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CHACUN SA VIE

A film choral, bande originale… chorale ! Les femmes et les hommes du dernier film de Claude LELOUCH ne se connaissent pas. Mais tous vont jongler avec les destins le temps d’un festival de jazz de rue. Comme toujours, chaque petite histoire nourrit la grande qui se cristallise dans un tout qui prend son sens à la fin. Et, fidèle à ses habitudes, le réalisateur a accordé une place importante à la musique, signé de son inséparable compositeur Francis LAI et d'autres qui les ont depuis rejoints, parfois depuis plusieurs films. L’album s'ouvre par Chacun Sa Vie (ouverture), le thème du film, évidemment composé par Francis LAI ; un motif léger, délicatement chantant, qui prolonge admirablement des partitions mythiques comme UN HOMME ET UNE FEMME. Il est ici superbement arrangé de manière orchestrale, avec de la délicatesse, et une large partie au piano, par Nicolas GUIRAUD qui d'ailleurs le reprend plus loin en solo, dans une version  presque jazzy, parfois concertante. Suit le Concerto Pour Piano Et Nostalgie, une belle pièce, composée et interprétée par Dimitri NAÏDITCH (le pianiste de Didier LOCKWOOD sur le spectacle LE JAZZ ET LA DIVA), qui commence de manière légère, mélodique et sensuelle et que l’on retrouve, plus loin dans une version piano quatre mains. Et également dans le morceau nostalgique, tout en finesse, et avec sa mélodie légère, entrainante, Au Bistrot Des Cinéastes. La bande originale se poursuit à la fois dans les cordes. Et le swing, que l’on retrouve dans le morceau Chacun Son Jazz (également interprété en version piano solo par Laurent COUSON), puis Le 13 Intime Swing; des thèmes très classiques, enjoués, dignes héritiers du jazz américain des années 1940, et qui sont interprétés de façon rythmée par le bigband de  Bob MOCARSKY. Comme souvent dans les films de Claude LELOUCH, musique et chansons se mélangent et il n'est donc pas étonnant d’en retrouver plusieurs dans la bande originale. A commencer par La Musique Que J'aime, le standard de Johnny HALLYDAY, qui joue d'ailleurs son propre rôle dans le film ; un titre qui est repris, en version jazzy, par la « crooneuse » Liane FOLY, extrait de son dernier album, tout comme sa version colorée, forte, de La Boite De Jazz (Michel JONASZ) et  une version percussive de J'aime Regarder Les Filles (Au Bonheur Des Dames) ; Liane FOLY qui chante aussi la chanson titre du film, sur la musique de Francis LAI.  On reste dans le jazz avec un morceau dynamique, empli de cuivres, de clarinette et de piano Jumpin Fun composé par Laurent COUSON, qui se situe, lui aussi, dans une couleur caractéristique des années d'après guerre. On passe ensuite à un moment de grâce, de romantisme et de joie avec la chanson  Amour Humour interprétée par les comédiens Nadia FARÈS et Stéphane de GROODT, que l’on peut aussi apprécier en versions instrumentale et trio jazz instrumental par le pianiste parisien d’origine turc Ahmet GÜLBAY et le guitariste Grégoire LACROIX. Côté chansons, on note aussi la présence de Me Quemo par Kendji GIRAC, Le Jazz Et La Java par Claude NOUGARO. Plus étonnant : on remarque la présence de Coelacanth1, un morceau de jazz assez planant et calme, qui vaut surtout pour les parties de saxophone ténor de Donny MCCASLIN. Au final, voici une partition multi artistes, multi styles avec, en son centre, comme un pilier le thème de Francis LAI. Ce n’est sans doute pas la meilleure de tous les films de Claude LELOUCH. Mais peu importe, l’histoire d’amour musicale entre Claude LELOUCH et Francis LAI continue !

CHACUN SA VIE,  filmé par Claude LELOUCH, avec Éric DUPOND-MORETTI,    Johnny HALLYDAY,   Nadia FARÈS,   Jean DUJARDIN,   Christophe LAMBERT, Antoine DULÉRY,   Marianne DENICOURT,   RUFUS,   Chantal LADESOU,   Gérard DARMON, Julie FERRIER,   Stéphane de GROODT,    Jean-Marie BIGARD,   Samuel BENCHETRIT,    Déborah FRANÇOIS, Liane FOLY,   Isabelle DE HERTOGH,   Francis HUSTER,   Mathilde SEIGNER,   Ramzy BEDIA, Michel LEEB,   Philippe LELLOUCHE,   Béatrice DALLE,   Elsa ZYLBERSTEIN,   Zinedine SOUALEM. Musique originale Francis LAI Dimitri NAÏDITCH Laurent COUSON disponible chez Sony Masterworks.

 

UN + UN ET 50 ANS

D’AMOUR

CINEMATOGRAPHIQUE :

CLAUDE LELOUCH ET

FRANCIS LAI !

Dans UN+UNE, le dernier film de Claude LELOUCH, Antoine (Jean DUJARDIN) ressemble aux héros des films dont il compose la musique. Il possède du charme, du succès, et traverse la vie avec autant d’humour que de légèreté. Lorsqu’il part en Inde travailler sur une version très originale de Roméo et Juliette, il rencontre Anna (Elsa ZYLBERSTEIN), une femme qui ne lui ressemble en rien, mais qui l’attire plus que tout. Ensemble, ils vont vivre une incroyable aventure… Surtout, comme Jean-Paul BELMONDO dans UN HOMME QUI ME PLAIT, il incarne, comme un miroir ouvert à Francis LAI, un compositeur de musique de films. A l’occasion de la sortie du film en dvd, nous vous proposons une rencontre avec Claude LELOUCH, le célèbre cinéaste qui a toujours réservé une place de choix à la musique dans ses films. A ses côtés, nous avons également rencontré Francis LAI, son complice musical depuis UN HOMME ET UNE FEMME dont on fête cette année les 50 ans du tournage. Alors qu’il vient de recevoir des mains de Claude LELOUCH, le Prix du meilleur compositeur cinéma lors de la 1ère cérémonie des Prix de l’UCMF pour UN+UNE, Francis LAI et le cinéaste nous racontent leur couple musical ! En complément, Francis LAI revient brièvement sur une partie (mais un deuxième article va suivre prochainement !) de la création du coffret 7cd ANTHOLOGY, de BILITIS à LA COURSE DU LIEVRE A TRAVERS LES CHAMPS, de Johnny HALLYDAY à Jean-Louis TRINTIGNANT, quelques uns des grands moments de sa carrière d’Etoile du Cinéma !

 

50 Ans De Musique Et De Cinéma !

Claude LELOUCH, que ressentez-vous alors que l’on fête le cinquantième anniversaire du tournage d’UN HOMME ET UNE FEMME ?

Claude LELOUCH : pour moi, quand je pense à Francis LAI et notre chemin parcouru ensemble depuis ce premier film, je me dis que cela représente une grande histoire d’amour. D’ailleurs, j’aime à dire que ma rencontre avec Francis LAI a constitué le début de ma plus belle histoire d’amour ; celle-ci ayant la particularité de constituer une histoire d’amour essentiellement visuelle et musicale.

Francis LAI que vous aviez rencontré par l’intermédiaire de Pierre BAROUH ?

CL : comme je l’ai raconté dans de nombreux livres, c’est effectivement Pierre BAROUH qui m’a présenté Francis LAI et qui a été, en quelque sorte, notre marieur musical et cinématographique ! Et je dois dire que Pierre BAROUH a eu une intuition très juste quand il m’a soufflé l’idée que, avec Francis LAI, ils allaient écrire des chansons qui disent ce que le scénario ne raconte pas. Je me rappelle d’ailleurs que, pour UN HOMME ET UNE FEMME, j’avais demandé à Francis LAI qu’il imagine un thème principal très simple et facilement mémorisable. Francis LAI m’en m'a fait écouter beaucoup avant que l’on trouve celui qui me convienne mais qui, étrangement, n’était pas son préféré !

FL : effectivement, je me rappelle que Claude LELOUCH était sur le point de partir quand je lui ai proposé un dernier thème que j’avais composé pour une séquence avec Jean-Louis TRINTIGNANT ; ce thème l’a touché tout de suite car il correspondait exactement à ce qu’il recherchait !

CL : Avec le recul, je dois dire qu’avec Francis LAI, nous avons eu beaucoup de chance car, en travaillant, très vite, nous nous aperçus que nous partagions la même sensibilité, que nous étions vraiment faits l’un pour l’autre. Pour moi, rencontrer Francis LAI, c’était comme m’approcher de mon double en musique !

FL : je dois encore aujourd’hui remercier Pierre BAROUH de m’avoir permis de rencontrer Claude LELOUCH car cela a véritablement changé le sens de ma vie et pas qu’à moi. En effet, dans UN HOMME ET UNE FEMME, Claude LELOUCH a permis de réunir moi pour la composition, ce qui représentait une première, Nicole CROISILLE pour le chant et Pierre BAROUH pour le chant et les paroles. Ensuite, le film a été présenté au Festival de Cannes où il obtenu la Palme d’Or. Donc, en quelque sorte, je dois reconnaitre que toute ma carrière est partie de notre rencontre avec Claude LELOUCH.

Ce qui est formidable en voyant vos films, c’est que vous racontez continuellement des histoires d’amour jusqu’à UN + UNE, votre dernier film ?

CL : pour moi, il n’existe pas de sujet plus intéressant qu’une histoire d’amour. Vous savez, tout ce que l’on fait de bien dans la vie, c’est dans des moments où on est amoureux. Et je pense que se vérifie également lorsque l’on réalise des films. Je suis persuadé que toutes les grandes réussites de l’univers passent par une histoire. Donc, s’il n’y a pas d’amour, rien n’avance.

Ce qui est amusant dans UN+UNE, c’est que vous avez déclaré que c’était votre premier film de commande ?

CL : ce qu’il fallait comprendre, c’est que les acteurs, et en particulier Jean DUJARDIN et Elsa ZYLBERSTEIN, avaient très envie de tourner un film avec moi. Comme je disposais de cette histoire en réserve et je venais de découvrir l’Inde, ce qui a été une révélation pour moi, je me suis lancé dans ce film. Et ensuite, tout s’est construit dans l’envie, dans l’échange, pour raconter une histoire d’amour comme je les adore.

Comment avez-vous travaillé Francis LAI et vous sur UN+UNE ?

CL : comme dans tous mes films, la musique tient également une place très importante, au même titre qu’un acteur en fait. Il y a longtemps que je sais à quel point elle apparait essentielle dans mes films. À travers le personnage joué par Jean DUJARDIN, qui est compositeur pour le cinéma, UN + UNE représente aussi un hommage à tous les grands musiciens avec qui j’ai eu la chance de travailler comme Francis LAI que j’ai retrouvé avec bonheur sur ce film. Comme toujours, j’ai commencé par lui raconter l’histoire avec mes mots. Ensuite, lui m’a raconté la même histoire à sa manière, c’est-à-dire au travers de notes de musique. A partir de là, nous nous mettons d’accord sur les thèmes et nous enregistrons avant le tournage.  

FL : effectivement, Claude LELOUCH tient depuis toujours à ce que l’on enregistre toutes les musiques le tournage. J’aime bien cette méthode car elle évite, et Claude LELOUCH le sait, de faire des doublons entre les musiques et les images. Il faut absolument que la musique apporte un plus par rapport à l’image, qu’elle apparaisse en contrepoint, qu’elle vive sa propre existence, comme un acteur du film !

Claude LELOUCH, avez-vous des musiques de Francis LAI plus marquantes que d’autres, par exemple ITINERAIRE D’UN ENFANT GATE avec Jean-Paul BELMONDO ?

CL : vous savez, en cinquante ans, on a fait tellement de choses avec Francis LAI que je ne me souviens plus de rien. Ce qui me parait important, c’est qu’au moment où on fait les choses, on se trouve dans l’essentiel. Et avec Francis LAI, comme on enregistre la musique des films avant les tournages, je crois qu’elle représente un personnage important de l’œuvre.

Dans le coffret ANTHOLOGY FRANCIS LAI, les musiques se répondent, par exemple, pour Jean-Paul BELMONDO, on entend ITINERAIRE D’UN ENFANT GATE mais aussi UN HOMME QUI ME PLAIT ?

CL : je trouve que c’est une idée amusante d’avoir regroupées sur un même disque les musiques de ces films que j’ai réalisé à pas mal d’années d’intervalle. En plus, je trouve toujours émouvant de retrouver Jean-Paul BELMONDO avec lequel il n’est pas impossible que je refasse un jour un film.

D’UN HOMME ET UNE FEMME à UN+UNE en passant par UN HOMME QUI ME PLAIT, vous avez presque toujours été fidèle à Francis LAI ?

CL : effectivement car, comme je vous l’ai dit, Francis LAI et constitué ma plus belle histoire d’amour musicale et cela continue aujourd’hui. Les seules fois où je n’ai pas travaillé avec Francis LAI, c’était pour des projets différents, en particulier avec Michel LEGRAND et Serge RACHMANINOFF.

Justement, vous aimez mélanger musiques originales et œuvres classiques comme dans PARTIR REVENIR où Michel LEGRAND avait rajouté un mouvement à un concerto de RACHMANINOFF mais aussi LES UNS ET LES AUTRES avec le Boléro de Maurice RAVEL      ?

CL : je pense que la musique constitue un mélange de genre formidable et je trouve que toutes les musiques sont intéressantes, passionnantes. Donc, vous avez raison, j’essaye de mélanger au maximum les partitions originales avec des pièces classiques mais aussi des chansons de variétés, je n’hésite pas à le faire. De toute manière, pour moi, c’est très simple : quand une musique est belle, qu’elle soit écrite pour le film ou pas, comme le Boléro de Maurice RAVEL, cela ne change rien.

FL : pour en revenir sur PARTIR REVENIR, je me rappelle que je ne pouvais lutter avec Michel LEGRAND, que j’adore car il représente aussi un très grand compositeur de musiques de films, et surtout Serge RACHMANINOV. C’est formidable que Michel LEGRAND a fait en rajoutant un mouvement au Concerto pour piano de Serge RACHMANINOV !

Il en est de même pour vos interprètes, comme Nicole CROISILLE que l’on entend dans beaucoup de vos films jusqu’à UN+UNE ?

CL : au même titre que Francis LAI, Nicole CROISILLE appartient à ma famille musicale et cinématographique.

Francis LAI, que ressentez-vous alors que vous venez d’être récompensé par l’UCMF (Union des Compositeurs de Musique de Films) pour la musique d’UN+UNE ?

FL : je suis très heureux de cette récompense qui m’a été remise lors de la 1ère cérémonie de remise des prix de l’UCMF. D’ailleurs, je trouve très valorisant que les primés aient été sélectionnés par des journalistes qui connaissent le métier. Puis, au-delà de ce prix, on fêtait nos cinquante années de complicité avec Claude LELOUCH. Ce qui reste très rare au cinéma. Il s’agissait donc d’un départ pour cette remise de prix qui, je l’espère, va perdurer et développer. Cela me parait important surtout pour la jeune génération de compositeurs qui arrivent. Même si je ne suis pas un fou de ce genre de soirées, je trouve que les Prix qui sont remis à certains compositeurs ou à des acteurs ou tout simplement des films sont des bonnes choses car ils permettent de relancer leurs carrières. En effet, comme on parle des équipes créatives primées, les gens ont alors envie de voir les films concernés.

Justement, que représentent 50 ans de collaboration avec Claude LELOUCH ?

FL : notre collaboration constitue une des plus belles suites d’aventures cinématographiques et musicales que je connaisse ! Et ce qui me semble formidable, c’est qu’elle continue toujours. A chaque fois que Claude LELOUCH fait un nouveau film, cela représente une nouvelle aventure plutôt angoissante. En effet, chaque fois, il faut se renouveler, trouver de nouvelles idées, de nouvelles harmonies et mélodies mémorisables. Il s’agit aussi chaque fois de trouver des thèmes qui donnent une atmosphère au film.

Ce qui est génial avec Claude LELOUCH, c’est qu’à chaque fois qu’il réalise un nouveau film depuis des années,  effectivement c’est chaque fois un gros stress mais aussi un grand enthousiasme de tourner ?

FL : complètement ! Claude LELOUCH se trouve constamment en recherche d’idées. Moi, je représente plutôt le contraire ; je pense que c’est aussi pour cette raison que l’on fonctionne bien ensemble. Moi, j’ai besoin de temps, de calme, de solitude avec mes instruments pour concevoir ma musique. Alors que Claude LELOUCH a besoin de mouvement ; c’est pour cela qu’il arrive à conditionner les personnes qui travaillent avec lui. 

Comment est né ce coffret ANTHOLOGY qui a la particularité de regrouper, par thématiques, des bandes originales intégrales et parfois rares ou inédites ?

FL : effectivement, avec Stéphane LEROUGE, on avait envie dans ce coffret de rassembler des bandes originales intégrales en incluant parfois des inédits comme c’est le cas sur BILITIS. Je pense qu’il s’agit d’un cadeau original pour ceux qui aiment à la fois le cinéma et la musique de films. Après, en ce qui concerne les thématiques, cela nous a paru évident et faciles de relier les bandes originales à travers les duos d’acteurs qui ont travaillé avec Claude LELOUCH comme Jean-Paul BELMONDO et Johnny HALLYDAY, les réalisateurs comme René CLEMENT.

Claude LELOUCH recommence également l'histoire en reprenant, dans UN+UNE le Concerto Pour La Fin D'un Amour que vous aviez composé il y a plus de 40 ans pour UN HOMME QUI ME PLAIT ?

FL :  là encore, pouvoir reprendre ce concerto, tant d'années après sa création, revient à reprendre des sources musicales intemporelles.  Ceci dit, dans ce film précisément, cela va plus plus loin car cette musique vient en résonnance de Jean DUJARDIN qui aimait beaucoup UN HOMME QUI ME PLAIT. Je pense que c'est là,  peut-être, la chance que nous avons avec la musique : quand on ne suit pas la mode, on réalise des musiques qui, comme celle d'UN HOMME QUI ME PLAIT, restent intemporelles.

Avez-vous accepté tout de suite lorsque Claude LELOUCH vous a demandé de reprendre le Concerto Pour La Fin D'un Amour dans UN+UNE ?

FL : complètement car, à travers le rôle de Jean DUJARDIN, il existait un vrai lien, une vraie passion pour  Jean-Paul BELMONDO et le film UN HOMME QUI ME PLAIT. Je pense qu'ils se sont rappelés de cette séquence de fin avec uniquement la musique et les regards d'Annie GIRARDOT qui attend Jean-Paul BELMONDO.  Moi, je l'aime beaucoup cette séquence car je trouve que Claude LELOUCH a réalisé un beau mariage entre la musique et les images, qui nous font passer par tous les sentiments de l'émotion au sourire. Et je crois que c'est cette formidable alliance entre la musique et les images qui a incité Jean DUJARDIN et Elsa ZYLBERSTEIN à demander à Claude LELOUCH de tourner ensemble. Ils n'avaient pas envie de jouer un remake d'UN HOMME QUI ME PLAIT mais de s'en inspirer pour raconter, même si le personnage principal reste un compositeur, une autre histoire. Après, dans UN+UNE, il se trouve que Claude LELOUCH a imaginé ce metteur en scène indien qui recherche absolument un compositeur européen car, sur sa version de ROMEO ET JULIETTE, il ne veut pas une  musique locale;  il préfère engager un compositeur de musique qui amène une couleur différente. D'où cette idée de Claude LELOUCH d'organiser cette rencontre entre le cinéma indien et la musique d'UN HOMME QUI ME PLAÎT.

Finalement, pour vos noces d’or musicales, Claude LELOUCH vous a fait comme une déclaration d'amour en vous mettant en scène ?

FL : oui et je trouve cela très touchant. C'est un grand clin d'œil car, depuis cinquante, nous avons énormément de chance, de complicité. Surtout, nous avons toujours partagé la même vision du cinéma et de la musique.

Propos recueillis à Paris les 11 & 13 avril 2016

UN+UNE, dvd et bluray du film de Claude LELOUCH disponible chez Metropolitan filmexport

Plus d’informations sur http://www.metrofilms.com/

FRANCIS LAI ANTHOLOGY. Coffret cds réunissant une sélection thématique des bandes originales de Francis LAI en versions intégrales. Disponible en édition limitée chez Play-Time/FGL music.

Plus d’informations sur http://www.fglmusic.com/