Skip to main content

CINESERENADE.COM

Un nouveau regard sur la musique pour l'image...

BIENVENUE
ACTUALITES
TELEVISION
Qui sommes-nous ?
Contactez-nous
RENCONTRES
CINE CHANSONS
Plan du site
Connexion de membre
ARCHIVES RENCONTRES
BRUNO COULAIS
1000 X PLUS BELLE LA VIE
DIVERS
CINE VIDEO
SPECTACLES ET THEATRE
JEAN MICHEL BERNARD
REINHARDT WAGNER
CYRIL MORIN
C MORIN L EVOLUTIONIS
NY 84
FABIEN WALTMANN
C MORIN PATAGONIA
NEW DAWN
PHILIPPE SARDE
MUSICALS
MAURICE JARRE
JAMES HORNER
FESTIVAL MUSIQUES A L'IMA
VLADIMIR COSMA
JEAN-MARIE SENIA MAX LIND
RENE-MARC BINI
FRANCOIS DE ROUBAIX
Cyril MORIN, compositeur né en 1962
 
Compositeur connu pour ses collaborations avec Pan NALIN (SAMSARA), Alain TASMA (NUIT NOIRE).
 
A composé également pour la série LES BORGIA, les films LA FIANCEE SYRIENNE, LA PETITE JERUSALEM...
 
A également signé plusieurs albums personnels dont WESTERN PANSORI et THE EVOLUTIONIST.
 
En 2013, Cyril MORIN va présenter son premier long métrage en tant que réalisateur : THEACTIVIST; à suivre !
                               
Son actualité 
 
 
 
 
 

ANGRY INDIAN GODDESSES (DEESSES INDIENNES EN COLERE)

Pour son nouveau film, Pan NALIN (SAMSARA) dresse, et c’est une première, le portrait réaliste de femmes en Inde aujourd'hui ; des femmes actives, indépendantes et libres qui, réunies à Goa, se racontent. Jusqu’à ce qu’une nuit pas comme les autres remette tout en question... Comme sur ses films précédents depuis AYURVÉDA, Pan NALIN a confié la musique à Cyril MORIN qui, même devenu réalisateur, lui reste fidèle. Pour le Thème titre, Cyril MORIN met d'abord en avant l’Inde moderne, au travers des sonorités de percussions et de guitare électrique; ce qui donne une couleur rock qu'il a toujours appréciée, comme en témoignent certaines de ses musiques précédentes. Ensuite, on entend des accords de guitare acoustique qui répète un motif accompagné par un tabla qui apporte une couleur plus indienne. Cyril MORIN commence donc par un thème métissé, entre orient et occident, rock et sonorités traditionnelles (Angry Indian Goddesses) que l’on retrouve sur la fin du film (Girls In Goa). Il continue par des motifs plus intimistes, de base pianissimo, devenant rythmique (A Gun In The House). Des thèmes aussi emplis d’émotion, et ces femmes n’en manquent pas, à travers des accords de guitare, comme pour les personnages de Freida And Nargis, également sur une sorte de ballade assez lente, doucement mélodique (Coming Out Of The Closet). On note aussi ce motif léger, féminin et sensuel à base de harpe que l'on retrouve parfois (Émotional, He Is Not Right). On remarque aussi des percussions recouvertes d'une mélodie légère au piano, presque un clavecin. Ce qui donne une couleur particulière, mélancolique (I'm There For You, Maya's Drawings. Quand tout bascule, Cyril MORIN reste dans une musique légère, planante, à base de guitare acoustique. Mais il ajoute des percussions en bois comme des tambours, qui amènent une tension, un rythme, et des sonorités synthétiques en fond (This Keeps The Devil Eye Away, Where's Jo). Des percussions qui, quand elles montent, donnent une musique de thriller à l’américaine, mêlant action, violence et suspense, idéale sur une séquence de meurtre (An Unforgivable Crime, The Same Five Guys) ; une tension accentuée par des notes graves, de brefs crescendos, et des sonorités inquiétantes (Consumed By Vengeance). Pour accompagner la réalité indienne de la place de la femme, Cyril MORIN continue par un thème qui se développe au gré des accords de guitare, également d'un contrepoint délicatement mélodique. D'où un morceau empli de pudeur, dans lequel la guitare répète souvent une cellule de trois notes (Born As Girls). Où, quand elle reprend une partie douce, évoque ses femmes, leurs souffrances (Shattering Dreams). Au même titre que Pan NALIN reste un des meilleurs ambassadeurs cinématographiques de l’Inde, Cyril MORIN reste son allié musical et signe une très belle partition qui renvoie directement à la richesse du propos. A travers des mouvements modernes, rythmés et parfois synthétiques, il nous transporte dans l'Inde du troisième millénaire. Mais, par ses mouvements gracieux pour piano, guitare et harpe, il épouse les charmes, caractères et fêlures de ces déesses en colère !

 

ANGRY INDIAN GODDESSES (DEESSES INDIENNES EN COLERE). Un film de Pan NALIN, avecFrieda  Sarah-Jane Dias, Laxmi RAJSHRI DESHPANDE, Suranjana  SANDHYA MRIDUL, Joanna  AMRIT MAGHERA, Pamela  PAVLEEN GUJRAL, Madhureeta  Anushka MANCHANDA, Nargis  TANNISHTHA CHATTERJEE. Musique originale de Cyril MORIN disponible chez Massive music.

 

HACKERS GAME

Après THE ACTIVIST, Cyril MORIN voulait, pour son deuxième film, réaliser une histoire d’amour qui se situe dans un futur proche. Il met en scène des jeunes gens qui essaient de se connecter émotionnellement dans le monde d'Internet et des Smartphones. Comme beaucoup d’hackers, Soyan (Chris SCHELLENGER) se retrouve engagé par la société qu’il vient de pirater. Loise (Pom KLEMENTIEFF) est une cyber-détective qui, obsédée par la vérité, cherche des preuves de crimes de guerre. Loise et Soyan vont se rencontrer, se rapprocher, grâce à un jeu d’échec virtuel… Mais l’employeur de Soyan, Russel BELIAL (King ORBA), va lui demander de couvrir les actions du vendeur d’arme que Loise voudrait aider à arrêter. Commence alors, entre Soyan et Loise un jeu de manipulation, une romance intense mais cruelle… Pour ce film, Cyril MORIN a élaboré une partition ambitieuse, à la fois synthétique et électrique, qui commence par le thème attaché au jeune couple ; un thème aérien, planant, basé sur une partie assez électronique avec, en même temps, des mesures de piano qui développe une touche délicate autour d’un spectre mélodique plutôt obsédant. Le compositeur enchaine avec un thème emblématique qui, par sa rythmique à base d’électronique, évoque à la fois un temps décalé, fantastique, l’univers des ordinateurs. En même temps, par une sorte de pulsation, et de grandes boucles, le morceau amène une certaine urgence (Pull The Trigger) mais aussi, dans le thème titre, avec du piano en plus, le trouble inhérent au jeu entre Loise et Soyan (Hacker's Game). Pour évoquer l’entrée des personnages dans le jeu virtuel créé par Soyan, Cyril MORIN introduit un thème à base de guitare, doucement mélodique, répétitif, qui parfois s’emballe de manière rock (Telepathy) ; une guitare aux accords obsédants, avec une rythmique électronique sur une structure mélodique, moderne mais emplie d'une douceur (Part Of The Universe). Cyril MORIN propose aussi des thèmes qui hésitent entre le fantastique et l’intimiste, comme ce morceau en crescendo, à base de piano, de percussions, qui évoque un cauchemar (I Had a Dream Last Night). Et puis, il y a de véritables thèmes d’émotion, comme ce motif intimiste, doucement mélodique, au piano, avec un fond orchestral très plaisant, qui évoque la chaleur de la famille, l’amitié, avec une douleur sous jacente; (Family Again, My Only Friend). Cyril MORIN propose aussi des thèmes sombres, tendus, et à la rythmique obsédante, où les percussions et le piano amènent un suspense. Le piano ensuite associé à la guitare et cordes au fond amène de la douceur, un côté tragique (Checkmate). Pour traduire cette jeunesse en perdition, Cyril MORIN continue par un thème électro-rock, qui traduit une puissance avant de devenir mystérieux, grondant dans la batterie, dans les percussions métalliques (Get Lost). Pour cette bande originale, Cyril MORIN s’est aussi adjoint l’aide, pour certain morceaux davantage dance, des chansons (comme l’excellente Make Note On Every Sound - Hackers remix), rocks, de Seven Saturdays. Des thèmes souvent construits sur un même schéma crescendo. Sur le premier, on entend d’abord une partie atmosphérique, flottant dans l'espace. Par derrière, on sent une mélodie effleurée avec des flûtes et une partie électronique plus développée, plus rock dans un deuxième temps, comme pour évoquer une jeunesse (Lost Mammals - Hacker's Remix), qui peut se répéter presque de façon bluesy (Eleven Eleven - Hacker's Remix). Les couleurs de Cyril MORIN et Seven Saturdays  se fondent parfois dans des thèmes sensibles où  s'égrènent quelques notes de piano en même temps qu'une rythmique légère (Leaves Fall and Make No Sound -Hacker's Remix). Au final, Cyril MORIN signe un film qui ressemble à une sorte de thriller romancé. D’abord étonné par les trajectoires séparées des deux hackers, le spectateur se trouve vite entrainé dans leurs aventures tumultueuses qui, à tout moment, peuvent basculer dans le tragique. Il s’agit d’un chemin basé sur la tension et l’émotion, que l’on retrouve tout le long d’une partition étonnante, souvent obsessionnelle et électrique, qui allie modernité et pureté, notamment du piano solo pour décrire la simplicité d’une histoire d’amour.

HACKERS GAME. Un film de Cyril MORIN, avec Chris SCHELLENGER, Pom KLEMENTIEFF, King ORBA. Musique originale de Cyril MORIN & Seven Saturdaysdisponible en téléchargement.

Plus d'informations sur http://www.hackersgamefilm.com/

 
 

SUR LES RIVES DU FLEUVE SACRE (Faith Connections - Kumbh Mela)

Tous les 12 ans, plus de 100 millions d’hindous viennent se baigner dans les eaux sacrées du Gange, au confluent de 3 rivières. Et tous les 12 Kumbh Mela, la configuration des planètes aidant, le nombre de pèlerins augmente encore, comme en 2013. C’est le moment choisi par Pan NALIN (Le réalisateur d’AYURVEDA, et surtout de SAMSARA), pour relater différents destins, liés par la même foi : un jeune vagabond, un Sadhu, une mère désespérée à la recherche de son petit garçon disparu, un Yogi qui élève seul un bébé abandonné, ou encore un ascète fumant du cannabis ; des hommes et des femmes confrontés à un dilemme inextricable : vivre dans ce monde ou s’exiler.  Pour la musique, il a de nouveau contacté Cyril MORIN, qui débute par un thème profond, aérien, à la manière d’une ligne sonore avant l’apparition d'un riff de guitare très pur accompagné d'une rythmique de percussions mais aussi d'éléments électroniques. On sent dans ce thème principal un côté mélodique, notamment dans la répétition des accords de guitare mais lointain car on sent bien que le plus important c'est l’atmosphère qui s’en dégage (Faith Connections). Cette véritable musique de voyage, on la retrouve souvent comme ce thème qui se développe de manière aérienne, spirituelle et rythmique avec la guitare qui relance une cellule mélodique, et en même temps avec de l'écho (The Holy Dip), comme sur cette superbe galerie d’hommes, de femmes et d’enfants de tous les âges (Kumbh Mela) ; des pèlerins accompagnés parfois par une guitare plus acoustique avec des accords courts et rapides et des percussions aux sonorités orientales comme des sortes de cloches ; ce qui donne une musique quelque part hors du temps (Pilgrims) que l’on retrouve sur les images de solitude d’un jeune garçon déambulant dans le Mela (Boy's Solitude). On la ressent aussi dans ce motif plutôt répétitif à base de guitare plus acoustique, accompagné d'une rythmique électronique, obsessionnelle (Yogi) ; thème développé dans la relation quasi maternelle entre un sadhu et un jeune garçon, montrée à travers de tendres séquences de mini courses poursuites ou de repas (Babu And Yogi). Cyril MORIN nous projette dans un esprit sinon indien en tout cas oriental par des sonorités de percussions, de tabla ainsi qu'une voix qui semble chanter une prière. Derrière, on entend un schéma mélodique à base surtout de piano qui joue des notes espacées, à la manière d'une rythmique, de guitares et de percussions ; un thème très beau qui mêle la voix à la prière, et qui correspond parfaitement à toutes les interrogations qui entourent Kishan, qui a vagabondé en ermite et a renoncé au monde il y a bien longtemps (A Real Sadhu). Cyril MORIN propose un thème à base de guitare acoustique contenant de l’écho accompagnée d’un contrepoint aérien et d'une cellule de percussions répétitives qui se fond avec le motif de guitare, devenant plus émouvant, comme s’attachant aux personnages (Sandeep). D’emblée, Pan NALIN nous immerge dans un univers où des millions d’hindous affluent afin d’accomplir l'acte primordial du bain sacré ; des images accompagnées d’un thème à base de tabla puis d'une rythmique de percussions, de guitares et de notes de piano plutôt espacées. Là encore, Cyril MORIN déploie un superbe thème de voyage, doucement  mélodique et répétitif et bien orchestré (Confluence). Bien sûr le film permet au cinéaste de montrer une galerie de gens qui appartiennent à ce monde et ceux qui y ont renoncé qu'on appelle des babas. Le cinéaste nous montre donc des hordes de pèlerins qui, reliés par la foi, se rassemblent dans une sorte de cité éphémère, puis plongent dans les eaux sacrées du Gange. Et surtout, il nous promène parmi eux, nous raconte des histoires, souvent très simples mais particulièrement touchantes, comme celle de ce baba nous contant les origines du Kumhb, symbolisé par un nectar dans lequel se baignent les hindous, du petit Babou, simplement accompagné à la guitare par Cyril MORIN. Puis, au détour des quartiers du Mela, on retrouve les joies et les peines des pèlerins, notamment dans ces scènes étonnantes de personnes, des femmes surtout, recherchant des disparus ; ce qui permet au cinéaste de décrire l’organisation du Mela, accompagné par un thème répétitif, retentissant, à base de piano qui amène une ambiance, une atmosphère, également un mystère (Lost And Found). On retrouve aussi les couleurs, presque les parfums, de l'Inde, notamment à travers les colliers de basilic sacré ou encore ces personnes chantant ou jouant de la flûte sur le Gange. Au final, Pan NALIN observe méticuleusement et par une réalisation respectueuse, un peuple dont la grande force repose dans sa capacité exceptionnelle de rassemblement. Quant à Cyril MORIN, on est content de le retrouver sur un film de Pan NALIN pour qui, une nouvelle fois, il a donné le meilleur. Sa musique, toujours délicate et jamais excessive, se fond littéralement dans le Mela ; Basée surtout sur des accords de guitare d’une apparente simplicité, mais enrichis de sonorités qui empruntent autant aux univers électroniques qu’orientaux voir ethniques, elle accompagne superbement les parcours et émotions de ces personnages. Il en ressort alors une musique qui n’a pas son pareil pour un évoquer un univers très loin de nous, donc forcément intrigant, magique pour nous simples occidentaux.

KUMBH MELA, SUR LES RIVES DU FLEUVE SACRE. Un film écrit et réalisé par Pan NALIN. Musique originale de Cyril MORIN disponible en téléchargement chez Massive Music/Editions musicales François 1er 

THE ACTIVIST

Déjà réalisateur de plusieurs courts métrages, le compositeur Cyril MORIN (SAMSARA de Pan NALIN, la première saison de la série BORGIA) signe son premier long métrage. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’a pas choisi la facilité en traitant d’un sujet difficile, qui touche à la culture indienne et aux combats d’un peuple qui l’a toujours passionné. L’action se déroule en 1973, pendant l'insurrection de Wounded Knee, un village occupé pendant 72 jours par près de 300 Sioux Oglala et des sympathisants de la cause indienne. Marvin et Bud, deux activistes Indiens, sont mis en détention. Anna, la femme de Marvin est morte quelques mois plus tôt dans un accident. Marvin est dévasté et Bud soutient son ami dans cette épreuve. Mais en prison, ils doivent faire face à la menace des deux policiers qui les surveillent et collaborer avec la jeune avocate chargée du dossier. Et aussi aux nombreuses questions soulevées par les visites d'un conseiller de Nixon, d’un sénateur, d’une star Hollywoodienne et surtout à la teneur du secret que détenait Anna avant de mourir. La première qualité du film de Cyril MORIN tient d’abord de son scénario qui, quoique basé sur des faits réels, réserve son lot de surprises, de rebondissements. Et ce jusqu’à la dernière minute du film qui, du coup, en devient bouleversant tout en transmettant une image réelle des dégâts de l’insurrection de Wounded Knee. Ensuite, le cinéaste s’est concentré sur quelques personnages mais des rôles forts, des hommes de caractères, souvent blessés dans leurs âmes intérieures ; des blessures parfaitement rendues par le jeu des comédiens, renforcé par le décor en huit-clos d’un commissariat qui fait office de prison. Au-delà de ces personnages, le film de Cyril MORIN se révèle une étude passionnante des années 1970 et plus particulièrement des Etats-Unis des années Nixon. Voulant contrôler son film de bout en bout, Cyril MORIN a également tenu à en signerla composition musicale. Il s’est alors confronté à la difficulté d’être à la fois réalisateur et compositeur car comme il l’avoue lui-même, chaque discipline utilise des parties du cerveau très différentes. D’ailleurs, il a fallu qu’il s’y prenne à plusieurs reprises pour trouver le temps nécessaire pour la concentration musicale. Il a cherché un ton inspiré de la musique Nord Américaine folk à la façon d’un Neil YOUNG ou d’un Nick CAVE. A cela, il a ajouté des textures sonores pour renforcer les tensions et la violence. Fidèle à lui-même, et sous le prétexte que son film fait aussi allusion à la guerre du Vietnam, il fait parfois référence à l’Asie ; un continent qui a toujours eu des réminiscences dans ses musiques. Pour rentrer dans le détail de cette partition, on entend d’abord une musique profonde, émouvante, marquée par un riff de guitare répétitif, et un contrepoint de cordes qui amène de la profondeur. D’emblée, avec ces couleurs de guitares, Cyril MORIN promène une teinte très américaine. En même temps, il utilise quelques percussions qui semblent là pour évoquer la cause indienne (Disorderly Conduct). Pour le thème d’Anne et Marvin, Cyril MORIN garde toujours la guitare mais rajoute une voix féminine, un élément assez classique chez lui mais approprié pour évoquer la douleur, la souffrance d’une femme et, au-delà, le martyr de tout un peuple (Anna And Marvin) ; une structure mélodique et vocale qu’il reprend sur des séquences dramatiques, en y ajoutant une voix indienne qui exprime là la douleur de plus d’un homme (The Murder Of Anna Ward). Le compositeur utilise aussi la guitare, accompagnée d’un fond assez froid pour la partie politique du film comme la séquence de la visite de ce représentant du Président NIXON James Carson, (Anthony PALERMO) ; également beaucoup de percussions, des bois qui cognent, pour un thème qui exprime la violence, le danger (One Bull). Pour évoquer des personnages emblématiques comme Marlon BRANDO, Cyril MORIN a opté pour un piano solo, avec un contrepoint lointain en mineur, et une voix faisant en quelque sorte des lamentations (Marlon). On retrouve le piano, et toujours de la guitare ainsi qu’une ligne de violon et de la flûte lointaine sur le thème d’Henry FRASIER, le bon flic superbement interprété par Circus SZALEWSKI. Au final, à travers ce thriller politique, où les événements en toile de fond et les actions en premier plans, sont puisés dans la réalité historique, Cyril MORIN signe une œuvre puissante, touchante. On connaissait Cyril MORIN comme compositeur de musiques de films qui compte dans le paysage français et au-delà ; on prend un vrai plaisir à découvrir ses premiers pas de metteur en scène. Plus que jamais, Cyril MORIN s’affirme donc comme un artiste complet !

THE ACTIVIST, un film de Cyril MORIN – sortie prochaine en salles et en vidéo à la demande – Musique originale disponible en téléchargement dès le 7 octobre 2013 

ZAYTOUN

Alors que la guerre fait rage au Liban, Fahed, un jeune réfugié palestinien (Abdallah EL AKAL) croise le chemin de YONI (Stephen DORFF), un pilote de chasse israélien. Leur méfiance initiale se transforme en amitié alors qu’ils traversent ensemble le Liban au cours d’un voyage vers une terre qu’ils considèrent tous deux comme la leur. Pour sa quatrième collaboration avec Eran RIKLIS (LA FIANCEE SYRIENNE, PLAY OFF), Cyril MORIN nous offre une partition résolument émouvante, avec des thèmes qui épousent les classiques cordes à des sonorités, et des voix, typiquement orientales. Cyril MORIN propose d’abord un thème riche en percussions avec une mélodie portée par la guitare. Il s’agit d’une musique qui porte une empreinte colorée, presque gitane serait-on tenté de dire. Sauf que le jeu du violon et l’importance des percussions lui confère une couleur beaucoup moins typée (Streets Of Beirut). Puis, il rentre directement dans les musiques qui touchent avec, pour la mort du père, un thème profond, avec une mélodie légère, une orchestration à base de violon joué par Jasser Haj YOUSSEF et de piano par Yonathan RIKLIS, le fils du réalisateur, et des cordes en contrepoint (Father’s Death). Il s’agit d’un schéma que le compositeur ne cesse de reprendre tout le long de la partition, lui donnant ainsi un couleur familière et intemporelle (I’m Home). Un schéma également composé de cordes, de piano et de violon pour des motifs souvent tristes, comme ce thème de séparation à la fois répétitif et grave (Fahed Leaves, Seawards, At The Border)). Maintenant, comme souvent, Cyril MORIN sait amener une couleur locale, sauf qu’ici elle se révèle souvent très légère. Il en est ainsi d’un motif porté par les percussions et un contrepoint froid, vibrant pour exprimer un danger, et le oud pour marquer le côté oriental (Fahed’s Gun) ; le oud que l’on entend aussi souvent, notamment sur des thèmes aériens (Getaway), parfois même ondulants (On The Road), avec des cordes profondes en contrepoint (Ahmed’s Gun) mais aussi accompagné de la guitare et du violon (A Moment). Cyril MORIN sait aussi faire monter la tension, comme avec ce thème qui commence de manière presque silencieuse, puis se poursuit avec des percussions, des sortes de cris puis quelques passages de cordes, de percussions (Go South, Fahed Heals Yoni). Egalement une violence contenue avec ces passages de violon solo, et ce rythme parallèle à un crescendo de cordes, de percussions (Hounded). Mais là où le compositeur nous transporte véritablement, c’est lorsqu’il marie la douceur des cordes, l’intimité du piano aux vibratos tellement particuliers d’un oud qui représente la frontière entre Liban et Palestine (Beetween Two Worlds). L’oud que l’on retrouve encore sur des thèmes intimistes comme Family Tree, ou plus mystérieux comme The Donkey, et toujours sur des motifs profonds, amples, avec des silences, sur des orchestrations classiques de cordes, pour une musique très délicate, avec la voix de Mira AWAD qui intervient comme sur une complainte, une prière (Goodbye). Au final, Cyril MORIN surprend avec cette musique dans laquelle il utilise, plus que d’habitudes, des orchestrations très classiques. Maintenant, en les associant avec des sonorités typiquement orientales, comme l’oud, la voix de Mira AWAD, des glissés de violon qui rappellent des paysages lointains, il signe une partition qui nous conduit, comme les personnages du film, sur le chemin de la paix.

ZAYTOUN, un film réalisé par Eran RIKLIS, avecStephen DORFF, Alice TAGLIONI et Abdallah EL AKAL. Musique originale de Cyril MORIN, disponible chez Universal Music Australia et en téléchargement.

Voilà encore une belle surprise que cette édition anniversaire d’une des plus belles et des plus célèbres musique de Cyril MORIN. Sur un double album, on retrouve tous les thèmes du film plus des morceaux additionnels et inédits. Rappelons d’abord que SAMSARA est le premier film de fiction de Pan NALIN (AYURVEDA déjà mis en musique par Cyril MORIN). Il raconte le parcours de Tashi, un jeune moine élevé depuis l'âge de cinq ans dans un monastère bouddhique du Ladakh. On le suit d’abord dans son apprentissage d’une vie chaste, humble et respectueuse de l’héritage de ses parents. Puis dans son apprentissage de l’amour et de la paternité avec Pema, une paysanne dont il va s'éprendre lors de la fête des récoltes. On retrouve donc dans les thèmes du film, mais également des thèmes nouveaux, souvent inédits, des titres qui participent au processus créatif du compositeur, des morceaux complémentaires de ceux que l’on entend dans le film ; ce qui permet d’offrir aux nombreux admirateurs du film et de sa musique, mais aussi à Cyril MORIN, une nouvelle occasion de retourner dans cette période, cette atmosphère, cet univers magique du film. Parmi ces morceaux, il y a The Bowls, très lent, très profond et spirituel, comme beaucoup de thèmes de cette musique véritablement céleste. On note aussi le morceau très aérien Trouble, qui par sa ligne de flûte et son contrepoint grave, dégage beaucoup de mystère, tout comme Kala’s Leaving. On note encore des thèmes secondaires comme le plus chantant Town qui constitue musicalement une véritable coupure entre la ville et la campagne. On trouve aussi des thèmes associés au personnage de Tashi, avec ses sonorités si particulières, et ses percussions qui lui donnent une couleur unique (Tashi Sad, Tashi Erotic avec davantage de bois, notamment de la flûte). On découvre également des versions alternatives, comme la superbe déclinaison pour  quartet du thème de Pema où la ligne de violon renforcée apporte un supplément de mélancolie et une profondeur. Ou encore des variations, comme le thème d’amour de Pema, toujours très mélodique mais avec une orchestration plus orientale, et aussi Pema – Second Meeting Mix avec des chuchotements par-dessus la musique, ce qui lui donne un côté suspendu. On découvre encore des versions alternatives, comme Kala’s Theme, très sombre, très grave, avec beaucoup de notes longues mais aussi des chœurs pour un morceau plutôt étonnant, là encore émouvant ; le très mélodique Shaving dont la partie pour flûte est renforcée tandis que les chœurs sont toujours aussi présents. Et enfin une version au piano, très intimiste et touchante, du thème de SAMSARA. Pour Cyril MORIN, cette une partition tient une place particulière dans sa déjà riche carrière. D’ailleurs, il avoue qu’il ne se passe pas une semaine sans qu’on lui en parle. Se replongeant au moment de la découverte de la première version du film, Cyril MORIN se souvient qu’il avait l’impression de flotter dans les airs à la fin de la projection. Pour en revenir à la création, Cyril MORIN se rappelle qu’il n’a pas été simple de faire entrer la musique dans le film. En fait, cela s’est fait en plusieurs étapes ; Pan NALIN donnant à chaque fois des indications supplémentaires à mesure qu’il découvrait les thèmes écrits par le compositeur. Une décennie plus tard, c’est avec un immense plaisir, et forcément beaucoup de nostalgie, que l’on replonge dans cette musique qui, pour Cyril MORIN et quelque pour nous aussi, constituait un commencement ; une réédition inattendue mais indispensable !

SAMSARA. Musique originale de Cyril MORIN, disponible en édition anniversaire chez Massive Music / Music Package (téléchargement).

 
 

PLAYOFF

Inspiré d’une histoire vraie, ce film retrace le parcours d’un entraîneur israélien d'origine allemande. Max STOLLER (Danny HUSTON) retrouve sa terre natale afin de conduire l'équipe nationale de basket au championnat du monde de Los Angeles. Entre des joueurs démotivés et des attaques de la presse, Max va surmonter ce défi. Il va aussi revenir sur les traces de son enfance brisée par la guerre, en aidant une jeune déracinée turque qui loge dans l'appartement où il a vécu avec ses parents. Après les très remarqués LA FIANCEE SYRIENNE et LE DIRECTEUR DES RESSOURCES HUMAINES, Cyril MORIN retrouve une nouvelle fois Eran RIKLIS. Le compositeur donne tout de suite le ton avec une musique qui accompagne les sentiments graves et de Max et de l’équipe de basket désespérée. Pour ce faire, on trouve une musique profonde avec de longues notes, une partie de guitare répétitive, et un développement mélodique en contrepoint (The Team). On note aussi une importante partie rythmique plutôt électronique que le compositeur développe dans The Match Starts Dès le deuxième morceau, Cyril MORIN déroule une musique émouvante, presque religieuse, pour la rencontre entre Max et le jeune turque  (Amira CASAR). Cette musique est marquée par un solo de trompette, avant, dans un deuxième temps, un contrepoint de cordes et une partie pianissimo interrogative (Max And Deniz). On reste dans le domaine solennel avec un mouvement pour piano, orchestre et trompette ; une sorte de musique de recueillement, qui joue sur la mémoire notamment avec cet orgue au fond. Il s’agit d’un motif répétitif, léger, avec de longues notes jouées par les cordes et un peu de cymbalum en contrepoint qui donne une couleur très Allemagne de l’est (Childhood Appartment). On retrouve d’ailleurs la trompette plusieurs fois aux détours de morceaux plus mélancoliques, intimes (Not A Good Man) ou atmosphériques avec piano en solo (Playing In The Dark) ou accompagné d’un solo de violon (I Never Saw Home Again) ou encore plus graves (Giving A Kiss, Escaping The Hôtel). De même, Cyril MORIN introduit une musique à la fois grave, triste et mélancolique. Toujours sur un tempo relativement lent, on y entend beaucoup de violon avec une résonance en forme d’orgue au loin qui donne une musique très respectueuse, chargée d’histoire (Under Your Charms). Plus étonnant, la partition lorgne aussi du côté du jazz, notamment avec ce thème pianissimo rythmé par quelques percussions, et des cordes voluptueuses dans un second temps en contrepoint (Memories Of The Past), ou encore ce solo de violon accompagné ensuite de piano, de cymbalum et de  trompette (Facing The Truth). Mais aussi à travers le piano solo dans un morceau mélodique, doux, développé de manière presque jazzy (The Paradox). Au final, Cyril MORIN propose une partition particulièrement émouvante, qui privilégie les mouvements profonds, parfois planants, pour mieux accompagner Max dans ce voyage à l’intérieur de lui-même. Puis, il y a ces éclats de trompette qui sonnent comme autant d’échos aux souffrances de personnages contraints de fuir leur pays. Dans la continuité des musiques précédentes pour Eran RIKLIS, avec en plus une touche de jazz, Cyril MORIN signe une musique d’une grande qualité, d’une grande générosité.

PLAYOFF, bande originale du film d’Eran RICKLIS composée par Cyril MORIN – Disponible chez Massive Music / Music Package