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Un nouveau regard sur la musique pour l'image...

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BABY'S DAY OUT

Le label américain aime bien Bruce BROUGHTON, et le prouve de nouveau avec l’édition de cette musique de 1994 pour une production de John HUGHES ! C’est l’histoire de "Bink" COWELL, un bébé de dix mois, l'héritier d'une famille fortunée, qui se voit kidnappé par un trio de faux paparazzis; des malfrats tellement idiots que l'enfant réussit à  s'enfuir ; une course poursuite commence pour le rattraper. Pour ce divertisses familial qui a précédée la populaire franchise (y compris musicale avec John WILLIAMS) MAMAN J'AI RATE L'AVION, Bruce BROUGHTON, entouré de 100 musiciens, a écrit une imposante partition de près de 80 minutes, présentée ici en intégralité ! Il s'agit d’une musique aux thèmes mélodiques, comme toujours chez le compositeur, puissants, efficaces. Dans le générique, Bruce BROUGHTON introduit d’ailleurs les deux principaux : celui, charmant, en forme de valse, du bébé ; un thème construit à base de cordes et de hautbois, qui apporte un côté décalé, parfois doucement jazzy. Il est suivi d’un développement enlevé et coloré, notamment par des percussions comme des castagnettes. Puis, dans un deuxième temps, il expose le thème des kidnappeurs, plus sournois, sombre (Main Title). Ces deux thèmes, le compositeur ne les lâche jamais vraiment et les reprend comme des fils conducteurs. Ainsi le thème principal se trouve rattaché à la famille du bébé ; d'où des teintes douces, profondes, pour harpe, avec une dimension maternelle, bercée par du hautbois et des percussions scintillantes jusqu'au dénouement (Boo Boo Book) ; d'où aussi des variations où le compositeur va jusqu'à des valses virevoltantes de Piotr ILLITCH TCHAÏKOVSKI (The Construction Site). De ce thème découlent aussi des musiques nostalgiques liées au bébé disparu (Not Bink). Le thème des malfrats lui, revient sur un tempo le plus souvent inquiétant  (Changing Bink), martial aussi par des roulements de caisses claires et nombre de percussions, avec une brève mélodie dans les graves (The Three Furies) ; des musiques qui mélangent souvent comédie, suspense et joie de noël (The Department Store) ou action, comme dans beaucoup de comédies américaines, avec des alliages de flûte, de tuba et clarinettes entrecoupés de cordes (Garment Du Jour). Et c’est inévitable : les deux thèmes se rencontrent parfois, comme dans cette variation plutôt lointaine (The Boys Arrive), mais aussi lyriques (He’s Back). Ou se croisent dans des déclinaisons incluant des thèmes nouveaux, secondaires, comme ce motif doucement chantant et, en même temps, rebondissant (Bink Starts Off). Puis, bien sûr, la partition de Bruce BROUGHTON regorge de musiques de situations, qui font avancer l'intrigue. C'est le cas de ces thèmes grandioses, aux harmonies crescendo répétitives très hollywoodiennes. Et un développement de piano et de saxophone léger, décalé, presque comme dans une musique russe (Baby On The Roof, Up In Arms, Summer Barbecue) ; également des musiques chantantes respirant la joie (Homesick) mais aussi les péripéties, sur des harmonies parfois grondantes, délicatement chantante, qui revient toujours au thème principal. Et qui rebondit, dans des séquences comme une poursuite de bus, sur l'action avec des cuivres et des percussions dynamiques (Bink Finds A Bus, The Rabbit Hole). Ou encore cette musique plus calme avec une clarinette doucement chantante au fond et un mouvement grave de cordes et de cuivres, assez élégant, concertant parfois même jazzy avec le saxophone (The Fat Lady). Bruce BROUGHTON signe donc une excellente partition de comédie familiale américaine. Il nous emporte d'abord par ses deux thèmes principaux, relativement simples mais incontournables. Puis, autour, tout en ajoutant des thèmes secondaires, des motifs de situations et  des variations diverses, il construit un véritable univers sonore qui, même s’il lorgne du classique russe, reste typiquement américain.  

BABY'S DAY OUT (BÉBÉ PART EN VADROUILLE). Une film réalisé par Patrick READ JOHNSON, avec Joe MANTEGNA, Lara FLYNN BOYLE,  Joe PANTOLIANO. Musique originale de Bruce BROUGHTON disponible chez Intrada records.

RETOUR AU LAGON BLEU

Tout le monde se rappelle du film d'aventures romantiques LE LAGON BLEU et de la belle musique de Basil POLEDOURIS en 1980. En attendant une nouvelle édition de cette première musique, voici la version complète de celle du second film, toujours du regretté Basil POLEDOURIS. Pour cette nouvelle partition, il s'appuie sur des éléments stylistiques de son premier score tout en l’articulant autour de nouveaux motifs.  Dès le générique, Basil POLEDOURIS nous entraine, comme dans le film précédent, dans un univers sonore féérique et particulièrement orchestral tout en déployant un beau thème mélodique (Legend And Main Titles). De ce thème principal, le compositeur tire de puissantes variantes alliant aventures et exotisme comme Water Play; comme aussi cette musique qui joue la tension avant de partir dans un développement coloré, riche en cuivres, en percussions (Sarah Sails Alone); également cette musique scintillante, délicatement mélodique, avec des cuivres et des violoncelles qui reprennent le thème (After The Storm). Il se sert aussi de ce thème principal pour  développer une musique sensuelle,  très orchestrale, presque solaire (Richard Looks At Lilli, Richard Spies). D’où aussi une musique également, et largement, romanesque, doucement mélodique (Sarah Reacts To Distant Drumming), avec un souffle montant vers un thème ouvert sur l’aventure, coloré par de belles et délicates trompettes en majeur, et des cordes larges (Dinghy Adrift). Jusqu'à une musique d’amour très classique,  langoureuse (Love Montage). Ce qui n'empêche pas la présence de musiques plus graves, de tension, d’inquiétude, voir de terreur  (Cholera Scare, Shark On The Reef). Plus étonnante apparaît cette sorte de petite danse rythmique, avec une boucle colorée, répétitive, sortant sur une ouverture orchestrale, colorée (Richard vs. Shark On Reef). Toujours sur la base du thème principal, on relève aussi de beaux moments d'émotion, comme cette musique mettant en scène la clarinette et les cordes dans une séquence solennelle (The Children Pray); également des parties chantantes, comme cette variante qui renvoie à la jeunesse, l’insouciance des personnages (The Easter Egg Hunt-Alternate). Basil POLEDOURIS développe même une musique de couleur cérébrale et mystérieuse, en ajoutant a l'orchestre un synthétiseur fantomatique (Richard Enters Jungle). Basil POLEDOURIS propose aussi un nouveau thème d’aventure maritime en majeur, très généreux, orchestral puis plus profond, mystérieux dans sa deuxième partie (Ship To Shore) ; également un large mouvement d’action, une musique orchestrale tourmentée (Evil Quinlan And Fight Sequence). Et enchaine par le thème doux, léger de Lili, intégrant une reprise majestueuse du thème principal (Lilli Pregnant). En bonus, l’album contient la chanson du film, un slow pop et doucement romantique (A World Of Our Own par SURFACE). Et, comme souvent chez l’éditeur, un ensemble de morceaux alternatifs, comme cette reprise du thème de Richard, doucement mélodique, au hautbois (Richard Spies-Revised) ; un thème d’action plus maritime que violent (Richard vs. Shark On Reef-Alternate). Sont également inclus un certain nombre de sonneries et thèmes de cannibales (Cannibal Drumming, Cannibal Party Drums). Il en ressort donc une belle édition de cette musique généreuse, mélodique et dépaysante de Basil POLEDOURIS.

RETURN TO THE BLUE LAGOON (RETOUR AU LAGON BLEU). Un film réalisé par William A. GRAHAM, avec Brian KRAUSE & Milla JOVOVICH. Musique originale de Basil POLEDOURIS disponible en édition limitée chez Intrada records.

 

 

DELTA FORCE 2

Voici la bande originale élargie du film où Chuck NORRIS, sous la direction de son jeune frère Aaron, combat les cartels de la drogue sud-américains. Après Alan SILVESTRI, auteur d’une partition complétement synthétique sur le premier film,  Frédéric TALGORN a approché cette suite en utilisant lui aussi des éléments électroniques et des percussions. Mais il se distingue par le rajout de l’orchestre symphonique pour souligner l'héroïsme de ces hommes, tout en conservant une dimension musclée. D'où Le premier cd présente la version intégrale inédite de la partition de Frédéric TALGORN. Celle-ci commence par un thème impérial contenant une cellule mélodique de trompette rythmée par de la batterie et des caisses claires (The Bear Pit) que l'on retrouve sur une séquence d'entraînement militaire (Training Montage) ; un thème principal sur une base de synthétiseurs qui donne des sonorités particulièrement rythmées et une sorte de fanfare de guerre (Chuck Parachutes In). Il continue par un thème plus sombre, où des sonorités synthétiques relèguent l'orchestre en contrepoint The Limo Arrives). Puis par un thème s'ouvrant par des notes de piano intrigantes, prélude à une musique tendue, où des cordes amènent une douleur (Cota’s Fooled Them) ; un piano qui revient dans un mouvement large, rythmé, où des cuivres lointains jouent la partie mélodique en contrepoint d'un mouvement empli de suspense. Jusqu'à un superbe motif porté par une trompette en majeur (Skyjacking). Pour souligner la dimension géographique, Frédéric TALGORN se sert de flûte ethnique, de fines percussions, qui lui permettent, en particulier lors d'une séquence d’escalade périlleuse d'une falaise, d'illuminer les montagnes, la jungle (Jose Gets The Blade, Chuck Begins Climb). Sur le souvenir du personnage de Bobby (Paul PERRI), le compositeur commence par un thème où une trompette et un piano annoncent un danger (Bobby’s Family Killed). Puis il  découvre des cordes en mode tragique qui jouent l'effroi (Bobby Finds Dead Family, Bobby Knocks Out Chuck), tandis qu'un crescendo amène une violence et des percussions, aidés de synthétiseurs, de la peur (Hector And Bobby Die). Frédéric TALGORN continue par des musiques aériennes qui, tout en restant proches du thème principal, jouent le mystère, la tension, notamment  par l'utilisation de piano tombant (Stranglehold Is A Go, Ramone’s Head Aches) ; également des mesures répétitives, le plus souvent rythmées par des caisses claires et des cuivres (Village Attack, Bedroom Brawl). Pour la séquence de la poursuite, Frédéric TALGORN reprend une longue variante du thème principal ; celle-ci se trouve portée, comme d'autres thèmes, par des synthétiseurs énergiques, qui interviennent sous la forme de boucles résonnante pareillement aux sorties d’un orgue (The Chase). Pour le final du premier disque Fréderic TALGORN propose une véritable, et magnifique, suite de concert de l'essentiel de sa partition. Elle commence par l'omniprésence d’un grand thème tournant qui sert de base de lancement, à l'aide  de mouvements de cymbales, au thème principal et de ses variantes en mode action. Dans une deuxième partie, la partition, toujours symphonique, se transforme en une belle chanson, écrite par Frédéric TALGORN et Harriet SCHOCK, que  l'on retrouve en version single sur le deuxième disque (Not Today/The Winds Of Change). Ce dernier reprenant la partition dans sa version de l'album de 1993 ; c'est-à-dire sous la forme, forcément plus limitée, de deux longues suites produites par le compositeur, l'une orchestrale, l'autre aux synthétiseurs. Au final, c'est une bien bonne idée que de sortir des tiroirs cette partition réussie d'un compositeur trop souvent sous estimée. D'une part, on apprécie la présence d'un vrai thème principal àla fois simple, mélodique et accrocheur. D'autre part, il faut lui reconnaître que, de la même manière que Jerry GOLDSMITH sur les RAMBO, Fréderic TALGORN jongle, certes avec moins de réussite, entre l'orchestre symphonique et les synthétiseurs. Ce qui lui permet de dépasser la simple musique de film à forte dose d'action pour s'attacher davantage aux sentiments, à l'humain. Comme quoi, pour paraphraser un autre film avec Chuck NORRIS n'est pas porté disparu !

DELTA FORCE 2 : THE COLOMBIAN CONNECTION. Un film d'action réalisé par Aaron NORRIS en 1990, avec Chuck NORRIS, John P. RYAN, Paul PERRI, Richard JAECKEL, Billy DRAGO. Musique originale de Frédéric TALGORN disponible chez Intrada records.

CLASH OF THE TITANS

Le label américain a la bonne idée de relancer en vinyle la partition complète de ce classique du cinéma fantastique des années 1980. Sur des aventures palpitantes, on découvre une partition spectaculaire et particulièrement exigeante de Laurence ROSENTHAL. On y distingue d'abord des thèmes particulièrement orchestraux dont la profondeur est rendue avec une précision et des nuances rares par des musiciens anglais chevronnés : d'abord le Prologue And Main Title qui constitue une ouverture grandiose, colorée et utilisant de lourdes percussions, qui amène le thème principal mélodique, assez bref mais éclatant (Prologue And Main Title). Sur des images du temple d'Argos attaqué Laurence ROSENTHAL continue par des thèmes à l'ancienne qui dégagent un souffle, un tremblement, des cuivres grondants et de la noirceur dans les cordes (Argos Is Doomed, Argos Destroyed). Il enchaîne par une des nombreuses musiques d'action, contenant néanmoins de jolies harmonies chantantes (Boyhood Of Perseus). On remarque aussi une sorte de marche macabre aux flûtes aériennes et aux des bois assenant une mélodie dans les graves, accompagnée de percussions légères(Dreams And Omens). Il utilise aussi la fanfare, souvent de style moyenâgeux à base de trompette, également présente dans des thèmes d’aventures (Magic Weapons, Bubo Arrives/The Quest). Dans la même lignée, on note de courtes danses comme Joppa ou Curse Ended/The Dancing Girl; des motifs parfois inclus dans des thèmes épiques et même romantiques  (Bubo Arrives/The Quest). Laurence ROSENTHAL propose aussi plusieurs thèmes d'inspiration spatiale, donc très aériens, délicatement crescendos, avec notamment de la harpe qui se déploie accompagnée  d'une sorte de sonnerie de cuivres jusque dans les moments de tension (Invisible, Andromeda, The Lord Of The Marsh, Andromeda Shackled). Ou encore quelques superbes mouvements qui avancent à la manière d'une symphonie (Pegasus/To The Marsh). Laurence ROSENTHAL propose également une musique plus grave, avec du souffle et un orchestre qui joue la masse, la tension. Dans un deuxième temps, on trouve de superbes thèmes mélodique, larges, doux et doucement arabisants (Justice Or Revenge/The Lovers, The Farewell). Plus étonnant, il propose ensuite un thème à base d'une rythmique de piano et d'un contrepoint dans les vibratos (The River Styx). Sur la dernière face, il privilégie les thèmes d’aventures et de suspense de manière assez grandiose en utilisant aussi, par delà des rebondissements dans les cuivres (Clash Of The Titans/Andromeda Rescued), du clavecin qui apporte une sonorité inattendue, décalée, parfois crescendo et contemporaine (Medusa) ; également les harmonies jouent davantage la terreur, la tension (The Kraken). Avant de revenir dans un thème rebondissant qui joue l'aventure céleste. Avant de revenir dans un thème profondément orchestral et un final sous la forme d'un thème principal pétillant (The Constellations – End Title). On notera que cette édition présente, pour la première fois, les pièces chorales écrites pour les scènes du Mont Olympe ; des thèmes aériens et vocaux mais pas mélodiques du tout. Ce qui étonne mais, en même temps, amène une dimension céleste (Olympus, Zeus’s Judgment, Zeus Commands The Gifts, Fulfill Your Destiny). Au final, ne boudons pas le plaisir de cette réédition qui ravira nos vieilles platines ! D'autant que cette excellente bande originale vaut autant pour ses thèmes, plutôt complexes et doucement mélodiques, que son interprétation magistrale par l'orchestre symphonique de Londres.

CLASH OF THE TITANS. Un film réalisé par Desmond DAVIS, avec Harry HAMLIN, Laurence OLIVIER, Burgess MEREDITH et des effets visuels  de Ray HARRYHAUSEN. Musique originale de LaurenceROSENTHAL disponible chez Intrada records.LOST IN SPACE

Très attaché à Bruce BROUGHTON, le label américain propose l'édition complète de sa partition d'action  pour l'adaptation cinématographique par Stephen HOPKINS de la série télévisée créée dans les années 1960 par Irwin ALLEN. Prenant le parti pris d'une histoire plus sombre, plus grave que la série TV, le film permit à Bruce BROUGHTON de créer une grande partition symphonique intense. Après un prologue aérien, spatial, incluant quelques effets sonores, on retrouve le très bon thème principal, joué au cor solo, au début du Main Title, sur le lancement de Jupiter II. Bruce BROUGHTON continue par une musique assez lente, parfois aérienne, avec des effets sonores; une musique qui installe une ambiance particulière, entre aventures, parfois martiales avec de courtes marches dans les cuivres et suspense, tension avec des vibratos et des citations du thème principal, comme souvent chez le compositeur, chantant, et ici dynamique, rythmé, pour la dimension aventures spatiale, par des cuivres dynamiques (The Launch). Il poursuit par une ambiance aérienne, avec des chœurs, qui avance doucement, de manière inquiétante avec des cuivres. Le développement se poursuit de manière profonde, amenant de la tension, assez colorée, parfois avec des effets de percussions, de cuivres. D'où une musique qui se poursuit de manière assez grave, dans les vibratos, avec de longues notes. Bruce BROUGHTON alterne aussi de manière efficace les styles et s'adapte aux soubresauts du scénario. Il en est ainsi de ces enchevêtrements de notes, d'accords et d'instruments qui jouent alternativement le cauchemar et l'action, les effets riches en rebondissements, en percussions et les développements appuyés d'orchestre dynamique, comme on en entend sur des films de science fiction (The Proteus). Sur le portail du temps, Bruce BROUGHTON introduit un thème large, généreux et, en même temps, assez doux, délicatement chantant. Il s'agit d'un thème plus léger, mélodique et en même temps épais, porteur dans sa couleur, d'un espoir, d'un esprit de combat, notamment dans les cuivres, également dans de courts passages de piano accompagné par l'orchestre (The Time Portal). Sur des séquences purement spatiales, il reprend le thème principal, et le développe sur un rythme enlevé. Il continue ainsi sa musique d'aventures tout en l'associant à des thèmes plus inquiétants, rapides, idéals pour les séquences d'action, de poursuites (Through The Planet). Enfin, pour son final, Bruce BROUGHTON lance un thème dynamique à base de caisses claires et de percussions. Il reprend d'abord en filigrane puis en thème dynamique de premier plan le thème principal du film, développé à la manière d'un mouvement héroïque, d'un hymne de victoire (Lost In Space). Cet album présente donc les deux versions d’une excellente partition, incluant les versions originales et les versions révisées des thèmes. Ce qui permet de profiter de toutes les nuances de la partition et à l'auditeur de sélectionner seulement ses versions préférées. Parfois, les changements sont nominaux, ce qui reflète des brefs changements éditoriaux dans le film. D'autres fois, les changements apparaissent plus importants, ce qui reflète des révisions majeures dans le montage final. Une belle édition plus complète !

LOST IN SPACE. Un film réalisé par Stephen HOPKINS, avec William HURT, Mimi ROGERS, Heather GRAHAM, Jack JOHNSON, Matt Le BLANC, Gary OLDMAN. Musique originale de Bruce BROUGHTON disponible en édition complète et limitée chez Intrada records.

BACK TO THE FUTURE/BACK TO THE FUTURE II

En cette année du 30ème anniversaire de la trilogie réalisée par Robert ZEMECKIS, interprétée par Michael J. FOX, Christopher LLOYDS, Léa THOMPSON, Crispin GLOVER, les amateurs de la musique originale, très populaire, d’Alan SILVESTRI sont servis ! Intrada ressort en effet la musique intégrale du premier volet  de 1985, depuis longtemps épuisée mais sans le deuxième disque de bonus. Surtout, il propose la version intégrale en double cd du deuxième tandis que Varèse sarabande sort l'édition de luxe du troisième. Dans la partition intégrale du premier comme du deuxième film, on retrouve bien sûr, et en bonne place, le thème principal en majeur, devenu depuis une véritable signature du cinéma des années 1980, au même titre que plusieurs mélodies célèbres de John WILLIAMS ! Pour le reste, Alan SILVESTRI  réussissait l'exploit, pour chaque opus, de signer une incroyable musique d'action permanente, à la fois personnelle et terriblement palpitante, au point de devenir véritablement indissociable des images !  Mais arrêtons nous au  second film ; un chapitre plus sombre dans lequel Robert ZEMECKIS introduit un univers futuriste alternatif et donne de l’importance à des personnages manipulateurs comme Biff TANNEN (Thomas WILSON) ou victimes comme Lorraine (Léa THOMPSON). Ce qui constitue une véritable rampe de lancement pour Alan SILVESTRI qui, très inspiré, en profite pour ancrer de nouveaux thèmes originaux, qu'il mélange à ceux du premier film mais en les entourant d'un épais soutien orchestral. Alan SILVESTRI commence par une musique légère, en forme de réveil, d'où s'élève doucement une variante du thème principal de la trilogie qui apparaît fort reconnaissable. Cette introduction se voit suivie d'une partie musicale façon bric-à-brac rappelant le doc. Il se trouve suivi d'un inexorable crescendo vers un thème principal qui ne se cache plus (Back To Back/It’s Your Kids) et qui se déploie de toute sa force mélodique et de sa splendeur orchestrale, notamment dans les cuivres, dans le générique, présenté ici en version longue (Main Title-Extended Version). Alan SILVESTRI continue par une musique plus mystérieuse qui, à l'aide de variantes des motifs principaux, joue l'étonnement des personnages débarquant en 1985. En particulier, le compositeur joue des lignes graves de piano pour amener un rythme effréné, des violons affûtés et toujours une omniprésence de cuivres (The Future, Chicken/Hoverboard Chase). Il se sert aussi des percussions et des caisses claires pour appuyer, sur un tempo martial, l'action et le suspense, dans les vibratos et le piano tombant (A Flying DeLorean?); Il évoque aussi l'inquiétude, le danger, par une musique plus atmosphérique, notamment sur l’entrée de Biff TANNEN, qui utilise d'abord de la harpe puis des cordes dans les vibratos et des cuivres montant à intervalle régulier (I’m In The Future/Biff Steals DeLorean) et revenant sur des rencontres inattendues  (Chicken Needles/Jenn Sees Jenn). Pour le retour de Marty dans un passé modifié, Alan SILVESTRI propose une musique d'abord étrange, puis plus triste quand il apprend le décès de son père ; une musique aussi nostalgique avec ses citations du thème principal (Biff’s World/27th Floor, My Father). Mais il s’agit aussi une musique interrogative, matinée de cuivres grondants et d’un développement orchestral plus grave (“Alternate 1985”). Parfois, le compositeur utilise un tempo plus martial jouant des caisses claires, jonglant sur le thème de Doc et des variantes du thème principal (Gray’s Sports Almanac/If They Ever Did) ou jouant l'action (You’ll Never Lose/Old New DeLorean, Nobody/Tunnel Chase) ; une musique qui amène également du suspense, avec des cuivres délicats, des cordes vibrantes et un piano froid, inquiétant (The Book). Ce qui annonce un rythme soutenu, assez lent, avec toujours en contrepoint le thème principal, des cuivres moins forts, des cordes plus sentimentales, et un effet de surprise annoncé par un déploiement de percussions sur la fin (Burn The Book). Avant l’entrée d’un motif enlevé, qui annonce l’ultime opus (Western Union). Pour le générique de fin, Alan SILVESTRI reprend logiquement son grand thème principal en long et en large, avec force de cuivres, parfois de percussions. Il reprend aussi le thème du deuxième film montrant les personnages voyageant dans les couloirs du temps, sur un rythme de caisses claires tandis que celui du premier film se fait symphonique. Avant le déploiement d'une musique tournante, étonnante, qui prolonge le thème du premier film tout en négligeant pas le second (End Credits). En bonus, le deuxième disque contient essentiellement des versions alternatives des principaux moments de la partition du deuxième film ; ce qui permet de prolonger le plaisir de l’écoute de cette très grande musique de films. Au final, vous l’aurez compris, ces musiques de films sont, trente ans après leur composition, apparaissent toujours autant créatives, colorées et matinées de nostalgie. Il faut dire que, même avec les films suivants de Robert ZEMECKIS, jamais Alan SILVESTRI n’a été aussi bon que sur ces RETOUR VERS LE FUTUR. D’où des éditions tout simplement immanquables !

BACK TO THE FUTURE/BACK TO THE FUTURE II. Musiques originales des films de Robert ZEMECKIS composées par Alan SILVESTRI, disponibles chez Intrada records.

 
 
 

ADVENTURES IN BABYSITTING (NUIT DE FOLIE-1987)

Voici la bande originale inédite d'une production Touchstone des années 1980 signée Michael KAMEN. Elle raconte les mésaventures de Chris (Élisabeth SHUE), une apprentiebaby-sitterqui va secourir, les enfants sous le bras, sa  meilleure amiebloquée àla gare routière deChicago. Ce qui donne lieu à une gigantesque course poursuite à travers les gratte-ciel pour échapper à des tueurs. Pour ce film, Michael KAMEN a créé une partition d’action agressive saupoudrée de touches comiques qui abonde d’idées amusantes, inattendues. Ainsi, Michael KAMEN introduit sa partition par un thème aérien, sans véritable mélodie, contenant beaucoup de sonorités électroniques, de percussions. Ce qui lui confère un aspect futuriste, parfait pour accompagner les images de la cité moderne. Puis, vient un motif inquiétant, assez inattendu sur une comédie mais justifié par les circonstances (Halloween 4:53). Michael KAMEN continue de mélanger les genres par un thème  presque de comédie marqué par une coloration jazzy dû au saxophone ; un thème en même temps chantant, hésitant dans les cuivres, dont les quelques mesures de cordes généreuses et des percussions jouent une sorte de musique des îles mélangée agrémentée d’une pointe de mystère (Road Trip). Puis, Michael KAMEN propose des musiques qui jouent le décalage entre la comédie et l'aventure ; d’où des musiques très orchestrales, sans véritable thèmes, assez enjouée, colorée par les cuivres tandis que quelques flûtes jouent le danger crescendo (Tire Box serrée Out) ou plus trépidantes, parfois obsessionnels, mouvementés, dans un style dynamique caractéristique des années 1980 et qui colle parfaitement aux images (Runaway Truck, Chase To Albert’s). On entend aussi des musiques hésitant entre sentimentalisme, notamment par des parties  de clarinette, et inquiétude(Chop Shop). Plus surprenant, Michael KAMEN s’amuse à détourner clairement des musiques très connues ; comme West Side Story, à la fois dans la couleur, les claquements de doigts et le développement aux rythmes saccadés (The Rumble) ; des musiques qui jouent donc l’étonnement mais pas pour longtemps, le compositeur amenant aussi des thèmes plus joyeux, flamboyant, parfois séduisants, incluant des jingles de saxophone, de la harpe et des cordes voluptueuses (Escape From Mr. Big). Michael KAMEN continue par une musique orchestrale assez lente, contenant des espaces ; une musique assez douce aussi qui précède un développement grave, sournois, jouant le côté fantastique. D’où, là encore, un morceau jouant sur plusieurs registres (Was He Cool?). Pour la séquence importante du sauvetage, le compositeur continue dans une musique vibrante et répétitive, sur des harmonies larges, jouant avec les nerfs, bousculé des nuées de cuivres et un piano grave. Avant une dernière partie plus calme, de constat et plus chantante, hollywoodienne classique sur la toute fin (Rescue Sara), qui introduit un final grandiose, délicatement mélodique, jonglant sur le piano et reprenant une sorte de motif martial (18. Grand Finale). L'album est complété par quelques musiques de source (Piano Party Source, Restaurant Source) et plusieurs chansons: le très pop Then He Kissed Me interprétée  par le groupe THE CRYSTALS ; une sorte de mouvement rock, blues, contenant de la  guitare électrique, différentes voix et des chœurs sur la scène clé où des enfants perdent temporairement leurs poursuivants en interrompant un concert dans un club (Babysitting Blues, produit par Robert KRAFT, interprétée par Albert COLLINS), la très soul Twenty Five Miles, chanson qui ouvre le film dans un style qui rappelle les années 1970 interprétée par Edwin STARR, puis l'énergique Just Can’t Stop interprétéepar PERCY SLEDGE. Au final, nous sommes face à une partition difficilement classable du regretté Michael KAMEN ; une musique certes énergique, rythmée et sans temps morts mais qui manque, au contraire de nombreuses partitions des années 1980, d’un véritable thème. En effet, le compositeur valse constamment entre les styles, des purs thèmes d’aventures aux musiques plus légères, peu mélodiques mais fortement empreintes de couleurs évocatrices. D’où une partition qui se tient mais qui a tendance à perdre de son impact en dehors des images.  A réserver donc aux inconditionnels de Michael KAMEN !ADVENTURES IN BABYSITTING (NUIT DE FOLIE-1987). Un film de Chris COLUMBUS, avec Elisabeth SHUE, Keith COOGAN, Anthony RAPP, Maia BREWTON. 

 

THE AVIATOR (VOL D’ENFER-1985)

Voici la première édition complète de la partition du vétéran Dominic FRONTIERE, connu pour les musiques des séries cultes LES ENVAHISSEURS et STAR TREK, mais aussi des westerns (CHISUM et BRANNIGAN, avec John WAYNE dans les années 1970) et d’autres films (COLOR OF NIGHT avec Bruce WILLIS – 1994); un compositeur idéal pour composer une musique à l'ancienne pour ce conte adapté d’un livre d’Ernest K. GANN, se déroulant au lendemain de la première guerre mondiale. On y suit un aviateur (Christopher REEVE), qui accepte, sans conviction, d'escorterà travers les  Etats-Unis la fille d'un riche industriel;une mission qui va se transformer en un vol d'enfer. Le compositeur, qui dirige l'orchestre symphonique de Munich commence par un thème orchestral et dramatique, qu'il développe plus loin, de manière ample, large, avec pas mal de vibratos, en fait très hollywoodiennes avec des parties répétitives de tension, de suspense, caractéristique d'un cinéma d'aventures avec à l'ancienne. (The Crash). Puis, après un thème doucement mélodique, contenant pour  harmonica et  clarinette, la partition s'envole dans un motif principal lent, caressant (Main Title (4:16), que l'on retrouve plusieurs fois, notamment lors du départ de la mission ;  un thème superbe, toujours nostalgique et vibrant en arrière, qui exprime une sensation de liberté, parfois mélangée à une ambiance romancée et d’aventures (Here We Go, Search Is On, Take What You Need). Dominic FRONTIÈRE continue pour le personnage principal féminin, par un motif qui devient un thème d'amour décliné en trois parties: une première est ensoleillée avec une mélodie en majeur, une deuxième plus contrastée et en mineur teintée et une troisième qui reprend la construction initiale (Tillie's Theme, The Forest, Tillie Falls, Kid I'm Sorry/All Addicts). Sur l'aérodrome, après une entame dans la même lignée, on entend un thème d'abord large, contenant beaucoup de cordes; puis plus sournois, dans les vibratos avec un léger crescendo dans les cuivres et de légères percussions qui donnent une couleur plus moderne  (03. (The Hangar , Have To Pee). Dominic FRONTIERE propose d’autres thèmes vibrants comme ces musiques doucement mélodiques, nostalgiques avec des développements ou délicat (That's Capital Peak) ou plus prêts à s’envoler et, là encore, caractéristique d'un cinéma à l'ancienne (10. Saw The Fire,  Air Terminal). On note aussi certains thèmes lents, entrecoupés de silences, de courtes cellules ou chantantes ou horrifiques qui dégagent un mystère (The Rabbit Hunt, Stitch In Time (1:16), ou contenant une cellule mélodique qui se répète, qui monte jusqu'à une musique plus flamboyante, mais aussi porteuse d'une énergie dramatique (Our Luck Is Changing). On remarque également des thèmes graves, appuyés, notamment dans les cuivres, qui dégagent une véritable tension, notamment grâce à une partie rythmée, presque martiale, évoquant un combat (The Wolf Pack (Complete Mix) (1:07). Enfin, Dominic Frontière propose un superbe thème d'aventures mâtiné de romantisme qui alterne, à travers un rythme de piano et des cordes flamboyantes autour du motif principal, motifs énergiques et plus doux, classiques(26. Pole Wires/Old Man). Puis il termine par un générique reprenant le thème principal flamboyant dans les cordes et des cuivres virevoltants (28. End Titles - Long Version (3:22). Comme souvent chez Intrada, la partition est complétée de thèmes alternatifs comme ce motif au piano solo, sorte de musique de salon délicatement mélodique (Coffee Donut) ou, dans le même style, la chanson Poor Butterfly, mais aussi des variantes du thème principal (All Addicts). Dominic FRONTIERE ancre avec agitation thème principal en grande manière major-clé. Idée plane littéralement. Au final, voilà une bien belle partition de Dominic FRONTIERE des années 1980 mais au parfum de l’âge d’or de la musique de films ! qui s’articule essentiellement autour d’un thème principal richement harmonisé et d’un motif d’amour classique ; des thèmes omniprésents et complètement à un univers d’aventures passionné.  

THE AVIATOR (VOL D’ENFER-1985). Un film réalisé par de George MILLER, avec Christopher REEVE, Rosanna ARQUETTE, Jack WARDEN. Musique originale de Dominic FRONTIERE disponible chez Intrada records.

 

INDECENT PROPOSAL (PROPOSITION INDECENTE)

Dans ce film au sujet sulfureux réalisé par Adrian LYNE (LIAISON FATALE), David (Woody HARRELSON) et Diana (Demi MOORE) aimeraient s'offrir une maison  mais manquent d’argent. C’est alors qu’intervient un milliardaire, John GAGE (Robert REDFORD), qui leur propose un million de dollars moyennant une nuit avec Diana... De cette proposition alléchante vont alors naître des sentiments de jalousie, de chagrin... Attendue depuis longtemps, voici enfin l'intégraled'une excellente partition,  de l'immense John BARRY.Il faut dire que le disque d'origine ne contenait qu'un medley de 26 minutes de musique et des chansons. Sans surprise, John BARRY souligne les émotions traversées par le jeune couple à travers des mouvements emplis de nostalgie.La partition s'ouvre par un beau générique, se situant dans le style qui a fait la renommée de John BARRY sur des films comme Out Of Africa ; c'est-à-dire particulièrement romantique mais il ne doit pas masquer une mélodie triste teintée de piano et de cordes. On note que ce générique est également présenté dans des versions alternative et piano solo (Main Title). Comme à son habitude, le compositeur nous sert et ressert son thème principal dans différentes versions : très lente pour piano (Drive to Vegas), qui joue le côté interrogatif tandis que les cordes déploient une variante du thème principal (Complimentary Suite),  plus nostalgique d'un passé brisé au travers d'u. thème profond, lent, doucement pianissimo sur l'inédit (Diana Returns). Le compositeur multiplie aussi  les thèmes romanesques secondaires comme (The Recession, The Run to the Heli-Pad avec ses grandes envolées,  lyriques), ou encore ce motif plus aérien, toujours séduisant mais empli de  la peur qui habite Diana (Dress Shop). Ce que l'on ressent aussi dans ce long thème pianissimo incluant une cellule répétitive et un zest de cuivres. D'ou un motif plus trouble, tendu, jouant sur le mystère, la peur de Diana (Helicopter to Yacht). Un autre thème et aussi le premier inédit de cette intégrale : un motif là encore pianissimo, plus mélodique, et toujours des cordes douces puis, plus surprenant, arrangé pour des  guitares (Kitchen Flood), que l'on retrouve mélangées au thème principal sur des motifs plus sombres (All Is Lost). Le compositeur introduit également un thème doucement mélodique à base de piano puis le développe de manière orchestrale, profonde, appuyant le doute envahissant (The Dress). On trouve aussi des thèmes classiques, toujours à base de piano et de cordes,  qui jouent un suspense teintée de sensualité, comme souvent chez John BARRY(Can’t Sleep, Let’s Do It). De nostalgie il est encore question dans  ce thème lent, très dans les cordes avec un piano qui effleure les notes avant de développer une partie mélodique qui joue sur le souvenir, le manque(l'inédit Last Fight, le lumineux et doucement mélodique The Morning After ou encore ce motif pianissimo, toujours romantique mais plus grave (Intoxicated David). On note aussi  ce lento plutôt jazzy, pianissimo où les cordes rentrent progressivement. D'ou un  véritable thème d'amour en mouvement, là encore très classique de John BARRY(Subway Story and Dance). Il en ressort au final une composition romantique doublée d'une pointe de tristesse, caractéristique de la dernière décennie de la carrière de John BARRY. On notera que cette édition, indispensable pour les amateurs de musiques de films en général et davantage encore pour les passionnés de John BARRY, en outre graphiquement très belle, se révèle particulièrement riche et complète puisque toutes les versions apparaissent ainsi que de nombreux morceaux inédits. Bref, encore un must du label américain !

INDECENT PROPOSAL (PROPOSITION INDECENTE). Un film d’Adrian LYNE, avec Robert REDFORD, Woody HARRELSON, Demi MOORE. Musique originale de John BARRY disponible en édition intégrale et limitée chez Intrada records.

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HER ALIBI

Voici une excellente surprise pour les fans de Georges DELERUE avec la première édition mondiale de cette partition d’un film peu connu de Bruce BERESFORD. Dans ce film, on découvre Tom SELLECK en auteur de romans policiers à la recherche de l’inspiration. C’est alors qu’il fait la rencontre au tribunal d’une jeune roumaine du nom de Nina, qui pourrait bien être l’auteur du crime dont elle est accusée. Pour ce film qui se présente sous la forme d’un savoureux mélange de mystère, de charme et de suspense, Georges DELERUE brise les codes musicaux de la comédie pour introduire à la fois des belles mélodies, mais aussi de souches mystérieuses, des gestes spectaculaires ... le tout enveloppé dans la signature manière. Dès le générique, Georges DELERUE lance les deux grands thèmes de la partition : un premier thème au tempo rapide, précipité, de couleur européenne, voir même méditerranéenne qui contient à la fois un côté malicieux, amusant et, en même temps, un mystère liée au personnage de la jeune femme accusée de meurtre (Nina). Comme souvent chez Georges DELERUE, il s’agit d’un thème, très orchestral. Quant au deuxième thème, on remarque tout de suite son aspect grandiose, sentimental et généreux qui correspond, en fait une amorce de thème d’amour (Main Title). Georges DELERUE continue par un thème mélodique, rythmé, d’inspiration assez classique, porté par un piano secondé par une sorte de quatuor de cordes (Wild Source). Pour l’arrivée de Nina, le compositeur puise dans les sonorités roumaines avec un thème relativement intimiste construit sur la base d'une courte cellule mélodique au cymbalum. Dans un deuxième temps, il introduit un thème à base de clarinette, ce qui lui donnant une consonance étrange, en fait plus juive que roumain (Enter Nina, True Confessions). Le cymbalum, on le retrouve comme un fil rouge dans la partition, comme dans ce thème de suspense dans les vibratos avec quelques flûtes et autres bois qui aide le compositeur à installer une ambiance étrange (The Knife, Nina Tries To Escape). Comme souvent chez Georges DELERUE, on trouve des thèmes remplis de sensibilité comme ce motif généreux, coloré, lent et nostalgique, très classique mais fort adapté pour un moment de bienvenue (Welcome Home). On note aussi des thèmes très simples, intimistes comme ce passage pianissimo pour un premier tête à tête (Dinner With Nina). Puis, bien sur, le compositeur ne se cache de développer dans de superbes variantes son thème d’amour, par exemple de façon colorée, douce, sensuelle, pour flûtes et cordes, avec une deuxième partie symphonique pour cordes et harpe (Nina’s Passion). Georges DELERUE n’en oublie pas pour autant les thèmes de suspense, notamment dans des variations du motif de la relation mystérieuse entre l’écrivain et la jeune roumaine ; d’où un thème soutenu, assez grave, avec des longues notes avant un solo de clarinette doucement mélodique sur une musique frémissante (Poison Panic, Panic In Motion alternate), également des variantes du thème de Nina au cymbalum renforcé par des vibratos et des notes nostalgiques et graves (The Dead Cat). Pour le générique de fin, Georges DELERUE reprend donc de manière symphonique son thème d’amour ample, symphonique, mélodique et profond, débordant de générosité. On note ensuite une partie mélodique assez lente, portée par les cordes avant que la clarinette ne prenne le relais mais de manière discrète car, ici, le plus important c'est le bien ce thème d’amour finalement d’allure hollywoodienne. Georges DELERUE continue en reprenant le thème malicieux de la relation entre l’écrivain et la présumée coupable d’un meurtre (End Credits). En bonus, l’album comporte toute une série de musiques de cirques, dont certaines écrites pour fanfare, d’autres pour limonaire ou accordéon. Au final, on se trouve vite séduit par cette partition qui, bien qu’adaptée au codes du cinéma américain, comporte tous les ingrédients qui font la richesse des musiques de Georges DELERUE ; c’est-à-dire une grande sensibilité dans l’écriture associée à des orchestrations souvent traditionnelles mais toujours très agréables.

HER ALIBI. Un film réalisé par Bruce BERESFORD  en 1989, avec Tom SELLECK,Paulina PORIZKOVA, William DANIELS, James FARENTINO. Musique originale de Georges DELERUE  disponible chez Intrada records.

 

BLOW OUT

Après avoir réédité DRESSED TO KILL (PULSIONS), le label américain rempile avec un autre sommet de la collaboration entre Brian de PALMA et Pino DONAGGIO.Dans BLOW OUT, on suit Jack (formidable John TRAVOLTA), un preneur de sons enregistrant les bruits nocturnes de la nature. Jusqu’au jour où, une nuit dans un parc, il capte, outre les bruissements d’une rivière et des feuilles animées par le souffle du vent, des crissements de freins ressemblant à ce qui pense être un accident. Sauf que, progressivement, il prend conscience que ces bruits cachent une réalité bien plus sombre. Pour ce thriller, Pina DONAGGIO a de nouveau composé une merveille de partition à la fois lyrique et tragique, architecturée autour d’un thème central et de multiples autres qui représentent autant d’idées nouvelles, de moments de réflexion et finalement d’indices dans l’enquête du preneur de sons. Pour le thème principal, Pino DONAGGIO a composé un motif incroyablement mélancolique, à la fois sensuel et nostalgique ; un thème qui démarre doucement en mode mineur distillant des notes de piano, des cors à l'unisson, de la flûte puis se développe dans des cordes voluptueuses (Theme From Blow Out, Jack Kills Burke). Un autre grand thème est celui de la poursuite ; une musique colorée, répétitive et soutenue, qui rythme le suspense, comme dans les autres partitions de thriller ; une musique caractéristique du style de Pino DONAGGIO (Jack Rescues Sally). Autour, Pino DONAGGIO multiplie les climats de mystère comme ce morceau qui mêle des parties de violoncelle à des mesures de flûtes, de piano et même d'orgue ; un thème qui se développe jusqu'à créer un climat noir qui entoure le personnage de John TRAVOLTA (Jack Cuts Out Picture) ou encore ce développement de notes obsessionnelles de piano sur une musique moins mélodique mais toujours tendue, prête à bondir (Burke Kills Redhead) ou encore de cordes à la Bernard HERRMAN (Jack Retreives Tapes). Prenant parfois ses distances, Pino DONAGGIO surprend aussi avec des thèmes sombres mais aux accents jazzy, comme ce motif grave, composé de quelques notes qui se répètent, d'une ligne de saxophone et de cordes épaisses (Hospital To Motel). Il surprend encore quand il se sert de ses substances rythmées par des roulements de caisses claires et des sonorités urbaines avec notamment de la guitare électrique séquences de danger (Burke In Phone Booth, Burke & Manners/Jack’s Tapes Erased) mais aussi des percussions sur des notes lancinantes (Jack Runs After Sally, Burke Kills Sally). Comme souvent avec Pino DONAGGIO sur les musiques de thriller, l’aspect mélodique mélange subtilement la gravité et la douceur, ce qui permet, avec les cordes pincées, de développer une ambiance angoissante (Sally Slugs Karp, Burke Kills Hooker). Parmi les curiosités de l’album, on relève certains thèmes de mouvance disco plutôt mélodique et rythmés, avec ses claviers et ses sonorités psychédéliques ; des morceaux qui rappellent de vieilles partitions du compositeur, notamment            HOME MOVIES, composé déjà pour Brian De PALMA (Coed Frenzy Disco) ou encore d'inspiration électro pop années 1970 comme ce thème à base de percussions styles tambours, guitares (Jack Discovers Gunshot). Si vous n’avez pas cette bande originale, précipitez-vous sur cette réédition particulièrement attendue ! Au même titre que, surtout dans les années 1980, Brian de PALMA nous embarque dans ses films, Pino DONAGGIO, par ses notes lancinantes, érotico-diaboliques, nous attrape et ne nous lâche plus. Magnifiquement interprétée par un orchestre italien et impeccablement dirigée par Natale MASSARA , il n’y a aucun doute : après DRESSED TO KILL, BLOW OUT constitue l’autre grand classique de Pino DONAGGIO. Indispensable donc !

BLOW OUT. Un film réalisé par Brian de PALMA en 1981, avec John TRAVOLTA, Nancy ALLEN, John LITHGOW, Dennis FRANZ. Musique originale de Pino DONAGGIO disponible chez Intrada records.

 
 
 
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BILL & TED'S EXCELLENT ADVENTURE

Le label propose encore une première mondiale avec cette partition de David NEWMAN pour cette excellente aventure de 1989 encore inédite en France racontant une histoire parallèle au RETOUR VERS LE FUTUR de Robert ZEMECKIS. Ici, deux amis et membres du groupe Les Etalons Sauvages (Keanu REEVES, Alex WINTER) doivent, pour éviter l’armée, réussir un examen d’histoire. Ils sont aidés par un drôle de personnage qui les transporte dans un futur où ils vont pouvoir puiser de véritables illustrations, de Napoléon à Billy the Kid en passant par Socrate, Jeanne d’Arc et Sigmund Freud, pour leur oral ! David NEWMAN (ANASTASIA de Don BLUTH, L’AGE DE GLACE de Chris WEDGE, TARZAN de Reinhard KLOOS-2013) répond à cette histoire d’humour et d’histoire par une partition vive, bourrée d'action, qui débute par un thème à base de caisses claires, suivi d’une sonnerie de trompette à la manière d’un départ en mission de guerre ; ce qui est en quelque sorte le cas de Bill et Ted. Puis très vite, certainement guidé par le fait qu’il s’agit d’un film de jeunes, le compositeur embraye avec un thème rock, une couleur très jeune en même temps qu'un côté aventure, qu’on retrouvera de manière parcimonieuse tout le long de la partition (History Lesson). Voyage dans le temps oblige, David NEWMAN propose aussi un thème récurrent à base d'électronique et d’un tempo qui évoque un univers sonore futuriste, néanmoins assez mélodique et avec un contrepoint profond, parfois électrique (Future Bill & Ted Leave) ; un thème qui revient souvent, parfois agrémenté d’un motif de trompette annonciateur d'une musique plus orchestrale, basée sur l’action (A Lot More Than That) ; également mélangé à d’autres éléments, plus profonds et orchestraux (Short Dead Dude).  Autour, le compositeur s’amuse à se balader dans les époques. Ainsi, dans l’Autriche du 19ème siècle, David NEWMAN introduit un thème qui démarre de manière aérienne puis se colore. Il s’agit aussi d’un motif qui monte avant de devenir plus chantant, plus américain, répétitif également (Austria, 1805). De même, sur le far West, il propose un thème savoureux et enjoué, rythmé à la fois par la trompette et un violon caractéristique des musiques de western ; une période propice à des thèmes très référentiels (Old West, Saloon Tack Piano) avec du violon, que l’on retrouve accompagné d’une partie sifflée sur Billy The Kid. Le compositeur se raccroche souvent à la tradition américaine des scores de westerns, même quand il s’éloigne de l’Amérique, par exemple pour évoquer la Grèce antique, dont la musique plutôt en mineur apparait répétitive,  mélodique et tragique dans le solo de trompette (Brawl And Ancient Greece) ; des musiques qui contiennent aussi souvent du  suspense, avec néanmoins des chœurs  mélangés à de l’orchestre, notamment lorsqu’il s’agit de lorgner vers le moyen âge britannique ; cela lui donne l’occasion d’ouvrir sa musique de manière grandiose, avec des trompettes suivies d’un développement orchestral et ample, légèrement rythmé. Là, il prend visiblement le temps d'installer sa musique, doucement mélodique, doucement chantante, bien qu’assez concertante, notamment grâce à l’usage d’une trompette aérienne (Medieval England). On note aussi un superbe thème de princesse, très doux, gracieux, doucement mélodique, avec des cordes, notamment de la harpe, voluptueuses (Meet The Princesses). Le compositeur n’en oublie pas les séquences de danger, avec des thèmes forts en cuivres, de courtes cellules mélodique, pas mal de percussions et de bruits divers, ainsi que des cuivres et des cordes dans les vibratos (Execute Them! -With Hoo-Hahs).Au final, voici une très bonne partition de David NEWMAN à découvrir, qui vaut certes davantage dans ses couleurs, ses atmosphères, qui empruntent à différents styles, qu’à ses aspects mélodiques, finalement relativement secondaires.

BILL & TED'S EXCELLENT ADVENTURE. Un film réalisé par Stephen HEREK en 1989, avec Keanu REEVES, Alex WINTER, George CARLIN, Terry CAMILLERI. Musique originale de David NEWMAN disponible chez Intrada records.

 
 

BRUCE BROUGHTON - OPERATION PHOENIX (THE RESCUE)

Dans ce film inédit en salle mais visible en vidéo, un groupe d’adolescents téméraires se voient embrigadé clandestinement afin de sauver quatre officiers américains retenus par l’armée nord-coréenne. Interprété par de jeunes comédiens, dont Kevin DILLON, cette œuvre bénéficie de la beauté des paysages de la Nouvelle Zélande, et, pour la musique, du talent de Bruce BROUGHTON, reconnu depuis ses partitions pour YOUNG SHERLOCK HOLMES et SILVERADO. THE RESCUE a d’ailleurs été composé après le célèbre western de Lawrence KASDAN et avant TOMBSTONE Film d’action oblige, la partition privilégie évidemment les mouvements rythmés qui appuient les séquences de combats. L'architecture offrant une jeunesse guerrière au scénario et les éléments dramatiques permettent, dans une première partie, à Bruce BROUGHTON de développer de nombreux éléments thématiques dont un grand thème qui parcoure la partition. Ainsi, Bruce BROUGHTON introduit le générique par des percussions en solo, avant d’exposer un motif à base de flûte, de caisses claires et d’une pincée de trompette ; un thème qui évoque à la fois les paysages exotiques de Corée et la mission militaire, sur un tempo d’abord assez lent, puis plus rapide. Avant de revenir vers une musique plus douce, moins chargée (Main Title). Il continue avec un thème un thème court mais retentissant, à la mélodie marquée à la fois par les caisses claires, ses trompettes et ses percussions (Diving SEALS). Ensuite, il propose une musique plus profonde, atmosphérique, dans laquelle on remarque néanmoins une mélodie fine, évoquant le danger, le mystère. Dans un deuxième temps, on trouve un thème plus coloré, qui joue plus sur le dépaysement avec des percussions qui évoquent l’Asie, des cuivres qui amènent une intensité (Underwater Rescue, The Boat) ; des percussions qu’il mélange à des mouvements profonds, parfois rythmés, qui évoquent parfaitement l’avancée du groupe d’adolescent dans un territoire hostile (J.J.), également les moments de surprise ou d’échappées nocturnes sur un tempo plutôt oriental (Nightwork), que l’on retrouve développée sur la séquence des préparatifs, alternant les parties profondes, atmosphériques et les moments cadencés par les percussions et les bois (Preparations). Dans un deuxième temps, le compositeur, libéré d’une certaine contrainte thématique, déploie une pure musique d’action, à la fois excitante, puissante et omniprésente. Cela commence brièvement avec une première musique, dans laquelle il reprend le thème principal en majeur (Move It!); puis surtout dans une musique de poursuite d’abord assez lente, avec des accords de cordes répétitifs, aériennes qui donnent un côté très oriental, côté crescendo, avec beaucoup de flûtes. Avant une partie de partition qui file à toute allure et utilise les instruments comme des éléments naturels (Boat Chase). Cela se remarque tout particulièrement dans les quatre derniers morceaux qui offrent une sensationnelle musique de «sauvetage», renforcée par la virtuosité instrumentale d’un grand orchestre dirigé par le compositeur. Pour la partie où le jeune groupe se dirige vers le lieu de détention, il impose, à pattes de velours, un thème assez aérien, porté d’abord par les flûtes et quelques percussions qui lu donnent cette couleur particulière. En même temps, il amène une couleur plus cuivrée, américaine, également dans les vibratos pour appuyer le côté mission secrète et surtout l’aspect dramatique (To The Prison). Restant toujours accroché à son thème principal par des variantes, le compositeur reste dans des sonorités assez rythmées, avec des mouvements tendus, avec de courtes cellules répétitives, avant de lancer un thème épique, coloré et musclé (The Rescue Begins) qu’on retrouve décliné sur les derniers morceaux particulièrement réussis (The Plane! The Plane!, The Landing And End Credits). En bonus, on trouve quelques thèmes alternatifs et musiques de source. Au final, il faut remercier le label américain qui nous offre, une fois encore, un score peu connu de Bruce BROUGHTON mais très réussi.On apprécie en particulier son thème principal d’allure retentissante et surtout très américaine. Bien que sa partition comporté également des moments de répit, en particulier lors des séquences en Corée propices à des motifs et de suspense et atmosphériques, Bruce BROUGHTON offre surtout une véritable musique d’action. Comme toujours chez le label, la partition est présentée dans son intégralité et bénéficie d’un son magnifique, ainsi qu’un livret très documenté et illustré !

THE RESCUE (1988). Un film réalisé par Ferdinand FAIRFAX, avec Kevin DILLON, Ned VAUGHN, Marc PRICE, Charles HAID, Christine HARNOS, Ian GIATTI et James CROMWELL. Musique originale de Bruce BROUGHTON disponible chez Intrada records.