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RENDEZ-VOUS AU CABARET PICASSO AVEC REINHARDT WAGNER ET JEAN-JACQUES BEINEIX!

 

                                                                                         L'équipe du CABARET PICASSO
 

Événement à Paris au Théâtre de Poche Montparnasse: le compositeur Reinhardt WAGNER (FAUBOURG 36) crée une Cantate autour de la jeunesse de PICASSO et de plusieurs poètes et aventuriers de l'art moderne : André SALMON, Max JACOB, Guillaume APOLLINAIRE. Conçu à l'origine pour une Carte blanche, Reinhardt WAGNER a complètement retravaillé son spectacle en mettant en musique des textes du grand Frank THOMAS.  Et des lectures des poètes susvisés, lus, et c’est une bonne surprise, par le cinéaste aujourd’hui artiste complet Jean-Jacques BEINEIX. Dans ce spectacle, il tient davantage une fonction de récitant que de comédien. Ce qui convient bien à cet auteur d'un excellent recueil de mémoires (LES CHANTIERS DE LA GLOIRE) qui adore lire à haute voix. Ce qui lui permet de faire ressortir la magie des poèmes de Guillaume APOLLINAIRE mais aussi le caractère conceptuel de l'écriture de Max JACOB. Pour vous donner envie de découvrir ce spectacle, nous avons rencontré une grande partie de l’équipe créative, à commencer par Reinhardt WAGNER et Jean-Jacques mais aussi la metteur en scène Manon ELEZAAR, assistante du réalisateur de DIVA sur la pièce musicale KIKI DE MONTPARNASSE, avec Héloïse WAGNER, que l’on retrouve dans ce nouveau spectacle. Avec Reinhardt WAGNER, Manon ELEZAAR et, surtout, Jean-Jacques BEINEIX, nous parlons donc de théâtre, de musique et de poésie ! Avant de parler, prochainement et dans un autre article, de cinéma !

Reinhardt WAGNER, pourquoi montez-vous ce CABARET PICASSO autour de la jeunesse du peintre au Bateau-lavoir au début du 20ème siècle?

Reinhardt WAGNER: l’idée m'est venue du Musée PICASSO de Paris, qui m'avait commandé, pour son trentième anniversaire, ce que j'appelle une espèce de cantate profane; un  spectacle qui commence lorsque Picasso arrive à Paris, au Bateau Lavoir, vers 1901 et qui se termine à la veille de la première guerre mondiale. A cette époque, Picasso, âgé d'une vingtaine d'années, rencontre, dans cet atelier de Montmartre, Guillaume APOLLINAIRE, André SALMON et Max JACOB, trois poètes qui vont devenir ses amis.

Que contenait la commande du Musée Picasso?

Reinhardt WAGNER : une amie qui s'occupe de la Direction artistique du Musée Picasso m'avait demandée d'organiser une Carte blanche. Quand j'en ai parlé à mon ami et fidèle collaborateur Frank THOMAS, il a idée m'a présenté une cinquantaine de textes autour de Picasso et de Fernande OLIVIER, son premier amour.

Frank THOMAS vous a donc apporté un matériel tout prêt ?

RW: il m'a surtout amené des textes formidables. Moi, ensuite, il a fallu que je fasse une espèce de montage de poésies ainsi que des textes qui permettent d'expliquer la situation historique. Par exemple, quand on parle d'Ambroise VOLLARD, un très grand marchand de tableaux, il nous semble évident d'expliquer au préalable ce qu'il représentait à cette époque. D'où la présence d'un texte introductif qui provient  du journal d'André SALMON.

 
Reinhardt WAGNER et Jean-Jacques BEINEIX
 
 

De PICASSO A Jean-Jacques BEINEIX !

A quel moment avez-vous entraîné avec vous Jean-Jacques BEINEIX ?

RW: au départ, je ne songeais pas à lui mais à un excellent comédien qui n'a jamais donné suite. La date de la Carte blanche approchant, et alors que l’on travaillait sur la mise en scène de KIKI DE MONTPARNASSE, avec ma fille Héloïse WAGNER j'en ai parlé à Jean-Jacques BEINEIX, me disant qu'il pouvait être un excellent narrateur. D'autant que le spectacle sur PICASSO se situe, d'une certaine manière, dans la continuité de celui dont il était en train de régler la mise en scène. De la même manière, j'ai proposé à Manon ELEZAAR, son assistante, de s'occuper de la mise en scène.

Quelles sont les particularités musicales de ce CABARET PICASSO ?

RW: j'ai composé les musiques de vingt chansons mais ce n'est pas tout. Pour moi, et c'est difficile à expliquer aux chanteurs qui ne connaissent pas la musique classique, j'ai pensé ce spectacle comme une cantate. Sans vouloir me comparer à lui, j'ai composé, comme l'a fait Jean-Sébastien BACH, une cantate qui contient des airs, des musiques et des textes. Sauf qu'au contraire de Jean-Sébastien BACH, il ne s'agit pas d'une cantate construite autour d'un sujet religieux mais de PICASSO et ses amis poètes. C'est ce qui explique, et j'y tenais beaucoup, que le spectacle forme un tout composé de chansons, de poèmes mais aussi de véritables passages musicaux.

Mettre En Scène Le Cabaret PICASSO !

Manon ELEZAAR, connaissiez-vous Reinhardt WAGNER avant le CABARET PICASSO?

Manon ELEZAAR: nous avons fait connaissance sur le spectacle KIKI DE MONTPARNASSE, sur lequel j'avais assisté Jean-Jacques BEINEIX.

RW: comme nous nous sommes bien entendus, je lui ai assez rapidement proposé de travailler avec moi sur ma Carte blanche. Cela m'a paru comme une évidence car, j’avais remarqué qu’elle amenait de bonnes idées. De plus, j'avais observé qu'elle travaille de manière intelligente, rapide. Je lui ai demandé de travailler avec moi comme assistante, jusqu'à lui confier la mise en scène de CABARET PICASSO.

Manon ELEZAAR : comme j'avais été embarquée dans l'aventure KIKI DE MONTPARNASSE, je connaissais donc déjà Reinhardt WAGNER, Jean-Jacques BEINEIX, Héloïse WAGNER, ainsi que notre accordéoniste Rodrigue FERNANDES. Ensuite, sur CABARET PICASSO, comme j'avais déjà participé à la Carte blanche, je  connaissais déjà le sujet et un processus de construction artistique existait déjà. Ensuite, j'ai vraiment abordé cette mise en scène sous l'angle de l'époque. Je veux dire par là que, pour moi qui suis relativement jeune, cette période représente un véritable souffle de vie. Donc, mon objectif a consisté à renouer avec justement cette joie de vivre, cette opiniâtreté dans l'art. J'avais donc envie d'un spectacle qui pétille mais, surtout, qui contienne les éléments de compréhension nécessaires. Je voulais, par ma mise en scène, que l'on situe bien tous ces personnages. J'avais vraiment envie d'un spectacle distrayant et dans lequel on parle de l'art, notamment de la peinture et de la poésie. J'ai abordé ensuite les parties mettant en avant Pablo PICASSO, André SALMON, Max JACOB et Guillaume  APOLLINAIRE à la manière de D'Artagnan et les très mousquetaires car c'est ce qu'ils m'inspirent.  

Comment s'est passée votre collaboration comme assistante de Jean-Jacques BEINEIX et cela vous a t-il aidé pour votre travail sur ce CABARET PICASSO?

ME: vous savez, l'univers de Jean-Jacques BEINEIX, qui apparaît très dense, représente toujours une source d'inspiration. Je trouve que ce serait idiot de ne pas prendre tout ce qu'il a à donner car, comme vous l'avez rappelé, il s'agit d'un artiste complet. Après, en ce qui concerne ma mise en scène, je crois que je possède ma patte. Du coup, ma mise en scène apparaît probablement différente de ce qu'il aurait pu faire. Donc, effectivement, je me suis clairement inspiré de ma collaboration de plusieurs mois avec lui. Après, je laisserai le public en juger de savoir, si on retrouve, ou non, des traces de cette collaboration dans ma mise en scène. Ce n'est pas à moi de répondre.

Comment s'est passée la direction de l'acteur Jean-Jacques BEINEIX ?  

ME: Jean-Jacques BEINEIX prête sa voix au narrateur de cette histoire. Il ne s'agit pas ici d'un travail de comédien. Jean-Jacques BEINEIX tient plutôt ici, assis derrière une sorte de pupitre, une fonction de récitant. Ensuite, effectivement, nous avons travaillé dans la diction des poèmes, les liaisons  entre les textes, le rythme. Après, le plus important de mon travail, je l’ai fait avec Héloïse WAGNER et Emmanuelle GOIZE qui, elles, jouent, chantent.

Manon ELEZAAR, Reinhardt WAGNER et Jean-Jacques BEINEIX

 

De Reinhardt A Héloïse WAGNER !

Jean-Jacques BEINEIX, quelle a été votre réaction lorsqu'Héloïse WAGNER vous a proposé de mettre en scène KIKI DE MONTPARNASSE?

JJB: j'ai tout de suite accepté parce qu'avant KIKI, il y avait eu ce que j'appelle un demi-essai, déjà à l'initiative d'Héloïse WAGNER. C'était le montage des CINQ FILLES COULEUR PÊCHE, une pièce d'Alan BOYD, dramaturge et scénariste de la série SIX FEET UNDER, que nous avons créée au Cirque d'hiver. Vous savez, j'ai toujours eu besoin de faire des essais avant de me lancer. Ainsi, même après douze années d'assistanat, j'ai voulu realiser un court métrage avant de passer au long métrage. Là, je ressentais depuis longtemps l'envie de faire du théâtre et l'appel d'Héloïse WAGNER a représenté une première occasion.

Héloïse et Reinhardt ont donc poussé une porte qui était déjà, chez vous, entrouverte?

JJB: je dirais même qu'ils ont poussé une porte que j'aurais dû ouvrir plus tôt. Mais j'avais, et j'en ai toujours eu, des doutes.

Vous avez aussi ouvert des portes sur la peinture et la bande dessinée?

JJB: absolument. J'ai ouvert, comme vous le remarquez, beaucoup de portes, mais je ne pousse jamais loin. C'est-à-dire que je commence une activité puis, après, je me dirige vers autre chose. Là, ce qui m'excite également dans CABARET PICASSO, c'est qu'il s'agit d'une occasion formidable de monter sur scène.

Comment avez-vous abordé la mise en scène de KIKI DE MONTPARNASSE dans laquelle on retrouve l'ambiance de vos films?

JJB: comme une immersion complète dans le montage qu'avait effectué Héloïse WAGNER des souvenirs de KIKI. J'ai simplement effectué quelques retouches pour que les textes sonnent mieux musicalement. Ensuite, j'ai réglé la mise en scène avec un objectif précis qui consistait à servir un personnage .

Un personnage qui se déplace beaucoup au centre d'éléments de décors et de projections dans un théâtre du Lucernaire assez petit ?

JJB: je crois qu'on en arrive au principe de base du théâtre, qui consiste à agrandir l'espace. En fait, mon seul regret sur cette pièce, c'est que, jusqu'à maintenant, on ne la joue pas sur un plateau plus grand.

De KIKI DE MONTPARNASSE A CABARET PICASSO

Comment avez-vous réagi lorsque Reinhardt WAGNER vous a proposé de participer à sa Carte blanche pour le Musée PICASSO ?

JJM: cette idée m'a tout de suite séduit. D'abord par rapport à Frank THOMAS. En effet, il faut quand même voir que, antérieurement à ce spectacle, il existe quand même le  génie, bien sûr, de PICASSO mais aussi, et même surtout, de Frank THOMAS. J'ai trouvé formidable, son idée d'écrire des textes autour de la jeunesse de PICASSO et de ses amis poètes. Rien que pour cette trouvaille, et c'était pareil pour KIKI DE MONTPARNASSE, pour moi, Frank THOMAS constitue une personne formidable. Je trouve que, pour son âge, cet auteur fait preuve d'une prolixité peu ordinaire.

Ce spectacle vous a aussi permis de passer du derrière au devant de la scène?

JJB: effectivement mais, pour moi, tous les artistes qui ont travaillé avec des acteurs montent, à un moment donné, sur scène. Cela ne veut pas dire pour autant que ce sont des acteurs. Mais j'ai trop fréquenté des metteurs en scène du monde entier pour savoir qu'ils possèdent tous un petit quelque chose à voir avec l'acteur. En ce qui me concerne, je me rappelle de cela il y a une cinquantaine d'années, j'allais régulièrement aux cours de théâtre d'Yves FURET, qui était à l'époque un grand directeur d'acteurs, et j'y avais toute une bande de copains. Ce que je veux vous dire, c'est que je me suis nourri de cet enseignement, puis j'ai beaucoup fréquenté les théâtres.  Je me rappelle même avoir travaillé LES TROIS SOEURS d'Anton TCHEKHOV avec Lisa MERCURE. Pour en revenir à la proposition de Reinhardt WAGNER, elle m'a semblé représenter une occasion formidable. D'autant que j'ai toujours fait les voix sur mes documentaires. Sauf sur un film qui a obtenu un beau succès  sur ARTE qui s'intitulait LES GAULOIS: AU-DELÀ DU MYTHE.

Vous aimez faire les voix?

JJB: effectivement car j'adore lire. Vous savez, 37.2 LE MATIN, je l'ai lu à haute voix en entier. Et je fais souvent cet exercice qui consiste à lire, en intégralité, un livre à haute voix. C'est une habitude que j'ai pris et qui me plait. Là, sur CABARET PICASSO, c'est un cran au-dessus parce qu'il fallait rajouter des chansons et une mise en scène. Mais, en règle générale, je trouve véritablement  passionnant cette activité  qui consiste à lire des textes à pleine voix. Donc je ne pouvais que me sentir content de la proposition de Reinhardt WAGNER.

Justement, comment définissez-vous votre contribution dans le CABARET PICASSO ?

JJB: dans ce spectacle, je joue un lecteur. C'est-à-dire quelqu'un qui vient lire des textes De même qu'il existe des récitatifs dans les opéras, on entend une voix qui émet entre des chansons, des musiques et qui, par conséquent, doit trouver une certaine mélodie. Il s'agit d'une voix qui, là aussi, doit se mettre en phase avec les chansons. En effet, tout d'un coup, on passe d'un moment musical ou chanté, accompagné par le piano de Reinhardt WAGNER,  à une voix. Il faut alors que cette voix trouve sa place, sa propre musique. Dans ce travail, j'ai la chance de disposer de très beaux textes. Et, encore une fois, pour moi, rien ne vaut de lire à haute voix afin d'entendre la musique d'un texte. Vous savez : la lecture c'est bien mais lire à haute voix représente un bien meilleur exercice. Par exemple, je trouve de la magie dans la lecture à haute voix des poèmes de Guillaume APOLLINAIRE et de Max JACOB, qui apparaissent beaucoup plus conceptuels, mettant en avant une réflexion sur l'art sutural, sur la façon de décortiquer la peinture. Et pour moi, ce spectacle me paraît formidable car il me permet de boucler la boucle, de transmettre ma passion pour la lecture de grands textes, de poésies.

Votre boucle d'artiste complet qui s'est aussi essayé à des arts, très différents du cinéma, comme la peinture  ?

JJB: c'est vrai, qu'en plus du cinéma et de la lecture, j'aime peindre. Je n’ambitionne évidemment pas de devenir un grand peintre. Mais d’exercer modestement la peinture me permet simplement de mieux la comprendre. De même, je me suis mis à jouer du piano mais, là aussi, d'une manière très modeste, juste pour mieux appréhender la musique, m'en servir. Car, évidemment, vous vous doutez bien que je n'ai pas l'ambition de me lancer dans une carrière musicale. M'essayer à toutes ces disciplines artistiques me permet de me dire que, dans ma carrière, j'aurais, modestement, tout fait.

 

Que ressentez-vous de passer de devant à derrière la scène en compagnie d'Héloïse WAGNER qui, sur CABARET PICASSO, devient votre partenaire?

 

JJB : Héloïse WAGNER, je la connais depuis toute petite. Je me rappelle ainsi que, dès l'âge de 12 ans, elle chantait déjà des textes magnifiques de Roland TOPOR mis en musiques par Reinhardt WAGNER. D'ailleurs, je pense qu'on devrait réfléchir à la création d'un spectacle autour de ces chansons qui forment un véritable univers. Pour en revenir à Héloïse WAGNER, elle possède une tessiture extraordinaire, qui fait que je la trouve très bien comme comédienne et chanteuse. Son registre lui permet, comme on le voit dans KIKI DE MONTPARNASSE, d'apparaître aussi bien dans des registres dramatiques que comiques. Je suis donc  forcément heureux de la voir évoluer, et de me retrouver, à ses côtés, d'un spectacle à un autre. Le problème pour elle, et cela représente toujours le plus difficile pour un comédien, c'est qu'il faut qu'elle dispose de la matière pour exprimer ses talents. Vous savez, pour moi, Héloïse WAGNER pourrait jouer, aujourd'hui, VIRGINIA WOOLF, la pièce d'Edward ALBEE !

Avez-vous d'autres projets avec Héloïse WAGNER ?

JJB: pour le moment, nous nous réservons pour le CABARET PICASSO. Ceci dit, nous avons longuement collaboré sur un projet qui, finalement, ne s'est pas concrétisé. Il s'agissait d'un spectacle original mais au sujet difficile: le fascisme et la chimie. Il s'agissait vraiment d'un sujet intéressant mais tellement abscond que personne  n'y croyais. Nous y avons donc renoncé et je l'ai vraiment regretté. Nous sommes pourtant allés au bout de l'idée; nous en avons même fait une lecture complète.

CABARET PICASSO, LEBATEAU LAVOIR. Au Théâtre de Poche Montparnasse. Du 31 mai au 14 juillet 2016 Représentations les mardis, mercredis et jeudis à 20h30. 

Renseignements et réservations au 01 45 44 50 21

www.theatredepoche-montparnasse.com

 

Notre avis

Reinhardt WAGNER pour la composition, Héloïse WAGNER et Emmanuelle GOIZE pour le chant et Jean-Jacques BEINEIX à la lecture, fêtent PICASSO et ses amis poètes, dans un décor de cabaret Montmartrois de 1901. Sur une mise en scène sobre, mais réussie de Marion ELEZAAR, mettant en lumière une rare proximité avec les artistes, Héloïse WAGNER et Emmanuelle GOIZE chantent, dansent et s'amusent, en solos et encore davantage en duos, d'une gouaille typiquement parisienne sur des paroles splendides de Frank THOMAS et des musiques dynamiques de Reinhardt WAGNER. A leur manière, ils nous font partager les joies, les illusions,  de jeunes hommes entraînés,  en ce temps là, sur leur Bateau Lavoir d'atelier, happés par la modernité de leur art, insouciants de la guerre qui commence à gronder. Ce qu'illustrent parfaitement les remarquables textes et poésies, souvent des découvertes, d'André SALMON, Guillaume APOLLINAIRE et Max JACOB, lus par Jean-Jacques BEINEIX ; aujourd'hui plus artiste complet que simple cinéaste, qui semble visiblement ravi de participer a une aventure peu commune. D'autant qu'il se dégage de la troupe, et jusqu'à Reinhardt WAGNER au piano et même à la voix, plus qu'une complicité et de l'humour; une véritable communion autour de ces apprentis aventuriers de l'art moderne qui fait de ce spectacle un événement à ne pas manquer !

 

 

Entretiens réalisés à Paris le 25 mai 2016.