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Création! 
 
 
                                                                                                 Adrien PERRUCHON
 

Le compositeur Etienne PERRUCHON et le chef d’orchestre Adrien PERRUCHON, qui avaient déjà collaboré sur des concerts DOGORA, reviennent sur la création, les 17 et 18 mars à Paris à l'auditorium de Radio France, de Dianoura ; la Cantate dogorienne pour chœur et orchestre imaginée par le compositeur préféré de Patrice LECONTE pour l'association Orchestre à l'école et l’Orchestre Philharmonique de Radio France ; un ensemble que connaît bien Adrien PERRUCHON.

De Dogora à Dianoura

Etienne PERRUCHON, votre DIANOURA ! apparaît très différent, beaucoup plus symphonique, que vos précédentes œuvres dogoriennes ?

EP : vous avez complètement raison. En fait, ce qui s’est passé dans DIANOURA !, c’est que j'ai changé la construction par rapport à d’autres œuvres dogoriennes qui constituaient en fait des enchainements de chansons. Un exemple : le spectacle DOGORIANS, que j'avais présenté à la Cartoucherie de Vincennes, s'articulait autour d’une succession de chants dogoriens. Cette fois, avec DIANOURA !, je voulais aller plus loin.

Vous vouliez écrire une pièce plus orchestrale ?

ET : je crois qu’on peut le dire. En fait, je ressentais le besoin de composer une grande symphonie chantée ; c'est-à-dire une cantate qui pourrait presque prendre la forme d’un opéra d'enfants.

D'où, dans DIANOURA !, une succession de moments très lyriques, dignes d’un péplum ?

EP : en fait, je souhaitais écrire une œuvre épique. Je voulais vraiment que les enfants aient accès à une musique enthousiasmante.

Était-il important de faire une véritable création pour l'association Orchestre à l'école ?

EP : c’était une volonté de Radio France de me commander une œuvre spécifique pour l’Orchestre Philharmonique de Radio France et  les enfants d’Orchestre à L’École. C’est une association qui affiche une double ambition: Soutenir les orchestres à l’école et promouvoir le développement de ce dispositif sur l’ensemble du territoire. Elle est ainsi le partenaire privilégié de toutes les initiatives de terrain -.  Après, c’est vrai que de monter une création comme DIANOURA ! en faisant évoluer des jeunes chanteurs au centre d’un ensemble de professionnels de la musique représentait un vrai enjeu, un véritable pari.   

Quelles étaient les difficultés pour ces enfants et comment les avez-vous sélectionnés ?

EP : s'agissant d'une création, ils ne pouvaient pas trouver de repères. Puisqu’il s’agit d’une œuvre nouvelle, jamais entendue, il n’y avait pas de références sur lesquelles ils pouvaient s’appuyer. En ce qui concerne les sélections, pour ce projet en particulier, nous avons surtout, et c'était essentiel, recherché des enfants qui savent lire la musique.

Qu'est-ce que cela représente pour un compositeur de voir sa musique dirigée par son fils ?

EP : c’est formidable mais cela correspondait à un désir de ma part. En effet, lorsque l’on m’a commandé cette œuvre, j’ai immédiatement voulu que ce soit  Adrien qui la dirige.J’étais convaincu que, du fait qu’il possède à la fois ce contact indispensable avec les musiciens et les enfants, il allait contribuer à la réussite de DIANOURA !

C'était la première fois qu'il dirigeait votre musique ?

EP : pas vraiment caril avait déjà dirigé une de mes œuvres. Mais là, pour la première fois, il a dirigé une création. Je dois dire que cela a représenté un espèce d'accomplissement. Je ne dirais pas un passage de relais parce que je continue à écrire. Mais je suis heureux et fier parce que je crois qu’il n'existe personne qui peut, mieux que lui, comprendre ma musique.  Ce qui me parait normal puisqu’il la côtoie depuis sa naissance.

Justement, est-il rentré facilement dans DIANOURA ! ?

EP : il se l’est facilement approprié ! D'ailleurs, il était déjà présent lors de la phase d'écriture. Tous ces éléments font que la création de DIANOURA a constitué, pour moi, un vrai bonheur !

De Timbalier A Chef D'orchestre !

Adrien PERRUCHON, depuis quand dirigez-vous l'orchestre Philharmonique de Radio France ?

Adrien PERRUCHON : en fait, à la base, moi je suis un instrumentiste, plus précisément un timbalier, dans l'orchestre Philharmonique de Radio France ; un ensemble que je connais donc bien. Ce qui s'est passé, c'est que j'ai commencé la direction d'orchestre parallèlement à mon activité de timbalier.

Et vous avez été remarqué comme chef d'orchestre remplaçant de l'Orchestre Philharmonique de Radio France ?

 AP : j'ai eu effectivement la chance d'effectuer un remplacement à la tête de l’Orchestre Philharmonique de Radio France. En l'occurrence, j'avais remplacé Lionel BRINGUIER et Mikko FRANK qui étaient souffrants. Je les ai d'abord remplacés lors des répétitions puis lors des concerts prévus dans la semaine.

Quelle a été la réaction de vos collègues de l'orchestre Philharmonique de Radio France ?

AP : très bonne car, quelque part, comme ils me connaissaient déjà comme timbalier, cette expérience de direction d'orchestre s'est faite en famille. Cela m’a vraiment encouragé dans cette pratique de la direction d’orchestre.

Avez-vous déjà eu l’occasion de diriger la musique de votre père avant DIANOURA ! ?

AP : en fait, c'est la première fois que j'ai dirigé la création d’une nouvelle pièce de concert d’Etienne PERRUCHON. En effet, en studio, j'avais dirigé l'enregistrement de la musique du film LA DORMEUSE DUVAL réalisé par Manuel SANCHEZ. J'avais aussi déjà dirigé DOGORA en concert à Nice.

Qu'est-ce que DIANOURA ! représente pour vous ?

AP : il faut déjà préciser qu’il s'agit d’une œuvre qui a été écrite sur mesure. C'est-à-dire qu'Etienne PERRUCHON l’a écrite pour être jouée à la fois par des enfants et des musiciens professionnels. D'ailleurs, c’est pour moi le coup de génie de cette pièce que de faire en sorte qu'aucun instrument, aucune des voix ne participe de manière anecdotique. Au contraire : que ce soit les jeunes instrumentistes ou les enfants du chœur, nous les avons véritablement intégrés, mélangés sur scène aux musiciens de l'orchestre professionnel. Etienne PERRUCHON leur a même réservé, au même titre que les musiciens de l'orchestre, des solos et des parties virtuoses. Cela constitue véritablement, pour moi, la grande force de cette pièce, et même sa raison d'exister.

Ce n’est pourtant pas une musique pour enfants mais, au contraire, une musique exigeante ?

AP : cela faisait partie du cahier des charges que d'écrire une pièce qui mette tout le monde à contribution sans, pour autant, renier sur l’exigence du contenu musical. Ceci est valable pour la musique mais aussi pour le texte car cette langue, le dogorien, contient des éléments assez difficiles à assimiler.

Cela renforce d'autant la réussite de cette cantate avec des enfants ?

AP : absolument. Et ce que je trouve fabuleux, c’est que les enfants l’ont fait avec beaucoup de rigueur, en travaillant dans les mêmes conditions que les musiciens professionnels. Vous savez, je crois que tout le monde, nous lors de la préparation, comme le public au moment des concerts, l’avons ressenti.

Certaines parties de DIANOURA ! ont-elles été, pour vous, plus difficiles à travailler ?

AP : j'ai envie de vous répondre que la difficulté tenait essentiellement dans le fait que le processus de création a pris du temps. Je veux dire par là qu’il s’est écoulé une certaine période avant qu’il ne fonctionne. Certes, les enfants ont été préparés pendant toute l'année scolaire. Mais  au moment où on s’est retrouvés pour les premières répétitions, il a fallu un temps d'adaptation.

Pour les enfants comme pour les musiciens professionnels ?

AP : bien sûr ! Et même pour moi ! Vous savez, chaque chef d’orchestre possède une façon de diriger différente. Ce qui nécessite un temps d'adaptation pour des musiciens professionnels et, à fortiori, pour des enfants. Partant de ce principe, le challenge consistait à réunir tout le monde en utilisant, au niveau de la direction, un langage qui apparaisse simple, efficace et compréhensible par l’ensemble des intervenants.

Pour finir : cela représentait t-il un rêve pour vous de devenir chef d'orchestre ?

AP : je dirais que, davantage qu’un rêve, cette activité de chef d'orchestre représente une vocation. Et je dois dire que je suis très heureux aujourd'hui, à ce moment de ma vie de musicien, de l’avoir concrétisée !

Entretiens réalisés à Paris le 25 mars 2017.

 
 
 
 
 

LE MAGASIN DES SUICIDES

Dans une ville où  les gens n’ont plus goût à rien, la patronne d’une boutique de poisons et cordes pour se pendre vient d’accoucher d’un enfant qui incarne la joie de vivre incarnée… Patrice LECONTE reste un fidèle : après LES BRONZES 3, DOGORA et LA GUERRE DES MISS, il a donc demandé à Etienne PERRUCHON d’écrire la musique et les chansons de son adaptation du roman de Jean TEULE. Pour Etienne PERRUCHON, qui a déjà écrit un opéra (PINOCCHIO), l’idée de la composition d’une bande originale en forme de comédie musicale s’imposait d’elle-même. Néanmoins, il ne s’agit pas d’une comédie musicale classique mais plutôt d’une forme de pièce qui navigue entre la musique classique et l’opéra voir l’opéra bouffe. Etienne PERRUCHON commence par une introduction inquiétante, orchestrale qui donne le ton (Tentative de suicide). La première chanson fait office de thème principal : un hymne orchestral, lyrique et un peu délirant sur des paroles de « crise qui vous défrise » signées Patrice LECONTE (Chanson des Tuvache). Puis on revient à une musique lente et sombre, avec beaucoup du tuba et la voix grave d’Edouard PRETET et des chœurs amusants ; un morceau musical d’humour noir un peu tournant (Le piéton rescapé). Pour l’arrivée de l’enfant, Etienne PERRUCHON reprend le même thème mais à la façon d’une grande valse (La naissance d'Alan) puis développe une musique enfantine (Alan Sourit, Alan Grandit, Un Enfant joyeux). Il introduit aussi des passages de mystère, de danger à travers une musique profonde, avec des petits crescendos (Le sabotage). Une autre chanson importante est celle du Alan ; un air très pessimiste, joliment interprété par Kacey MOTTET-KLEIN accompagné de chœurs sur une orchestration obsessionnelle (A mort la mort). On trouve aussi un joli thème de forme classique avec des cordes pincées et un développement orchestral et chantant pour Les Clients Hésitants. On note aussi un thème profond, chantant, virevoltant mais assez lent pour Monsieur Calmel. On reste dans la musique sombre avec un morceau lent, grave et crescendo pour orgue et percussion et les voix de Bernard ALANE et Isabelle (Le duo de Lucrèce et Mishima). S’il reste souvent dans la tradition de la musique chantée, Etienne PERRUCHON sait nous étonner, notamment quand il écrit une danse rythmée très orientale (La danse de Marilyn). Ou encore lorsqu’il introduit une sorte de grande marche très colorée, tournante, délirante (Chez Le Psy) ; ce qui également le cas du morceau qui passe du mystère à la chanson joyeuse et dansante (Les enfants conspirateurs). Pour la conclusion, Etienne PERRUCHON propose une chanson chorale en forme de farce poétique (La vie vaut mieux que la mort - Final) avant un Musique développement autour du thème des Tuvache (Vive Alan ! - Générique Fin). Jamais à court de références, Etienne PERRUCHON termine en introduisant une valse très proche de Piotr Ilitch TCHAIKOVSKI (La valse des sourires). Etienne PERRUCHON signe une véritable ode à l’humour noir, un véritable hymne aux soubresauts de la vie. S’appuyant sur un orchestre symphonique et des acteurs chanteurs, il développe une musique ambitieuse, qui alterne les passages d’inspiration très classiques et les airs qui semblent sortis d’un opéra dédié la joie de vivre voir parfois d’un spectacle de cirque. Partant d’un thème mélodique dédié aux  Tuvache, il développe une partition qui multiplie les rebondissements, les crescendos mais aussi les passages émouvants. Il en ressort une partition très originale mais qui mérite un certain effort pour y pénétrer. Se plaçant délibérément entre le théâtre et l'écran, il signe une composition intemporelle qui révèle les sentiments de l’auditoire.   

LE MAGASIN DES SUICIDES. Un film écrit et réalisé par Patrice LECONTE, d’après le roman de Jean TEULE, avec les voix de Bernard ALANE, Isabelle SPADE,  Kacey MOTTET KLEIN,  Isabelle GIAMI et Laurent GENDRON. Musique originale d’Etienne PERRUCHON disponible chez Idol.