Skip to main content

CINESERENADE.COM

Un nouveau regard sur la musique pour l'image...

BIENVENUE
ACTUALITES
TELEVISION
Qui sommes-nous ?
Contactez-nous
RENCONTRES
CINE CHANSONS
Plan du site
Connexion de membre
ARCHIVES RENCONTRES
BRUNO COULAIS
1000 X PLUS BELLE LA VIE
DIVERS
CINE VIDEO
SPECTACLES ET THEATRE
CINE CONCERTS
ALAIN BERNARD
JEAN MICHEL BERNARD
REINHARDT WAGNER
CYRIL MORIN
PHILIPPE SARDE
MUSICALS
MAURICE JARRE
JAMES HORNER
FESTIVAL MUSIQUES A L'IMA
VLADIMIR COSMA
JEAN-MARIE SENIA MAX LIND
RENE-MARC BINI
FRANCOIS DE ROUBAIX
Communiqués !
 

Grand concert de la classe de Musique à l'image au Conservatoire National Supérieur De Musique Et De Danse de Paris : Bruno COULAIS et Pierre JANSEN au programme !

Pour poser les jalons d'une pleine réussite professionnelle et artistique, le Conservatoire de Paris dispense un enseignement qui harmonise au mieux savoirs et savoir-faire. L'expérience de la scène représente une partie essentielle de son projet pédagogique. Nous vous invitons à venir voir et entendre les élèves, à les découvrir, dans un programme musique et cinéma, en présence du réalisateur Benoît JACQUOT.

Ce ciné-concert sera également marqué par la présence de Bruno COULAIS, nouveau professeur de la classe de composition de musique à l’image et de Laurent PETITGIRARD, créateur et professeur de ce cursus pour les trois premières promotions d’élèves.

Les élèves ont composé et orchestré des musiques pour deux séquences tirées de deux films, dont TROIS SOEURS de Benoît JACQUOT et CORALINE de Henry SELICK (2009). Savoir comment sortir un metteur en scène d’une musique classique et l’amener à choisir autre chose, c’est tout le principe de ce travail. Leur professeur et le réalisateur invité réagissent en direct et commentent publiquement les différentes propositions musicales.

Au Programme :

Quasi Tango, composé par Pierre JANSEN, une pièce commandée et créée par l’ONDIF en juin 2003,

CORALINE de Henry SELICK (2009), avec une projection vidéo d’une présentation du film par Henry SELICK.

7 séquences différentes de 4 minutes mises en musique par les élèves

TROIS CŒURS de Benoît JACQUOT (2014), en présence du réalisateur.

Une séquence de 2 à 3 minutes proposée 7 fois avec 7 musiques originales.

Le vendredi 1 avril 2016 à 19h30 au Conservatoire de Paris - Salle d’art lyrique 

Entrée libre sur réservation - reservation@cnsmdp.fr

                                THE ARTIST de retour en ciné-concert live !

 

La tournée de THE ARTIST en ciné-concert en France s’ouvre à la Philharmonie de Paris les 19 & 20 mars 2016 et se poursuivra tout au long de la saison 2016/2017, à Lille, Bordeaux, Lyon, Nice, puis à Lucerne & Bruxelles. Cinq ans après le succès triomphal du film muet en noir & blanc de Michel HAZANAVICIUS mis en musique par Ludovic BOURCE. Après une prestigieuse tournée de ciné-concerts live internationale de plus de 4 ans, THE ARTIST revient en France, en Suisse et en Belgique pour la saison 2016 / 2017 avec une vingtaine de dates.

Hommage au Golden Age Hollywoodien, ce film au plus de 50 récompenses et 60 nominations est le plus primé de toute l’histoire du cinéma français avec 5 Oscars, 7 Bafta, 6 Cesar et 3 Golden Globes. La musique du film écrite et composée par Ludovic Bource est la discipline qui fut l’une des plus remarquées et des plus récompensées avec non moins d’un Oscar, un Bafta, un Golden Globe, un César, le Prix du Cinéma Européen, le Critics’ Choice Movie Award de la meilleure Bande Originale de film.

Avant Première Mondiale !
RATATOUILLE EN CINE-CONCERT A PARIS !

C’est ce week-end des 17 et 18 octobre qu’ont eu lieu à Paris au Grand Rex, en avant-première mondiale et en présence du compositeur Michael GIACCHINO, les premiers concerts de RATATOUILLE ; un grand moment qui a permis à des spectateurs de tous âges, et notamment des enfants, de revoir le chef d’œuvre des studios Pixar et d’apprécier, en live, la partition très réussie de Michael GIACCHINO, servie par le Paris Symphonic Orchestra qui intégrait aussi un ensemble de musiciens de jazz, avec de la guitare manouche et de l’accordéon. Il n’en fallait pas moins pour servir efficacement une partition incroyablement riche, colorée, swing et qui intègre avec succès des éléments de la culture française et européenne. En prélude à un prochain article avec des entretiens inédits avec le Directeur Artistique Jérôme LATEUR et le chef d’orchestre Ludwig WICKI, nous vous proposons quelques images des répétitions de cet évènement qui en annonce d’autres.

 

 

                                                                           Ludwig WICKI et Jérôme LATEUR

 

JEROME LATEUR : Des Ciné-Concerts Pour La Performance D’un Film Synchronisé Dans Son intégralité

 

Jérôme LATEUR, le producteur déjà à l’origine des spectacles d’Eric SERRA au Festival Musique et Cinéma à Auxerre mais aussi THE ARTIST dans le cadre de Festival des Musiques à l’Image, nous parle du concept, de RATATOUILLE et de ses projets. En bonus, Ludovic « Artist » BOURCE s’invite dans la conversation !

 

Jérôme LATEUR, quelle est l'origine des ciné-concerts RATATOUILLE à Paris?

Jérôme LATEUR : je dirais d'abordque la présentation de ciné-concerts ne représente pas quelque chose de nouveau pour moi. En fait, l'origine de mon implication dans l'organisation de ciné-concerts remonte à 2005, année où j'avais produit, avec Europa corp., le programme du concert d'Éric SERRA au sein du Festival Musique Et Cinéma d'Auxerre qui, à l'époque, ne se portait pas très bien.

 

Dans quelle mesure cet événement a été précurseur en matière de ciné-concert alors que ça n'en était pas un ?

Jérôme LATEUR : plus que le concert, c'est le format qui a été important  à Auxerre !  Je veux dire par là que nous avons proposé un format Master-class le samedi et une performance le dimanche en clôture du Festival avec 125 musiciens sur scène autour du compositeur pour jouer les meilleures musiques des films de Luc BESSON ; cela remonte à dix ans mais, déjà, nous nous étions placés dans un concept qui allait devenir le Festival des Musiques A l'Image. Sauf qu'il ne s'agissait effectivement pas encore de ciné-concert car l'image n'était pas aussi synchro qu'aujourd'hui  avec la musique jouée en direct.  On se trouvait alors plus sur un concept de diaporamas d'images du film et de photos, accompagné de musique jouée en concert.

 

Peut-on dire que cela a changé avec la démocratisation des ciné-concerts ?

Jérôme LATEUR : absolument mais pas seulement. C'est vrai que, avec le Festival des musiques et THE ARTIST, depuis 2012, nous aimons organiser des ciné-concerts, comme celui autour des films de Steven SPIELBERG et des partitions de John WILLIAMS en 2013.  Maintenant, pour moi,  l'organisation de ciné-concerts s'inscrit dans un domaine plus large qui consiste à créer des spectacles dérivés des films comme STAR 80 LA TOURNÉE.

 

Comment expliquez-vous cet intérêt à la fois pour la musique et le cinéma ?

Jérôme LATEUR : par ma culture, à la fois cinématographique et musicale ! En ce qui concerne les ciné-concerts, si on remonte à la genèse de la présence de musiciens dans un film, nous nous retrouvons projetés en 1920. A cette époque, il s'agissait la plupart du temps d'un pianiste qui improvisait devant l'écran pour masquer le bruit du projecteur qui se trouvait au milieu de la salle. Puis,  avec l'évolution technique, le cinéma va  aller vers le parlant et la couleur. En ce qui concerne la musique, elle va progressivement prendre de l'importance, jusqu'à une  composition à l'image près.

 

Où se trouvons-nous aujourd'hui avec ce regain d'intérêt pour l'organisation de ciné-concerts ?

Jérôme LATEUR : on se situe en quelque sorte à la réunion des deux mondes du cinéma et de la musique. Ce qui nous permet, techniquement et artistiquement, de présenter des performances qui associent une projection de film à un concert en direct et surtout parfaitement synchronisé, c'est-à-dire selon une précision horlogère, avec les images.

 

Pensez-vous que les ciné-concerts permettent de rassembler le grand public et celui, plus restreint, des passionnés de musiques de films ?

Jérôme LATEUR : complètement et je dois dire que c'était quelque part notre but quant, avec Ludovic BOURCE,  nous avons organisé le premier ciné-concert THE ARTIST en 2012.  Depuis, alors que nous en sommes à trois années de tournée avec le film de Michel HAZANAVICIUS, nous avons constaté qu'il existait une crise d'audience dans le domaine des concerts des musiques classique. Ce qui touche à la fois les orchestres, les salles et les abonnés. Pour en revenir à l'exercice du ciné-concert, j'ai souhaité vulgariser et ouvrir à un nouveau public le plus large possible, une activité qui, comme la musique classique, se trouve souvent considérée comme élitiste et snob. J'ai pensé qu'il s'agit d'une excellente occasion de permettre   à des orchestres de jouer des musiques très actuelles.

 

D'où le choix de commencer avec un film mis en musique par  le compositeur très actuel Michael GIACCHINO ?

Jérôme LATEUR : effectivement et, d'ailleurs, en ce qui concerne Michael GIACCHINO, j'ai envie de vous dire que c'est, en quelque sorte, l'équivalent de Michael JACKSON dans le domaine de la musique de films ! Je veux dire par là, et c'est le pari que j'ai fait avec lui, que, pour, il va devenir dans quelques années le compositeur de musiques de films le plus joué, de son vivant, en concert ou en cine-concert. Ce qui est très rare, bien que ce phénomène existe déjà avec des compositeurs comme Hans ZIMMER, Ludovic BOURCE et d'autres. Pour toutes ces raisons, je tenais beaucoup à cette ouverture du ciné-concert au grand public.

 

Qu'est-ce qui diffère dans un ciné-concert par rapport à un concert classique présentant des suites symphoniques ?

Jérôme LATEUR : la performance du concert n'est pas la même. Déjà, je dois avouer que je ne me considère pas comme un partisan des best-of et des suites symphoniques car, pour moi, il n'existe pas de réelle performance dans ce type d'exercice. Il existe certes la performance du concert et la beauté de l'écriture musicale. Mais, ce qu'il faut noter dans des ciné-concerts de THE ARTIST ou de RATATOUILLE, c'est que la performance concerne le film synchronisé dans son intégralité. Ce qui constitue, pour moi, et je crois que le public le ressent comme tel,  une performance exceptionnelle du chef d'orchestre et des musiciens.

 

Pour quelle raison avez-vous invité Michael GIACCHINO et à  RATATOUILLE ?

Jérôme LATEUR : Michael GIACCHINO avait été convie  en tant qu'invité lors du Festival des musiques à l'image l'année dernière. Malheureusement, il ne pouvait pas venir à Paris car il terminait l'écriture de la musique du film de Brad BIRD A LA POURSUITE DE DEMAIN (TOMORROWLAND). Ce qui ne m'a pas empêché de lui parler de ce que l'on a fait sur THE ARTIST et de lui proposer de faire de même d'abord sur RATATOUILLE puis sur LA-HAUT, pour lequel il a obtenu un Oscar, et pourquoi pas ensuite INDESTRUCTIBLES, alors que se prépare le second volet de ce  dernier.

 

De passage au Grand Rex, le compositeur de THE ARTIST se prête à quelques confidences sur la tournée mondiale de THE ARTIST.

 

Ludovic. BOURCE, en avez-vous bientôt terminé avec la tournée de THE ARTIST en ciné-concert ?

Ludovic BOURCE : pas encore ! Pour tout vous dire, cette aventure des ciné-concerts dure depuis maintenant depuis trois ans et je pense que cela va perdurer. Même si je ne doute pas que RATATOUILLE constitue une grande expérience pour la musique en ciné-concert, il faut absolument voir celui de THE ARTIST.

 

Le spectacle a t-il évolué en trois ans ?

Ludovic BOURCE : je crois que, avec l'expérience de la tournée, le ciné-concert THE ARTIST représente une expérience de plus en plus imposante. Il faut savoir que, avec notre producteur Jérôme LATEUR et notre chef Dirk BROSSE, nous avons présenté ce spectacle dans de nombre de salles prestigieuses à travers le monde; je pense notamment à l'opéra de Sidney en Australie. Et ce qui est formidable, c'est que nous affichons complet partout !

 

Vous pensez que cela va continuer ?

Ludovic BOURCE : il me semble que c'est parti pour durer effectivement car cela répond à une vraie demande. Et de je dois avouer que cela me comble de bonheur !

 

 

                                                                                                   Ludwig WICKI

 

LUDWIG WICKI, le grand chef d'orchestre des ciné-concerts

 

Rencontre avec Ludwig WICKI, le grand chef d'orchestre d’origine suisse, à l’origine joueur de trombone, puis chef de la fanfare citoyenne de Lucerne est aujourd’hui le spécialiste des ciné-concerts ; il a d’ailleurs fondé le 21st Century Orchestra, ensemble dédié aux ciné-concerts. A l’occasion de son passage à Paris, il a accepté de nous parler de son métier et de son actualité avec RATATOUILLE. En bonus, comme un hommage et à notre demande, il évoque avec émotion sa relation avec James HORNER sur TITANIC LIVE !

 

Pouvez-vous nous parler de votre activité de chef d'orchestre pour des ciné-concerts ?

Ludwig WICKI : vous savez, les ciné-concerts représentent un nouveau genre de spectacles que nous avons créé en 2008. C'était alors pour le premier film de la trilogie du SEIGNEUR DES ANNEAUX réalisé par Peter JACKSON et, surtout, mis en musique par Howard SHORE. Comme cela a bien fonctionné et a été apprécié du public, nous avons continué sur notre lancée, notamment en présentant GLADIATOR de Ridley SCOTT, avec la musique d'Hans ZIMMER et Lisa GERRARD. Puis nous avons enchainé avec PIRATES DES CARAÏBES toujours mis en musique par Hans ZIMMER. Il faut préciser qu'à chaque fois, et c'est encore le cas pour RATATOUILLE, il s'agissait de premières mondiales.

 

Est-ce que, avec RATATOUILLE, c’est la première fois que vous travaillez avec Michael GIACCHINO ?

Ludwig WICKI : absolument pas. Il m’avait déjà fait l’honneur de me confier la direction des ciné-concerts des deux STAR TREK dont il a composé les musiques.

 

Quelles sont les difficultés que vous pouvez rencontrer sur la préparation d'un ciné-concert ?

Ludwig WICKI : je dois reconnaître que la préparation d'un tel spectacle représente une véritable aventure ! Mon soucis principal reste toujours le même, à savoir que je ne sais jamais quand l'orchestre et les musiciens me suivent, c'est-à-dire se situent dans le bon tempo, conformément au film. Je pense en particulier aux solistes de jazz qui interviennent dans RATATOUILLE : ils pensent qu'ils jouent juste, je veux dire dans le bon tempo par rapport au film. Or, la plupart du temps, et je m'en suis aperçu lors des répétitions, ce n'est pas toujours le cas. Ce qui nécessite forcément des réglages.

 

Vous voulez dire que jouer en même temps qu'un film nécessite une précision particulière des musiciens ?

Ludwig WICKI : ce que je veux dire, c'est que même s'ils jouent très bien, ils n’interviennent pas toujours d’une manière parfaite par rapport au film. Ce qui en soi ne me gêne pas car, comme vous le savez, ni moi ni personne n'est parfait. Sauf que le film que nous accompagnons lui est parfait. C’est pour cette raison que nous nous devons de l'accompagnement le plus justement, le plus parfaitement possible.

 

Avez-vous découvert des choses nouvelles dans cette partition, notamment les musiques françaises avec des parties d'accordéon et de jazz manouche ?

Ludwig WICKI : ces parties ne constituent pas forcément des choses nouvelles pour moi car, avant de diriger des orchestres, j'ai exercé en tant que musicien classique. En l'occurrence, je jouais du trombone. Ce qui m'a permis d'intervenir sur des œuvres classiques comme du Wolfgang Amadeus MOZART, des musiques de ballets mais aussi sur du jazz en faisant partie d'un big-band. Ce qui fait que je connais aussi bien la musique classique que le jazz, et même probablement mieux que ce que peuvent penser les musiques que je dirige !

 

Cet éclectisme est-il important pour diriger des musiques de films qui souvent, comme sur RATATOUILLE, brassent différents styles ?

Ludwig WICKI : je dirais qu'il me paraît nécessaire de connaître tous ces styles, comme c'est mon cas, pour aborder des musiques de films. J'irais même plus en vous disant que j'ai eu de la chance car c'est justement cette diversité qui m'a permis de travailler, en tant que chef d'orchestre, sur des musiques de films.

 

Cela représente t-il du plaisir de passer d'un style à un autre ?

Ludwig WICKI : pour moi, cela représente effectivement du plaisir, d'autant plus que je le fais facilement. Ce qui ne l'est pas forcément pour l'orchestre. D'autant plus que la plupart des musiciens jouent là une musique différente de celles sur lesquelles ils ont l'habitude d'intervenir. Maintenant, je reste optimiste car certains musiciens ont déjà joué sur beaucoup de partitions de styles très différents, notamment des musiques de films. De plus, je pense que la prochaine génération de musiciens saura jouer dans tous les styles !

 

 

Michael GIACCHINO                                                       Ludwig WICKI

 

Était-ce important, après TITANIC live en juin, de revenir à Paris pour RATATOUILLE ?

Ludwig WICKI : je tenais absolument à venir en France pour la création du ciné-concert RATATOUILLE par amitié pour Michael GIACCHINO qui, pour moi, représente pour moi un grand professionnel. Je  le connais bien et, quand il m'a demandé de m'impliquer personnellement, et de diriger sa partition, j'ai immédiatement accepté, d'autant qu'il m'a accordé une totale confiance. 

 

Cela veut-il dire qu'il vous a laissé totalement libre de gérer votre direction musicale ?

Ludwig WICKI : absolument et je dois avouer que je lui en suis très reconnaissant. Vous savez, ce n'est pas toujours très agréable quand un compositeur reste derrière vous à vous dire qu'il faut que vous modifiez certains éléments de votre direction musicale; cela peut même devenir problématique. Là, avec Michael GIACCHINO, nous avons collaboré dans un climat de confiance mutuel et je pense que cela se ressent dans le résultat final.

 

Ludwig WICKI & Jérôme LATEUR (Producteur de l'évènement)                                 Gaelle MECHALY

 

En complément de cet entretien, nous avons voulu revenir sur TITANIC LIVE et la collaboration entre Ludwig WICKI  et James HORNER

 

 

 

James CAMERON, John LANDAU & James HORNER à Londres lors du TITANIC LIVE du 27 04 2015

 

Ludwig WICKI, que représentait James HORNER pour vous ?

Ludwig WICKI : au-delà d'un formidable compositeur, James HORNER représentait pour moi un ami intime. Je me rappelle que c'était souvent difficile de le joindre mais, quand nous nous parlions, nous nous retrouvions comme des enfants. Il faut dire que, d'un point de vue humain, il a constitué pour moi une très belle rencontre tellement c'était une personne fragile, discrète, qui n'apparaissait quasiment jamais en public.

 

Avez-vous discuté lors de la préparation de TITANIC LIVE qu'il devait d'ailleurs diriger ?

Ludwig WICKI : il devait effectivement diriger l'orchestre mais  des problèmes de santé l'en ont empêché. Et, quelque part, je pense que c'est mieux pour lui.

 

Pour quelle raison?

Ludwig WICKI : tout simplement parce que la direction d'un ciné-concert constitue un exercice tres difficile, très fatigant également. Maintenant, je dois  dire que nous avons effectué plusieurs répétitions en sa présence. Ensuite, nous avons échangé par correspondance et j'ai effectué moi-même les derniers réglages.

 

Quelle a été votre réaction lorsque vous avez appris la disparition de James HORNER ?

Ludwig WICKI : sa disparition a représenté un événement terrible pour moi. Je me rappelle que j'ai appris cette bouleversante nouvelle par un message téléphonique alors que je trouvais dans un train. Je dois dire que j'ai eu du mal à prendre conscience de la disparition de James HORNER. Cette annonce a été d'autant plus difficile pour moi à accepter que je me souvenais lui avoir encore parlé la veille au téléphone de ses  projets et idées à la suite de la tournée TITANIC LIVE.

 

Une tournée qui est passée par Paris ?

Ludwig WICKI : absolument et je dois dire que cela a été de grands moments, particulièrement émouvants après la disparition de James HORNER. D'autant plus qu'il m'avait confié souhaitait vouloir venir à Paris. Vous savez, sa disparition soudaine a constitué un choc pour toute l'équipe de TITANIC LIVE. Mais, pour sa mémoire, il ne fallait pas que l'on s'arrête. C'est pour cette raison, et c'était aussi ma volonté, que la tournée a continué et se poursuivra encore sur quelques dates en 2016.

 

Cela devait très émouvant pour vous et surtout James HORNER de jouer la musique de TITANIC avec certains solistes du film comme Sissel KIRKJEBO ?

Ludwig WICKI : bien sûr car, comme vous le dites, ce sont les musiciens d'origine mais, en plus, ce dont des solistes d'exception. Je pense au joueur de flûtes et de cornemuse qui jouit d'une immense répétition. Je dois dire que cela représenté un honneur pour moi de diriger de tels artistes.

 

Aimeriez-vous diriger d'autres ciné-concerts James HORNER ?

Ludwig WICKI : personnellement, j'aimerais beaucoup diriger BRAVEHEART qui, pour moi, constitue une de ses plus belles musiques. Maintenant, l’équipe qui produit mes ciné-concerts souhaiterait aussi que l’on monte des ciné-concerts ALIENS avec la musique de James CAMERON ; ce qui constituerait probablement un excellent prolongement à la tournée TITANIC LIVE.

 

Plus d’informations sur Ludwig WICKI et le 21st Century Orchestra sur

http://www.21co.ch/

Entretiens réalisés à Paris le 17 octobre 2015