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GREASE LE MUSICAL, UNE RENAISSANCE

AU THÉÂTRE MOGADOR !

 
 Après une année de pause, de travaux et de modernisation, le Théâtre MOGADOR s'apprête à renaitre de ses cendres. Et cela va se faire avec GREASE, le musical culte de plusieurs générations,  créé en 1971 par Jim JACOBS et Warren CASEY, et lancé le jour de la Saint Valentin en 1972. Puis immortalisé au cinéma avec  John TRAVOLTA et Olivia NEWTON JOHN, ainsi que l'apport musical des Bee Gees ! Un retour à Paris dans une mise en scène originale, des orchestrations qui reviennent à l’essence musicale des années 1950 où se passe l’action, et une troupe jeune et dynamique. Comme nous l’avons fait pour la plupart des spectacles produits par Stage Entertainment depuis LE ROI LION, nous nous vous proposons une immersion dans les coulisses d’un show qui s'annonce comme un véritable évènement. Ainsi, Nicolas ENGEL nous parle des difficultés qui se sont présentées pour adapter, au moins en partie en français, des chansons qui constituent des tubes en anglais ; Dominique TROTTEIN évoque les spécificités musicales de cette nouvelle ; Sarah  MANESSE, ex nonne dans SISTER ACT et la découverte  Sébastien LEMOINE nous parlent de leurs rôles respectifs. Et bien sûr, le duo Alexis LOISON et Alyzée LALANDE nous parle de son bonheur de jouer le couple mythique Danny et  Sandy !

 

Nicolas ENGEL : De La Difficulté D’adapter Des Chansons Mythiques En Anglais !

Nicolas ENGEL, comment avez-vous abordé l'adaptation d’un ouvrage aussi populaire ?

NE : Il faut d'abord rappeler que, si tout le monde connaît le film, GREASE existait déjà sous la forme d’une comédie musicale. Elle avait été montée à Chicago au début des années 1970 lorsque deux trentenaires ont trouvé l'idée d'écrire une comédie musicale sur leurs années de lycée à la fin des années 1950. Et Jim JACOBS a eu l'idée de l'appeler GREASE car, pour lui,  la graisse, ou plutôt les graisses, qu’ils  mettaient sur leurs cheveux, dans leurs voitures et dans les hamburgers, représentait bien cette période de leur existence. Au départ, il s'agissait d’un spectacle modeste, qui s’est beaucoup transformé. D'abord pour qu’il puisse passer à Broadway. Puis pour devenir le film, pour lequel plusieurs chansons supplémentaires ont été écrites. Et encore aujourd'hui, il s'agit d'un spectacle en constante évolution.

Avez-vous tout de suite songé à reprendre la trame du film ?

NE : quand il été question de monter GREASE au Théâtre MOGADOR, nous nous sommes interrogés pour savoir quelle version nous voulions reprendre. Notre metteur en scène australien Martin MICHEL, qui avait déjà monté le spectacle en Hollande, était parti de l'idée que les gens qui viennent voir GREASE retrouvent l'intrigue qu’ils avaient aimée dans le film, en l'occurrence l’amourette entre Danny ZUKO et Sandy. Ce qui paraissait complètement différent de celle du spectacle original qui se rapprochait davantage de l'histoire d’une bande de copains. Moi, en tant qu’adaptateur, je suis alors parti de la structure du film. Mais j'ai été ensuite chercher les différentes scènes issues de la version originale et qui me permettait, dans notre nouveau spectacle, de faire vivre ensemble une bande d'adolescents. C’est ce qui explique que notre version de GREASE constitue une véritable création !

Comment vous y êtes vous pris pour adapter les chansons dont certaines mélangent le français et l'anglais ?

NE : Nous gardons toujours comme objectif de vraiment mettre en avant le genre de la comédie musicale. Ceci dit, vous le savez sans doute : la tradition chez Stage Entertainment consiste à adapter les spectacles entièrement en français. Je veux dire par là que,  si on passe en anglais au milieu d'une chanson, on perd le fil narratif du spectacle. Donc nous tenons beaucoup à ce que nos spectacles soient montés en français. Sauf que, sur GREASE, et pour la première fous, l'adaptation en français paraissait moins évidente.

Pour quelles raisons ?

NE : tout simplement parce que les chansons sont tellement connues en anglais qu’il nous a semblé délicat de les adapter en français. D'ailleurs, quand j'ai commencé à travailler sur ces chansons, parce que nous avons quand même essayé de les adapter, cela ne fonctionnait pas comme on le souhaitait. Ce n'était pas un problème de sens des paroles mais, du fait de la transposition française, le spectacle, tout d'un coup, apparaissait moins dansant. Ce dont nous n'avions pas envie. Nous avons alors pris la décision de garder un maximum d'éléments des chansons en anglais. Mais nous avons tenu, en même temps, à faire en sorte que la ligne narrative du spectacle reste intelligible. Cela signifie que, pendant les chansons, quand les personnages se disent des choses, ils le font en français. De manière à ce que les spectateurs comprennent tout ce qu'ils se disent. C'est pour cette raison que, parfois, les comédiens passent de l'anglais, dans les refrains, au français dans les couplets.

Les comédiens se sont ils facilement habitués à passer de l'anglais au français ?

NE : ce qu’il s’est passé, c’est qu’au moment des répétitions, nous avons travaillé avec, d’un côté, les textes en anglais et, de l'autre côté, mes adaptations en français. Puis, nous avons demandé aux comédiens de répéter en alternant les couplets en anglais et ceux en français. Cela nous a permis de faire en sorte que, dans le spectacle, ce voyage entre les langues, apparaisse aussi naturel que possible. De façon que le récit prime toujours sur les chansons.

 
 

Alexis LOISON et Alyzée LALANDE jouent Danny et Sandy !

 

Alexis LOISON, vous étiez déjà dans la troupe de LA BELLE ET LA BÊTE ?

Alexis LOISON : effectivement, ce n’est pas une activité nouvelle mais, comme chaque fois, je me prépare pour un spectacle qui, lui, est nouveau. Je veux dire par là que, pour moi, GREASE constitue, comme tout autre spectacle, qu'il se joue au Théâtre MOGADOR ou ailleurs, une toute nouvelle expérience, un tout nouveau personnage à interpréter.

Justement, comment appréhendez-vous le personnage Danny, qui est complètement différent de Gaston dans LA BELLE ET LA BÊTE ?

AL : je dirais que, déjà, on se situe dans un contexte différent. Au contraire de LA BELLE ET LA BÊTE où je jouais le méchant de l'histoire, il s'agit d’abord d'un premier rôle, que je partage avec Alyzée LALANDE. Ensuite, il existe une grande pression autour de ce spectacle forcément très attendu tant il s'agit d'une comédie musicale connue, populaire. En particulier pour le personnage de Danny ZUKO, je crois que, nostalgie du public oblige, tout le monde garde comme référence John TRAVOLTA. Donc, en ce qui me concerne, il me faut passer outre la nostalgie afférente à l’acteur du film.

Comment avez-vous travaillé la contrainte de devoir passer de l'anglais au français ?

AL : je trouve que c’est toujours intéressant de naviguer entre deux langues dans un même spectacle. Là, dans cette version de GREASE, certaines chansons, en particulier les balades, ont été traduites en français. Mais, en ce qui concerne les tubes que tout le monde connaît, mais aussi des chansons qui viennent de la radio, l'équipe créative a décidé qu’il n’existait pas de réelle nécessité de les adapter. Au contraire, de les conserver en anglais permettait de montrer ce que les jeunes écoutaient comme musiques à cette époque. Après, en ce qui concerne les chansons qui mélangent les deux langues, je trouve que l'équipe d'adaptation a effectué un travail formidable.

Courrez-vous le risque, en changeant de langue au cours d’une même chanson, de les mélanger ?

AL : je dirais qu’il existe peu de chances que cela arrive. En effet, dans notre processus de construction de numéros musicaux, qu’ils soient en français ou en anglais, les mots sont rattachés à des pas. Ce qui ne signifie que, si on se perd dans les mots, on se trompe dans les pas. Donc, qu’il s’agisse de mots en français ou en anglais, cela ne tient pas une importance particulière dans notre préparation car, ce qui nous paraît le plus important, c’est vraiment leur intégration dans un ensemble artistique.

Avez-vous revu le film pendant cette période des répétitions ?

Alyzée LALANDE : moi, je reconnais que, au moment des auditions, j'ai cédé à cette tentation qui consistait à revoir le film. Mais depuis, je ne le regarde plus et je me suis véritablement approprié le rôle.

Comment vous sentez-vous pendant les dernières répétitions ?

A LALANDE : j’ai envie de vous répondre, qu’aujourd'hui, alors que nous exécutons les dernières répétitions, je ne me vois pas revoir le film car nous sommes vraiment passés à autre chose ; c'est-à-dire le spectacle qui sera présenté au Théâtre MOGADOR ! Ce que je trouve normal, naturel, car nous nous sommes intégrés dans un processus qui se veut complètement différent de celui qui existait à l'époque du tournage du film.

Pensez-vous que vous éprouverez, sur scène, des  émotions différentes  des comédiens du film ?

A LOISON : évidemment car, au Théâtre MOGADOR, on se situe dans un autre format, en l’occurrence une adaptation scénique. Ce qui, forcément, implique une approche, une préparation différente.

De quelle manière vous êtes-vous appropriés vos rôles ?

A LOISON : je dois dire qu'il existait une certaine facilité à reprendre ces rôles tellement célèbres qui appartiennent à l’inconscient collectif. En effet, pour tout le monde, Danny ZUKO c'est avant tout John Travolta. A tel point que beaucoup de gens font l’amalgame et pensent que je joue John TRAVOLTA ! C’est pour cette raison que je considère que notre jeu doit correspondre à une espèce de fidélité par rapport à un public nostalgique du film. Mais, en  même temps, nous nous devons d’apporter quelque chose de nouveau, comme des nouvelles scènes, des aspects supplémentaires aux personnages. Et c’est en ce sens que nous portons en nous un challenge.

Pensez-vous apporter une nouvelle fraicheur aussi parce que vous n'étiez pas nés à l'époque du film ?

A LOISON : vous avez raison quand vous dites que nous sommes trop jeunes pour avoir vu le film à sa sortie au cinéma. Mais, au-delà de cet aspect très nostalgique, ce qui nous plait dans GREASE, c'est qu’il s'agit d'une histoire complètement intergénérationnelle.

Ne craignez-vous pas, justement, la comparaison avec le film?

A LOISON : vous savez bien qu’elle sera inévitable  ! En même temps, ce qui motive, c’est que nous devons relever le challenge de séduire un public qui s’interroge sur ce que notre version scénique va apporter de plus par rapport au film.

Comment vous êtes vous préparés pour jouer le couple mythique de GREASE ?

A LALANDE : avant ce spectacle, nous avons eu la chance d'avoir déjà travaillé ensemble sur un tournage. Et je dois dire qu’il existait déjà une certaine complicité entre nous. Cette sorte d’alchimie qui, je crois, entre nous passait bien, nous a beaucoup aidés pour passer les auditions. Ensuite, nous avons travaillé nos personnages.

Au final, préférez-vous le jeu entre vous deux ou vos interactions avec les autres personnages ?

A LALANDE : c’est difficile de vous répondre car les deux aspects des personnages sont intéressants et sympathiques à jouer.

A LOISON : j’ajouterais que j'aime bien les deux aspects des personnages. Danny constitue un personnage très riche du point de vue du jeu car il se comporte de façon diamétralement opposée quand il se trouve avec ses potes et quand il côtoie Sandy. Cette attitude apparaît de manière flagrante dans cette fameuse scène où ils se retrouvent confrontés, pour la première fois à Rydell, au début du spectacle. Et je dois dire que cela m'amuse beaucoup, et en plus c’est vraiment intéressant, de jouer un personnage qui se retrouve complètement perdu. Cette variété des attitudes des personnages, et de ce que cela implique fait vraiment partie des éléments qui contribuent à notre enthousiasme pour jouer dans GREASE !

Sarah MANESSE joue Marty

Que pouvez-vous nous dire de votre progression depuis vos débuts dans SISTER ACT qui vous ont conduits jusqu'à Londres ?

SM : c’est vrai que j'ai vécu plein d'expériences depuis que j'ai joué, à Paris, dans SISTER ACT. Effectivement, j’ai, parmi plein de choses, étudié dans une école à Londres et joué dans la comédie musicale INTO THE WOODS.

Dans quel état d'esprit appréhendez-vous GREASE ?

SM : je dois reconnaître que je me sens particulièrement excitée de jouer dans cette comédie musicale culte. Je suis donc impatiente de jouer et, en même temps, comme on sait qu’il existe une attente forte, on a tous envie de monter le spectacle parfait. C’est pour cette raison, mais aussi parce que les premières représentations approchent à grand pas, que nous travaillons beaucoup entre nous, entre membres de l'équipe. A tel point qu'il nous arrive même d'effectuer des heures supplémentaires !

Toutes ces expériences, notamment SISTER ACT, vous ont-elles servies pour cette nouvelle comédie musicale ?

SM : mes différentes expériences m’ont évidemment servies.  Mais, en ce qui concerne GREASE, je dois dire qu’il s'agit d'un rôle complètement différent de celui que je jouais dans SISTER ACT. J’intervenais aussi dans des parties chorégraphiées, en l'occurrence de bonnes sœurs. En fait, sur GREASE, je dirais que je danse plus et que je joue moins. Mais au final, mon rôle apparaît tellement différent dans GREASE, que je m'éclate autant que dans SISTER ACT !

Justement, pouvez-vous nous parler de Marty, votre rôle dans GREASE ; est-ce un personnage qui vous ressemble ?

SM : il s'agit de la meilleure amie de Rizzo ; je dirais que c'est la pin-up des Pink ladies, la romantique de l'équipe. Pour répondre à la deuxième partie de votre question, j'ai envie de vous dire qu’il y a beaucoup de moi dans Marty. Je pense en particulier à ce côté romantique d’une femme qui aime bien attirer les garçons. C'est-à-dire que Marty représente en fait tout le contraire du personnage timide, renfermé, que je jouais dans SISTER ACT.

Est-ce votre choix, au contraire de beaucoup d’artistes qui n'en font qu’une avant de passer à la chanson en solo, d’enchainer plusieurs comédies musicales ?

SM : vous savez, moi j'aime bien tout faire. Quand je suis sorti de l'émission X-FACTOR, j’ai joué dans SISTER ACT et cela a constitué pour moi un coup de cœur pour la comédie musicale, une découverte totale. Je me suis alors rendu compte que cela correspondait à ma personnalité que de faire partie d’une troupe, d'être encadrée. Au contraire d’une chanteuse solo. Mais, ceci dit, je n’ai pas complètement arrêté mon parcours dans la variété car je continue à écrire des titres. Mais ce sont deux activités tellement différentes que, du coup, je jongle entre la comédie musicale et la variété. Ce qui fait que, quand je ne joue pas dans une comédie musicale, je donne des concerts !

 
 

Sébastien LEMOINE joue les rôles de Vince FONTAINE

Sébastien LEMOINE, êtes-vous un habitué des comédies musicales ?

SL : en quelque sorte car je dois vous dire que ce n’est pas ma première comédie musicale. J’en ai fait beaucoup mais dans d'autres styles que GREASE. J’ai joué dans des œuvres dites plus classiques, symphoniques, comme CANDIDE et surtout WONDERFUL TOWN de Leonard BERNSTEIN.

Mais aviez-vous déjà chanté dans des ouvrages plus rock avant GREASE ?

SL : cela remonte à une dizaine d'années : j'avais chanté, avec ma voix de baryton basse, dans une troupe, des extraits du FANTÔME DE L'OPÉRA et de JÉSUS-CHRIST SUPERSTAR.

Que pouvez-vous nous dire de Vince FONTAINE, votre personnage dans GREASE ?

SL : je trouve qu’il s'agit d'un rôle assez fascinant parce que ce n'est pas un méchant. Mais c’est un type qui a été une star sinon internationale, en tout cas aux États-Unis. C’est aussi le seul ancien élève de Rydell School qui a réussi. Il a donc fait cette carrière puis est devenu animateur de radio.

Dans le spectacle, ce n’est plus vraiment une star ?

SL : on découvre une vedette sur le retour, qui s’agrippe à son succès passé. C’est ce qui explique qu’il ne se comporte pas toujours de manière très cool avec les jeunes filles. En particulier lorsqu’il abuse de son statut d'ancienne star. Mais il s'agit d'un personnage attachant, qui me plait beaucoup et qui représente, et c’est très important, une sorte de transposition entre Johnny HALLYDAY et Elvis PRESLEY.

Est-ce ce côté rock qui vous a poussé à passer les auditions ?

SL : Bien sûr que j'adore le rock ! L'idée d’en chanter, même si j’interviens plus souvent dans les répertoires d'opéra, ne pouvait que me ravir car le rock me correspond complètement. Et d’en chanter sur scène restera quelque chose de  jouissif !

Vous vous rappeliez du personnage de Vince FONTAINE dans le film ?

SL : même si je constitue l’une des rares personnes de la trouve qui était déjà née à l'époque de la création de la comédie musicale puis du film, je dois reconnaître que j'ignorais l'existence du personnage de Vince FONTAINE. Il faut dire que, dans le film, il intervient dans un rôle beaucoup moins important que dans la comédie musicale. Finalement, c’est le directeur musical, avec lequel j’avais déjà collaboré, qui m’a appelé pour me dire qu’il existait un rôle pour moi dans GREASE. Cela m’a ravie car, effectivement, cela m’a poussé à me présenter aux auditions !

 

      François CHAMBERT au saxophone, Dominique TROTTEIN, Erick POIRIER à la trompette et Jeff QUELLEC au trombone

                                     La Direction Musicale avec Dominique TROTTEIN

Les musiciens seront-ils mis en avant dans cette nouvelle version de GREASE ?

Dominique TROTTEIN : dans GREASE, chaque soir, ce seront huit musiciens qui constitueront l'orchestre du spectacle et qui seront installés sur scène.

Existe-t-il une séquence où ils tiennent un rôle particulièrement important ?

DT : la plus importante, la plus caractéristique musicalement, se situe au début du deuxième acte. C’est cette fameuse séquence du bal du lycée de Rydell, qui est animé par Vince FONTAINE ; un ancien élève devenu une grande vedette que les minettes du lycée adore. Lors de ce grand bal, Vince FONTAINE chante un rock, le Born To Hand Jive. C'est-à-dire une danse caractéristique de l'époque où se déroule le spectacle ;  ces années d'après guerre où les parents commençaient à laisser sortir leurs adolescents qui, du coup, pouvaient aller en boites de nuits, participer à des boums. Là, dans GREASE, ils sont autorisés à participer au bal officiel du lycée, organisé par la Directrice Madame LYNCH.

Erick POIRIER, trompettiste : vous savez, tous les grands orchestres de l'époque, de Dizzy GILLESPIE, de Duke ELLINGTON ou de Lionel HAMPTON, jouaient des musiques telles qu’on en entend dans GREASE, c'est-à-dire du swing que dansaient les jeunes, comme dans le spectacle. Ce qui implique qu’on disposait déjà d’orchestres avec beaucoup de cuivres.

Les cuivres tenaient une place particulière dans ces orchestres ?

EP : ce que je veux dire, c’est que les cuivres ponctuaient la musique tandis que les danseurs étaient très réactifs à ce qui se passait sur scène. De plus, souvent, la musique était aussi ouverte aux solos. Ceci pour que les morceaux durent longtemps et que les danseurs puissent profiter et exercer tout leur art. Là, dans le spectacle, on se situe dans cette extension.  Et Dominique TROTTEIN a voulu beaucoup de cuivres afin qu’on possède cette sonorité, cette identité du jazz de l'époque.

Parmi les cuivres, le saxophone est il un instrument incontournable dans GREASE ?

DT : absolument et c’est pour cette raison que François CHAMBERT joue à la fois du saxophone et de son grand frère, le saxophone baryton, qu’on entend notamment sur l'introduction de Summer Night.

La musique sera-t-elle jouée en live tout le long du spectacle ?

DT : complètement ! Nous n’utiliserons aucun clic ni musique préenregistrée. Toutes les musiques seront jouées en direct et par de véritables musiciens. J’ajouterais que, venant de la musique classique, j'ai eu à cœur d’ajouter une couleur originale. Sans pour autant rechercher l’originalité absolue ; ce qui ne présente aucun intérêt. J’ai en fait voulu apporter une espèce de scintillement dans la musique que me permettait l'utilisation de cet instrument que je trouve un peu ronronnant qu'est la clarinette basse. On l’entend notamment lorsque Danny se retrouve quelque peu largué par Sandy. A ce moment-là, j'ai préféré utiliser de la clarinette basse, plutôt que de la guitare qui me rappelait trop la musique de LE BON, LA BRUTE ET LE TRUAND.

Reportage réalisé le 7 septembre 2017.

GREASE - Au Théâtre MOGADOR à partir du 28 septembre 2017.

Plus d'informations et réservations sur https://www.greaselemusical.fr/