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THE ESSENTIAL HOWARD SHORE

A la veille d’un  concert puis d’un hommage à la Cinémathèque Française, voici la première anthologie musicale dédiée à Howard SHORE ! Une sortie pour tenter de délimiter les contours d'une œuvre en équilibre entre grands ouvrages symphoniques, compositions pop, jazz, électroniques et expérimentales. Ce double CD raconte donc, en 40 titres et 2h30 de musique, l'étonnant parcours d'un compositeur avide de musique au pluriel. Le premier disque s’ouvre avec le générique d’ED WOOD de Tim BURTON (1994) ; une musique où Howard SHORE s’applique à faire sonner, justement, les sonorités d’un thérémine et les mélodies comme un hommage aux films d'épouvante. Ensuite, l’anthologie suit la fraternité qui l’a associé à David CRONENBERG sur 15 longs-métrages : CRASH (1996), et sa musique mélangeant les lignes d’un sextet de guitares électriques à des contrepoints de violons; le thème profondément orchestral, accompagnant le générique de FAUX SEMBLANTS (DEAD RINGERS-1988), film sur la gémellité interprété par Jeremy IRONS ; EASTERN PROMISES (LES PROMESSES DE L'OMBRE-2007) et ses thèmes portés par le violon de Nicola BENEDETTI ; HISTORY OF VIOLENCE et son lento tragique (The Staircase) ; le générique grinçant de CHROMOSOME 3 (THE BROOD). Plus dans les cuivres, mais tout aussi inquiétant, apparaît celui de SCANNERS. Sans oublier celui, dramatique et puissant, de LA MOUCHE (The Fly). Plus contemporain, porté par le saxophone pyrotechnique d'Odette COLEMAN, apparaît le thème du LE FESTIN NU (THE NAKED LUNCH-1991) tandis que celui de VIDEODROME semble très froid (A slow burn). Martin SCORSESE constitue un des autres réalisateurs piliers de la carrière d’Howard SHORE dont on retrouve aussi plusieurs musiques : un motif à la structure chronométrée et qui s'élève doucement sur AFTER HOURS ; un thème de couleur latino (Cops or Criminals) sur LES INFILTRES; du truculent HUGO, films aux accents français jusque dans la musique, avec du piano, de la guitare et de l'accordéon, on retrouve notamment la chanson Cœur Volant par Zaz ; De THE AVIATOR, on entend le thème concertant d’Icarus. Suivent d’autres musiques de films emblématiques : LE SILENCE DES AGNEAUX de Jonathan DEMNE, accompagné d’une musique de générique répétitive et crescendo ; THE SCORE de Frank OZ (2001) et son thème d'action percussif et au fond légèrement jazzy (Bye Bye) ; ESTER KAHN, du français Arnaud DESPLECHIN, et ses thèmes élégants, avec des pauses, et une partie mélodique à la clarinette reprise au piano (Five In The Gods / Lessons,  You are like a diamond) ; TWILIGHT épisode ECLIPSE et son motif nostalgique, pianissimo (Mountain Peak / Jacob's Thème) ; BIG (1988), avec Tom HANKS et son joli thème mélodique, où, des cordes parcimonieuses insufflent de la douceur (Opening). Suit  le thème  juste ce qu'il faut de mélodique, de MADAME DOUBTFIRE réalisé par Chris COLUMBUS en 1993, avec l’inoubliable Robin WILLIAMS ; puis de PHILADELPHIA, des thèmes résolument émouvants, avec des trompettes (Senior Associate Andrew Becket, Philadelphia – Minor Catastrophe) ; de THE LAST MINZY, l'excellente chanson rock Hello (I Love You) coécrite et interprétée par l’ex PINK FLOYD Roger WATERS. David FINCHER représente encore un cinéaste important pour Howard SHORE dont on entend :THE GAME et un Happy Birthday Nicolas doucement mélodique ; puis, de S7VEN, un thème grave, construit sur une cellule qui se répète (Apartment #604) ; et de PANIC ROOM, le Main Title et sa sorte de cellule mécanique. Moins connu : SPOTLIGHT de Tom Mc CARTHY (2015) et son thème de thriller assez synthétique (Investigative Journalism / The Story Breaks) ; puis LOOKING FOR RICHARD et sa grande musique religieuse, impériale (Richard Duke of York) ; NOBODY’S FOOL et son Main title, joliment mélodique et coloré, notamment, de flûte irlandaise ; BEFORE AND AFTER et sa musique brillante et romanesque (Jacob’s Gone). La dernière partie de l’album se concentre sur les musiques des deux trilogies de Peter JACKSON autour des oeuvres de J.R.R. TOLKIEN : LE SEIGNEUR DES ANNEAUX (THE LORD OF THE RINGS) et son thème puissamment lyrique (The Prophecy), puis un morceau, superbement orchestré, tournant autour du thème principal (Concerning Hobbits) ; LES DEUX TOURS (THE TWO TOWERS) et la superbe,  magique, Gollum’s Song et LE RETOUR DU ROI, la ballade Into The West. Enfin, de la trilogie THE HOBBIT, on retrouve de l’épisode THE DESOLATION OF SMAUG, le thème Beyond The Forest, puis le thème à base de cornemuse tiré de LA BATAILLE DES CINQ ARMÉES. Au final, ce double cd, justement intitulé The Essential, comprend effectivement des extraits de quasiment toutes les oeuvres d’un compositeur qui, hormis les musiques des films de Peter JACKSON, reste peu connu du grand public ; d’où une anthologie foisonnante qui devrait donc logiquement aidé à sa reconnaissance par un plus large public, qui découvrira des musiques extrêmement pointues, parfois atonales, qui dépassent souvent, et largement, le simple cadre mélodique.

THE MUSIC OF HOWARD SHORE. Double cd disponible disponible chez Decca/Universal music.

Concert le 7 octobre 2017 à 20h à la Salle Pleyel.

Plus d’informations sur http://www.gdp.fr/fr/meeting/79849/the-music-of-howard-shore/paris/salle-pleyel/07-10-2017/20h30

A la Cinémathèque française : Hommage à Howard SHORE en sa présence (9 – 15 octobre 2017) : FILM (A HISTORY OF VIOLENCE de David CRONENBERG) + DEDICACE + DIALOGUE Animé par Stéphane LEROUGE et Bernard BENOLIEL. En présence d’Arnaud DESPLECHIN. Lundi 9 octobre 2017, à partir de 17h30.

 
 

LE HOBBIT : LA BATAILLES DES 5 ARMEES

Comme pour les volets précédents, pour aboutir à ce qu’il appelle ″le cœur du film″, Peter JACKSON est resté fidèle à Howard SHORE. Celui-ci, indissociable de la musique de la Terre du Milieu, il a composé depuis son domicile de Tuxedo dans l’État de New York, tandis que Peter JACKSON assistait à des séances de lecture de sa composition en compagnie de Conrad POPE, célèbre chef de l’orchestre symphonique de Nouvelle-Zélande. Dans cet ultime opus, Bilbon SACQUET (excellent Martin FREEMAN), accompagné du magicien Gandalf le Gris et de la compagnie des nains ont aidé Thorin à reconquérir royaume et trésor. Mais, en contrepartie, ils doivent affronter la colère du Dragon Smaug qui s'abat sur les hommes, femmes et enfants de la ville lac d’Esgaroth. Ce qui permet à Howard SHORE d’introduire une musique ample, intense et violente, tout en déployant une sorte de mélodie orientale avant un thème plus agité, dans les vibratos et les cuivres. Il utilise aussi des chœurs entrecoupés par un développement remuant, pour finir dans une partie plus intimiste, entre un père et son fils (Fire And Water), annonciatrice de l’après bataille ; une musique de désolation portée par des chœurs lointains, du hautbois et des solos de violons. Mais aussi des développements de cordes dans les mineurs, avec toujours des chœurs assénant une sorte de prière, tandis que le tuba et des notes obsessionnelles amènent de la tension (Shores of the long lake) ; des craintes liées aux richesses de la Montagne Solitaire, convoitées par Nains, les Elfes, les Humains mais aussi les Wrags et les Orques menés par le Nécromancien. D’où une musique lyrique, reprise par les chœurs d'hommes, avant la reprise d'un du thème de la montagne sacrée, déjà esquissé dans le film précédent (Beyond Sorrow And Grief) ; un thème dont la mélodie brève mais percutante annonce la lutte entamée par Thorïn Écu-de-Chêne (Richard ARMITAGE) contre des rassemblements de forces aussi diverses que les nains et les légions d'Orques de Sauron (The gathering Of The Clouds). Ce que n’arrivera pas à éviter Bilbon, qui se retrouve contraint à un choix terrible, ne se doutant pas que des conséquences. Ce que Howard SHORE traduit par une musique plus mélodique, mais aussi plus mystérieuse, façon d’illustrer l’esprit de sacrifice du Hobbit (A Thief In The Night). C’est alors le début d’une succession de séquences de bravoure et de pure action, permettant à Howard SHORE de se régaler d’une musique infernale, parfois cauchemardesque (Bred For War). ; une véritable musique de guerre largement développée dans le deuxième disque aux mouvements souvent sans répit. En parallèle, il introduit des mouvements profonds sui jouent sur l'émotion, ce qu’accentuent les chœurs interviennent. De musique d'aventures on passe à une partition tragique, toujours proche des thèmes principaux (Sons Of Durin, The Darkest Hour, Ravenhill)   Et puis, s’agissant d’un au revoir à la terre du milieu, la partition représente aussi une conclusion. Ce qui commence par une musique lente, apaisante.. Jusqu’à ce que les chœurs reprennent doucement le thème de l’anneau comme une amorce de la conclusion (Courage And Wisfom) ; la fin du voyage, sur un développement qui joue sur la corde nostalgique (The Return Journey). Encore plus que dans les films précédents, Howard SHORE nous régale d’une musique qui soutient parfaitement à la fois l’aventure et les émotions, l’action et la tragédie sans jamais forcer le trait. Certes, l’ossature harmonique reste basée sur un solide thème de batailles autour de la montagne sacrée mais, autour, les développements et les motifs secondaires sont multiples. De plus, la partition profite pleinement et des orchestrations superbes mettant aussi bien en avant l’orchestre que des chœurs omniprésents. D’où une symphonie magistrale, qui navigue harmonieusement entre la tradition des grands thèmes épiques et la noirceur de thèmes plus torturés. Jusqu’à un dénouement en forme de boucle qui se referme sur la thème de l’anneau.  En bonus, l’album contient The Last Goodbye, une jolie ballade écrite et interprétée par Billy BOYD qui incarnait le Hobbit Peregrin Touque, dit Pippin, dans la trilogie du SEIGNEUR DES ANNEAUX. Cette chanson, plutôt chaleureuse, correspondait à la volonté de Peter JACKSON d’exprimer les émotions complexes ressenties à l’approche de l’aboutissement de ce voyage extraordinaire. Le résultat, autant la musique d’Howard SHORE que la chanson de Billy BOYD, nous transporte, certes pour la dernière fois, mais de manière splendide, sur les rivages de la Terre du Milieu…

LE HOBBIT : LA BATAILLES DES 5 ARMEES. Un film réalisé par Peter JACKSON, avec Martin FREEMAN, Billy CONNOLLY, Christopher LEE. Musique originale d’Howard SHORE disponible chez Decca/Universal music.

THE HOBBIT LA DESOLATION DE SMAUG

Dans ce deuxième film, on retrouve Bilbon SACQUET, le paisible hobbit et sa compagnie de Nains. Ils se retrouvent missionnés par le magicien Gandalf de récupérer le fabuleux trésor détenu par le dragon Smaug. Comme pour les films précédents, Howard SHORE signe la musique mais, après Le Voyage Inattendu, il propose une partition qui s’inspire beaucoup moins de la trilogie du SEIGNEUR DES ANNEAUX et se décline en deux éditions : simple ou double avec des morceaux ou plus longs ou supplémentaires. Howard SHORE commence par un thème profond, dont la mélodie se répète, un thème plutôt dans les vibratos, nostalgique d’où apparait furtivement une reprise partielle du thème de l’anneau (The Quest For Erebor). D’emblée, la partition d’Howard SHORE frappe par un matériel renouvelé, qui n’utilise pas, ou alors très peu, les thèmes des films précédents. Quand il les reprends, c’est souvent pour mieux s’en séparer, explorer des pistes moins attendues, plus atmosphériques, laissant plus de place aux percussions et aux chœurs notamment sur les Hobbits (The Courage Of Hobbits). Le compositeur se place d’emblée dans l’aventure avec des thèmes épiques qui collent à l’action comme The Forest River ou Protector Of The Common Folk. Mais aussi le mystère avec des motifs complexes, qui multiplient les musiques à la fois profondes, grandioses (In The Shadow Of The Mountain), avec parfois un certain côté royaliste (Wilderland). On note que l’édition collector offre d’importants morceaux supplémentaires, comme  A Necromancer, une musique grave, violente puis développe un crescendo dans les vibratos, une lointaine variation du thème de l’anneau. Pour  The House Of Beorn, le géant qui s’élève parfois comme un ours, Howard SHORE a composé un thème complexe, qui se fait aussi plus lyrique. Sur  la forêt de Mirkwood, il lance un thème majestueux, qui s’étire dans de petits crescendos et des vibratos Avec Flies And Spiders, le compositeur continue avec une musique qui, sur plus de neuf minutes, joue les côtés graves voir violents dans un tourbillon de cordes déchainées et de parties lyriques. Puis, il introduit une symphonie bataillant, qui débute avec du tuba, avant que l’orchestre reprenne le flambeau dans sa largeur avec l’appui des chœurs pour une partie à la fois aérienne, crescendo, intense et lyrique (The Woodland Realm) puis, plus douce, plus mélodieuse avec une jolie ligne de clarinette et un solo vocal très pur (Feast Of Starlight) que l’on entend aussi sur des parties plus tragiques (The High Fells). Par la suite, Howard SHORE accumule les musiques profondes, graves, qui avancent à mesure que le suspense s’épaissit ; d’où des développements dans la tension (Bard, A Man Of Lake-Town, The Nature Of Evil, On The Doorstep, My Armour Is Iron) ; des thèmes qui épousent également certains personnages, en particulier Smaug, auquel Howard SHORE dédie un thème à la fois terrifiant et rythmé (Smaug –Extended Version). Il propose aussi des motifs contenant des rythmes, des danses décalées, presque moyenâgeuses à l’intérieur de mouvements profonds, tendus, qui mélangent les influences souvent européennes (Thrice Welcome). Il ne néglige pas pour autant les thèmes dédiés à des personnages secondaires, comme celui de Girion, le seigneur de Dale pour lequel il propose une musique qui sommeille, avant d’éclater de manière grandiose avec des chœurs graves (Girion, Lord Of Dale). En bonus la bande originale contient la belle ballade I See Fire, écrite et interprétée par le guitariste Ed SHEERAN, la révélation folk de l’année 2012. Encensé par les critiques, ce deuxième volet de la saga Le Hobbit tient largement ses promesses et même les surpasse, jusque dans la musique ! Alors que, dans le voyage inattendu, la partition d’Howard SHORE, bien que très plaisante, très efficace, se nourrissait du thème principal de la première trilogie, pour cet épisode, elle apparait bien plus originale, inédite. En effet, pour renforcer des scènes d’action qui représentent autant de moments de tensions, de terreur et de bravoure, le compositeur n’avait d’autre choix que de revoir en profondeur sa palette musicale. Il en ressort une partition tellement renouvelée et riche qu’elle nécessite plusieurs écoutes pour en découvrir les innombrables subtilités. Au même titre que l’œuvre de J.R.R. TOLKIEN constitue un conte fantastique qui ne cesse de nous être raconté, la musique d’Howard SHORE relève de la symphonique fantastique qui n’en finit pas de s’enrichir, de se renouveler. Et cela pour le grand plaisir des amoureux de la musique et du cinéma !

THE HOBBIT LA DESOLATION DE SMAUG. Un film de Peter JACKSON, avec Ian McKELLEN, Martin FREEMAN, Richard ARMITAGE, Benedict CUMBERBATCH, Evangeline LILLY, Lee PACE, Luke EVANS, Ken STOTT, James NESBITTS. Bande originale disponible chez Decca/Universal Music.

Retour dans la terre du milieu où on suit Bilbo Sacquet, parti à la conquête du Royaume perdu des nains d’Erebor, conquis auparavant par le dragon Smaug. Abordé par le magicien Gandalf le Gris, Bilbo intègre une compagnie de nains menée par le guerrier Thorin Ecu-de-Chêne. A l’image des films de Peter JACKSON, la partition d’Howard SHORE se situe, sans surprise, dans la continuité de sa trilogie de l’anneau. Bénéficiant du son de l’Orchestre Philarmonique de Londres, le compositeur préféré de David CRONENBERG nous offre une partition gigantesque, qui s’ouvre par une brève reprise du thème de Frodon. Rapidement, il rajoute des chœurs souvent rassurants mais aussi régulièrement inquiétants (My Dear Frodo). On retrouve souvent le thème de Frodon notamment pour les retrouvailles, avec une orchestration, à base de cordes et surtout de flûtes, très adaptée à l’univers de J.R.R. TOLKIEN (Old Friends). Par la suite Howard SHORE développe d’une part une musique d’action qui dévoile doucement ses thèmes (An Unexpected Party, The World Is Ahead) avec parfois davantage de cuivres (Axe Or Sword ?, Roast Mutton), une musique de mystère, de danger (A Troll-hoard). D’autre part, il propose une sorte de musique pastorale qui ne manque parfois pas d’entrain à l’image de certains passages virevoltants (The Adventure Begins) et que l’on retrouve, sur le second disque avec plus de lyrisme (The Hidden Valley). D’ailleurs, les voix sont très présentes, à l’image de cette sorte de thème susurré, une espèce de chant lointain de moines (Misty Mountains). Mais aussi dans des thèmes où le compositeur ouvre la partie sombre, presque gothique de ses notes (An Ancient Enemy). On note aussi leur apport dans le thème de Radagost, à la fois dansant et tendu, marqué par un contrepoint de cordes et de violon solo dans les graves. Là, Howard SHORE propose une musique plus étrange, ponctuée de percussions qui donnent un rythme (Radagost The Brown). Sur la fin du premier disque, Howard SHORE vire vers une partition plus agitée, parfois psychédélique (The Hill Of Sorcery). Il rentre aussi dans une musique de guerre, donc plus violente (Warg Scouts). Sur le second disque, il continue avec une musique qui gronde dans les percussions, attaque dans les violons et les cuivres  (The Defiler), mais aussi de longs mouvements vibratos, mélodiques (A Thunder Battle), une sorte de marche majestueuse et grave avec un contrepoint inquiétant (Under Hill). Il introduit également de la mélancolie avec des chœurs aériens (Moon Runes, Over Hill). On notera aussi une musique chevaleresque dont le rythme des cordes rappelle le concerto de Morton GOULD rendu célèbre par Jean-Pierre MELVILLE et Eric DEMARSAN dans L’ARMEE DES OMBRES (Riddles In The Dark, Brass Buttons). Sur la fin, on trouve une musique majestueuse, épique et grouillante, privilégiant les vibratos et les nuées de cuivres, notamment de trompettes. On note aussi une partie chantée façon opéra wagnérien sur un rythme de percussions (Out Of The Frying-pan). Howard SHORE conclut d’abord sur une musique lyrique et d’aventures, de constat (A Good Omen) puis par un côté celtique (Dreaming Of Bag End). En bonus, le double album (également disponible en édition limitée avec quelques titres supplémentaires) contient la chanson Song Of The Lonely Mountain écrite et interprétée par le néo-zélandais Neil FINN. Au final, Howard SHORE développe une sorte d’opéra symphonique merveilleux autant que ténébreux. On retrouve avec beaucoup de plaisir le thème principal de Frodon mais, autour, le compositeur multiplie les thèmes, les couleurs pour un voyage musical moins inattendu que prévu mais tout aussi plaisant. Indiscutablement une grande réussite, aussi incontournable que le film de Peter JACKSON !

THE HOBBIT, un film de Peter JACKSON, avec Martin FREEMAN, Richard ARMITAGE, Ian Mc KELLEN, Andy SERKIS, Aidan TURNER. Musique composée par Howard SHORE, disponible chez Decca/Universal music.