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Ciné Chansons

PALM SPRINGS WEEKEND

Le label américain propose, pour la première en cd, la bande originale, plutôt amusante de ce film de 1963 ; des morceaux qui se distinguent par un mélange de musiques instrumentales souvent rythmées et vocales, composées par Frank PERKINS, dans un esprit adolescent très en vogue au début des années 60, aux Etats-Unis comme en France. Ici, Frank PERKINS, de formation classique –avec Béla BARTOK- mais qui a surtout composé des musiques et chansons dans ces années là (THE INCREDIBLE M LIMPET d’Arthur LUBIN et Robert Mc KINSON en 1964) et de séries télévisées, propose un score instrumental qui se distingue dans une fusion de torsions lumineuses et dansantes, avec de larges parties de saxophone, des guitares électriques et des tambours ; l’orchestre se chargeant d’apporter une note symphonique. D’ailleurs, Frank PERKINS commence par une chanson typique de cette époque joyeuse, colorée par beaucoup de chœurs qui reprennent la mélodie principale. Tandis que les refrains, et c’est souvent le cas, est interprété par un des comédiens du film, ici Troy DONOHUE (Live Young). Le programme se poursuit par un premier instrumental, un Hurricane Twist endiablé, classique et orchestral, avec des guitares et des cuivres qui se détachent, tout comme dans Shilly-Shally. Suit, toujours un esprit de l'époque, mais ici plus frais, country, avec notamment du banjo, un Ox Driver interprété par le Modern Folk Quartet, le célèbre groupe vocal d’Honolulu. Arrive What Will I Tell Him, un beau slow, mélancolique et léger, interprétée par la voix perçante et délicate de Connie STEVENS. Puis une bien agréable Palm Canyon Bossa Nova, doucement rythmée par des percussions sud-américaines et à la mélodie successivement jouée par la guitare, le saxophone et la flûte. Ils sont rejoints, sur la fin, pat des chœurs et une instrumentation très années 1960. Toujours dans un esprit léger, yéyé, on trouve une chanson chorale à l’orchestration colorée, dansante, typique de l'époque (Go, Go-Devil-Orchestra) mais aussi, plus anecdotique un amusant A Little Bit Of Give par le futur « Tête Brulée » Bob CONRAD. Suit encore, entre chanson et dialogue, la charmante et douce, Bye Bye Blackbird, une ballade interprétée par les acteurs Ty HARDIN et Jerry Van DYKE, simplement accompagnés de guitare. Pour le Palm Springs Scramble, Frank PERKINS reprend l'orchestre d’abord pour un excellent thème jazzy et dynamique, dans la lignée du PETER GUNN d’Henry MANCINI, assez rythmé et coloré, par les cuivres et un piano en formes. Il continue avec un thème profond et romantique aux cordes profondes, notamment la harpe (Prescription For Recovery) et qui annonce la première partie du final, qui se conclue par une deuxième, plus courte, qui ressemble à un court motif de comédie musicale (Live Young – Closing). L'album se termine par un vrai morceau orchestral en deux parties : la première est un joli mouvement romantique, profond et voluptueux tandis Entre musique et chansons, avec beaucoup de voix et surtout des orchestrations souvent chaudes, voici une bande originale pour les nostalgiques des années 1960.

PALM SPRINGS WEEKEND. Un film de Norman TAUROG, avec Troy DONAHUE, Connie STEVENS, Ty HARDIN, Stefanie POWERS, Robert CONRAD, Jerry Van DYKE, Jack WESTON, Andrew DUGGAN.

 

BAD MOMS

En apparence, Amy (Mila KUNIS) coule une vie parfaite avec une carrière, un mariage heureux et de beaux enfants. En réalité, elle se met tellement la pression qu’elle est au bord de craquer. Comme deux autres mères, épuisées elles aussi par le stress des règles imposées par Gwendoline (Christina APPLEGATE), la présidente des parents d’élèves. Ces trois nouvelles amies se lancent dans une folle virée, loin de leurs responsabilités de mères de famille, crispant ainsi le clan de Gwendoline et ses mères parfaites… La bande originale se découpe en deux parties bien distinctes mais complémentaires, celles-ci trouvant leur dénominateur commun dans les voix. On trouve d’abord une série de chansons plutôt bien choisies : Tightrope, un titre énergique, entraînant et actuel, mélange de soul et de rap (dans les chorus), par la jeune auteure-compositrice-interprète américaine.  Janelle MONAE, extrait de son album de 2010 The ArchAndroid. Puis Explicit. I Love It (feat. Charli XCX) par Icona POP, alias le duo suédois de DJ féminines, Caroline HJELT et Aino JAWO qui proposent un titre coloré, dansant et au gimmick redoutable. On entend ensuite Hello Sunshine, jolie chanson ensoleillée, pop matinée de piano omniprésent, interprétée par Dena DEADLY, chanteuse du groupe Memoir qui intervient d'ailleurs sur ce titre. Arrive ensuite un titre de rock comme on en entend beaucoup : Il s'agit d’Explicit Cake by the Ocean par  DNCE,  un groupe américain composé de Joe JONAS, Jack LAWLESS, Cole WHITTLE, et JinJoo LEE. On entend encore Confident, bon titre pop rock par Demi LOVATO, une auteure-compositrice-interprète, mannequin et actrice américaine (CAMP ROCK pour les studios Disney). Puis le titre très actuel, aux percussions déchaînées, Girls Will Be Girls par la jeune chanteuse newyorkaise, issue de l'émission de télé réalité X-FACTOR, Sophie BEEM ; la belle  ballade Sweet Jane par la voix rauque Garrett KATO, interprète canadien vivant en Australie ; le tube slow rock de légende I Want to Know What Love Is créé par le célèbre groupe FOREIGNER de Mick JONES et Ian McDONALD. Et enfin Shut Up and Dance, bon titre de rock américain, par le groupe  de Cincinnati Walk the Moon. La deuxième partie du disque présente de larges extraits de la partition originale écrite et jouée par Christopher LENNERTZ (ALVIN ET LES CHIPMUNKS, BLUE JASMINE de Woody ALLEN, COMMENT TUER SON BOSS ?) ; une véritable musique de comédie qui agit comme un filet de bonne humeur ici présentée sous forme de suites ; la première commence par un thème léger et mélodique à base de guitare, l’instrument principal de toute la musique, et de chant. Il s’agit du thème principal que le compositeur reprend de différentes manières : d’abord lente, intimiste, puis plus enjouée. Puis il amène un second thème plus festif, avec de la batterie et des percussions, en particulier des frappements de mains que l’on retrouve plusieurs fois. Il s’agit d’une musique relativement simple, légère et convenue pour une comédie avec la voix de KT TUNSTALL qui amène un contrepoint de douceur (Bad Moms-Suite). Dans la deuxième suite, Christopher LENNERTZ et la voix de KT TUNSTALL continuent de développer une musique parfois rythmée, souvent atmosphérique et toujours plaisante. Dans un deuxième temps, Christopher LENNERTZ délaisse la guitare acoustique pour un instrument électrique qui lui permet d’amener davantage de profondeur, qu’il accentue par un contrepoint synthétique, sensuel et toujours la voix de K.T. TUNSTALL. Enfin, dans Enough Is Enough, Christopher LENNERTZ et KT TUNSTALL suivent le même schéma mélodique et lancent un thème doucement mélodique à base de banjo. Puis, le compositeur introduit un thème plus grave, toujours à base de guitare et surtout d’un contrepoint répétitif, à la fois sombre et s’éclaire dans des sortes d’ouvertures crescendo. De nouveau, on retrouve ce thème avec des percussions humaines et, par-dessus, la voix délicate, caressante de KT TUNSTALL qui finie de nous emporter dans le tourbillon de cette excellente musique (Get Your Tits Up (Suite). Au final, voici une bande originale qui a le mérite de trouver le juste équilibre avec ces chansons et surtout l’excellente partition de Christopher LENNERTZ ainsi que la participation vocale de KT TUNSTALL ; c’est beaucoup mieux qu’une simple compilation pop !

BAD MOMS. Un film réalisé par Jon LUCAS et Scott MOORE, avec Mila KUNIS,  Kristen BELL. Bande originale disponible chez Sony music.

HARDCORE HENRY

Attachez votre ceinture avec ce film américano -russe audacieux entièrement tourné en camera subjective qui suit le parcours d’Henry ; un homme devenu la cible d’une armée de mercenaires et son puissant chef militaire qui, pour mieux asseoir leur pouvoir, kidnappent la femme d'Henry qui se retrouve pourchasse dans un Moscou particulièrement inhospitalier ! Pour la bande sonore, les producteurs ont rassemblé une impressionnante de tubes, notamment russes, et de classiques  survitaminés. A commencer par Don’t Stop Me Now de Queen, titre magnifique écrit par Freddie MERCURY en 1978 et dont on n’oublie pas la partie omniprésente de piano jouée par le compositeur, accompagné à la batterie de Roger TAYLOR, à la basse par John DEACON et Brian MAY à la guitare. Suit Let Me Down Easy, ballade rock très connue de 1984 du groupe de britannique The Stranglers, composé des musiciens et chanteurs Jean-Jacques BURNEL à la basse, Hugh CORNWELL à la guitare et Dave GREEFIELD aux claviers. On apprécie ensuite l’inusable My Girl, un standard des années 1960 du groupe de soul et de rhythm and blues The Temptations. Arrive le titre plus en retenu, aérien et à l'ancienne, Down By the Water, extrait de l’album éponyme de The Drums, enregistré en 2010. Suit les plus électriques, tendus, Strychnine, titre de 1998 du groupe vétéran de rock garage The Sonics. ; Puis le dynamique, chantant  16 par la voix chaude acidulée de Dasha CHARUSHA ; puis le plus étrange, atmosphèro-planant Für Hildegard von Bingen et le plus frais, joyeux Won’t You Come Over, par l'auteur compositeur américano-vénézuélien Devendra BANHART. Arrive ensuite Under My Skin, une surprenante reprise du standard de Cole PORTER, qui possède ici la particularité d'être interprété par Jimmy, alias le seul allié d’Henry, interprété par l’acteur réalisateur Sharlto COPLEY. On revient dans le rock par plusieurs titres du groupe indie russe Biting ELBOWS : d'abord My Woman, puis le classiquement chantant Dustbus, et  For the Kill ; des excellents titres électro-rock post manga des années 1980 qui retranscrivent parfaitement, à leur manière, la pression ravageuse qui pèse sur Henry ! Toujours extrait de la scène rock soviétique, on entend un bon Na Zare par ALYANS, alias Oleg PARASTAEV. On retourne du côté de la musique folk rock américaine avec un correct et énergique Hard as Nails par Peter Wolf CRIER et l'électronique façon jeu vidéo par avec Caustic par MACRO/MICRO. Enfin, signalons que l'album est entrecoupé de courts interludes de dialogues (100,000 Baseball Bats par AKAN, It’s Bloody Nice Having A Friend par Colonel JIMMY, Henry’s Father – You Little Pussy). Il ne faut donc pas chercher l'originalité, hormis peut-être des titres rocks venant de l’Est, dans une compilation qui s'avère, à l'image du parcours d’Henry, explosive !

HARDCORE HENRY. Un film de est un film réalisé par Ilya NAISHULLER avec Sharlto COPLEY, Danila KOZLOWSKI. Bande originale disponible chez Sony music.

 

A BIGGER SPLASH

Inspiré du film français LA PISCINE, réalisé en 1969 par Jacques DERAY, ce film se veut un portrait sensuel d’un couple sophistiqué, Marianne LANE, véritable légende du rock et son compagnon Paul, en vacances romantiques dans une villa sur l'île de Pantelleria en Italie. Mais la visite impromptue d’un vieil ami, Harry, l’ex-amant de Marianne et producteur de disques, accompagné d’une séduisante jeune fille, va venir semer le trouble et faire virer le séjour en une explosion de nostalgie délirante, un tourbillon périlleux de jalousie et de passion. Essentiellement composé de chansons, mais pas seulement, l’album commence par Observatory Crest ; un titre plutôt lumineux, une sorte de balade entre le blues rock et le free jazz, un genre inventée par Captain Beefheart alias Don VAN VLIET. Le programme continue par un titre amusant, ringard mais frais, venu des iles notamment par son rythme et ses percussions. Il est interprété par le célèbre acteur Robert Mitchum, qui a aussi enregistré quelques albums comme, en 1957, ce Calypso Is Like dont est extrait ce charmant Beauty Is Only Skin Deep. On change littéralement de style avec le titre new wave plutôt diabolique Black Silk Stocking, interprété par le groupe italien Chrisma, puis le Jump Into The Fire (Single Version) de Nilsson SCHMILSSON. On entend également deux titres des célèbres Rolling Stones : d’abord Moon Is Up, titre rythmé et, grâce à l’harmonica, nostalgique, datant  de 1994 et de l’album VOODOO LOUNGE. Puis le titre Heaven, plus ancien, plus planant également, tiré de l’album TATOO YOU en 1981. Le réalisateur a aussi intégré un extrait, magnifique, de FALSTAFF, l’opéra de Guiseppe VERDI et l’air  Dal labbro il canto estasiato vola, interprété par le célèbre Berliner Philharmoniker. On trouve encore deux titres de l’Ensemble Phoenix Basel, qui joue d’abord Okanagon, une pièce contemporaine étonnante, particulière de Giacinto SCELSI, où les instruments jouent surtout des résonances. Elle est ici présentée dans un arrangement du compositeur et chercheur Kasper T. TOEPLITZ. Le même ensemble joue ensuite  Pranam II, une pièce profonde pour cordes, notamment du violoncelle, du compositeur allemand Lukas LANGLOTZ ; une musique idéale pour accompagner l’atmosphère pesante qui grandit à mesure que le film avance. On entend ensuite une musique de Popol VUH ; un groupe allemand formé en 1969 autour de Florian FRICKE (décédé en 2001), le groupe est connu pour ses musiques de films pour Werner HERZOG (FITZCARRALDO). On le retrouve ici sur ce qui fait office de musique acoustique du film, en l’occurrence la suite Aguirre I (L'acrime Di Rei) du film AGUIRRE LA COLERE DE DIEU. Il s’agit d’une musique complètement atmosphérique, de sensations, et donc jamais mélodique. En effet, le groupe s’évertue à développer de longs mouvements planants, aériens et synthétiques ; des mouvements qui montent doucement, avec parfois des voix lointaines par-dessus les synthétiseurs. Idéale sur le film de Werner HERZOG, sur la nature qui se déchaine, qui met à mal l’homme qui l’a pènetre, la lumière qu’elle dégage. Cette musique trouve également sa place dans ce film, cette histoire troublante dans laquelle elle amène beaucoup de mystère, d’étrangeté. Même si on aurait sans doute préféré une musique originale, il faut reconnaitre qu’il s’agit d’un choix cohérent et qui fonctionne. L’album se termine par une autre chanson, ici du groupe St. Vincent alias l’auteur compositeur interprète Annie CLARK ; Emotional Rescue, un titre rythmé, électronique, à l’ambiance sulfureuse et parfois limite jazzy avec un solo de saxophone, qui convient parfaitement sur les images. Au final, une compilation à la composition homogène entre chansons et thèmes instrumentaux.

A BIGGER SPLASH. Un film de Luca GUADAGNINO, avec Dakota JOHNSON, Tilda SWINTON, Ralph FINNES, Matthias SCHOENAERTS, Aurore CLÉMENT. Bande originale disponible chez Decca/Universal.

 

DEMAIN

Suite à une étude annonçant la possible disparition d’une partie de l’humanité d’ici 2100, Cyril DION et Mélanie LAURENT sont partis à la rencontre des pionniers du monde de demain… Une façon positive d'évoquer les différentes crises que traversent nos pays à  travers des solutions, une histoire mais aussi une musique qui fassent du bien... C'est peut être cette option qui les a conduits à contacter Fredrika STAHL dont la musique tient un rôle essentiel. Mais pas seulement car, depuis le début, les réalisateurs imaginaient  leur road movie très musical. Ils tenaient que la musique, par sa diversité et son caractère chantant, constituent presque un personnage à part entière.  Ce dernier donnant une véritable identité au film, soutienne l’émotion, l’amplifie, pareille à une voix capable de relier les dizaines de lieux et personnages filmés. Pourtant, très simplement Fredrika STAHL alterne thèmes instrumentaux et chansons. Elle commence ainsi par une belle musique,  d'abord profonde avec des synthétiseurs lointains (Step By Step). Il s'agit d'un thème dont une partie apparaît    répétitive et joliment mélodique, à base de piano que l'on retrouve souvent dans la partition. Il en est ainsi sur  ces thèmes plus intimistes, mélancoliques mais toujours mélodique à base de flûtes  (Water) ou de percussions comme des hochet. Ce qui lui confère une dimension enfantine (Planting Children). Également une force presque éducative, comme dans ce dynamique motif à la fois électro, pianissimo et rythmé, quasiment dansant   (Map Of The World). Côté chansons, elle en amène plusieurs à base de piano et des paroles en anglais qui interrogent sur le devenir de l'humanité comme The World To Come & More, d'autres   essentiellement à base de guitare et voix (Everything).   Fredrika STAHL y séduit de suite à la fois par la mélodie et sa voix, superbe, aérienne, ainsi que les cordes en vibratos dans le contrepoint qui apportent de l'émotion. Elle continue par  des chansons amusantes, fraiches, dont les couleurs hésitent entre modernité et chanson  jazzy, notamment par l'utilisation de cuivres (Make A Change) ou plus bon enfant, avec ses choeurs (Tomorrow). Entre musique et chansons, Fredrika STAHL n'évite cependant pas des   thèmes plus convenus de documentaire, à base d'une instrumentation mélangeant l'électronique à la guitare et les percussions, parfaits pour évoquer des machines (Machines), la modernité (Pull Up Tour Sleeves). Elle utilise également une sorte de piano bastringue et pas mal de percussions, dont des applaudissements, sur des motifs enjoués, le tout sur des bases mélodiques solides (Kuthambakkam,  Paper Bills).  Parfois, s'ajoutent également des susurrements ou des cellules rythmiques de la chanteuse qui introduisent des parties plus  instrumentales (Empty Spaces, Secret Garden).  Fredrika STAHL joue enfin un thème qui commence par des accords de guitare accompagné de cloches puis qui devient  plus lent, leger et répétitif, à la fois dans le piano et les claviers (Fields). Au final, avec cette incursion dans les bandes originales, Fredrika STAHL fait véritablement souffler  un vent de créativité et de fraîcheur. Ne cherchant pas forcément à se dépasser, elle a proposé au départ une musique qui paraissait loin de convaincre les réalisateurs sur le fond ; il apparaissait même à l’envers du propos du film ! C'est sur la forme, entre musiques intelligemment construites et chansons, qu'elle a séduit  les réalisateurs et nous aussi;  ses compositions  apportent en effet un véritable complément émotionnel aux moments les plus dramatiques du film. Ce n'est alors pas un hasard si aucune projection ne se déroule sans que les spectateurs évoquent la musique, comme l’un des ingrédients majeurs du film. Une très belle surprise!

DEMAIN. Un film de Cyril DION et Mélanie LAURENT.  Musique originale composée, arrangée et réalisée par Fredrika STAHL, disponible chez BOriginal/Cristal records.

ENTOURAGE

Voici la bande originale de l’adaptation très attendue de la série à succès de HBO. On y retrouve la star hollywoodienne, Vincent CHASE (Adrian GRENIER) et ses potes, Eric (Kevin CONNOLLY), Turtle (Jerry FERRARA) et Johnny (Kevin DILLON). Avec l'aided'AriGOLD (Jeremy PIVEN), leur ancien agent devenu patron de studio, ilsessayeront de se frayer un chemin dans le monde impitoyable d'Hollywood… Pour cette bande originale, le créateur de la série  Doug ELLIN a, en collaboration avec le priducteur et superviseur de la musique Scott VENER, compilé une jolie brochette de chansons plus ou moins récentes dans des styles variés mais essentiellementrock, qui s'intègrent parfaitement au film. L'album commence par Figure It Out, un titre aux riffs électriques et mélodiquement convaincu interprété par Royal Blood, duo de rock anglais créé en 2013 par le  chanteur/bassiste Mike KERR et le batteur Ben THATCHER qui en signe également la musique.  Il continue par Superhero, un titre très rock endiablé  de 2003 du groupe de rock américain fondé en 1985 mais plusieurs fois dissous puis refondé, la dernière fois en 2008. Le style musical varié de Jane's Addiction est influencé par le punk rock, le heavy metal, le post-punk, et le rock psychédélique.  On entend ensuite Drop, un titre original, très actuel avec des parties de rap et d'autres colorées, interprété par Diplo & DJ Snake avec la participation de Big Freewia. On enchaîne avec le très électro dance Push, un autre titre original, moderne et entraînant,  par A-Trak avec la participation de la voix extraordinaire d'Andrew WYATT. Toujours très électro, mais plus aérien et suggestif, on entend Darkness, titre enregistré en 2013 par Du Tonc, le groupe anglais composé de Matt Van SCHIE et and Mighty MOUSE.Vient ensuite le moment attendu avec Hunter, un titre pop coloré années 1980, écrit et interprété parl'excellent Pharrell WILLIAMS  et qui constitue la locomotive de cette compilation. Pharell WILLIAMS que l'on retrouve plus loin en tant que coauteur  d'Explicit.Superthug, titre sensuel et déchaîne, interprété par NOREAGA (1998); une bonne surprise! On revient ensuite à davantage de rap avec Explicit.Give Up the Goods (Just Step), titre enregistré en 1995 par Mobb DEEP avec la participation de  Big Noyd.Suit, de la même époque et toujours dans un style rap, Explicit.What Would U Do?, morceau interprété en 1994   par Tha Dogg Pound, un duo Californien composé de Daz DILLINGER et Kurupt, deux protégés de Snoop Dogg. Vient ensuite un étonnant et lumineux Bells titre de 2014 dont les cloches sont tenues par la voix perçanted'Allison TAYLOR.   Vient après Elephant, un titre électro variété, rythmé et coloré, par Tame IMPALA (2012). On trouve encore We Fly High, un titre oscillant entre rap et variétés par Jim JONES datant de 2006.  Puis I Need My Girl, un titre plus grave, moins dansant interprété par The National et, enfin, le vieux, mais excellent, Feel So Good par Mase (1997). Maintenant, si vous êtes amateurs de ce genre de compilation, à la fois dansante et rafraichissante, et riche en tubes il ne vous reste plus qu'à écouter, à la plage ou ailleurs !

ENTOURAGE. Un film de Doug ELLIN, avec Adrian GRENIER, Kevin DILLON, Jerry FERRARA, Jeremy PIVEN. Bande originale disponible chez Sony music.

THE BOOK OF LIFE (LA LEGENDE DE MANOLO)

Produit par Guillermo Del TORO, La Légende de Manolo nous entraîne dans un univers étonnant, idéal pour fêter Halloween ! L’histoire se situe au fin fond du Mexique où, depuis la nuit des temps, les esprits passent d’un monde à l’autre le jour de la Fête des Morts. Dans le village de San Angel, Manolo, un jeune rêveur tiraillé entre les attentes de sa famille et celles de son cœur, doit, afin de conquérir le cœur de sa bien-aimée Maria, affronter ses peurs au-delà des mondes. En ce qui concerne la bande originale, supervisée par John HOULIHAN, elle mélange à la fois des chansons, et une musique originale de Gustavo SANTAOLALLA, qui s’est aussi occupé de la production de certaines grandes chansons et de l’écriture de plusieurs chansons originales. L'album commence par Live Life, une ode joyeuse et colorée, notamment dans les orchestrations avec guitares et trompettes, interprétée par Jesse & Joy dont on peut reprocher un refrain proche de certains titres à la mode. Suit The Apology Song, un titre à l’ambiance Latino écrit par Gustavo SANTAOLALLA et Paul WILLIAMS, le grand compositeur et parolier américain (PHANTOM OF THE PARADISE de Brian de PALMA),  et que l’on retrouve dans deux interprétations différentes : d’abord par le groupe La Santa Cecilia, il est porté par des orchestrations à base de guitares, également d’accordéon, ce qui lui donne une  couleur typique sur un tempo qui oscille entre le latino et la musette. On l’entend aussi dans une déclinaison très poétique, presque enfantine, qui débute avec de la guitare, sur un tempo assez lent. D’où une version plus délicate, à la manière d'une ballade superbe, interprétée par l’acteur Diego LUNA et Gustavo SANTAOLALLA ; duo que l’on retrouve aussi sur Creep, une chanson douce, poétique portée par un filet de guitare qui se développe de manière rock dans son refrain, sur des paroles de Albert HAMMOND, Michael HAZLEWOOD, Colin et Jonathan GREENWOOD. Sur I Love You To Much, la voix légère, douce, de Diego LUNA est accompagnée par un mouvement à l’orchestration d’abord relativement intimiste, pour guitare et des percussions, sur une mélodie assez simple, quasi enfantine. Dans ce morceau signé là encore par Gustavo SANTAOLALLA et Paul WILLIAMS, le refrain arrive tardivement, précédant une belle envolée orchestrale qui accompagne avec une certaine ampleur la voix du chanteur. La partition continue par I Will Wait, une chanson entre qui hésite entre l’orchestre pure et la musette, un duo décalé, amusant et joyeux, pour un titre interprété par Joe MATTHEWS, Diego LUNA et Gustavo SANTAOLALLA, sur des paroles d’Edward DWAYNE, Benjamin LOVETT, Winston MARSHALL et Marcus MUMFORD. On retrouve encore Diego LUNA et Gustavo SANTAOLALLA sur Si Puedes Perdonar, une autre chanson, avec des paroles en espagnol de Paul WILLIAMS, dont le rythme est apporté par la guitare, très lente, accompagnée par un filet de violon. On passe ensuite à "No Matter Where You Are", un titre écrit par Michael et Carissa ALVARADO chanté d’abord par Us the Duo puis surtout par le duo Placido DOMINGO et Zoé SALDANA, une chanson pop enjoué, écrite par Michael et Carissa ALVARADO marqué par un parfum mexicain dans les trompettes. L’album est complété notamment par Más, un titre électro pop, assez délirant, bruyant par Kinky, le joyeux titre rythmé, porté par des guitares, des percussions sud-américaines et surtout des voix d'enfants par le groupe mexicain Café TACUBA et Gustavo SANTAOLALLA (El Aparato / Land Of Tthe Remembering). On note aussi quelques reprises, notamment celle de Diego LUNA, très agréable, du standard Can't Help Falling In Love with You sublimé par une orchestration guitare et cordes tout à fait dans la couleur du film, Do Ya Think I'm Sexy par Gabriel IGLESIAS sur une orchestration de  Gustavo SANTAOLALLA qui, sur Ecstasy of Gold, il reprend joliment Ennio MORRICONE, tandis que Visiting Mother, il introduit un thème orchestral, lent, profond et émouvant, presque une berceuse, qui lance bien  Te Amo y Más, une chanson douce, en espagnol, reprise dans un élan symphonique, interprété par Diego LUNA et Gustavo SANTAOLALLA.  Au final, voici une bande originale de qualité, qui mélange astucieusement chansons originales composées notamment par Gustavo SANTAOLALLA.

THE BOOK OF LIFE (LA LEGENDE DE MANOLO). Un film réalisé par JORGE R. GUTIERREZ, avec les voix de Zoé SALDANA, Channing TATUM, Ron PERLMAN, Christina APPLEGATE, Diego LUNA, Ice CUBE. Musique originale de Gustavo SANTAOLALLA disponible en téléchargement ; bande originale des chansons sur cd chez Sony Classical

 

SI JE RESTE (IF I STAY)

Dans ce film adapté du best-seller de Gayle FORMAN, on suit Mia HALL (Chloé Grace MORETZ), confrontée à ce qu’elle pensait être le dilemme le plus terrible de sa vie : soit décider de poursuivre ses études musicales, soit choisir de rester auprès de son bien aimé, Adam (Jamie BLACKLEY). Mais ce qui se présentait comme une simple balade familiale en voiture va bouleverser l'existence de la jeune fille. Alors que sa vie est en jeu au cours de cette journée fatidique, Mia doit prendre une décision capitale qui influera non seulement sur son avenir, mais aussi sur son destin… Pour composer la bande sonore du film, le réalisateur a travaillé en étroite collaboration avec la superviseuse musicale Linda COHEN et le compositeur du film Heitor PEREIRA. Ensemble, ils ont écouté des centaines de chansons, dont certaines avaient été spécialement écrites pour eux et d'autres que des groupes n'avaient jamais enregistrées, afin de dénicher les cinq titres que Willamette STONE allait jouer. L’album s’ouvre par Who Needs You?, un titre très rock, très coloré, avec beaucoup de guitares, interprété par The Orwells, un groupe américain issu d’une banlieue ouest de Chicago. Il continue avec un titre plus frais, acoustique et assez émouvant, Until We Get There, interprété par Lucius et ses voix solaires, aériennes. On entend ensuite I Want What You Have par Willamette STONE, du nom du groupe d’Adam dont le passé musical, qui influence son groupe, est marqué par les Ramones. Le groupe interprète d’abord un titre électro rock rythmé, mélodique et chantant. Il s’agit d’un titre classique mais efficace, qui convient bien au personnage principal du film dont le groupe interprète, à l’image de Never Coming Down mais aussi Mind,  une sorte de rock'n'roll très pur, très enfiévré, qui entretient une relation passionnelle avec le mouvement punk. Une musique dans laquelle on sent aussi les racines des membres du groupe, qui viennent de Portland, et qui sont donc aussi liés au grunge et à la pop, en particulier sur les plus légers, émouvant I Never Wanted To Go, Heart Like Yours et Today ; tous ces titres formant un formidable métissage sonore. On passe ensuite par le rock indépendant mâtiné d’électronique avec All Of Me, un titre assez plaisant, dansant, qui se situe très dans la mouvance actuelle de la musique de clubs. Il est interprété par le jeune duo américain Tanlines, formé par le percussionniste Jesse COHEN et le guitariste et chanteur Eric EMM. On découvre ensuite Promise par l’auteur compositeur britannique Ben HOWARD ; un long titre qui commence de manière instrumentale, aérienne, avec un lent solo de guitare avant que la voix du chanteur n’entre doucement, délicatement, quasiment de manière sensuelle. D’où une musique sensible, très douce, émouvante, idéale pour accompagner des séquences romantiques. On reste dans cette mouvance humaniste avec Heal (If I Stay Version) par le britannique Tom ODELL, mais aussi Halo, une charmante ballade interprétée par l’auteur compositrice interprète norvégienne Ane BRUN. Sur ce titre (comme sur d’autres), elle  accompagnée de la chanteuse et surtout violoncelliste américaine Linnea OLSSON qui, par la grâce de son instrument, apporte une touche classique et une profondeur très intéressante ; une vrai découverte ! Ce qui est encore le cas avec une belle ballade avec I Will Be There, un titre électro pop envoutant porté par la voix de la chanteuse Odessa, tout comme le superbe Morning de l’auteur compositeur interprète américain Beck. L’album contient encore le long Karen Revisited, titre profond, électro rock de Sonic Youth Enfin, l’album contient plusieurs morceaux classiques lié au personnage de Mia joué à l’écran par Chloé Grace MORETZ. En particulier, on la voit interpréter dont un Prélude de Johan-Sébastian BACH  et le Concerto pour violoncelle en la mineur, opus 33, de Camille SAINT-SAENS, comme elle ne l'a encore jamais joué jusque-là ; la tonalité d'ensemble se mêlant de douceur et d'amertume car la jeune fille est à la fois tout à son bonheur de s'adonner à la musique et consciente qu'elle est déjà en train de s'éloigner d'Adam. Pour ce Concerto, l’actrice est doublée par la violoncelliste Haigan DAY, toutes deux ayant été filmées en train de jouer, puis fusionnées en infographie, au moment de la postproduction. Au final, voici une belle compilation pour un film dont la musique constitue un élément-clé !

SI JE RESTE (IF I STAY). Un film de R.J. CUTLER, avec : Chloé Grace MORETZ, Mireille ENOS, Jamie BLACKLEY, Stacy KEACH, Joshua LEONARD, Liana LIBERATO et Aisha HINDS. Bande originale (chansons) disponible chez Sony Classical.

 
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L’IRRESPECT DE FRANCOIS STAAL

Connu et reconnu pour ses musiques de films (AURELIEN d’Arnaud SELIGNAC avec Romane BOHRINGER, HOME SWEET HOME de Didier LE PECHEUR, LA TRAQUE de Laurent JAOUI), François STAAL l’est aussi pour ses chansons. François STAAL est ainsi l'auteur, compositeur et interprète de plusieurs albums de chansons qu’il qualifie lui-même de French Blues/Rock/Poétique. Associées à des textes empreints de réalisme et de mélancolie, les musiques des chansons de François STAAL,  apparaissent souvent profondes, accessibles et émouvantes, alliées à des harmonies souvent raffinées, parfois plus rythmées, énergiques. Aujourd’hui, après CANYON, François STAAL sort L’IRRESPECT, son quatrième album de chansons, dont les thèmes et les paroles sont très travaillés, à double sens, toujours à coté, pour justement et étrangement, ne pas rater sa cible. Ne pas être frontal et passer par les chemins de l’inconscient. François STAAL laisse ainsi à l’auditeur le soin d’y trouver son propre sens de lecture…Dans ce nouvel album, comme les précédents, François STAAL a collaboré avec Jean FAUQUE (Osez Joséphine, Ma Petite Entreprise, La Nuit Je Mens par. Alain BASHUNG). Egalement avec l’écrivaine Elvire MURAIL (Escalier C adapté au cinéma par Jean-Charles TACCHELLA), qui signe notamment Bleu Outremer, une ballade très pianissimo sur laquelle navigue le souffle du chanteur, comme envouté par les frégates et les sirènes. Et une nouvelle fois, François STAAL a adapté plusieurs poèmes du grand Charles BAUDELAIRE, en l’occurrence La Fin Et Le Milieu (Les Plaintes D’Un Icare), un texte plutôt sulfureux accompagné d’une rythmique rock, et Une Atmosphère Obscure (Recueillement). François STAAL se permet aussi une reprise, en l’occurrence la formidable chanson L’Anamour de l’immense Serge GAINSBOURG. Et bien sûr, il signe les textes de plusieurs chansons. Parmi elles, on peut citer Je Retiens Ton Echo, une superbe chanson d’amour portée par des superbes parties de piano, également des jolies notes de guitares, et agrémentée d’un texte à la fois romantique et tragique. On apprécie aussi Farouche Odieuse Soirée, une chanson plus rythmée et qui parle aussi d’amour mais d’une histoire plus agitée, plus rock. Enfin, il partage l’écriture d’un titre avec Arthur DUSSAUX, qui l’accompagne également sur l’album aux voix, à l’harmonica et aux percussions. Ensemble, ils signent le très beau Je M’Etais Crashé, un titre soutenu, grave et bluesy, rempli d’émotion et de poésie. Au final, François STAAL, dans la continuité de ses albums précédents, signe un album plein de vie, de puissance et de romantisme ; un opus au son vintage mais qui ne craint aucune modernité, pour mieux nous emmener dans un univers parfois sombre et prenant, mais résolument posé sur des rythmiques qui nous illuminent ; Un opus qu’il défendra sur scène, à l’Olympia, le 5 septembre 2014 ; un moment qui s’annonce magique, merveilleux, et qu’il attends d’ailleurs avec la plus grande impatience...

L'IRRESPECT par François STAAL. Album disponible chez 10H10/Cristal Records. En concert le vendredi 5 septembre 2014 à Paris l'Olympia 

 
 
 

DALLAS BUYERS’ CLUB

L’histoire de ce film se déroule en 1986 à Dallas, au Texas. Ron WOODROOF (Matthew McCONAUGHEY) a 35 ans et c’est un cow-boy, un vrai dont la vie se résume au sexe, à la drogue et au rodéo. Tout bascule quand, diagnostiqué séropositif, il lui reste 30 jours à vivre. Révolté par l'impuissance du corps médical, il recourt à des traitements alternatifs non officiels et rassemble d'autres malades en quête de guérison : le Dallas Buyers Club est né. Mais son succès gêne, Ron doit s'engager dans une bataille contre les laboratoires et les autorités fédérales. C'est son combat pour une nouvelle cause... et pour sa propre vie. La bande originale est composée d’une série de chansons. Sweet Thang, un joli morceau de blues du guitariste et chanteur américain Shuggie OOTIS que l’on entend dans un club de strip-tease, quand Ron rencontre le nettoyeur de l'hôpital. Vient ensuite Following Morning par le groupe néo-zélandais d’Indie rock The Naked and Famous; un titre étonnant, plutôt planant dans une première partie avant de devenir plus rock, plus rythmé. Suit Hell and Back par le groupe de rock indépendant The Airborne Toxic Event; un titre plus chantant, plus entrainant. On enchaine avec Ready To Be Called On par le groupe de rock de Louisville My Morning Jacket  qui interprète là un titre plutôt énergique, coloré et rythmé. On passe à plusieurs efficace morceaux de dance : Life of the Party par Blondfire alias Bruce and Erica DRISCOLL, puis The Walker (Ryeland Allison Remix) par le groupe de soul et musique indie américain Fitz & The Tantrums ; un titre efficace et festif, très connoté années 1980. Tout comme Shudder To Think ; une chanson très colorée, rythmée et efficace  avec des claviers très années 1980 ; Elle est interprétée par le groupe de musique Indie et de Folk canadien originaire de l'Alberta Tegan and Sara. Mad Love (Acoustic) par Neon Trees, un groupe de rock américain de Provo, dans l'Utah, avec des origines en Californie formé en 2005 et qui interprète une sympathique ballade, très colorée, surtout grâce à la belle voix d’Elaine BRADLEY. On entend aussi Main Man, une bien belle chanson, une sorte de ballade rock par le groupe Portugal The Man basé en Alaska ; une découverte et un des meilleurs titres de cette compilation ! Plus étonnant, on trouve aussi un reprise de l’inusable standard des BEE GEES, Stayin Alive repris ici dans une version électro et bizarrement plus lente que l’original par Capital Cities ; pas mal mais on préférera la vraie chanson qui a enflammé les dance floors en 1977. On entend encore Romance Languages par le groupe de rock indépendant américain originaire de Fullerton en Californie. Cold War Kids ; un titre profond, émouvant et puissant et quelques peu obsessionnel dans ses guitares. On enchaine Burn It Down (Innerpartysystem Remix), un titre énergique et surtout électro du groupe de rock américain Awolnation porté par Aaron BRUNO. Vient ensuite After the Scripture par John Andrew HULL, qui interprète une belle chanson, profonde et atmosphérique, portée par la voix de ce guitariste et compositeur américain du groupe de rock indie Manchester Orchestra. City of Angels (Acoustic) par le groupe de rock alternatif américain des années 1990 Thirty Seconds to Mars  qui interprète ici un joli titre à la fois lyrique, planant et pianissimo ; une chanson qui dégage aussi de l’émotion. L’album se termine par deux titres du groupe de rock britannique créé à la fin des années 1960 à Londres par le chanteur Marc BOLAN  T. Rex. D’abord Main Man (Live), un titre énergique et rythmée à la fois traditionnelle dans sa forme et moderne dans sa couleur, qui contient aussi des parties électro samplées. Puis Life Is Strange, une chanson très légère voir amusante et à l’esprit sixties qui est chantée dans le film par Rayon quand, dans nouveau bureau, certains de ses clients arrivent. Au final, cette compilation, bien que très classique, fourmille de chansons et de groupes à découvrir ; les amateurs apprécieront !

DALLAS BUYERS’ CLUB. Un film de Jean-Marc VALLEE. Avec Matthew McCONAUGHEY, Jennifer GARNER, Jared LETO. Bande originale disponible chez Sony Music.

 

KICK-ASS 2

Kick-Ass, Hit Girl et Red Mist sont de retour pour le second volet de l'irrévérencieux pastiche de film de super-héros Kick Ass 2. L'audace insensée de Kick-Ass (Aaron Taylor-Johnson) a inspiré une pléthore de vengeurs masqués autodidactes, le Colonel Stars & Stripes (Jim CARREY) en tête, auxquels notre héros va s'allier pour patrouiller les rues de la ville et assurer la sécurité générale. Mais quand Red Mist (Christopher MINTZ-PLASSE), réincarné en Mother Fucker, décide de s'attaquer à ces super-héros amateurs, seuls les sabres acérés de Hit Girl sauront les sauver de la destruction. Attention, ce disque ne comprend pas la musique originale de Henry JACKMAN et Matthew MARGESON (disponible chez La la land records) mais les chansons du film ; une compilation pop qui pétille de bout en bout ; en quelque sorte des musiques aussi mouvementées que le film ! Cela commence par Yeah Yeah  par James FLANNIGAN, connue comme la voix du groupe de pop-rock britannique The Dylan rigides. Il propose ici un morceau instrumental avec un battement de conduite qui donne le rythme dès le début. Suit Nobody Move par le chanteur compositeur Hanni El KHATIB, une chanson marquée par un gimmick efficace et des riffs de guitare puissants. Vient après Carry You, une chanson d'amour exubérante par interprétée par l’Union J. On entend ensuite No Strings, le premier single de la jeune chanteuse britannique Chlöé HOWL qui propose là un joli moment électro pop. Puis arrive Pussy Drop, un titre pop accrocheur à la dansant, épicé avec des notes de hip hop, par la star montante LEMON, dont la voix et la danse, plutôt chaudes, attirent l'attention, et encore Dance par Danko JONES, ses voix rauques et ses guitares musclées. On passe ensuite à A Minha Menina, un titre pop léger acidulé par le groupe anglais The BEES, puis l’énergique voir sportif Bust Out Brigade par The Go!Team, le plus électrique When The Saints Go Marching In par St. Sot, en fait une adaptation (amusante) d’une célèbre chanson de gospel partiellement inspirée de la musique folk et reprise notamment par Louis ARMSTRONG. Vient ensuite Euphoria, Take My Hand  par le groupe écossais Glasvegas, puis Korobeiniki par Ozma, qui fait là une interprétation rock de la musique traditionnelle russe, ce qui ajoute une touche d’originalité à sa chanson. Vient encore Danger  par les rappeurs Marco POLO and Torae que les amateurs apprécieront, Motherquake par DJ Fresh VS Diplo featuring Dominique Young Unique et, enfin, Hero  par Jessie J., un titre au son percutant et puissant très apprécié de ses fans.

KICK-ASS 2, un film de Jeff WADLOW, avec Aaron TAYLOR-JOHNSON, Chloé GRACE MORETZ, Jim CARREY – Bande originale des chansons du film disponible chez Sony Music.

 

DES HOMMES SANS LOI (LAWLESS)

Dans une Amérique en proie à la prohibition et à la corruption, les frères Bondurant vivent, dans les années 30, du trafic d’alcool : Jack (Shia LaBEOUF), le plus jeune, rêve de développer leur affaire familiale ; Howard (Jason CLARKE), l’aîné, ne manque pas de bon sens mais ne résiste pas à l’alcoolisme. Enfin, Forrest (Tom HARDY), le cadet, agit davantage en protecteur, de sa famille comme de Maggie, qui débarque de Chicago. Comme sur THE PROPOSITION en 2005 et LA ROUTE en 2009, le réalisateur John HILLCOAT a collaboré avec son ami Nick CAVE (entendu dans SCREAM, SHREK 2 mais aussi LE PEUPLE MIGRATEUR – Bruno COULAIS), pour l’écriture du scénario et, aidé par Warren ELLIS, la musique, essentiellement des chansons. Ce qui se justifie par le fait que l’action se situe dans l’état de la Virginie, et surtout des personnages qui possèdent une manière de parler presque chantante. Nick CAVE et Warren ELLIS ont écrit Fire In The Blood, interprétés par le groupe The Bootlegers et Emmylou HARRIS mais aussi Ralph STANLEY ; des musiciens dont l’interprétation rappelle les standards de l’époque. Ils ont également signé Cosmonaut, une belle chanson emplie de nostalgie toujours interprétée par The Bootlegers et la voix d’Emmylou HARRIS. Par sa rythmique, ses percussions et la manière de chanter, Burnin Hell relève presque de la musique cajun avec beaucoup de violon, un peu de guitares électriques. Nick CAVE et Warren ELLIS signent enfin l’instrumental End Crawl, un thème profond plutôt lent, parfois tremblant, porté par une ligne de violon sur un fond de cordes qui donne une couleur dramatique ; une musique qui apporte une dimension émotionnelle. Parmi les autres titres, surtout des reprises adaptés aux besoins du scénario, on trouve Fire And Brimstone, un pur moment de blues écrit par Fred LINCOLN WRAY JR. Il s’agit d’un moment qui rappelle fortement l’odeur de l’Amérique avec une base qui comporte beaucoup de guitares. On l’entend dans deux interprétations : par The Bootlegers et par le chanteur de country bluegrass Ralph STANLEY. Emmylou HARRIS chante aussi The Snake Song, écrit par Townes Van ZANDT dont le contraste lui donne une dimension de chanson d’amour. On remarque aussi White Light White Heat ; une chanson du Velvet Underground écrite par Lou REED qui parle de drogues et qui est interprétée ici par The Bootlegers, Mark LANEGAN et Ralph STANLEY. Au final, les chansons choisies, et particulièrement celles de Nick CAVE, semblent toutes sortir du scénario ; normal quand on sait que Nick CAVE se sert du script et de la musique pour dresser un pont entre notre époque et les années 1930. Il en découle alors une bande originale bien plus subtile qu’une simple compilation. Il s’agit en fait d’un mélange énergique et éclectique de titres interprétés par de vieux bluesmen de Nashville et des légendes punks !

DES HOMMES SANS LOI (LAWLESS), un film réalisé par John HILCOAT, avec Shia LaBEOUF, Tom HARDY, Guy PEARCE, Jessica CHASTAIN, Gary OLDMAN, Mia WASIKOWSKA. Bande originale du film disponible chez Sony Music.  

  THE SAPPHIRES

Australie, 1968, trois sœurs aborigènes : Gail (Deborah MAILMAN), Julie (Jessica MAUBOY) et Cynthia (Miranda TAPSELL) et leur cousine Kay (Shari SEBBENS), sont découvertes par Dave, un manager irlandais au caractère bien trempé, amateur de whiskey et de soul music. Dave remanie le répertoire du groupe, rebaptisé The Sapphires, et organise une tournée dans les zones de guerre du Vietnam du Sud. Dans le delta du Mékong où elles chantent pour les marines, les filles déchainent les foules, esquivent les balles et tombent amoureuses. Le film s’inspire d’une histoire vraie, celle de quatre femmes aborigènes, les sœurs Laurel ROBINSON, Lois PEELER et leurs cousines Beverley BRIGGS et Naomi MAYERS. Ces femmes nées près de la rivière Murray, faisaient partie d’une longue lignée de frères et sœurs qui se retrouvaient très souvent pour chanter ensemble dans les années 60 et 70. Les sœurs Laurel et Lois sont parties en tournée chanter pour les troupes américaines au Vietnam, ce qui était un événement exceptionnel pour de jeunes Aborigènes, surtout quand on sait que leur peuple venait tout juste d’acquérir le droit de vote. Ce film reprend donc une histoire qui possède toutes les qualités de gens ordinaires qui accomplissent des choses extraordinaires. Pour la bande originale, Bry JONES, producteur de musique et fondateur du groupe les Rockmelons, a travaillé avec les Sapphires dans un studio pour enregistrer les morceaux de soul des années 60. Il a travaillé avec le réalisateur et les producteurs dès le début du projet pour sélectionner les chansons, interprétées pour la plupart par les actrices du film. Ainsi, Jessica MAUBOY reprends Land Of A Thousand Dances, un titre popularisé par Wilson PICKETT, également I Heard it through the Grapevine (repris notamment par Marvin GAYE), What A Man, un hit écrit par Dave CRAWFORD, créé en 1968 par Lynda LYNDELL et repris en 1993 par les Salt’n’ Pepa, I can’t help myself/Sugar Pie Honey Bunch, un autre grand classique très mélodique et chanté par les Four Tops en 1965, , ‘Whatta Man’. Sans oublier le titre original de cette bande originale, l’entrainant Gotcha écrit pour le générique de fin. Ensuite, Juanita TIPPENS reprend le superbe et plutôt lent People Make The World A Better Place écrit par Jean REYNOLDS et chante en duo avec le légendaire Lou BENNETT Yellow Bird chanté au début des années 70 par les Mills Brothers. On la retrouve enfin en trio, toujours avec Lou BENNETT et Jessica MAUBOY sur Ngarra Burra Ferra, une chanson traditionnelle. On trouve également dans ce disque Run Throught The Jungle par Creedance Clearwater Revival, puis Darren PERCIVAL, un gagnant de la version américaine de THE VOICE, qui reprend In The Sweet Bye & Bye, un titre créé par Johnny CASH. Le disques contient encore des titres originaux comme Soul Man et Hold On I’M Comin par Sam & Dave, un célèbre duo de funk et de soul des années 60. Sans oublier Shouting Out Love de The Emotions, un groupe de femmes de rhythm and blues. Comme l’explique Bry JONES, ce qu’il y a de merveilleux dans les chansons de cette époque, c’est qu’elles sont toutes plus formidables les unes que les autres ! Ce qui se ressent dans cette bande originale, qui sent définitivement bon les années 60 !

THE SAPPHIRES, un film de Wayne BLAIR, avec Chris O’DOWD, Deborah MAILMAN, Jessica  MAUBOY, Shari SEBBENS, Miranda TAPSELL. Bande originale disponible chez SONY classical.TO ROME WITH LOVE

Dans une ville où l'amour côtoie l'humour, les personnages de TO ROME WITH LOVE s'embarquent dans des aventures qui vont changer leur vie à tout jamais…La bande originale de ce dernier film de Woody ALLEN reprend des grands classiques de la variété italienne. A commencer par Nel Blu Dipinto Di Blu (Volare)  que l’on retrouve dans l’interprétation de son auteur, compositeur et interprète d’origine, le chanteur italien Domenico MODUGNO. On retrouve ce même titre arrangé par Steven BERNSTEIN pour son orchestre napolitain. Suit la reprise Amada Mia, Amore Mio (Bruno PALLESI, Celso VALLI, Paolo ZAVALLONE) par The Starlite Orchestra. On note aussi la reprise de Non Dimenticar Le Mie Parole, un classique de Giovanni d’ANZO et Alfredo BRACCHI interprété par Emilio LIVI et le trio Lescano. Puis une reprise à l’accordéon par Alfredo MESSINA (un homme politique italien !) Arrivederci Roma, un titre rendu célèbre en France par Tino ROSSI. On reste dans la musette avec Ciribiribin, une douce ballade italienne à écouter en se promenant sur les gondoles à Venise, composée par Alberto PESTALOZZA et interprétée ici par Angelo Di PIPPO qui reprend aussi, et c’est original, un extrait de LA TRAVIATA de Guiseppe VERDI ainsi que Volare. On trouve également des thèmes d’opéras célèbres puisque le personnage joué par Woody ALLEN est un metteur en scène de théâtre lyrique à la retrouve. On retrouve donc plusieurs morceaux de Giacomo PUCCINI interprétés par le grand ténor italien Fabio ARMILIATO : Nessun dorma  (TURANDOT),  E lucevan le stelle  (TOSCA). Il interprète aussi Amor ti vieta extrait de FEDORA  (Umberto GIORDANO), accompagné au piano par Sergio La STELLA et plusieurs titres de PAGLIACCI (PAILLASSE), l’opéra italien de Ruggero PAGLIACCI. Emblématiques de l’Italie, on entend également des morceaux de mandoline, joués par Butch BALDASSARI accompagné par Jeff TAYLOR et Jack JEZZRO (Mio Dolce Sogno). On trouve également une musique modern et dance, Studio 99  par Adam HAMILTON, une jolie Three Times Bossa par Mop Mop (Alessandro TREBO et Andrea BENINI), et le plus jazzy When Your Lover Has Gone par Eddie CONDON et son orchestre. Avec ce disque qui sent bon le soleil et les mélodies italiennes, Woody ALLEN nous propose un succulent voyage dans ce qui se fait de mieux en matière de musiques méditerranéennes… Un disque à écouter en mangeant des spaghettis !

TO ROME WITH LOVE, un film de Woody ALLEN, avec Alec BALDWIN, Roberto BENIGNI, Penelope CRUZ, Judy DAVIS, Jesse EISENBERG et Woody ALLEN ; bande originale disponible chez Sony classical.

 
 
 
 
 
MARTINE ST CLAIR FAIT SON CINEMA !

Martine St-CLAIR est une chanteuse québécoise découverte au début des années 1980 dans STARMANIA, l’opéra rock de Luc PLAMONDON et Michel BERGER.  Si elle très connue au Québec, en France, Martine St-CLAIR s’est fait relativement discrète, hormis un très bel album écrit en collaboration avec le compositeur Fabrice ABOULKER et Marc LAVOINE (CARIBOU en 1990). Aujourd’hui, l’interprète à la voix puissante et nuancée a décidé de faire son cinéma en reprenant douze chansons de films, accompagnée par un orchestre à cordes, Vincent REHEL au piano et Martin ROY à la contrebasse. Au programme, la belle propose, sur de superbes arrangements qui jouent l’équilibre entre l’orchestre et les solistes, ses interprétations de grandes chansons (souvent oscarisées) de films très connus. On trouve donc de grands classiques comme SMILE, un instrumental du film de Charles CHAPLIN LES TEMPS MODERNES devenu dans les années 1950 une chanson interprétée à l’origine par Nat King COLE. Le cinéma français est représenté par un seul film mais pas n’importe lequel : il s’agit d’UN HOMME ET UNE FEMME de Claude LELOUCH interprété dans une version qui s’apprécie comme un cadeau aux 80 printemps de Francis LAI. Martine St CLAIR reprend aussi des standards du cinéma américain, comme Evergreen popularisée à l’époque par Barbra STREISAND dans UNE ETOILE EST NEE, l’incontournable Somewhere Over The Rainbow du MAGICIEN D’OZ, Calling You de BAGDAD CAFE, Mrs Robinson de Simon & Garfunkel (LE LAUREAT), Love Me Tender d’Elvis PRESLEY et, moins connue, Miss Sarajevo, composée par Bono pour un documentaire et que Martine St CLAIR interprète en duo avec son ami le ténor Marc HERVIEUX,. Elle entonne également des chansons typiques de films comme Diamonds Are Forever écrite par John BARRY pour la série James Bond et Parle Plus Bas, l’adaptation en chanson du thème de Nino ROTA pour LE PARRAIN. Mais là où Martine St CLAIR nous renverse, c’est sur son interprétation très réussie du thème d’IL ETAIT UNE FOIS DANS L’OUEST composé par Ennio MORRICONE pour le célèbre western de Sergio LEONE. La chanson peut-être la moins connue (et encore !) reste Un Jour Il Viendra Mon Amour tiré de L’INITIATION, le film réalisé par Denis HEROUX (1970) ; une superbe et touchante chanson-thème signée François COUSINEAU et Marcel LEFEBVRE interprétée à l’origine par Diane Dufresne. Au final, voici un disque de grande qualité qui surprend par la sélection de certains titres peu repris et touche par sa simplicité et la justesse de l’interprétation. Outre le plaisir de réentendre, dans des orchestrations raffinées, des refrains célèbres de cinéma, il permet de découvrir une voix que l’on a trop entendue en Europe. On notera que le livret reprend, outre les crédits des chansons et des photos glamour, des petites histoires autour de la création de chacune d’elles. Martine St CLAIR fait son cinéma, c’est un petit peu Il Etait Une Fois Au Québec et on redemande !

MARTINE ST CLAIR FAIT SON CINEMA, cd et album digital disponible sur www.latribu.ca

 

MARC HERVIEUX CHANTE FRANCIS LAI, GEROGES GARVARENTZ ET D’AUTRES…

Marc HERVIEUX est un ténor célèbre dans son pays au Canada et qui mériterait de passer en France tant il interprète avec talent des opéras mais aussi de la musique pop. Et pour ce premier album, Marc HERVIEUX a choisi plusieurs chansons très connus en France mais aussi à l’étranger. C’est notamment le cas de WHERE DO I BEGIN, en fait l’adaptation américaine de la chanson du film LOVE STORY composée par Francis LAI et immortalisée par Mireille MATHIEU. Ici, Marc HERVIEUX l’interprète joliment sur un arrangement pop à la fois romantique et classieux accompagné de chœurs qui rajoutent du lyrisme et de l’émotion ; une interprétation de grande qualité qui représente un joli cadeau d’anniversaire à Francis LAI qui fête cette année ses 80 ans ! Parmi les autres titres, Marc HERVIEUX reprend DESORMAIS de Charles AZNAVOUR et son compositeur Geroges GARVARENTZ avec lequel il a signé plusieurs musiques de films. Mais aussi Je Te Promet, la chanson écrite par Jean-Jacques GOLDMAN pour Johnny HALLYDAY. On trouve également plusieurs titres de comédies musicales, notamment de Richard COCCIANTE et Luc PLAMONDON sur NOTRE DAME DE PARIS (le superbe Danse Mon Esmeralda, Si Tu Me Revenais), Michel BERGER et Luc PLAMONDON sur STARMANIA (Le Blues Du Businessman). Le reste de l’album est composé de titres d’auteurs moins connus en France : Marc CUSSON (Le Courage D’Aimer), Daniel MERCURE (A Mon Père) et l’arrangeur de l’album Manu PITOIS (Les Femmes De Ma Vie). Au final, Marc HERVIEUX nous livre un véritable album pop, plein de fougue, de coffre et de talent !

MARC HERVIEUX – APRES NOUS, disponible chez Zone 3 Plus d’informations sur http://marchervieux.com/