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FRANCIS LAI ANTHOLOGY

Alors que l’on célèbre cette année les cinquante ans de l'enregistrement de la musique d'UN HOMME ET UNE FEMME, le label Play-Time propose un coffret 7 CDs aux concepts propres intitulé FRANCIS LAI ANTHOLOGY. Ce coffret réunit les versions intégrales de bandes très originales du grand compositeur, restaurées de près pour l'occasion ! Le premier disque se voit entièrement consacrée à la musique de BILITIS (1977), un film de David HAMILTON pour lequel Francis LAI a écrit une très belle partition, dont on se souvient de ses thèmes particulièrement mélodiques et sensuels.  C'est d'ailleurs une bande originale qui a marqué son époque et qui a connu un triomphe international. Ce qui s'explique par ses thèmes mais aussi par ses orchestrations, souvent électroniques, pianissimo avec des guitares rock (Thème de Melissa) mais aussi jazzy (I Need A Man) que l'on doit à Jean MUSY. Le deuxième disque s’arrête sue la collaboration entre Claude LELOUCH et Jean-Paul BELMONDO à travers deux musiques célèbres, composées à presque 20 ans d’intervalle et dont les orchestrations sont signées du fidèle Christian GAUBERT : ITINÉRAIRE D'UN ENFANT GÂTÉ, qui marquait la renaissance de l’acteur mais aussi du compositeur, particulièrement inspiré à travers cette Symphonie Pour Un Enfant Gâté. Puis UN HOMME QUI ME PLAÎT, interprété aussi par Annie GIRARDOT, et son Concerto Pour La Fin D’Un Amour. Sur le même principe, le troisième disque s’arrête sur la collaboration entre Claude LELOUCH et Johnny HALLYDAY, de L'AVENTURE C'EST L'AVENTURE, inédit en disque depuis la sortie du film, et le plus récent SALAUD ON T’AIME. On trouvera également un CD intitulé Double polars qui regroupe la partition complète du CORPS DE MON ENNEMI d’Henri VERNEUIL avec Jean-Paul BELMONDO et son thème célèbre, et celle, moins connue et plus pop, du VOYOU de Claude LELOUCH, avec Jean-Louis TRINTIGNANT. On profite encore d’un CD consacré à la fructueuse collaboration entre Francis LAI et René CLEMENT sur LA BABY SITTER et, surtout, LA COURSE DU LIEVRE A TRAVERS LES CHAMPS dont le thème principal est devenu célèbre en servant d’habillage à FR3 et dont, au détour du chemin, on retrouve la totalité des indicatifs et un réenregistrement par Jean-Michel BERNARD qui, comme nous, regrette l’absence du thème de LA MAISON DE TOUTOU ! L’avant dernier disque se voit dédié à des PORTRAITS DE FEMMES, à travers les musiques d’UN AMOUR DE PLUIE, de Jean-Claude BRIALY, avec Romy SCHNEIDER (orchestrations de Christian GAUBERT) et WIDOWS’S NEST, partition inédite en France du film de Tony NAVARRO (1977) avec des arrangements de Jean MUSY. Le dernier cd, intitulé HORIZONS LOINTAINS, s’arrête sur des raretés comme SAGA D’UNE FEMME SACREE de Toru MARAKAWA (1985) ; une musique valsant entre un thème d'abord rythmé de thriller puis un motif plus synthétique, sensuel, avec des développements d'une belle mélodie à la fois romantique et tendue, par Christian GAUBERT et Roland ROMANELLI aux claviers. Ce dernier signant aussi les arrangements de SEA OTTER (ALASKA) et ses chansons interprétées par Jeane MANSON (1987). On entend encore les musiques, entre modernité et baroque, entre Orient et Occident, des courts métrages L’IRAN et L’ARRET, réalisés par le jeune Claude PINOTEAU en 1971. Puis MON AMOUR MON AMOUR de Nadine TRINTIGHANT (1967) et son grand thème pour piano, orgue, et cordes légères, et marqué par une double mélodie. Et enfin le thème mélodique, mélancolique, écrit pour le SHOW BRIGITTE BARDOT de Eddy MATALON et François REICHENBACH en 1968. On note enfin qu’on retrouve ici et là quelques thèmes chantés par Francis LAI lui-même ; que du bonheur à déguster sans modération à travers ce coffret exemplaire, richement illustré et documenté, grâce à l’excellent Stéphane LEROUGE. Un bel écrin pour les noces d’or du compositeur avec le cinéma.

FRANCIS LAI ANTHOLOGY. Coffret cds réunissant une sélection thématique des bandes originales de Francis LAI en versions intégrales. Disponible en édition limitée chez Play-Time/FGL music.

LA PROMESSE DE L’AUBE/ Georges DELERUE

Alors que se profile une nouvelle adaptation du roman éponyme de Romain GARY, le label Play-Time/FGL édite la bande originale de la première version de 1973, dont la musique est signée de l’immense Georges DELERUE. Le film raconte la jeunesse de l’écrivant, à Leningrad, au debut des années 1920 : ses échecs, ses réussites, et surtout l'immense amour que lui portait sa mère, qui a toujours lutté pour leur bonheur, et l'a suivi jusqu'a sa mort, tenant ainsi cette ''Promesse de l'aube'' qu'elle lui avait faite dans un train, alors qu'ils s'exilaient vers la France. A la baguette, Georges DELERUE signait là une nouvelle partition émouvante, devenue mythique car très rare, et que l’on peut aujourd’hui découvrir en intégralité grâce aux efforts de Stéphane LEROUGE et Colette DELERUE. Georges DELERUE y commence par un prologue doux, une promenade hivernale entre la mère et son fils, mélodique et nostalgique, à base d'accordéon et de guitare ; un thème malheureusement rejeté bien qu’on le retrouve sur le Thème de Piekielny ; particulièrement émouvant avec son accompagnement de harpe et qui tourne à la valse moyenâgeuse, sur une orchestration resplendissante et des rythmiques ensoleillées, entre la Grèce et sud de la France (Leningrad-Prologue). Il continue par le Générique, toujours traditionnel voir folklorique, mais plus lent, à l'orchestration scintillante et à l'allure mélodique brillante, poétique, servie par des violons porteurs d'une immense charge émotionnelle (La Promesse De l'Aube/Générique). Sur L’Arrivée en France, Georges DELERUE propose un thème qui met en exergue l’héritage historique français ; d’où une inspiration renaissance de grande beauté, et joué principalement par de la mandoline et  un orchestre, royal, formation que l’on retrouve aussi sur Les métiers/La Vente Du Samovar. Et dans une moindre, La maison de Couture, un thème très élégant, à la mélodie pianissimo concertante, se situant entre la renaissance et la musique bourgeoise, ou encore le plus sensuel Nostalgie Baroque. Mais Georges DELERUE ne reste jamais loin des origines orientales. On sent encore cet esprit russe d’abord et surtout, sur l’accordéon et de piano de l’émouvante Chanson de Nina BORISOVKAIA, la mère de l’auteur, présentée à la fois en versions instrumentale et chantée par Mélina MERCOURI sur des paroles d’Elsa TRIOLET et Richelle DASSIN. Ensuite, sur le Thème d’Aniela, la jeune bonne russe, le compositeur intègre des racines lointaines, en utilisant l’accordéon sur une mélodie populaire portée par la flûte. Il utilise même des chœurs mixtes sur L’adieu Des Amis, destiné à la séquence des adieux de sa troupe à Nina, enregistré avant le tournage. Sur la Première idylle de Romain, son amour pour Valentine, Georges DELERUE introduit un thème mélodique et vocal étonnant, extrêmement pur, aérien, interprété par deux femmes, que l’on trouve aussi en version alternative avec de la flûte Il propose aussi des valses : d’abord une Valse Diabolique, assez classique mais grandiose et colorée, qui se développe dans de longs mouvements et lorgne parfois vers le jazz, en particulier en utilisant du saxophone. Et La valse du Négresco, plus à l’ancienne, qui se caractérise par son tempo assez lent, sa ligne de violon mélodique et nostalgique, accentuée par quelques notes de piano ; un motif que l’on retrouve aussi dans une version alternative plus mélancolique, à base de piano et de violon. On note aussi certains thèmes secondaires, plus anecdotiques, comme La Poursuite (vers la pharmacie) où Georges DELERUE s'amuse par une musique qui, à la manière d'une comédie de boulevard, se lance dans les précipités puis se développe davantage dans les nuances. Avec le thème de La femme de sa vie, puis notamment Romain Et L’espoir, Georges DELERUE entame une musique classique, purement émotionnelle, introduite par un lento dans les cordes, notamment du premier violon dans les vibratos. L'album se termine par une maquette piano voix de la Chanson russe (maquette). Quand LA PROMESSE DE L'AUBE de Jules DASSIN arrive sur le bureau de Georges DELERUE en 1970, le compositeur est auréolé du succès de partitions comme JULES ET JIM pour François TRUFFAUT et LE MEPRIS de Jean-Luc GODARD. Le pari de raconter par des notes l'histoire d'une relation passionnelle mère-fils, explorer les tourments de l'âme slave (comme LA VINGT-CINQUIEME HEURE d’Henri VERNEUIL co-composé avec Maurice JARRE), voyager dans le temps (de 1914 à 1945) et la géographie. Il en découle une partition splendide, aux thèmes variés, mélangeant justement les cultures slaves et plus européennes sans négliger, loin s’en faut, les mouvements classiques émotionnels et les motifs plus empreints de populisme. Aujourd’hui, ce disque splendide, très complet jusque dans son livret, permet à l’auditeur d’apprécier l’intégralité d’une partition malheureusement rejetée pour une partie par le réalisateur. Mais une partition précieuse dans laquelle on retrouve la puissance de feu de l'écriture de Georges DELERUE, son sens du lyrisme, sa manière si personnelle de revisiter les musiques du passé. Une réédition à ne pas manquer !

LA PROMESSE DE L’AUBE. Bande originale du film de Jules DASSIN composée par Georges DELERUE, disponible en édition limitée chez Play-Time/FGL music.

Plus d’informations sur http://www.fglmusic.com/

 

 
 

PREMIERS CRUS

Dans ce film qui sent bon le terroir, Charlie MARECHAL (Jalil LESPERT),  fils de viticulteur et œnologue, revient en Bourgogne, Pour se confronter à un métier qu’il ne connaît pas, sous le regard dubitatif de son père François (Gérard LANVIN). Auquel il va tenter de prouver qu’il mérite ce terroir transmis de génération en génération dans leur famille. En ce qui concerne la bande originale, élément d’importance dans le film, le réalisateur a souhaité qu'elle  joue sur deux tableaux, deux inspirations : la première, sans doute la plus évidente, c'est la partition de Jean-Claude PETIT, devenu rare au cinéma. La deuxième, beaucoup plus swing, et apparaissant à de rares endroits, emprunte des influences plus modernes signées par Pascal LAFA, un jeune compositeur qui apporte une touche plus contemporaine.  Ce qui se traduit dans le disque par une chanson colorée, une sorte de sérénade nocturne interprétée par Pascal LAFA, inspirée de Glenn MILLER, accompagné d'un ensemble jazzy, avec de la contrebasse, du saxophone et des trompettes ainsi que du piano (One Love, par Pascal LAFA). Mais revenons-en à la musique écrite par Jean-Claude PETIT, un compositeur habitué aux films lyriques et naturalistes tels  JEAN DE FLORETTE et CYRANO DE BERGERAC. Pour le réalisateur, le compositeur a parfaitement compris les émotions de l’histoire et sa musique épouse parfaitement la mise en scène. Jean-Claude PETIT commence par un premier thème grandiose, basé sur un mouvement de cordes généreuses, vivaces. Il est  complété par un contrepoint de violons obsessionnels, d'un filet de guitare et de quelques roulements de grosse caisse. Très vite, il enchaine par un deuxième thème, plus mélodique, d'humeur provinciale,  à base de guitare, de cordes et de bois qui amènent de la couleur, du soleil. On note l'emploi du piano qui distille une dimension sensible et mélodique. Mais aussi et surtout  de la flûte de pan, qui insuffle une fraîcheur  (Premiers Crus-Final) qu'on retrouve plusieurs fois : avec de la guitare, au centre du thème évoquant la propriété viticole du film (Domaine Maréchal). Également sur des thèmes sensibles, doucement mélodiques, qui se développent dans l'émotion, appuient les doutes et décisions des personnages (Ne te trompe pas, Blanche, Blanche S'En Va). Mon le croise aussi, sur la fin, dans un morceau intimiste, au tempo lent, qui sert en quelque sorte de bilan (La mise En Bouteille) et l'Epilogue. Jean-Claude PETIT continue par un lento porteur de la charge d'un passé familial, à base de violon, de piano et de harpe, qui fait le pont vers un mouvement intimiste et triste (Flash-Back). Jean-Claude PETIT enchaine par un thème à l'accroche de guitare puis, surtout, rythmé et vif dans les cordes qui développent des mouvements soutenus, répétitifs, fort et au contrepoint profond, idéal sur des séquences énergiques  (Travaux Des Champs), et parfois mélancoliques (Enfin la vendange). Jean-Claude PETIT propose ensuite un thème enlevé, fleuri et très français, qui mélange des cordes profondes, sentimentales et généreuses, rythmées et une orchestration jazzy, avec notamment du piano et de la batterie (Premiers Crus), que l'on retrouve sur un thème léger, délicatement chantant (La Réception). Jean-Claude PETIT revient à un thème orchestral généreux, délicatement répétitif et ample, avec une rythmique de piano et de violoncelle, l'orchestre développant un mouvement coloré, rythmé, appuyé par le piano (Le Mariage). Pour la séquence de la tempête, Jean-Claude PETIT propose un thème qui joue la tragédie par une large partie de cordes, également le rythme, la grandeur  et la force. D'où un mouvement qui semble nous emporter (La Tempête), comme dans ce thème différent, à base de piano, incluant des notes espacées, qui amènent quelque chose d'obsédant (La Réglisse). Au final, on est très content de retrouver Jean-Claude PETIT sur un film français de tradition pour lequel il a composé une partition à l'ancienne, superbe. On apprécie d'abord la qualité des thèmes, des mélodies, tantôt enlevés, tantôt intérieurs, toujours servis par une orchestration classieuse.

PREMIERS CRUS. Un film de Jérôme Le MAIRE, avec Gérard LANVIN, Jalil LESPERT, Alice TAGLIONI, et Laura SMET. Musique originale de Jean-Claude PETIT disponible chez FGL productions.

Toujours disponibles
 

UNE PROMESSE/Gabriel YARED

Pour ce film en costumes de Patrice LECONTE, avec lequel il collaborait pour la première fois, Gabriel YARED a composé une musique relativement classique, intimiste même, qui joue avec les sentiments. Gabriel YARED qui commence par un thème sérieux, dramatique et d'où ressort de la tension; un thème rythmé et répétitif dans les cordes, dans lequel des cuivres lancent une mélodie obsessionnelle, reprise en contrepoint par le piano qui, progressivement, prend le dessus (Le Fer Et Le Feu). Gabriel YARED, qui continue par un thème romantique de base pianissimo accompagné par un contrepoint profond et notamment une ligne de violoncelle mélancolique (Un Jeu Innocent). Puis qui introduit du mystère, de l'étrangeté, toujours par le piano et des cordes graves, répétitives (La Femme Que J'aime). Jusqu'à un final lent, profond, sensuel et tragique, délicatement émouvant, d'abord dans les cordes avant de reprendre avec un piano léger et des vibratos (Dans Les Bras L'un De L'autre).

LA RANÇON DE LA GLOIRE/Michel LEGRAND Pour ce film de Xavier BEAUVOIS, basé sur un incroyable mais authentique fait divers (l'enlèvement de la dépouille de Charlie CHAPLIN), Michel LEGRAND a écrit une belle partition originale. On y retrouve sa fougue, sa générosité et son art de la musique chantante; une partition très orchestrale et émouvante dont on retient en particulier La Sortie De  L'ombre, un thème principal grandiose, comme toujours chez le compositeur très mélodique et porté par une orchestration brillante, qui constitue un coup de chapeau à Charlie CHAPLIN; le compositeur allant jusqu'à reprendre et intégrer dans sa partition le thème des LUMIÈRES DE LA VILLE, comme un hommage (Chaplin). On note aussi que le thème principal sert de rampe de lancement à plusieurs variantes qui constituent le scénario musical d'une aventure cocasse, risible mais authentique (Osman Et Eddy), également  de charmants hommage au cinéma muet, à travers des thèmes complètement pianissimo comme La Cure.

Toujours disponibles chez FGL productions.

Plus d'informations sur http://www.fglmusic.com/