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ERIC SERRA
Compositeur français, essentiellement connu pour ses partitions pour les films de Luc BESSON, notamment LE GRAND BLEU, NIKITA et LEON. Il a aussi composé les musiques d'un James Bond (GOLDENEYE), de DECALAGE HORAIRE de Danièle THOMPSON, et du spectacle du cirque du soleil CRISS ANGEL BELIEVE. 
                               
Son actualité 
 
 

LUCY

Dans ce thriller à la fois futuriste et assez classique dans sa manière d’amener l’action, Luc BESSON nous raconte le parcours fantastique d’une jeune étudiante, qui, à la suite de circonstances indépendantes de sa volonté, voit ses capacités intellectuelles se développer à l'infini. Elle «colonise» alors son cerveau, et acquiert des pouvoirs illimités. Luc BESSON retrouve, une fois encore, Eric SERRA qui propose une partition qui lui ressemble, c’est-à-dire très moderne et inventive. Après une introduction rythmée et aérienne (First Cells), Eric SERRA commence par une musique profonde, au contrepoint grave, comme pour mieux installer une ambiance. Il s’agit là d’une musique clairement électronique, contenant des percussions qui s'accélèrent, ce qui donne un mélange intense, comme on en a souvent entendus sur les films de Luc BESSON. Il s’agit aussi d’une musique mystérieuse, grâce à l’apport de flûtes qui évoquent l’Asie (normal puisque l’action principale se situe à Taiwan) ainsi qu’une tension. Dans ce morceau, Éric Serra prend le temps d'installer une ambiance.(Mr. Wang's Bloddy Suite, Pt. 1 to 4).  Il continue dans la tension en utilisant un rythme de caisses claires et de percussions, notamment des cloches, avant un développement orchestral interrompu par des synthétiseurs, des flûtes pour une parte plus grave, correspondant à l’ouverture d’une valise au contenu explosif, d’où une musique crescendo griffée Eric SERRA (Mr. Wang's Bloddy Suite, Pt. 5 to 7, Blue Injection). Le film jonglant constamment entre la violence et le fantastique, le compositeur n’a d’autre choix que de valser avec une musique de tension, profonde, très électronique et percussive, d' abord a la manière d une marche puis accroché à comme les bandits au dos de Lucy, avec un contrepoint de cordes qui accélère jusqu’à prendre le dessus (Inner Fireworks) ; des sonorités qu’il mêle à des mouvements aériens, souvent à base deguitare, de percussions et d'un accompagnement électronique étonnant, peu distinguable, qui s’apparente à la lente transformation de Lucy (Lucy is Going Out), ou plus pulsatifs, rythmiques pour appuyer la tension, par exemple sur la séquence où Lucy, juste transformée, se fait enlever la drogue de son ventre (Tingjhou Hospital), ou encore plus orchestral,  apportant une dimension assez grave, et finalement gracieuse (Flicking Through Time). Plus surprenant, Eric SERRA lorgne parfois vers le jazz mais un swing futuriste, assez personnel, sur des images à la Godfrey REGGIO (KOYAANISQATSI), d’où ce thème à base de saxophone et de percussions (All We Have Done with It). Il surprend également avec des musiques électro-dance, comme Sling the Decks (The Single Barrel Mix), un titre complètement contemporain dans lequel on reconnait le talent d’Eric SERRA pour créer des musiques sortis d’un autre univers, qui correspondent ici aux mouvements du cerveau en ébullition de Lucy ; une musique très forte qui lance celle de la poursuite en voiture en plein Paris et à contre sens ; effet garanti ! (Pleasant Drive In Paris).On note aussi de courtes respirations, des thèmes frais, doux et à base de guitare (Choose to Reproduce). Et puis de véritables plages orchestrales, comme cette musique à la courte cellule mélodique répétitive, un développement ample et profond voir même tragique et même lyrique, avec une simple ligne de violon sur une musique très atmosphérique et crescendo (Disintegration) ou avec l’incursion d’une soprano (Melt into Matter). Notons enfin, d’une part, la version chantée du thème principal par Damon ALBARN (Sister Rust) et, chose rare chez Luc BESSON, la présence d'un morceau de musique classique. En l'occurrence, il s'agit d'un extrait du magnifique Requiem in D Minor, K. 626 (I. Introitus. Requiem aeternam) de Wolfgang Amadeus MOZART; une belle façon pour le réalisateur d'introduire une dimension religieuse au parcours  de Lucy. Après l’émouvant biopic THE LADY, Luc BESSON revient à un style de film au scénario relativement simple (une jeune femme se sacrifie à la fois pour l'humanité et s'aborder le plan de dangereux trafiquants de drogue), mais passionnant qui mélange habilement la science (superbe composition de Morgan FREEMAN en professeur spécialisé dans les capacités cérébrales) au thriller autour d'un personnage féminin habité par Scarlett JOHANNSEN. A Partir de la, Luc BESSON multiplie les séquences de bravoure, comme la première visite de Lucy chez le chef des trafiquants taiwanais ; des scènes souvent impressionnantes qui font parfois appel aux effets spéciaux comme les séquences de transformation (celle dans l'avion étant la plus forte) mais aussi la séquence finale. Quant à Eric SERRA, si on n’arrive pas à comprendre l’origine de son mix sonore pour le personnage de LUCY (il refuse de l’expliquer !), il reste quand même en territoire sonore plutôt connu. D’ailleurs, on se réjouit de le retrouver sur une partition qui, bien que privilégiant l’action et les sonorités électroniques, dégage, grâce à l’orchestre et à des instruments solistes comme la guitare ou la flûte, suffisamment de chaleur, voir de sensualité ; ce qui pouvait manquer parfois dans ses premières partitions totalement synthétiques. En somme, fort de sa longue expérience, Eric SERRA signe une partition très complexe mais maitrisée, qui marie harmonieusement les sonorités futuristes à l’émotion orchestrale.

LUCY.  Un film réalisé par Luc BESSON, avec Scarlett JOHANSSON, Morgan FREEMAN, Choi MIN-SIK et Amr WAKED. Musique originale d’Eric SERRA disponible chez Idol Music.