un album de famille illustré, Maud Linder nous raconte la vie mouvementée de son père. Préface de Costa-Gavras, réalisateur et Président de la Cinémathèque française. Introduction de Pierre Etaix, réalisateur.