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CHANEL

Voici les musiques d’INSIDE CHANEL, une série de courts métrages qui retrace l'histoire de Gabrielle Chanel, via des épisodes au graphisme fort et un noir et blanc qui sublime des animations à la géométrie limpide. Les musiques de ces films passionnants, on les doit  à AVIA, que l’on avait déjà remarqué l'année dernière sur la bande sonore du documentaire ROCCO.Écrites comme des chansons néo-romantiques, elles ont été composées autour de la personnalité de Coco, dévoilant un caractère aussi subtil que puissant, aussi rêveur qu’intransigeant. Se situant dans une tradition de la musique électronique, AVIA commence, sur le premier chapitre racontant l’histoire d’une femme qui, bousculant les élites, par un thème à la mélodie entêtante, qui illustre bien la personnalité complexe et, en même temps, son illustre destin. Ce mouvement mélodique se trouve accompagné d’une rythmique omniprésente, d’un contrepoint synthétique profond et de sortes de larges pulsations (Number Five). Avec Chanel And The Diamond, AVIA se place davantage dans l'étrangeté, avec des sonorités plutôt aériennes ; la mélodie, emplie de sensualité, intervenant dans un second temps, sur un mode rythmique et répétitif, empruntant à des couleurs variées. Sur le thème de Coco, puis de Mademoiselle, ou le parcours romanesque d’une paysanne orpheline devenue une légende de son vivant, AVIA propose encore de superbes thèmes électroniques mais d'allure pianissimo avec, notamment, une partie mélodique qui s'étale en boucle. C’est très beau, mais cela rappelle forcément certaines musiques de films à l'élégance raffinée des années 1970. Gabrielle la Passion constitue un mouvement, un élan qui se développe au travers d’une sorte de marche qui prend des allures complètement contemporaines, jouant encore avec la féminité de la styliste. Tandis que The Lion, ou l'évocation de sa constellation zodiacale, apparaît comme un thème mélodique révélant les failles, les zones d’ombre de la femme d'affaires. Restant dans une mouvance pop électronique des années post seventies, AVIA continue par des thèmes rythmés et aux effluves électro qui leur donnent un coté à la fois atmosphérique, moderne et lumineux (The Colors Of Chanel) ; puis par une musique d'abord très lente, puis largement rythmée accompagné d’un souffle atmosphérique et d’effluves électro. Comme toujours, il s’affaire à toujours intégrer une cellule mélodique qui ici débouche sur une boucle purement électronique (Paris By Chanel). Il enchaine par un thème qui retranscrit l’effervescence des défilés au travers d’une musique en differentes boucles qui se superposent et qui se rejoignent dans des tourbillons essentiellement rythmiques (Haute Couture) ; puis Sur The Vocabulary of Fashion AVIA introduit un mouvement aérien et rythmique comme des pulsations qui s’intègrent dans des boucles de musique électro contemporaine. Avant de conclure sur un thème purement aérien et rythmique qui, là encore qui amène un éclairage musical contemporain sur l’icone (The Self-Portrait of A Perfume). Au final, AVIA propose une vraie belle série de thèmes souvent mélodiques et planante. Des thèmes qui, de par leur structure électronique et rythmique s'inscrivent parfaitement dans l'évocation intemporelle du parcours d'une femme d’exception. INSIDE CHANEL: une série à voir et à écouter absolument.

CHANEL. Une série de courts métrages autour de Gabrielle/Coco CHANEL. Musiques originales d’AVIA disponibles en digital chez BOriginal/Cristal records.

DEMAIN TOUT COMMENCE

Dans ce film, un des grands succès de 2016 avec plus de 3 millions d'entrées, une des anciennes conquêtes de Samuel (Omar SY), lui laisse sur les bras un bébé, sa fille Gloria ! Commence alors pour lui une vie faite des responsabilités d’un père envers sa fille. Mais huit plus tard, devenus inséparables, Samuel va devoir se battre pour conserver la garde de sa fille… Cette comédie, moins simple qu’elle n’en parait, désormais disponible en vidéo, n’en finit pas de séduire et c’est un vrai plaisir de la revoir, pour l'histoire et le jeu des comédiens : Omar SY bien sur mais aussi Clémence POESY, l’excellent québécois Antoine BERTRAND et la jeune Gloria COLTON. On le revoit aussi pour la bien belle partition de Rob SIMONSEN (FOXCATCHER-2014, LOL version américaine-2012); une musique sensible, intemporelle, moderne à la fois comme aime à le signaler le réalisateur Hugo GELIN. Il s’agit aussi d’une vraie bande originale à l’américaine, essentiellement construite autour de thèmes de piano enveloppés d’un orchestre de cordes anglaises enregistrées aux studios Abbey Road. Ce qui donne une identité au film,  et accompagne de manière harmonieuse ce parcours entre un homme et deux femmes. D’ailleurs, comme une entame de vie chamboulée, Rob SIMONSEN commence par un bref thème à la cellule répétitive de piano, accompagnée d’un contrepoint (Early Morning). On le retrouve sur la réapparition de la mère (Mom Is Back) puis, plus lointain, avec une fragilité et un piano léger, qui déverse un mouvement doucement mélodique, sur le moment des choix (I Go With Mom), également dans une ballade à base d’accords de guitare (Walk Into The Park). Puis, alors que la vie s’est adapté aux évènements, Rob SIMONSEN développe une musique de base chantante, accompagnée d’une rythmique électronique (Mom’s Emails). Il joue aussi de la tristesse en amenant un thème atmosphérique montant, puis rythmé par un piano triste, émouvant (Sad News) ; du manque de la mère dont souffre la jeune Gloria, par un thème entre surréalisme des synthétiseurs et classicisme dans les cordes (Eight Years Without Her) ; et de l’espoir dans le jour d’après par un thème rythmé à base d’alliages électroniques (A Demain Mon Amour), puis un motif plus intime, nostalgique (So Lonely). Rob SIMONSEN continue par des thèmes lumineux de piano solo, avec des cordes profondes qui pénètrent doucement, qui retranscrivent bien la bulle de bonheur construite entre Samuel et Gloria (Let's Stay Together, Escape) dont on entrevoit les bribes du thème ; un excellent motif de piano solo, relativement simple, avec une partie mélodique qui caractérise sa jeunesse, et un contrepoint de cordes qui renvoie à la force de sa relation avec son père, et aussi sa relation, quasi rêvée, avec sa mère (Gloria's Theme). Enfin, Rob SIMONSEN propose un thème titre à base d’une cellule de piano répétitive, sensible, avec des cordes douces en contrepoint,  qui correspond bien aux différents enjeux du film (Demain Tout Commence). La bande originale est complétée par des chansons diverses, notamment de James BROWN (People Get Up And Drive Your Funky Soul), Duck SAUCE (Barbra STREISAND), The Capitols (Zig Zaggin’) et Arthur LEE (Everybody's Gotta Live). Quelques bonus accompagnent cette sortie vidéo : Un making-of classique montre quelques images du tournage, notamment les effets spéciaux- plus nombreux qu’il n’y paraît-, avec des interventions des réalisateurs et des comédiens dont Omar SY qui jouait, pour la première fois, le rôle d’un papa, qui devient plus enfant que sa propre fille. Ils parlent aussi des décors, en particulier de celui de l'appartement londonien, magnifique avec son toboggan dans la grande pièce. On découvre les essais et l'interview de l'étonnante Gloria COLTON, entièrement bilingue et qui forme, avec Samuel, un champ magnétique de bonheur. On n’oubliera pas un Bêtisier forcément joyeux et de courts entretiens avec Omar SY et Hugo GELIN. Une édition simple et sans surprise, qui commence aujourd'hui !

DEMAIN TOUT COMMENCE. Un film d’Hugo GELIN, avec Omar SY, Clémence POESY et Antoine BERTRAND. Musique originale de Rob SIMONSEN disponible en digital chez Hamburger records. DVD et Blu-ray disponibles chez TF1 vidéo.

 

LA CONFESSION

Pour cette nouvelle adaptation du roman LÉON MORIN, PRÊTRE de Beatrix BECK (mais en aucun cas un remake du film homonyme de Jean-Pierre MELVILLE), le réalisateur a engagé, pour la musique, Nicolas ERRERA. Au même titre que le film repense certaines parties du livre, tout en laissant d’autres de côté, la musique apparaît à la fois traditionnelle de ce que l’on attend sur ces films traitant de l'après-guerre et, en même temps, différente, plus moderne, moins orchestrale. Ceci dit, une des grandes forces de la partition arrive sur le thème titre : après une  introduction sous la forme d’une nappe synthétique, il déroule, délicatement au piano, la mélodie principal ; un motif superbe, particulièrement lisible et à  l'indéniable force émotionnelle  (La Confession). Ce thème, tout en s’en détachant, Nicolas ERRERA ne le lâche jamais vraiment. Il le reprend d’ailleurs rapidement, mais sur un tempo à peine plus rapide. Ce qui lui confère une dimension plus mélancolique (La Confession, Pt. 2). Son deuxième thème, à base de piano, apparaît beaucoup moins mélodique, plus arien et contient des notes espacées (Immatériel). Le troisième thème se caractérise par sa douceur, son intimité, toujours  au piano, parfois doublé sur certaines notes et  un contrepoint de violon, également une flûte lointaine, qui reprennent la mélodie (Le Petit Bonhomme). Maintenant, la partition ne se limite pas, loin de là, à ces thèmes. En effet, la musique de Nicolas ERRERA évolue aussi dans des tonalités aériennes, le compositeur développant ainsi une ambiance hors du temps, simplement bousculée, parfois, par des percussions extrêmement légères (Les Livres) ; également  des sortes de flûtes aux notes espacées, assez froides, qui donnent une couleur étrange, lunaire. Avant une espèce d'élévation mystique. Nicolas ERRERA n’en oublie pas une tonalité moderne, quasi fantastique, en mélangeant ces sortes de flûtes à des sonorités, des boucles électroniques (La Fuite), parfois montantes, scintillantes et urbaines (Attirance). On note aussi que, par moments, sur une plage aérienne, le compositeur pose délicatement, lentement, comme un rappel la mélodie du thème principal (Une Absente). Plus rarement, il propose une ligne de  cordes dans les graves, qui apportent une certaine émotion (La Guérison) ou une tension tandis que des synthétiseurs distillent une ambiance sombre (Révélation), une profonde tristesse, comme un réveil après un drame (Petit Matin). Et comme pour boucler la boucle, Nicolas ERRERA termine par son thème principal, toujours de base pianissimo, dans la lignée d’une musique de François de ROUBAIX. Et comme le compositeur culte (dont il a d'ailleurs remixé le thème du film LE SAMOURAÏ), Nicolas ERRERA l'enveloppe d’un contrepoint aérien et, surtout, complétement synthétique (Fin). C’est un grand plaisir que de retrouver le talentueux Nicolas ERRERA sur un film typiquement français. Et c’est encore plus vrai à l'écoute de cette bande originale qui vaut, outre un thème principal très réussi, par le mélange, comme l’habitude du compositeur, d’éléments sonores acoustiques et synthétiques !

LA CONFESSION. Un film de Nicolas BOUKHRIEF, avec  Romain DURIS, Marine VACTH, Anne LE NY. Musique originale de Nicolas ERRERA disponible en digital chez ENKA music.

 

ROCCO

Rocco SIFFREDI est à la pornographie ce que Mike TYSON est à la boxe ! Hardeur au destin exceptionnel, Rocco plonge dans les abîmes de son addiction au sexe et affronte ses démons dans ce documentaire, qui constitue la dernière scène de sa carrière ; un film en forme d’introspection où l'accompagnent membres de sa famille, amis, partenaires et professionnels du porno. Des repas de famille à Budapest aux tournages de films pornographiques à Los Angeles, le film déroule l’histoire d’une vie hantée par le désir et révèle en filigrane les coulisses du X. Pour la musique, Thierry DEMAIZIÈRE et Alban TEURLAI, signent avec ROCCO, leur 6ème collaboration avec AVIA (France BOUTIQUE-2002). Sauf qu’ici, au début du tournage, ils ont d’abord pensé que ce film n’aurait pas besoin de musique tant le climat était lourd et le sujet complexe à traiter. Comme ils voulaient faire un film sur le porno et non un film porno, ils ont alors pensé que la musique viendrait mettre cette distance recherchée et rendrait les images moins figuratives. Ce qui n’a pas été le cas tout de suite car, soit la musique sublimait l’acte pornographique, soit elle le «  glauquifiait  ». En fait, ce qu’ils voulaient dans la bande son, c'est une menace, une sorte de mise en tension permanente qui s’invite sans jamais s’imposer. Pour y parvenir, AVIA est allé chercher des boucles minimales à la façon de John CARPENTER, des guitares pesantes à la façon de celles de Neil YOUNG pour DEAD MAN et un cor de chasse à la FOXCATCHER. Avant avant de s’en séparer et s’approprier le film. Pierre AVIA commence ainsi par une musique de générique quasi silencieuse, lointaine et spatiale (Rocco Main Thème). Dans la même ambiance, il continue par des motifs plus audibles, plus étranges que mélodiques (La Vita Ordinaria, Pulsions). Sur une certaine extravagance de la star, il poursuit dans de larges plages synthétiques, planantes, hors du temps, avec une sorte de gimmick (The Watermelon, 360 Gradi, Lo Vuci Piu Scur) ; également de la guitare (C’mon I’m Not Jésus-Christ) dont on retrouve des accords mélancoliques sur  un thème à la fois nostalgique et émouvant (Basta). Ce qui est également le cas de cette musique assez douce, portée par des parties de  claviers à la fois mélodiques,  répétitifs, et des cordes profondes, tristes, avec de légères boucles en contrepoint (Action Rocco). AVIA termine par une musique électronique faite de courtes pulsations puis de boucles plus importantes. Ce qui donne un thème retentissant, rythmé, moderne et répétitif, avec au bout d’un moment un contrepoint profond, grave qui, lui aussi, se répète par-dessus les percussions (Lo Vuci Piu Scur). Au final, voici une bande originale étrange, dont les thèmes, essentiellement à base d’électronique, donnent une dimension de mystère, d'inquiétude, et suscitent, plus rarement, de l’empathie, envers un personnage fortement ancré dans une époque de libération des mœurs.

ROCCO. Un documentaire de Thierry DEMAIZIÈRE et Alban TEURLAI, musique de Pierre AVIA disponible en digital chez Cristal records.

DEMAIN TOUT COMMENCE

Dans ce film, alors que Samuel (Omar SY) vit sans attaches, une de ses anciennes conquêtes lui laisse sur les bras un bébé, sa fille Gloria ! Commence alors pour lui une vie faite des responsabilités d’un père envers sa fille, devenus inséparables. Mais huit plus tard, il va devoir se battre pour conserver la garde de sa fille… Sur cette comédie moins simple qu’elle n’en parait, se greffe une bien belle partition de Rob SIMONSEN (FOXCATCHER-2014, LOL version américaine-2012); une musique très sensible, intemporelle et moderne à la fois comme aime à le signaler le réalisateur Hugo GELIN. Il s’agit aussi d’une vraie bande originale à l’américaine, essentiellement construite autour de thèmes de piano enveloppées d’un orchestre de cordes anglaises enregistrées aux studios Abbey Road. Ce qui donne une identité au film,  et accompagne de manière harmonieuse ce parcours à la fois magnifique et tragique entre un homme et deux femmes. Comme une entame de vie chamboulée, Rob SIMONSEN commence par un bref thème à la cellule répétitive, plaisante, de piano, accompagnée d’un contrepoint (Early Morning). On le retrouve sur la réapparition de la mère (Mom Is Back) puis, intemporel et lointain, avec une fragilité et un piano léger, lointain, qui déverse un mouvement doucement mélodique, mélancolique sur le moment de ses choix (I Go With Mom). Puis, alors que la vie s’est adapté aux évènements, que Samuel tisse un univers rêvé à travers des emails soit disant de la mère, Rob introduit et développe une musique de base chantante, caressante, accompagnée d’une rythmique électronique, surtout au début (Mom’s Emails). Il joue aussi de la tristesse en amenant un thème atmosphérique montant, puis rythmé par le piano qui déverse une mélodie triste, émouvante (Sad News) ; du manque de la mère dont souffre la jeune Gloria, par un thème entre surréalisme des synthétiseurs et classicisme dans les cordes (Eight Years Without Her) ; et de l’espoir dans le jour d’après par thème rythmé à base d’alliages électroniques (A Demain Mon Amour). Sur la partie enjouée, comme un renouveau dans le bonheur, Rob SIMONSEN déverse une ballade à base d’accords de guitare. D’où un thème charmant, très frais, léger (Walk Into The Park), puis un motif plus intime de guitare, doucement mélodique, nostalgique (So Lonely). Rob SIMONSEN continue par des thèmes lumineux de piano solo, avec des cordes profondes qui pénètrent doucement, qui retranscrivent bien la bulle de bonheur construite entre Samuel et Gloria (Let's Stay Together, Escape) dont on entrevoit les bribes du thème ; un excellent motif de piano solo, relativement simple, intime et minimaliste, avec cependant une partie mélodique qui caractérise sa jeunesse, son espoir dans la vie, et un contrepoint discret de cordes qui renvoi à la force de sa relation avec son père, et aussi de sa relation quasi rêvée, via des emails, avec sa mère (Gloria's Theme).Enfin, pour le thème titre, Rob SIMONSEN propose un thème à base d’une cellule de piano répétitive, sensible et délicatement mélodique avec des cordes profondes et douces en contrepoint. Un thème relativement simple, intime avec son piano, qui correspond bien aux différents aspects, enjeux du film : le coté destin de la vie, la joie de vivre une relation avec un enfant, le tout renforcé par la profondeur de l’orchestre (Demain Tout Commence). Au final, Rob SIMONSEN étonne et nous touche par une musique qui, par ses mouvements à base pianissimo, projette au-delà des falaises, la belle leçon de vie qu’apporte les héros du film. La bande originale est complétée par des chansons diverses, notamment de James BROWN (People Get Up And Drive Your Funky Soul), de Duck SAUCE (Barbra STREISAND), The Capitols (Zig Zaggin’) et Arthur LEE (Everybody's Gotta Live).

DEMAIN TOUT COMMENCE. Un film d’Hugo GELIN, avec Omar SY, Clémence POESY et Antoine BERTRAND. Musique originale de Rob SIMONSEN disponible en digital chez Hamburger records.

MOUNTAIN CRY

Nous avions quitté Nicolas ERRERA sur le téléfilm à succès NE M’ABANDONNE (Xavier DURRINGER, Prix UCMF 2016, Catégorie Audiovisuel) et le film de cinéma AU NOM DE MA FILLE (Vincent GARENQ) ; on le retrouve sur ce beau mélodrame chinois réalisé en 2015, qui a été présenté dans plusieurs festivals mais qui a peu de chance de sortir en France. Adapté d'un roman, le film raconte un drame de village en 1984, dans une région rocheuse ; le calme se trouve chamboulé par les cris de La HONG (Yu AILEI), un homme qui va rapidement succomber à ses blessures. Il laisse derrière lui sa femme muette, Hong XIA (Lang YUETING), et deux enfants. Refusant d’alerter la police, les anciens tiennent pour responsable Han CHONG (Wang). Ils lui ordonnent de prendre soin de la veuve et de ses enfants ; une étrange relation,  progressivement amoureuse, se met en place ; jusqu'à la révélation des véritables circonstances de la mort de La HONG. La musique de Nicolas ERRERA, pas si inattendu que cela sur une production asiatique (il a déjà composé la musique d’un SHAOLIN !), particulièrement émouvante, apparaît, dans l’album, dans un ordre différent du film. Elle s’attache d’abord au personnage de cette femme torturée (on apprend pourquoi dans le film). De fait, il lui réserve un thème doucement mélodique, au contrepoint synthétique assez grave, qui s’amplifie (The Mute Part 1). Et que l’on retrouve sur d'autres séquences, notamment quand elle revoit son passé sur la pierre tombale de son mari (Gravestone). Ensuite, le compositeur s'intéresse à la dimension lyrique du film,  par un beau thème léger et au piano ; d'abord assez enjoué, joyeux, puis plus lent, acoustique, intime, il ne cessera de revenir dans le film (Top Of The Mountain). Nicolas ERRERA continue par un mouvement profond, porté par une mélodie généreuse au piano, des cordes répétitives et une voix solo, qui entre comme l’envol d’un espoir à la toute fin du film ; (Mountain Cry) ; une voix qui revient sur un thème planant, en fait le thème principal, celui de ce couple improbable; un thème qui intervient dans l'album, d'abord dans une version susurrée, par-dessus le piano. Ce qui donne une musique magique, hors du temps, (Serenity) ; plus loin, on le retrouve dans des versions intimistes, au piano solo, avec des silences entre des cellules de notes comme des pauses, des souffles, l'orchestre intervenant très peu (The Dinner) ; également dans une déclinaison  portée par le violoncelle (Loving Embrace) et, sur une des dernières séquences, développé lentement, avec une pointe de gravité, des cordes frissonnantes, inquiétantes (Prisoner). Nicolas ERRÈRA continue par un thème intimiste à base de cordes dans les graves et de piano, légèrement mélodique ; le violoncelle jouant une ligne mélancolique (Separation). On le retrouve aussi en reprise d’un thème d’amour splendide, à base de piano (First Look). Egalement sur des séquences plus délicates, comme la demande en mariage où, accompagné d’un piano obsessionnel, il évoque un destin, une décision mais aussi un certain malaise (I Want to Marry Her). Nicolas ERRÈRA propose aussi, sans en abuser, des thèmes contenant, surtout dans les orchestrations, des éléments asiatiques. C’est le cas dans ce thème chantant, à base de violon oriental et de harpe, et dont la mélodie est reprise au piano solo (Poem). Sur la séquence clé du crime, en fait la résolution finale, Nicolas ERRERA introduit un thème étrange mais élégant, à base de piano assez classique ; un motif aussi délicatement mélodique, repris par la clarinette ainsi qu’une ligne de violoncelle (Murder). Avec cette partition ambitieuse, mais rare,  Nicolas ERRERA dévoile une facette inédite et romanesque de sa musique. Et on applaudit ! D'abord pour la force des thèmes, des mélodies, bien plus présentes que dans la plupart des musiques de films actuelles et qui trouvent toutes leurs justification au visionnage du film (en l'absence de sortie française, on se trouve contraint de se rabattre sur d'autres solutions !). On apprécie ensuite la qualité des orchestrations, en grande majorité orchestrales et faisant la part belle au piano et au violoncelle ; le duo permettant de mettre en avant à la fois l'extrême sensibilité de la muette mais aussi sa face blessée. Certes, dans ce mélodrame, les montagnes pleurent mais nous aussi, à l'écoute  de cette grande bande originale !

Un film de Larry YANG, avec Yueting LANG (The MUTE), Zi Yi (Han CHONG), Ailei YU (La HONG), Chen TAISHENG (Père d’Han CHONG), Caigen XU (Elder QILIU). Musique originale de Nicolas ERRERA disponible en digital chez ENKA music.


Image

CALAIS, ILS FONT LA DENTELLE

Ce documentaire raconte le sauvetage, par trois de ses anciens cadres, de l’entreprise Desseilles Laces, l’une des trois dernières à fabriquer de la dentelle dans le Nord de la France. Sous la forme d’une chronique, les réalisateurs Valérie JOURDAN et Eric BEAUDUCEL observent une bataille de tous les instants pour ses salariés.  Suivant pendant plus d’un an et demi les dirigeants et les ouvriers de l’entreprise, ils décryptent les grandes étapes de son sauvetage. Un miracle qui ne tient qu’à un fil quand on sait que 90 % des redressements judiciaires se terminent par une liquidation. Pour la musique, Eric BEAUDUCEL a de nouveau collaboré avec Thierry MALET. Celui-ci commence par un thème profond et moderne, avec une dimension aérienne et une note obsédante. Par-dessus, il installe un thème principal plus mélancolique, à base de piano et d’un contrepoint rythmé et synthétique (01 Dentelle Open Credit) ; une couleur et une ambiance que l’on retrouve sur d’autres thèmes, souvent fluides et mélancoliques (Selling Oversea, Pure Creation, Wainting for Verdict) et jusqu’au final (Hope We Can Survive). Thierry MALET continue par un thème assez simple, à base de percussions, d'accords de guitare, qui joue la douceur, l'émotion tandis que des synthétiseurs amènent de la profondeur (Dramatic Situation). Là encore, il s’agit d’un thème qui revient par bribes, notamment après un thème plus dramatique, principalement porté par des notes de piano qui se déversent, des cordes obsédantes et toujours ces larges sonorités synthétiques en contrepoint (07 What Can We Do). Thierry MALET introduit aussi un thème plus classique, plus large et orchestral, qui se développe sur la longueur, porté par des cordes puissantes, élégantes, toujours les mêmes percussions et de la clarinette, un thème (Machines Is Running, Come Back To Old Time). Thierry MALET revient à une musique profonde, grave et de base synthétique avec une partie  de claviers qui répète une cellule de quelques notes qui donne un repère mélodique. Là, le compositeur se situe plus dans la réflexion, l'interrogation avec une musique surtout atmosphérique, tendue, quasiment une musique de thriller (04 Precious Fiber). Enfin, signalons un thème étonnant de base classique de cordes avec des touches harmoniques, des couleurs qui lui apportent la dimension asiatique. Dans un deuxième temps, le compositeur introduit un thème plus moderne, répétitif et urbain, à base de claviers et de sonorités synthétiques (Travelling to Taiwan). Au final, Thierry MALET signe une bonne partition, aux thèmes principaux solides et qui mélangent harmonieusement sonorités acoustiques et synthétiques.

CALAIS, ILS FONT LA DENTELLE. Un documentaire de Valérie JOURDAN et Eric BEAUDUCEL. Musique originale de Thierry MALET disponible en digital chez Plaza Mayor Company.

QUI SEME L'AMOUR

Voici la musique originale de la dernière collaboration en date (diffusée sur France3 en février) entre le réalisateur Lorenzo GABRIELE (DES ROSES, LE HASARD). Il s'agit de l'histoire deJulie, une fermière célibataire de 35 ans, qui engage Djibril, un immigré malien, pour l’aider à la ferme mais aussi comme  “fiancé” devant une mère, Huguette, qui rêve de trouver un mari pour sa fille ! Sur des images de Julie et ses cochons, Thierry MALET commence par des thèmes qui mélangent grands espiaces (Opening Landscape) et comédie ; des thèmes aux allures doucement country (Pigs And The Farmer, Trying To Be A Farmer) qu’il développe notamment sur une séquence décalée où Djibril conduit un troupeau de vaches. Un morceau qui inclue une partie mélodique de tradition française, des contrepoints fleuris, rythmés (Driving The Cows). Il reste dans des musiques rythmées de comédies, doucement mélodiques, avec de courtes cellules répétitives, des parties vibrantes, des cordes élégantes (Much Better With The Pigs). Egalement une clarinette qui joue une courte cellule mélodique par dessus, des flûtes et quelques accords de guitare (The Crazy Escape). On note aussi des thèmes décalés lorsque Djibril fait sensation avec les animaux mais aussi au village. D'où cette musique qui avance à tâtons, avec une cellule de trombone, de la guitare et de l'orgue qui amène une couleur particulière (Strange Supermarket). Le compositeur amorce la partie romantique par des thèmes plus doux, pour cordes, claviers et percussions, lancés par une mélodie pianissimo (What About Your Daughter). Puis un thème léger, chaleureux dans les cordes et la guitare, qu’il développe dans la profondeur, accompagnées par une cellule répétitive. D'où un thème charmant, plutôt mélancolique, assez chantant sur un rythme de cordes dans sa deuxième partie (Returning Home With A Big Jame). Il continue avec un thème mélodique à base de piano, de hautbois mais aussi de légères percussions par-dessus les cordes. D'où une musique interrogative, de suspense (He Is Living The Farm) mais aussi dynamique, rythmée par la guitare en avant, les cordes en contrepoint, une mélodie efficace et un  développement à l'américaine qui joue les rebondissements  (He Is Coming Back Whis His Daughter). Il revient ensuite à des thèmes romantiques, doux et intimistes, dont les mélodies tenues par le piano solo se voient rejointes parfois par un contrepoint de cordes (Farmer Sadness, Moon Romance). Thierry MALET continue par un thème plus profond, qui se lève doucement, avec une mélodie légère pour hautbois, guitare et flûtes D'où un motif superbe, mélodique, entre romantisme et nostalgie (Fever Appears). Thierry MALET poursuit par une variante rythmée, d'inspiration parfois celtique, du thème du générique, sur une orchestration dynamique avec des guitares, des percussions, des flûtes irlandaises et du piano (He Is Carring Julie To The Hospital). Thierry MALET reprend ensuite une variante du  thème d'amour, en fait le thème de Julie, à base de harpe et développement de cordes, parties de hautbois (Julie Is Safe). Puis il  termine par un thème profond, romantique, porté par une mélodie pianissimo et un contrepoint de cordes (Final Kiss). Thierry MALET termine de la meilleure manière, par un nouveau thème romantique, superbe et efficace, à base de guitare et de guitare, délicatement mélodique (Final Happiness). Il boucle ainsi joliment une partition, comme souvent chez lui, relativement classique mais très juste et particulièrement agréable. Sur  cette comédie romantique Thierry MALET introduit de très beaux thèmes, souvent orchestraux, parfois plus simples au piano. On note aussi la présence de la chanson Song Of Julie/Je Ferai De Mon Mieux, un titre de variété composé par le réalisateur Lorenzo GABRIELE et arrangée notamment pour les cordes par Thierry MALET. Au final, il reste une excellente partition aux thèmes nombreux qui partent de l’aventure et de la comédie, avec des orchestrations colorées, pour aller vers des morceaux plus dépouillés, plus attachés à l’émotion.

QUI SÈME L'AMOUR. Un film de Lorenzo GABRIELE. Musique originale

 
 

AU NOM DE MA FILLE

Ce film reprend l’histoire vraie d’André BAMBERSKI (Daniel AUTEUIL) qui, un jour de juillet 1982, apprend la mort de sa fille Kalinka. Elle avait 14 ans et passait ses vacances en Allemagne auprès de sa mère et de son beau-père le docteur KROMBACH. Rapidement, les circonstances de sa mort paraissent suspectes. L’attitude de Dieter KROMBACH ainsi qu’une autopsie troublante laissent beaucoup de questions sans réponse. Très vite convaincu de la culpabilité de KROMBACH, André BAMBERSKI se lance dans un combat pour le confondre. Pour le réalisateur Vincent GARENQ (L’ENQUÊTE sur l’affaire Clearstream), ce combat de 27 ans qui correspondait à l'unique obsession de sa vie, comportait une dimension héroïque, très cinématographique, de même qu’il s’agissait d’une histoire de paternité ; un sujet qui le touche infiniment, le hante même, au point qu’on le retrouve au cœur de tous ses films. Pour la musique de ce drame bouleversant, autour d’un personnage en apparence ordinaire, mais qui révèle dans des situations hors norme, on retrouve le compositeur plutôt rare Nicolas ERRERA. Il signe une musique de thriller assez angoissante. Nicolas ERRERA ouvre le thème titre de manière profonde, par une musique aérienne assez lourde, flottante. On y sent tout de suite quelque chose de grave, qui monte vers un thème plus rythmé, crescendo, qui caractérise la bataille d'un père (Au nom De Ma Fille). Il reste dans cette tonalité, par des notes doucement répétitives sur un tempo lent, qui amène une ambiance inquiétante (La Chape). Il introduit aussi de l’étrangeté, par des thèmes tristes, tournant dans les cordes (Déplacement), atmosphériques également. On note aussi qu’il multiplie les bruits ambiants, utilise une sorte de lento en apesanteur, avec une légère montée dans les vibratos (Eux). Ou encore un crescendo à base d'éléments électroniques sur lesquels se greffe une ligne de cordes (Flash Back). Plus rarement, Nicolas ERRERA amène des virgules plus lumineuses, qui comportent des notes plus gracieuses, mélodiques (Les Vacances). Pour évoquer la mémoire de la jeune Kalinka, il revient à une musique assez grave, qui appuie la détresse, les larmes (Kalinka, pt. 1) mais aussi la nostalgie en mode mineur (Pt. 2), puis  la tragédie et l'émotion, sur une base mélodique assez lente (Pt. 3). Sur l'enquête d'André BAMBERSKI, il introduit des thèmes qui se développent à la manière d'une musique d'espionnage (Obsession, pt. 1&2), qui maintiennent la tension, un souffle froid, mélange de sonorités et rythmiques électroniques et de bruits de revolver (Viol, Kidnapping). Ceci tout en déclinant une dimension de tristesse, renforcée par un contrepoint de violoncelle (Agitation). Comme précédemment avec NUIT BLANCHE, Nicolas ERRERA signe une excellente musique de thriller. Il privilégie naturellement les aspects dramatiques et tendus dans une partition émouvante, rarement mélodique, si ce n'est pour évoquer la mémoire de la jeune  Kalinka.

AU NOM DE MA FILLE. Un film de Vincent GARENQ, avec Daniel AUTEUIL, Sébastian KOCH, Marie-Josée CROZE. Musique originale de Nicolas ERRERA disponible en digital chez LGM (Noodles).

 
 
 
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L’ETUDIANTE ET MONSIEUR HENRI

Adapté de la pièce à succès du même nom, le film raconte la relation entre un homme particulièrement bougon, Monsieur Henri (Claude BRASSEUR) et une jeune étudiante, Camille (Noémie SCHMIDT), à qui il loue une chambre. Loin de tomber sous le charme, Henri va se servir de sa locataire pour créer un véritable chaos familial… Comme pour la pièce, c’est Laurent AKNIN (IRENE déjà d’Ivan CALBERAC en 2002) qui signe la musique du film ; une musique mélodieuse, superbement écrite et souvent touchante, basé sur des motifs pianissimo délicatement entourés de mouvements généreux de cordes. Laurent AKNIN commence par un thème titre élégant, répétitif dans les cordes. Avant l'entrée d'un thème mélodique et charmant à base de piano, repris par des pizzicatos de cordes, un brin de clarinette puis par l'ensemble des cordes. Laurent AKNIN ouvre donc sa partition par un thème superbe, traditionnel, qu'il reprend tout de suite sur l'Arrivée à Paris. Laurent AKNIN reste dans une tonalité identique pour différentes variantes : d'abord un thème de la  Visite puis, en incluant des parties de flûtes et de trompettes ainsi que des développements pour orchestre à la façon d'une valse (La Vie De Constance) que l'on retrouve dans une tonalité plus profonde, mélancolique sur le thème des parents de Constance (Paul Et Valérie joués parGuillaume de TONQUEDEC et Frédérique BEL). On note d'ailleurs que, pour le thème de Constance, Laurent AKNIN lance un thème  simple, fluide, mélodique et touchant complètement à base de piano (Constance Piano Thème). Sur le personnage d'Henri, Laurent AKNIN continue encore par une variante pianissimo, subtile et concertante (Henri). Sur Constance Et Henri, Laurent AKNIN propose encore un superbe thème pour piano et orchestre qui dégage beaucoup de nostalgie. Laurent AKNIN continue par un lento intimiste de piano suivi d'un développement particulièrement chaleureux. Celui-ci tournant autour de la partie de cordes du thème principal avec un contrepoint particulièrement expressif, le piano restant présent mais plus en retrait (Le Choix Du Cœur). Laurent AKNIN amène ensuite un thème intimiste et gracieux, toujours porté par le piano et les cordes; un thème superbe qui exprime l'envol de Constance et aussi, par le piano, ce sentiment empli de nostalgie 14 (Constance Thème Londres). Laurent AKNIN reprend ensuite son thème valsant, de manière sensible, solennelle et mélodique, complètement à base de piano; les cordes entrant dans un deuxième temps (N'attrape Pas Froid). Laurent AKNIN reprend ensuite son thème principal avec davantage de cordes pincées et un orchestre qui joue de manière résolument optimiste avec un piano qui se ballade comme dans une sonate (L'étudiante Et Monsieur Henri: Générique Fin). La partition originale se voit complétée par quelques chansons par Amina & The Avener, notamment la belle et profonde Castle In The Snow puis  Fade Out Lines. L'album contient également des extraits d'œuvres de Jean-Sébastien BACH, notamment l' Adagio (After Alessandro Marcello's Oboe Concerto in D Minor, S. Z799) Concertos pour clavecin solo, Concerto pour hautbois in D Minor  (After Alessandro Marcello's Oboe Concerto in D Minor, S. Z799). Au final, on se trouve rapidement séduit par la partition de Laurent AKNIN qui, par ses thèmes sensibles, mélancoliques et nostalgiques baignant dans des couleurs chaudes de piano et de cordes, dégage une véritable émotion communicative qui contraste avec la bougonnerie de M HENRI. Une vraie bonne partition !

L’ETUDIANTE ET MONSIEUR HENRI. Un film d’    Ivan CALBERAC d’après la pièce éponyme. Avec Claude BRASSEUR, Guillaume de TONQUEDEC, Noémie SCHMIDT, Frédérique BEL. Musique originale de Laurent AKNIN disponible en digital chez Cristal music.

 
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