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HONEY, I BLEW UP THE KID (CHÉRIE J'AI AGGRANDI LE BÉBÉ)

Comme il aime le faire, Intrada propose une version intégrale d’une musique de avec Bruce BROUGHTON ; en l'occurrence celle d’un classique Disney de 1992.  Pour la musique de cette suite de CHÉRIE J'AI RÉTRÉCI LES GOSSES (HONEY, I SHRUNK THE KIDS-1989), tout en se plaçant dans la continuité de James HORNER, Bruce BROUGHTON s’inscrit dans son propre style dynamique et symphonique, en créant non pas un, mais trois thèmes principaux, cependant d'allure moins mélodique qu'à l’accoutumée ! L’album commence par une surprise : la musique originale et éclatante du court métrage OFF HIS ROCKERS, réalisé par Barry COOK en 1992 ; Bruce BROUGHTON, par sa musique légère, sautillante, souvent cuivrée, dans un style typiquement américain, accompagne l’éveil d’un enfant par sa relation avec un cheval à bascule qui va l'entrainer, sous une musique à la fois jazzy et douce,  dans les rythmes pianissimo et les cuivres d’un western sauvage! Sur HONEY, I BLEW UP THE KID, dans l'héritage d’un style de musique de films familiaux des années 1980/1990, Bruce BROUGHTON commence par un générique doucement mélodique, dans une orchestration large mettant en avant de jolies parties de cuivres et de percussions (Main Title). Il continue par plusieurs thèmes aux contours jazzy comme cette musique enjouée, portée par le saxophone (Meet The Szalinskis) ; puis ces musiques davantage de situations, avec des parties de claviers enfantins et des développements jazzy typiques de comédies (Just Like Your Dad, Back To The Lab). Bruce BROUGHTON continue par un charmant thème à la mélodie forte suivi d'un développement doucement chantant (Putting On Weight ?). Puis il développe une des nombreuses musiques de suspense et d'action, qui commence ici dans les vibratos, se poursuit délicatement, en appuyant l'action, jouant des percussions (Macrowaved) ; là de manière chantante, rythmée par les caisses claires avec une courte reprise d’un thème principal, dans un style enlevé, typique de dessins animés (The Bunny Trick, Car Flight), ou là encore dans des harmonies  mettant en avant les bois, sur des contours jazzy de saxophone et de percussions (How’d She Take It ?) voir de sonorités western (Clear The Streets !). Bruce BROUGHTON propose aussi des musiques sournoises, comme ce thème qui joue le mystère sur de longues notes parfois tournantes (The Warehouse) ; également ce mouvement de piano d'où ressort une sorte de mélodie inéluctable (Get Big Bunny). Bruce BROUGHTON continue encore par un morceau intéressant, particulièrement riche et grandiose, pour une séquence tournant autour d’un camion de crème glacée (Ice Cream !). Il s'agit d’une musique chantante dans un style proche de l’opéra bouffe orchestral que l’on retrouve d'ailleurs dans le générique de fin. Avant qu’il ne  parte dans un développement trépidant (Look At That Mother !; End Credits – That’s All, Folks !). Comme toujours sur ce label, l’album contient quelques morceaux supplémentaires, en fait de courts jingles qui, loin d'être indispensables, complètent la partition ! Au final, voilà une nouvelle édition plus que recommandable d’une partition classique de Bruce BROUGHTON. Présentée en version plus que complète, cette vraie musique originale de comédie à l'américaine, remplie de références notamment jazzy et de thèmes sympathiques, emplira vos oreilles d’une douce mélancolie enfantine !

HONEY, I BLEW UP THE KID (CHÉRIE J'AI AGGRANDI LE BÉBÉ). Un film de Randal KLEISER, avec Rick MORANIS, Marcia STRASSMAN, Robert OLIVERI, Lloyd BRIDGES. Musique originale de Bruce BROUGHTON disponible en extended version chez Intrada records.

 
 
 

LA BANDE A PICSOU LE FILM - LE TRÉSOR DE LA LAMPE PERDUE (DUCKTALES: THE MOVIE - TREASURE OF THE LOST LAMP)

Dérivé de la série animée de 1987, on retrouvait dans ce film – américain mais réalisé dans des studios en France - la bande à Picsou ! Dans le calme du désert égyptien, ils partent  à la recherche du trésor de Cali Baba et de sa lampe merveilleuse ! Mais quant ils la trouvent, ils ne savent pas que débute une course sauvage contre le redoutable sorcier Merlock ! Inédite en cd, voici enfin la partition à la fois héroïque et fantaisiste de David NEWMAN ; une   véritable expérience car les incursions orientales de Picsou et de ses neveux lui ont permis de composer, en totale liberté, la musique ample,  nerveuse, et pour grand orchestre, qu'il jugeait la plus appropriée au film. David NEWMAN a donc composé une partition très riche en thèmes et aux orchestrations éclatantes, dont plusieurs suites pour de longues séquences. David NEWMAN commence par un thème d'aventures qu’il développe à la façon d'une musique de poursuite. On y remarque tout de suite des arrangements utilisant toutes les sections de l'orchestre avec, en avant, les cordes, les cuivres, le piano et la grosse caisse (Coming In For A Landing). Il continue par un morceau à l’entame entraînante que l’on retrouve par parcimonie. Puis il part dans une musique orchestrale, avec une touche orientale. Et des envolées qui,  dans les moments de tension, partent dans de courts tourbillons, colorés par des trompettes, des percussions (The Seal Of Collie Baba). Il enchaîne par un thème principal dont l'ampleur évoque les pyramides avec des parties tournantes, alternant des sections merveilleuses, avec de jolis solos dans les cuivres (The Pyramid); un thème qui revient dans d'autres morceaux, comme cette musique endiablée,  qui commence de manière nostalgique, à base de violon. Et se développe de manière tournante, tout en contenant des virgules de douceur (Webby Discovers The Lantern). On le retrouve aussi dans des déclinaisons plutôt joyeuses avec quelques cordes répétitives (Ice Cream Sundae From The Sky). David NEWMAN propose aussi des thèmes sautillants, caractéristiques des productions Disney, (Meet The Genie,  Mrs. Beakley Meets The Elephant), qui distillent, parfois, une partie de suspense en même temps que des mélodies secondaires (The Story Of The Talisman). Avec l’apparition du méchant Merlock, David NEWMAN se dirige vers des musiques plus graves (Morning Becomes Merlock), à la fois rythmées et enfantines, parfois à la façon de rondes orchestrales (Merlock Sneaks Into The Mansion); mais aussi inquiétante, par ses vibratos, également une courte cellule de piano (Merlock Goes For Scrooge); le piano, qui revient dans une musique grandiose, où des cuivres avancent lentement, (Dijon The Master). Et aussi une ligne de violon nostalgique (Mission Impossible). Sur le final, David NEWMAN, pendant plus de dix minutes, nous régale d’une musique  d’abord d’allure dramatique, grondante tout en gardant un côté majestueux ; un mouvement soutenu par les cuivres montant vers une sorte de thème  diabolique, dont la touche orientale annonce une sorte de musique d'action mélodramatique (Merlock Takes Control). Sur le générique de fin, David NEWMAN reprend d'abord une musique orchestrale très Disney puis alterne, classiquement, les musiques d'aventures et les moments de délicatesse (End Credits). Au final, voici une belle surprise que l'édition de cette bande originale, hautement orchestrale, pour un dessin animé !

LA BANDE A PICSOU LE FILM - LE TRÉSOR DE LA LAMPE PERDUE (DUCKTALES: THE MOVIE - TREASURE OF THE LOST LAMP). Un film réalisé par Paul et Gaëtan BRIZZI, Clive PALLANT, Mathias MARCOS RODRIC, Vincent WOODCOCK et Bob HATHCOCK. Musique originale de David NEWMAN disponible chez Intrada records.

HOMEWARD BOUND II (L’Incroyable Voyage II : A San Francisco-1996)

Dans cette suite du classique Disney de 1993, Shadow le vieux Golden Retriever, Chance le bouledogue et Sassy la chatte himalayenne, reviennent, égarés dans les rues de San Francisco. C’est là qu'ils rencontrent de nouveaux camarades, pas forcément accueillants, tels que  Riley, le chef de bande de chiens errants, et la belle Delilah, dont Chance tombe sous le charme. Après le succès de la bande originale du premier film (également disponible chez Intrada), Bruce BROUGHTON a repris ses thèmes principaux, et a ajouté un tout nouveau matériel pour la bande originale de cette nouvelle aventure, présentée pour la première fois en version complète. Bruce BROUGHTON attaque par un générique dans lequel il rappelle, et il le fera sans cesse, le thème du premier film, un de ses plus attachants avec sa large mélodie Americana. Avant de s'en éloigner et présenter une musique classique d’une telle production (This Is Home, Main Title). Bien sûr, ce motif de base, Bruce BROUGHTON s’en ressert, d’abord de manière intimiste dans les bois, a l'intérieur d’un mouvement se situant entre musique sérieuse et amusante (Further Than I Thought). Puis sur des séquences urbaines, porté par du piano et des cuivres (In The City/Boy On The Porch). Et bien sûr, lors de séquences émouvantes, dans le velouté de la guitare (Over The Bridge), ou lyrique sur la fin (One Last Look/Reunion II). Mais le plus intéressant reste de nouveaux thèmes, à base de violon virevoltant, tournant même, et de percussions évoquant le grand air (Nose Radar, Dog In The Outfield). Bruce BROUGHTON propose aussi de réelles musiques de suspense, comme sur la séquence de l'aéroport (Gimme Another Chance/Airport Escape/They’ll Stop). Ou encore celle, trépidante, où des cuivres puissants affrontent des percussions d'orchestre (Run For Your Lives/So We Walked). Bruce BROUGHTON continue par des thèmes à base de violon, de percussions et de cuivres qui lui donnent un côté folk jazz, également un filet d’harmonica (Dog Fight, Bungled Ambush, While It Lasted, Thing Of Beauty). On reconnait aussi des cloches qui, avec ce violon insistant et ces cuivres, donnent une tournure western typiquement américaine (Delilah). Pour l’entame de romance entre Chance et Delilah, Bruce BROUGHTON introduit un joli thème, à base de piano tandis que la clarinette et les cordes apportent du mystère (Chance Meets Delilah), vite mis de coté au profit d’un thème doucement rythmé par de la guitare, et un contrepoint  extrêmement romantique (In The Park). Bruce BROUGHTON n’oublie pas l’aventure, avec ce thème rebondissant sur l'action et jouant de l'orchestre pour amener du danger (Heroic Deeds/Post Bonk). Puis un mouvement qui avance au gré des péripéties, des dangers croisés par les personnages, en utilisant notamment de la clarinette (Let Him Go/Chance Ensnared/Attacking The Van). Sur le personnage de Delilah, on note aussi un thème mélancolique, rythmé par du piano (Delilah Returns/Delilah Stays). Avant que Bruce BROUGHTON termine par un splendide générique de fin enjoué où, logiquement, il reprend les grands thèmes du film (End Credits). Comme souvent chez l'éditeur, l’album contient quelques versions alternatives de thèmes ainsi qu'un livret très complet. Au final, on ressent toujours un grand plaisir a retrouver cet excellent compositeur et mélodiste de Bruce BROUGHTON. Une nouvelle fois, il livre une partition exemplaire qui séduit d'emblée par son thème principal. Mais aussi  qui ne ménage pas ses efforts dans de nouveaux thèmes riches et colorés, qui parfois mélangent avec jubilation emporte folk américain, rythme de jazz et, surtout, la force émotionnelle de l’orchestre symphonique ; on adore !

HOMEWARD BOUND II (L’Incroyable Voyage II : A San Francisco-1996). Un film réalisé par David Richard ELLIS, avec les voix de Ralph WAITE, Michael J. FOX, Sally FIELD. Musique originale de Bruce BROUGHTON disponible chez Intrada records.

 

RESCUERS DOWN UNDER, THE (EXPANDED)

Dans cette suite réalisée en 1990, on retrouve les sympathiques souris Bernard et Bianca dans un scénario où, comme dans le film précédent, ils volent au secours du petit Cody. La seule différence, de taille, c’est qu'il se déroule dans le bien nommé pays des kangourous. Au contraire du premier film, où la musique apparaissait en second plan, les producteurs ont voulu lui donner davantage d’importance et ont  appelé un compositeur chevronné et dont les qualités mélodiques et harmoniques ne sont plus à démontrer. Pour preuve, cette nouvelle édition, complète, de la bande originale composée et dirigée par Bruce BROUGHTON : une  partition  robuste, mélodique, excitante et puissante, basée sur deux thèmes principaux et de larges développements symphoniques et frais qui nous plongent dans un univers d’aventures. Sur le générique, Bruce BROUGHTON introduit, après un moment de silence, le compositeur une sorte de motif tribal (Main Title) ; un thème empli de percussions que l’on retrouve dans une musique colorée, fraiche, d'aventures assez rythmée, avec des flûtes sur une base mélodique qui amène le thème principal en majeur (Answering The Call), développé ensuite plusieurs fois, notamment sur le jeune Cody dans une suite  qui monte et descend en doses égales, mais aussi sur un Bernard héroïque. Une suite qui joue sur les effets, notamment avec les percussions jusqu’à la reprise mélodique, forte, les courts crescendos et parties héroïques, très dans l'esprit Disney, à base de cuivres. On note aussi une reprise douce, à la manière d'une berceuse portée par une flûte irlandaise et reprise dans les cuivres (Cody Rescues Marahute/At The Nest, Bernard The Hero/Wilbur The Mom). Il s’agit d’un thème que l’on retrouve plusieurs fois, dans des variantes aériennes, tournantes, comme cette musique qui s'élève, devient rythmée, développée de manière héroïque (Message Montage) ; également mélangé parfois, et cela surprend, à une orchestration plus pop sur le décollage de l’albatros (Wilbur Takes Off), ou encore avec une couleur marquée du saut  de l'époque du film,  et multipliant les motifs  à base de flûte (Returning With Cody) et de percussions sur des  harmonies tournantes, collant aux images (The Landing; McLeach Threatens Cody). Puis, par une musique plus profonde, qui s'immerge dans les paysages, le compositeur ne cesse de jouer les rebondissements, avec parfois des parties de piano accentuées par les percussions et les cuivres (The Feathers). Sur la scène du restaurant, Bruce BROUGHTON développe, sur la longueur, un thème plutôt mélodique,  doux et aux accents frais, qui rappelle, dans le style, la musique de Henry MANCINI pour HATARI (The Restaurant Scene). Bruce BROUGHTON revient ensuite à un thème rythmé, ici par des caisses claires et des cuivres; d'où une musique à la fois martiale, colorée et de suspense  (Launch The Back Brace). Bruce BROUGHTON inclue aussi nombre de thèmes secondaires, davantage circonstanciés. C'est notamment le cas de ces parenthèses aux couleurs locales, comme cette musique mystérieuse, vénéneuse, avec de la flûte et des percussions qui rappellent des serpents (Escape Attempt). C’est aussi le cas de ce thème légèrement chantant, aérien et rythmé façon années 1980 (Frank’s Out!). Sur la fin, Bruce BROUGHTON revient sur des musiques à base de flûtes, d’abord sur une musique aérienne, grondante dans les cuivres, dans une couleur années 1980 (McLeach’s Lie/Wilbur’s Punctuation). Puis, sur Cody avec un long développement qui joue la tension. On entend surtout les flûtes, qui maintiennent une couleur locale appuyée par les percussions et les cuivres (Cody Finds The Eggs/Marahute Caught/Joanna And The Eggs). Bruce BROUGHTON reprend ensuite un thème chantant et surtout rebondissant dans les cuivres, notamment les clarinettes, avant un retour vers une musique plus enfantine (A Loose End) avant de clore sur un End Credits en forme de danse irlandaire. Comme souvent chez l’éditeur américain, l’album comporte plusieurs thèmes complémentaires qui permettent de prolonger le plaisir. Au final, voici une très bonne partition, plutôt méconnue, de Bruce BROUGHTON qui vaut par ses thèmes principaux mais aussi par ses larges développements d’aventures. Le compositeur n’en oublie pas l'action par des motifs dynamiques, sauvages et aussi la douceur par des thèmes qui évoquent un monde enfantin et magique. D'où une partition généreuse, dont  l'excitation ne cesse qu'à l’arrivée d'un voyage riche en événements ! 

RESCUERS DOWN UNDER, THE (BERNARD ET BIANCA AU PAYS DES KANGOUROUS). Un film de Hendel BUTOY et Mike GABRIEL, musique originale de Bruce BROUGHTON disponible chez Intrada records.

 

UNIDENTIFIED FLYING ODDBALL (UN COSMONAUTE  CHEZ LE ROI ARTHUR)

Continuant d'explorer l'univers musical des productions Disney, le label américain propose aujourd'hui la partition inédite écrite par Ron GOODWIN (CANDLESHOE) en 1979 pour UN COSMONAUTE CHEZ LE ROI ARTHUR ; une comédie fantastique racontant les péripéties de l'astronaute Tom TRIMBLE et de son robot sosie, qui se retrouvent transportés dans l'Angleterre du sixième siècle ! Prisonniers à Camelot par le Roi Arthur, ils parviennent à lutter contre un complot fomenté par Sir Mordred et Merlin pour s'emparer du trône. Après une introduction qui amène du mystère et de l'étonnement (Space Conference), Ron GOODWIN lance un générique enlevé, coloré, qui contient un motif de trompette, instrument très présent dans sa partition, répétitif et un développement orchestral chantant, très dans le style des musiques des productions Disney, à la fois rythmé, léger et nostalgique ( Main Title). Pour le thème de l'espace, Ron GOODWIN introduit un thème d'aventures très intéressant, d’abord coloré, tournant.  Un thème qui joue ensuite sur l’inconnu et reprend de jolies parties de cuivres, et des mélodies à l'ancienne 04. Journey Into Space), que l’on distingue aussi sur ce thème chantant qui mélange aventures et bribes moyenâgeuses (Tom Captured By Sir Mordred). Jouant avec les rebondissements du scénario, sur la rencontre du cosmonaute avec la belle Alisande, Ron GOODWIN introduit un thème en retenue, d’inspiration romantique, à base de flûtes et de cordes. Mais il n’en oublie pas aussi une dimension inquiétante (The Spaceman Meets Alisande), mélangeant parfois rondes moyenâgeuses à des thèmes futuristes (To Chats To Sandy). Participant également à l’ambiance étrange régnant à Camelot, Ron GOODWIN amène aussi, après une sorte de sonnerie, un thème à la fois sournois et élégant (Consternation At Camelot), puis un motif soutenu par les cuivres et développé dans les cordes (Tom Protests). Ron GOODWIN développe aussi des musique d'action, presque de batailles chevaleresques, par l'utilisation de caisses claires et d'une fanfare de trompettes, de percussions étincelantes (Tom Finds Excalibur)  amenant des mélodies enjouées et, parfois, particulièrement hollywoodiennes (The Burning, The Sword Fight, The Battle Rages). Ron GOODWIN continue par des thèmes qui rappellent là encore l'époque féodale par sa sonnerie de trompettes puis qui joue le suspense, le danger, par un thème assez classique mais efficace, parfois rythmé, dans les vibratos (The Joust, Tom And Sandy Foil Mordred)

Sur la victoire du Roi Arthur, Ron GOODWIN amène une marche majestueuse, mélodique façon hollywoodienne et tournante, pour le coté fantastique (Victory For King Arthur). Au final, force est de constater que Ron GOODWIN a joliment  revisité musicalement les légendaires personnages de Camelot ici en prise avec un cosmonaute sorti du futur !  Puisant à la fois dans les couleurs et surtout les rythmes moyenâgeux tout en déclinant des harmonies modernes, Ron GOODWIN propose une musique d’aventures originale. Ses thèmes variés, colorés, souvent mélodiques, qui s'articulent en grande partie autour des thèmes d'aventures colorés dans l'esprit de la période historique évoqué,. et les parenthèses sensuelles, suivent parfaitement des aventures comiques complètement décalées dans le temps. Il en ressort alors une musique inventive, pleine d’entrain rythmique et orchestrale.

UNIDENTIFIED FLYING ODDBALL. Un film réalisé par Russ MAYBERRY, avec Dennis DUGAN, Jim DALE, Ron MOODY, Kenneth MORE. Musique originale de Ron GOODWIN disponible chez Intrada records.

CANDLESHOE (LA COURSE AU TRESOR)

Poursuivant sa série de bandes originales de productions de Walt DISNEY, le label américain présente celle de LA COURSE AU TRÉSOR (1977); une partition rare,  savoureuse, à la fois comique et dramatique de Ron GOODWIN. Cette comédie,  destinée aux jeunes adolescents, se déroule en Angleterre, dans la propriété de campagne de Lady St Edmund qui, manquant d’argent, risque l’expulsion. Pourtant, d’après une légende, ses lointains ancêtres pirates auraient caché dans sa demeure un prestigieux trésor qu’elle n’a jamais trouvé. Ce dont espère profiter un voyou  (Harry BUNDAGE/Leo Mc KERN). C'est aussi dans cette propriété que vit. Casey BROWN, une orpheline américaine (Jodie FOSTER), qui va être embringuée dans une suite d'événements drôles, excitants, pour un film finalement chaleureux et sentimental. Ron GOODWIN introduit un excellent générique, porté par un thème vivace, coloré par des trompettes pour la dimension aventures, dans  un esprit percussif qui sonne très années 1970. On note dans un second temps un  développement  généreusement orchestral et élégant, idéal pour un divertissement familial (Main Titles-Retake) et que l’on retrouve parfois en variante, comme cette sorte de marche développée de manière légère, chantante (Market Day). Ensuite, Ron GOODWIN déploie une partition plus classique, jouant le suspense, bien que l'on retrouve le thème principal, en fait celui de Casey, avec sa cellule forte, d'inspiration anglaise, parfois dans les vibratos, qui se répète et se développe après un solo de clarinette (Casey Is Carried Off), allant vers un hymne coloré, rebondissant, très dans l'esprit Disney (Casey Arrives In London, Casey Explores Candleshoe). Pour le personnage de BUNDAGE, on entend un  thème dans les vibratos, suivi d'une partie chantante, agrémentée de flûtes et de cordes généreuses (Bundage Writes A Letter/Casey Comes To Candleshoe. Ron GOODWIN continue, sur le personnage de  Lady St. Edmund, par des thèmes élégants, à l’ancienne servis par des cordes classiques et des flûtes qui apportent de la nostalgie (Casey Takes A Walk With Lady St. Edmund) ou des pizzicatos précédant un développement lent, jouant le mystère, le suspense (Tea With Lady St. Edmund). La partition contient plusieurs autres grands thèmes, mais deux grandes idées méritent un arrêt : d’abord, toujours très attaché à la musique anglaise, le compositeur va même jusqu’à citer plusieurs fois Ralph VAUGHAN WILLIAMS (Lady St. Edmund Welcomes Casey, The Treasure Is Found) et même à le reprendre aux piano dans les bonus. Le deuxième thème suit plusieurs musiques d’action, comme ce thème d'abord rebondissant jouant les effets de surprise, le suspense dans un esprit de musique de film d'aventures, c'est à dire chantante, tonique (A Fight In The Family). Il s’agit d’une musique d'action incroyablement dynamique, riche en mélodies et en cuivres à la façon d’un thème de chevaliers ; c’est-à-dire une musique véritablement épique mais qui va encore plus loin en brassant plusieurs, passant de moments parfois répétitifs à des cellules chevaleresques, tout en ménageant des espaces de suspense ; un vrai régal ! (The Big Fight Au Candleshoe et sa suite, Bundage Comes Back For More). En bonus, l'album contient la "Candleshoe Waltz" à la fois pour un ensemble de chambre à la manière d’un phonographe et un orchestre classique. Au final, comme le sujet du film, c’est à la découverte d’un véritable joyau peu connu que nous invite ce très bel album. En effet, Ron GOODWIN signe une excellente partition qui monte constamment en intensité tout du long d’où un aspect relativement inégal. En effet, il commence de manière mélodique et amusante. Puis, il poursuit sur un mode classique allant jusqu’à reprendre Ralph VAUGHAN WILLIAMS. Avant de tout balayer et de nous montrer l’étendue de sa palette en explosant littéralement l’écran dans des séquences d’action accompagnée de motifs incroyablement riche, épique et techniques ; on adore !

CANDLESHOE (LA COURSE AU TRESOR). Un film de Norman TOKAR, avec David NIVEN, Jodie FOSTER. Helen HAYES, Leo Mc KERN. Musique de Ron GOODWIN disponible chez Intrada records.

 
 
 HOMEWARD BOUND: THE INCREDIBLE JOURNEY (L’INCOYABLE VOYAGE)

Le label américain ressort en édition complète (70 minutes!) la bande originale du classique des studios Disney réalisé en 1993; une adaptation du roman de Sheila BURNFORD relatant les incroyables aventures de trois animaux domestiques : Shadow, un golden retriever, Sassy, une chatte himalayenne et Chance, un bouledogue américain. Ensemble, ils se lancent dans un voyage à la recherche de leurs maîtres. Fidèle à sa réputation de grand mélodiste, Bruce BROUGHTON (SILVERADO, YOUNG SHERLOCK HOLMES) signait là une  partition relativement classique mais superbe. Il commence, sans véritable surprise, par un thème généreux, naturellement diatonique, mais qui lorgne, et c’est une des particularités de cette bande originale, vers un univers musical très inspiré du sud des Etats-Unis. Comme John WILLIAMS auparavant dans THE REIVERS, on retrouve, outre un côté mélodique très plaisant, une orchestration à base guitare et de violons cajuns, caractéristique au sud des Etats-Unis (My Name Is Chance) et apporte aussi une fraicheur, même un élan émotionnel (Reunion). Pour la chatte Sassy, Bruce BROUGHTON introduit un thème doucement sautillant et coloré (Sassy’s Shrimp). Il continue par un bref thème pour cuivres puis une reprise de guitare et de piano sur un tempo accéléré. Vient ensuite un  thème étincelant, développé sur un mode léger, vif dans  les bois, flamboyant dans les cordes (Flying Pussy). Lorsque les animaux se croient abandonnés, on entend une superbe variante du thème principal pianissimo, accompagnée d’un contrepoint délicat (Left Alone). Pour le début du voyage, et de nombreuses autres séquences, Bruce BROUGHTON lance un thème lent, puis reprend, avec force, le motif principal dans un développement symphonique contenant beaucoup de cuivres, sans oublier la touche cajun (The Journey Begins,  Where’s The House ?). Parmi les ajouts de cette édition, on note un morceau puissant, qui commence par une partie très orchestrale, avec des envolées de cordes et des percussions façon western, avant un retour vers son thème principal qu’il intègre à une musique virevoltante, de suspense (Fording The Stream/Sassy In The River). On note également une couleur nostalgique que l’on retrouve sur ce lento intimiste pour cordes et piano (The Kids Find Out, Who Made These ?, We Made It) ou ce mélange de peur et d’émotion (Shadow’s Fall). On note encore un thème sombre, inquiétant  qui joue sur les bruits, les grincements des instruments, également sur la tension et accorde une part importante aux percussions (The Cougar !), ou aux cuivres sur un développement délicatement chantant, printanier, débouchant sur un thème enlevé, chevaleresque et finalement assez poétique, suivant une tradition de musique américaine (Shadow’s A Hero). Une autre surprise, c’est cette interpolation vibrante de Lalo SCHIFRIN, à l’orchestration respectueuse avec des flûtes, des cuivres et des percussions peut être davantage présentent ici. Signalons que, dans la deuxième partie, Bruce BROUGHTON prend des libertés avec un développement rhapsodique très rythmé (Mission: Impossible). Bruce BROUGHTON, pour le final, repart dans des vibratos accompagné de bribes du thème principal qui, de manière symphonique, semble s’envoler. D’où un morceau truculent, très dans l’esprit DISNEY, dans lequel cohabitent la générosité orchestrale, la joie, la douceur, l’intimité du piano qui intervient délicatement sur un solo de violon. La partition se conclue sur thème titre chantant, délicatement country sur une couleur orchestrale plaisante ; Bruce BROUGHTON faisant la fusion, réussie, entre des racines country, avec du violon cajun et de la guitare, et une générosité orchestrale réjouissante, avec notamment un superbe solo de trompette, qui semble se balader sur le thème principal (Homeward Bound). Vous l’aurez compris, cette partition de Bruce BROUGHTON, présentée comme toujours chez le label accompagnée d’un livret largement documenté et agrémenté de nombreux visuels, constitue un modèle de musique de films réussie ; un joyau à acquérir d’urgence !

HOMEWARD BOUND: THE INCREDIBLE JOURNEY (L’INCROYABLE VOYAGE). Un film réalisé par Duwayne DUNHAM, avec Robert HAYS, Kim GREIST et les voix de Michael J. FOX, Don AMECHE, Sally FIELD. Musique originale de Bruce BROUGHTON disponible chez Intrada records.

TINKER BELL AND THE LOST TREASURE (CLOCHETTE ET LA PIERRE DE LUNE)

Alors qu’un album de chanson était sorti en 2009, aucune édition de la partition de Joël Mc NEELY pour CLOCHETTE ET LA PIERRE DE LUNE n’avait été éditée. Dans ce second opus, Clochette, qui appartient aux fées bricoleuses, doit confectionner le Sceptre d'Automne, capable de régénérer le Lutin de l'Arbre à poussière. Pour l’aider, elle fait confiance à son ami Terence, sauf que ce dernier brise maladroitement une partie de l’objet. Sous la colère, Clochette empire la situation en brisant accidentellement la Pierre de Lune. Pour réparer la situation, Clochette et Terence prennent la direction du nord du Pays Imaginaire… Pour cette partition, comme pour la précédente, Joël Mc NEELY a travaillé avec un grand orchestre, un chœur, un violon celtique, des bois ethniques, pour créer une partition à la fois classique et celtique, qui commence par une sorte de danse se situant entre le moyen âge et les pays du nord. Elle introduit un chant à la manière d'une comédie musicale, interprété par Lisa KELLY du groupe Celtic Woman), accompagnée par l'orchestre et notamment des flûtes (If You Believe/Main Title). La partition proprement dit débute joyeusement par une véritable danse celtique, portée par les violons irlandais, les percussions, des flûtes et des cordes détachées (Pixie Dust Factory), mélangées ensuite à une musique plus orchestrale, légère et en même délicatement rebondissante incluant, comme souvent, le thème de Clochette (Where Are You Off To ?). Le compositeur continue par une musique plus grave, ample, qui introduit une partie chantante, par des chœurs (particulièrement présents tout le long de la partition) aériens qui se dirigent vers une variante céleste du thème de Clochette (The Hall of Scepters), que l’on retrouve sur des motifs d’aventures, à la fois féériques et lyriques, très dans le style Disney (Tink Sails Away). On trouve aussi de grands thèmes mélodiques qui nous emportent, comme ce motif coloré, qui commence par une cellule répétitive puis se poursuit dans un doux développement porté par le violon, le hautbois, les chœurs et des cordes flamboyantes ; un thème entraînant, coloré, rythmé mais aussi poétique. Et même amusant dans ces parties avec du violon celtique (Maybe I Can Help). Egalement ce thème empli de mystère, avec une partie colorée chantante puis une autre qui joue le suspense (The Lost Island), parfois la grandeur religieuse, majestueuse, avec des chœurs lointains (Tink Finds the Arch, Searching the Ship). Comme pour le générique, la partition s’inspire parfois du théâtre musical, comme ce morceau débutant avec des flûtes, des bruits de la nature, puis un chant des fées accompagné qui alterne des dialogues accompagnés par l’orchestre et des parties chantées (Fairy Tale Theatre par Grey DeLISLE et Julie GARNYE). Bien sûr, Joël Mc NEELY propose parfois des thèmes plus intimistes mélancoliques, bien que toujours celtiques (Tink Tries for More Pixie Dust, I'll Take First Watch) mais également un peu magiques (Presenting The Autumn Scepter). En bonus, l’album comporte quelques chansons de variétés : The Gift of a Friend par Demi LOVATO, une bonne chanson mêlant le violon irlandais à un orchestre pop, et Where the Sunbeams Play, Méav Ni MHALCHATHA (du groupe Celtic Woman) ; une chanson douce, elle aussi avec une orchestration mettant en avant un violon solo, un piano, des flûtes et un orchestre à cordes. Au final, Joël Mc NEELY nous régale une nouvelle fois d’une superbe partition, qui joue d’abord sur l’esprit celtique par de multiples danses et motifs pour violons et flûtes irlandaises. Ensuite, il alterne habilement les thèmes d’inspiration traditionnelle avec des motifs plus classique, pour orchestre et chœurs qui apportent à la fois une ampleur, une fougue et une émotion. D’où une partition à la fois colorée, joviale et resplendissante ; un régal !

TINKER BELL AND THE LOST TREASURE (CLOCHETTE ET LA PIERRE DE LUNE). Musique originale de Joël Mc NEELY disponible chez Disney/Intrada records.

 

TINKER BELL AND THE GREAT FAIRY (Clochette et l'Expédition féerique)

Le label continue de nous enchanter avec la bande originale du troisième film de la Fée Clochette (sorti directement en vidéo), réalisé par Bradley RAYMOND et toujours remarquablement mis en musique par Joël Mc NEELY. Dans cet opus, les fées ont décidé, pendant l’été, de se rapprocher des paysages de l’Angleterre et surtout des humains. Peut-être un peu trop d’ailleurs puisque Clochette se fait enlever par la jeune Elizabeth - dite Lizzy -, une  passionnée des fées qui ne demande qu’à intégrer partie de la vallée des fées. Comme dans les deux précédents films, par sa musique, Joël Mc NEELY propose, dans la tradition des partitions des productions Disney, une musique magique en même temps qu’un magnifique portrait de fées particulièrement courageuses. Cette fois, la Fée Clochette se lie d'amitié avec une enfant humain, la jeune Lizzie, mais se retrouve piégée dans la maison de fées. Les autres fées doivent alors organiser des plans de sauvetage. Joël Mc NEELY débute de manière magique par une Introduction dont la mélodie se trouve susurrée par les chœurs, toujours très présent dans la partition. A commencer dans une chanson virevoltante, très dans l’esprit Disney, superbement orchestrée et rebondissante (Summer's Just Begun par Cara DILLON). Pour le camp des fées, le compositeur propose un thème qui débute de manière doucement crescendo, prélude à une reprise celtique, portée par un violon et  développée avec l'orchestre (Fairy Camp !) ou, plus loin, avec des flûtes, des guitares, pour un thème léger, chantant, doucement voltigeant incluant un développement aérien et reprenant le thème de Clochette (Fixing Leaks). Bien entendu, le compositeur ne manque pas d’occasions de proposer des musiques qui continuent la tradition, inspirent l’aventure en même temps que l’esprit de l’enfance ; par exemple cette musique héroïque, portée par de la trompette, un violon trépidant en contrepoint, une séquence pianissimo rehaussée par de la clarinette et l'orchestre (The Horseless Carriage). Il ne manque pas non plus de proposer des musiques emplies de poésie, qui développent un esprit généreux ; c’est le cas de cette musique enjouée, qui nous emporte par son rythme de percussions, des cuivres lointains et la présence de chœurs délicats, chantants (Curious Tink) mais aussi de ce thème montant porté par les chœurs avant un développement vif, coloré (Tink and Vidia Discover the Fairy House). Pour la jeune humaine, le compositeur introduit un thème orchestral soigné, délicatement mélodique, plaisant et coloré (Lizzy Builds Her Fairy House) mais, sur la capture de Clochette, on trouve une musique plus lente, vibrante ; un motif qui alterne les passages rythmés (Tink Is Captured) et ceux plus émouvants, que l’on retrouve sur le thème de la rencontre entre la fée et la jeune humaine ; un thème plus doux, mélancolique, dont la mélodie se développe doucement, où le violon joue des parties courtes mais enlevées (Tink and Lizzy Meet) mais aussi, sur une scène de promesse (I'll Never Forget You) et une autre de séparation (Tink Wants To Leave/Launching The Boat) ; un thème qui enchaine avec un motif enlevé, façon musique de pirates, donc coloré, rythmé, avec néanmoins parfois des chœurs, donc toujours dans un esprit sinon Disney, en tout cas proche de Peter Pan (Trying to Escape) ; ce qui encore le cas avec ce thème en forme de marche interrompue, alternant avec un développement plus fin, émotionnel (Flying To London). Joël Mc NEELY joue aussi sur le mystère, le suspense, la tension, par exemple avec ce thème coloré, contenant des crescendos qui rappellent parfois ET de John WILLIAMS, dont le compositeur s’est souvent inspiré (Riding the Rapids). Joël Mc NEELY joue aussi sur la nostalgie, notamment sur certaines séquences avec le père de Lizzie, avec un développement dans les vibratos, et surtout les chœurs. D’où un thème aérien, émouvant et mélancolique (Father Never Has Time for Me, Father Believes), qui introduit joliment la séquence où Lizzie se met à voler, ce qui permet de lancer un thème d’abord lent à base de cordes, notamment de harpe, de piano et une reprise du thème de Clochette (Lizzie Flies !), jonglant parfois entre suspense et émotion  (Father Discovers Tink/Vidia Is Captured). Bien entendu, l’album quelques autres chansons, notamment How to Believe - Fairy Field Guide par Holly BROOKE, un titre à base de guitare, d’orchestre et des chœurs au refrain ;  How to Believe (EC Version) par Bridgit MENDLER, introduit par de la guitare solo puis nous entrainant par une bonne mélodie, délicatement rythmée, joliment orchestrée, et enfin, Come Flying with Me par Cara DILLON, une chanson plus douce, mélancolique avec des cordes profondes. Au final, vous l’aurez compris, Joël Mc NEELYcrée, une nouvelle fois, complètement la musique du monde des fées ; une musique faite d’émerveillement, d’aventures et d’émotion, qui bénéficie pleinement de l’interprétation d’un orchestre symphonique ainsi que quelques uns des meilleurs musiciens de Los Angeles. Il en ressort alors une bande originale véritablement magique, plus que recommandable,  contenant à la fois des épisodes d'action puissants et des moments de d'émerveillement !

TINKER BELL AND THE LOST TREASURE. Un film réalisé par Bradley RAYMOND. Musique originale composée par Joël Mc NEELY disponible chez Disney/Intrada records.

ESCAPE TO WITCH MOUNTAIN

Dans la série des bandes originales de classiques Disney, voici la partition de la version 1975 de LA MONTAGNE ENSORCELEE pour laquelle on retrouve le compositeur aujourd’hui un peu oublié Johnny MANDEL (MASH de Robert ALTMAN en 1970, LE VERDICT de Sidney LUMET en 1982 et plusieurs productions Disney dont UN VENDREDI DINGUE, DINGUE, DINGUE en 1976). Dans ce film, on suit deux adolescents, Tia (Kim RICHARDS) et Tony (Ike EISENMANN) dans une course palpitante, entre captivité et secrets cachés derrière des pouvoirs magiques. Pour le Main Title, après une ouverture très Disney, Johnny MANDEL propose un thème particulièrement bien ficelé : un motif assez sériel, obsessionnel marqué par une mélodie inquiétante amplifiée par des cuivres et des percussions. Dans un second temps, il lorgne vers une musique qui se situe justement entre action et science fiction avant une dernière partie plus douce, enfantine, que l’on retrouve développé plusieurs fois, notamment sur Close Shave and Uncle Lucas. S’agissant d’un film de science fiction, la partition contient d’abord une série de thèmes brefs à base de synthétiseurs, donnant une musique caractéristique des années 1970, marquées par les mouvements psychédéliques (Flashback No. 1 et suivants), qu’il mélange parfois à des accords d’orchestre, davantage inspirées par la tension  (Thunderhead). Pour le thème des chiens, Johnny MANDEL reste toujours dans des sonorités psychédélique mais utilise aussi du xylophone et introduit une légère mélodie dans les vibratos, assez atmosphérique. Johnny MANDEL propose une musique d'ambiance fantastique (The Dogs). Une autre particularité de la partition, c’est d’utiliser régulièrement l’harmonica, joué par le virtuose Tommy MORGAN qui amène en même temps de la poésie et de la joie par ses solos de virtuose sur des rythmes très américains, inspirés par le Mississipi (Skipping Along). Mais aussi invoque des séquences de télékinésie, quand il se mélange ou alterne avec des sonorités synthétiques (The Magic Pen and Flashback No. 2). On retrouve l’harmonica intégrée dans des séquences entre magie, illusion et aventures, par exemple sur la séquence du balai en présence du sheriff : on reste là dans une musique fantastique, électronique et tournante accompagnée de cordes dans les vibratos, qui jouent le suspense, tandis que l' harmonica chantante amène un contrepoint étrange décalée, tandis que la reprise du thème principal inspire une musique haletante, qui suit l'image (Spooking The Sheriff and Broom Sequence), avec parfois de la guitare, notamment sur la séquence de l’évasion des enfants, dont la musique avance doucement, presque de manière crescendo avant un développement rythmé (Escape From Xanthus). Dans cette partition riche et variée, sur le manoir, Johnny MANDEL introduit une musique plus classique, généreuse, ample et orchestrale qui dévié vite vers des sonorités plus graves, mystérieuses tout en reprenant le thème principal au piano (The Mansion). Mais on trouve aussi des thèmes plus enlevés, colorés, comme ce motif qui semble décoller avant une partie plus légère avec de la harpe et une autre plus agitée, davantage inspirée par l'aventure. Johnny M Présente une musique aux divers aspects (Utopia). Bien évidemment, le compositeur n’échappe pas à des thèmes positifs, quasi enchanteurs, notamment ce motif orchestral assez classique, délicatement mélodique, pianissimo, très dans l'esprit Disney ; c'est à dire une musique enfantine, généreuse et chantante, qui inspire la joie et l'aventure, en même temps qu’un côté entraînant (The Flying Camper). Le compositeur termine par plusieurs thèmes émouvants, notamment ce motif à base de flûte, de cordes et de boucles électroniques lointaines (Goodbye, Jason) avant un final doucement chantant (End Title). Très complet et soigné, outre un livret très documenté et illustré, l’album contient toute la musique du film, certaines versions alternatives sans les gimmicks permettant de porter un autre regard sur des morceaux essentiels du film (Thunderhead et Escape From Xanthus notamment) et quelques bonus comme ce virtuoso pour harmonica. Au final, on prend un certain plaisir à découvrir cette partition inédite, caractéristique des années 1970. On apprécie d’abord les thèmes principaux dynamiques autant que sensibles imaginés par Johnny MANDEL, puis les orchestrations qui apparaissent souvent classiques mais aussi parfois étonnantes, mélangeant les solos d’harmonicas à des synthétiseurs. Il en ressort alors une très bonne partition qui n’a pas autant vieillie qu’on pouvait le craindre.

ESCAPE TO WITCH MOUNTAIN (LA MONTAGNE ENSORCELEE). Un film réalisé par John HOUGH (1975), avec Ray MILLAND, Eddie ALBERT, Donald PLEASENCE et les enfants Kim RICHARDS et Tony Ike EISENMANN. Musique originale de Johnny MANDEL disponible chez Disney/Intrada records.

MUPPETS MOST WANTED

Le label américain continue sa série d’édition de bandes originales de productions Disney avec cette nouvelle aventure des célèbres Muppets. Ici, la musique a été composée par le canadien Christophe BECK, qui a déjà œuvré pour la télévision (Buffy contre les vampires entre 1997 et 2001) et Angel entre 1999 et 2000. Pour le cinéma, on lui doit les musiques des films GARFIELD (2004), UNE AVENTURE DE CENDRILLON (2004), PERCY JACKSON LE VOLEUR DE FOUDRE (2010) et, plus récemment et déjà pour Disney, LA REINE DES NEIGES (2013).Dans ce film, qui fait suite au RETOUR DES MUPPETS, la joyeuse bande de marionnettes parcourt avec succès les scènes des plus grands théâtres européens. Christophe BECK démarre par une musique grandiose et lyrique, en recourant immédiatement à des chœurs à la russe. En même temps, il s’agit d’une musique très rythmée et riche en rebondissements (The World’s Most Dangerous Frog). La tournée se passe donc très bien, jusqu’au jour, où malgré eux, les Muppets se voient impliquées dans un gigantesque complot criminelle, derrière lequel se cache Kermit ou plutôt, sous ses traits, le bandit Constantine, et son accolyte Dominic, aussi appelé Numéro Deux, accompagné par un thème léger, à la fois sournois, amusant et interrogatif dans l’utilisation des bois, repris par l’orchestre dans les vibratos (Dominic Badguy). Alternant entre bonheur et enquête criminelle, Christophe BECK propose souvent des thèmes doucement mélodiques, émouvants, emportés par des cordes profondes, soyeuses ; des thèmes qui avancent doucement, dans les vibratos, notamment la harpe. Puis, en même temps, Christophe BECK développe une musique à la fois étrange, émouvante, et parfois mouvementée avec l’irruption de es chœurs à la russe (Froggy Canal+) ou de guitare à l’espagnole (Secret Lemon Juice Writing) ; une couleur connotée à l’est que l’on retrouve aussi dans certaines musiques d’action avec, en plus des chœurs, des trompettes et des caisses claires façon musiques martiales (Back At The Gulag), également dans des musiques plus inattendues, sortes de détournements folkloriques pour cordes, clarinettes et balalaïka (Travel by Map). Christophe BECK n’en oublie pas aussi les musiques purement enfantines, comme cette sorte de berceuse très douce, légère, pour cordes, piano léger (Goodnight Danny Trejo). Christophe BECK propose aussi des Musiques d’action très réussies, développées à la fois dans les vibratos et les cuivres, rythmées par les percussions, à la manière des partitions de Jerry GOLDSMITH pour les films de Joe DANTE (Babies, Wedding Interruptus). Toujours dans la lignée Disney, on entend des thèmes enchantés, mélodiques et joyeux aux orchestrations généreuses (End Credits, To Hollywood), également des motifs magiques, avec un renfort pianissimo (The Search for the Frog). Dans la grande tradition des musiques des films Disney mais aussi dans la lignée de compositeurs légendaires, Christophe BECK signe une partition riche en thèmes et en couleurs. Multipliant les thèmes à un rythme frénétique, et tout en conservant une cohérence de styles, passant aisément de l’extravagance  symphonique dirigée par l’excellent Tim DAVIES aux motifs plus amusants façon Vaudeville animé en passant par des harmonies et des chœurs très à l’est, Christophe BECK offre aux Muppets une musique à la fois grave, excitante et parfois émouvante ; un véritable jeu d’équilibriste entre énergie sonore, chaleur sentimentale et nostalgie autour des créatures célèbres crées par le génial Jim HENSON. Une vraie réussite !

MUPPETS MOST WANTED. Un film de James BOBIN, avec les voix de Peter LINZ, David RUDMAN, Bill BARRETTA, Steve WHITMIRE, Dave GOELZ, Eric JACOBSON et Matt VOGEL. Musique originale de Christophe BECK, disponible chez Walt Disney Records / Intrada records.

Intrada tape encore fort avec la sortie des musiques de Joël McNEELY (IRON WILL, STAR WARS : SHADOWS OF THE EMPIRE) pour le long métrage d'animation LA FEE CLOCHETTE, réalisé en 2008 et sorti exclusivement en vidéo. L'un des personnages les plus aimés de Disney a inspiré le compositeur qui a crée une partition regorgeant d'idées, de nostalgie, de trésors perdus et de mélodies lyriques bien senties. Au niveau des orchestrations, il multiplie les couleurs exotiques, à commencer par les sonorités celtiques mais aussi des bruits d’oiseaux, de grillons et même de gouttes d'eau ; tous ces sons se trouvant capturés dans un très beau fondu musical doucement dramatique. Joël Mc NEELY commence par un Prologue profond d’où ressort un solo de violon celtique ; ce qui représente déjà un mystère sur une musique planante. Suit la superbe chanson écrite et interprétée par Loreena McKENNITT(To the Fairies They Draw Near), Joël Mac NEELY reprend les rênes en introduisant un motif féérique dans la grande tradition Disney ; un thème qu’il développe avec l’appui de la richesse de l’orchestre. Il en résulte une musique de la forêt dans laquelle on apprécie aussi les solos de violon celtique joué par Máiréad NESBITT et les quelques passages agrémentés de la voix de Loreena Mc KENNITT (A Child's Laughter / Flight to Pixie Hollow). Le compositeur prend alors un plaisir évident à construire une musique délicieuse, porté par un thème mélodique de toute beauté, qui glisse sur les cordes et laisse des chœurs illustrer un monde imaginaire (Choosing a Talent). Pour la partie purement orchestrale, il continue à se servir à la fois des flûtes, des chœurs et des percussions pour lancer des rondes, des danses enfantines qui s’élèvent dans de petits crescendos (Tink Tours Pixie Hollow) ; il amène aussi des moments larges mais toujours amusants voir décalés en particulier grâce aux percussions ethniques jouées par Adam BLAU (Meets the Other Fairies). Sans oublier ces bouffées d’émotion qui révèlent la sensibilité des personnages, par exemple avec cette reprise pianissimo sur un lit de cordes (Your Place is Here). Le compositeur introduit également des thèmes chantants et émouvants comme celui que l’on entend lorsque Clochette découvre sa nouvelle habitation (Tinker Bell's New Home), ou encore celui de l’oiselet à base de flûtes (Teaching A Baby Bird To Fly). Le compositeur fait également ressortir certains instruments, notamment le violon, pour amener une certaine intimité, également des éléments maternels (The Lost Things Theme). Plus rarement, il déploie des thèmes mystérieux, avec beaucoup de vibratos, des percussions, de cordes généreuses ; des motifs qui avancent délicatement, jouent de l’action tout en s’appuyant sur le thème principal (Tink Meets Vidia and Finds Lost Things) ou une ronde celtique (Tink Tries to be a Lixght Fairy) ou à la manière d’un western irlandais (Sprinting Thistles). Plus rarement encore, il propose des thèmes de suspense mais dans une couleur très Disney, c'est-à-dire avec des cordes généreuses et jamais trop de graves (Hawk!), parfois aussi une certaine douceur (Tink Finds the Magic Box). La partition se termine par un morceau de grâce, avec là encore du violon mais davantage de vibratos et quelques petites percussions qui reprennent le thème de PETER PAN composé par Oliver WALLANCE. Ou comment on se rend compte que, pour la fée Clochette, Joël Mc NEELY a imaginé un prolongement au thème de PETER PAN. En bonus, on retrouve la chanson Fly to Your Heart écrite par Michelle TUMES et interprétée par Selena GOMEZ. Il fallait donc l’audace et le courage d’un éditeur comme Intrada pour oser sortir cette partition emplie d’un élan bien plus que celtique. On connaissait Joël Mc NEELY passionné par les musiques de John WILLIAMS au point qu’on avait l’impression d’entendre son double. On le retrouve détaché de son mentor sur une musique exquise et indispensable !

TINKER BELL, musique originale du film Disney disponible chez Walt Disney Records/Intrada Records.