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Un nouveau regard sur la musique pour l'image...

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JULIETA  

Pedro ALMODOVAR revient à un parcours de femme et, de nouveau, c’est Alberto IGLESIAS, qui signe la musique ! On y suit Julieta qui, alors qu’elle s’apprête à quitter Madrid, reçoit des nouvelles de sa fille qu’elle n’a pas vue depuis des années. Elle décide de lui écrire... Comme souvent sur le fil, Alberto IGLESIAS commence sa partition de manière intimiste par un thème de guitare complété d'un contrepoint de cordes et de percussions légères. Dans un deuxième temps, il introduit un mouvement mélodique accompagnant les errements solitude de Julieta (La Tela Roja). Il enchaîne par un motif pianissimo, survolé par une ligne de violoncelle et, plus tard, par un soupçon de saxophone, qui revient tout au long de la partition (En El Mismo Lugar II); un instrument idéal pour  dégager une sorte d'ambiance  sulfureuse, proche de certains thrillers américains (Tren De Invierno, 1985). Ce qui se ressent encore dans une sorte une sorte de concerto, au crescendo intense (Cortejo Funere En La Nieve), amenant sur le thème répétitif de la fille recherchée, une dimension venimeuse (Antía Concebida).Alberto IGLESIAS revient ensuite à une musique vibrante  qui, avec le piano et les cordes, avance de manière dangereuse, à la manière de certaines partitions, mêlant un romantisme profond à de la tension (Rumbo A Lo Desconocido, La Madre Andaluza, El Origen Del Hombre, Tempestad). Puis, à sa manière, Alberto IGLESIAS accompagne la lutte d’une mère pour survivre  par un mouvement très féminin avec, entre deux vagues symphoniques, cette touche de saxophone qui apporte un grain tellement particulier (Tatuaje). Il amène aussi des thèmes plus urbains, presque jazzy; les cordes et le saxophone intervenant en contrepoint (Silencio, Los Cuadernos Del Silencio). Avant de revenir sur des harmonies davantage en mineur, fascinantes, ponctuées de notes tombantes de guitare (Ava En El Hospital); également d'une ligne de violoncelle ponctuée de piano sur un personnage déambulant comme perdu dans la vie (Camine Como Un zombie II). Pour l'épilogue, Alberto IGLESIAS reprend les thèmes et tonalités principales de la partition, notamment ces mouvements teintés de saxophone rattrapés par des motifs profonds et romanesque à la manière d'un cinéma hollywoodien, également des parties chantantes mêlant les flûtes au saxophone. On retrouve aussi une écriture classique, pour cordes et piano, qui dégage une grande mélancolie  (Epílogo). Enfin, l'album contient une chanson typiquement espagnole, interprétée par Chavela VARGAS (Si No Te Vas). Au final, sur ce  portrait d'une femme hantée par l'abandon d'un enfant, Alberto IGLESIAS a composé une partition sensible et orchestrale, qui se distingue par des influences qui, pour percer l'insondable, empruntent à un certain cinéma hollywoodien. D'où des mouvements de suspense mais aussi d'une grande sensualité. Enfin, le compositeur s'illustre dans des mouvements très denses, qui explorent toute la fragilité de Julieta. Il en ressort alors une partition splendide et, comme précédemment avec PARLE AVEC ELLE, particulièrement émouvante. Si bien qu'on finit par se dire que, si Alberto IGLESIAS était une femme, il s'appellerait Julieta !

JULIETA. Un film de Pedro ALMODOVAR, avec  Emma SUAREZ, Adriana UGARTE, Daniel GRAI, Darío GRANDINETTI, Inma CUESTA, Rossy de PALMA, Joaquín NOTARIO, Susi SANCHEZ, Pilar CASTRO, Mariam BACHIR, Michelle JENNER, Nathalie POZA et Tomás del ESTAL. Musique originale d'Alberto IGLESIAS disponible chez Quartet records/La Baleine.

PANAMA

Pour le réalisateur Pavle VUCKOVIC, PANAMA raconte une histoire d'amour qui montre un problème naissant autour des relations des jeunes générations. Ici, il s'agit de deux jeunes amants qui cachent leurs sentiments, chacun pensant que les relations amoureuses ne représentent que vanité, distance et sexe sans attachement, et se battent contre leurs propres émotions. Ils fuient alors toute intimité, tout sentiment véritable. Pour ce film au sujet très actuel, qui parle de ce qui est partout autour de nous et que nous ne voyons pourtant pas, le compositeur Milan SV DJURDJEVIC a élaboré une bande originale qui s'apparente à un univers sonore dans lequel se perdent les deux amants.  Il commence par, davantage qu'une musique, une ambiance aérienne qui se développe dans de courtes cellules de guitares répétitives, un filet de piano ainsi et beaucoup de synthétiseurs (Panama); des sonorités synthétiques que l'on retrouve sur une lente cellule rythmique (Lust), ainsi, qu'avec de la guitare, sur une musique contenant du souffle, des sonorités étranges évoquant un univers parallèle (Omen) et, surtout, une belle voix cristalline répétant une sorte de gimmick ; ce qui amène une certaine émotion (Panta Rhei). Milan SV DJURDJEVIC reste dans une texture atmosphérique, synthétique, rythmée, parfois percussive, qui dégage du mystère, de la sensualité, également une certaine vitesse, une urgence (Chasing A Ghost). Et quand elle apparaît  plus large, avec quelques notes de claviers, elle devient spatiale, intimiste, intemporelle et répétitive (06 Lies That Lay Beneath,  Thruth Or Dare), avec, parfois, des boucles larges, et quelques percussions qui frottent (Reality Twist). Milan SV DJURDJEVIC termine par une musique délicate, dont quelques notes dégagent de l'écho, une sensation d’élévation (Love Echoes). Au final, voilà une bande sonore particulière, troublante, peu voir pas mélodique, dont les sonorités, souvent à base synthétique, évoquent les failles d'un monde contemporain, tandis que les claviers accompagnent les deux jeunes dans leur perdition sentimentale.

PANAMA. Un film de Pavle VUCKOVIC , avec Slaven DOSLO, Jovana STOJILIKOVIC, Miloš PJEVAC, Nebojša MILOVANOVIC,T amara DRAGISEVIC, Jelisaveta ORASANIN, Aleksandar URICA, Branka PUJIC. Musique originale de Milan SV DJURDJEVIC disponible chez Plaza Mayor Company.

 
 

THE SALT OF THE EARTH (LE SEL DE LA TERRE)

Voici enfin disponible la musique originale de la huitième collaboration entre le réalisateur Wim WENDERS et le compositeur multi-instrumentiste Laurent PETITGAND (LA VIE DE MARTIN FROST), après leurs travaux en commun sur des projets tels que FAR AWAY, SO CLOSE et le documentaire TOKYO-GA ; des collaborations qu’il qualifie d’aventures singulières et inédites. LE SEL DE LA TERRE est un projet très spécial et humain, mettant. Pour les 40 dernières années, le photographe Sebastião SALGADO a voyagé à travers les continents, sur les traces d'une humanité en constante évolution. Il a été témoin de certains des principaux événements de notre histoire récente; les conflits internationaux, la famine et l'exode. Il se lance maintenant dans la découverte de territoires vierges, de la faune et de la flore sauvages, et de paysages grandioses dans le cadre d'un vaste projet photographique qui est un hommage à la beauté de la planète. Dans ce film, sa vie et son travail nous sont révélés par les regards croisés de son fils, Juliano, qui l’a accompagné dans ses derniers périples et de Wim Wenders, lui-même photographe. Ici, sur ce film retraçant l’aventure d’un homme courant le monde, le compositeur se positionne comme un spectateur privilégié, un autre «rêveur» proposant son point de vue singulier. Comme le peintre réinterprétant une image, d’une manière parfois abstraite, parfois réaliste, son travail s’inscrit dans une sorte d’écriture/peinture automatique, se fiant à son instinct et aux émotions que lui inspire le sujet. Laurent PETITGAND introduit sa partition par une musique profonde, ample et aérienne, qui prend le temps de se poser avant un thème plutôt cinématographique, à base de guitare, de violoncelle, de piano et de flûtes asiatique pour la mélodie (The Salt of the Earth) ; un mouvement repris plusieurs fois où par des cordes lointaines et dans les vibratos, agrémenté de voix, pour apporter un côté authentique, des percussions  (Papu’s Song) ou par des synthétiseur et une ligne de violoncelle pour des sonorités qui évoquent l’Asie (The End of The Road). On note aussi des sortes de cloches, idéales pour amener, entre musique ethnique,  cinématographique et bluesy grâce à la guitare, des sonorités plus étranges et répétitives  adaptées au format du road-movie (Serra Pelada). Ce qui est également le cas de cette musique majestueuse, doucement mélancolique à base de violoncelle et de piano déployant une mélodie intime et délicate, et de sonorités synthétiques qui évoquent l’espace, les déplacements (Sick Soul, Exodus) ou encore la mer, les oiseaux tandis que le piano déploie un mouvement mélodieux, rythmé par quelques percussions et des cordes asiatiques (Genesis). Par contre, pour évoquer les paysages désertiques et surtout l’univers du pétrole, Laurent PETITGAND prend l’option d’une musique plus sombre, bruyante avec des percussions métalliques et une guitare électrique qui rentre par derrière ; d’où une musique décalée, qui joue beaucoup sur les bruits, les sensations (Black Kuwait Fire). Enfin, Laurent PETITGAND boucle sa partition par une musique rythmique et répétitive, qui évoque bien l’essence humaine, grâce à des boucles de percussions et une ligne de violon en contrepoint (Human Spirit). Au final, Laurent PETITGAND fournit un score magnifique, composite et personnel, qui se nourrit de la rencontre des peuples, des images et des cultures qui forment l’humanité d’aujourd’hui. D’où une musique à l’apparence hybride qui révèle surtout un splendide parcours sensoriel et sensuel, solidement ancré à la terre, à ses racines, tout en restant en apesanteur. Forte de toutes ces qualités, la musique de Laurent PETITGAND, écoutée en parallèle les images impressionnantes de Win WENDERS et Juliano RIBEIRO-SALGADO, en représente le complément.

THE SALT OF THE EARTH (LE SEL DE LA TERRE). Un film réalisé par Win WENDERS et Juliano RIBEIRO-SALGADO. Musique originale composée par Laurent PETITGAND disponible chez Idol/Quartet records.