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Un nouveau regard sur la musique pour l'image...

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BE KIND REWIND : JEAN-MICHEL BERNARD RETOURNE SES CASSETTES !
Après LA SCIENCE DES REVES, le golden boy français Michel GONDRY continue de concrétiser ses vieux rêves. Et mêle ses passions de toujours pour le jazz et le cinéma dans SOYEZ SYMPAS, REMBOBINEZ. En tentant de s’introduire dans une centrale électrique, Jerry (Jack BLACK) acquiert le pouvoir désastreux d’effacer les cassettes du vidéo club de son copain Mike (Mos DEF). Devant les réclamations, ils tournent leurs versions personnelles des films ; Une initiative qui va redonner vie et espoir à un quartier où aurait vécu Fats WALLER. Pour la musique, Michel GONDRY a de nouveau collaboré avec Jean-Michel BERNARD ; Un choix évident par le succès du film précédent. Mais aussi les qualités de pianiste du compositeur, indispensables pour ré enregistrer des standards de Fats WALLER ; Le grand entertainer du 20ème siècle et spécialiste du piano stride. Loin de s’arrêter à la simple redite de ces titres, Jean-Michel BERNARD se les approprie dans différents arrangements avec un orgue, un piano, un marching band ou les membres du groupe Booker T. et les M.G.’s. Sans oublier l’acteur et chanteur Mos DEF et la batterie de Michel GONDRY qui, d’ailleurs, joue également sur la musique originale ; Une partition d’abord axée sur l’émotion, les souvenirs de M FLETCHER (Danny GLOVER) dont le motif navigue entre le gospel et le blues. Tandis que sur Jerry, la musique se fait urbaine, de bric et de broc, pour souligner son aspect farfelu ; Un thème qui se retrouve décliné (Sauf exceptions notables comme LE ROI LION et RUSH HOUR) dans différentes variations sur les musiques des films retournés. A travers cette bande originale, Jean-Michel BERNARD confirme ses capacités à écrire des thèmes profonds, colorés et parfois bluesy, adapté à un film américain. II nous raconte les conditions de la création d’une bande très originale où il faut dépasser les thèmes de Fats WALLER pour en découvrir toutes les subtilités.
 
Jean-Michel BERNARD
 
Fats WALLER

Que représente pour vous Fats WALLER ?
Jean-Michel BERNARD)
Mes racines ! Au Conservatoire de Musique, mon frère aîné jouait du jazz vieux style dans des petits orchestres à la Nouvelle Orléans. Moi, plus jeune de 10 ans, je les entendais jouer à la maison. Mon frère avait également acheté des disques, en particulier un coffret de Fats WALLER que j’ai gardé. Vous savez, j’ai aimé le jazz classique, et notamment Fats WALLER, dès mon enfance. D’ailleurs, le jazz a toujours été présent à la maison. Mon père, qui lui-même jouait du piano, m’a fait écouter du Erroll GARNER, célèbre pour son style mélodique. Pour en revenir à Fats WALLER, il représentait surtout un entertainer ; C’est à dire une mélange entre un formidable pianiste, un organiste, un amuseur et un chanteur. II devint très connu à la sortie du film STORMY WEATHER en 1943, dans lequel il chantait Ain’T Misbehavin ; Un de ses grands succès que nous reprenons dans BE KIND REWIND avec Mos DEF.

Comment définiriez-vous le piano stride dont jouait Fats WALLER ?
JMB)
Comme la suite logique du ragtime, avec une main gauche qui fait ce que l’on appelle la pompe ; C’est à dire les basses et les accords. Tandis que la main droite, plus véloce, joue la mélodie. La particularité du piano stride réside dans un accompagnement rythmique de la main gauche très important. II s’agit d’une musique qui m’a attiré pour son aspect très rapide, très technique.

Avez-vous étudié certains morceaux clés du piano stride ?
JMB)
Bien que j’en joue depuis presque toujours, je ne me suis penché sur certains titres clés qu’à l’occasion du film. C’est le cas de Carolina Shout, un morceau " Juge de paix " écrit par James P. Johnson, qui fut considéré comme le père spirituel du stride : Tous les pianistes new-yorkais se retrouvaient chez lui pour des joutes musicales ; Des combats de piano où jouer Carolina Shout constituait l’épreuve par excellence. Moi, je n’ai décidé de me l’approprier qu’au moment où Michel GONDRY m’a parlé de son film, pour être capable de le jouer correctement au cas où on l’aurait utilisé. Au final, bizarrement, je n’ai pas eu besoin de l’enregistrer pour le film.

Pour quelle raison, plutôt que d’utiliser les originaux, avez-vous enregistré des nouvelles versions des morceaux de Fats WALLER ?
JMB)
D’abord à cause des coûts d’exploitation. Ensuite, comme il se trouvait que je pouvais les jouer, je les ai ré enregistrés. En majorité sur le vieux piano Steinway de mon cousin, qui habite à New York, dans un immeuble où vécu Sergeï RACHMANINOV. Au début, il s’agissait de faire des maquettes en pensant que je les ré enregistrerai plus tard de manière définitive. Finalement, nous en avons gardé la plupart. Jusqu’à Solitude, un thème original qui apparaît à la toute fin du métrage sur la séquence de projection du film. Je l’avais ré enregistré. Mais Michel GONDRY a préféré la première mouture enregistrée en même temps que les musiques de Fats WALLER.

Quelle était la difficulté dans la reprise de ces titres de Fats WALLER, notamment Your Fits Too Big qui ouvre le disque ?
JMB)
Notre but consistait d’abord à garder l’esprit de l’interprétation de Fats WALLER. Tout en utilisant évidemment un chanteur plus actuel, en l’occurrence Mos DEF qui, je l’avoue, m’a surpris. Quand il est arrivé, je ne savais pas du tout ce qu’allait donner son interprétation car il a la réputation d’être plus proche du rap et du hip hop que du jazz. II s’est avéré qu’il connaît vraiment ses bases et possède un talent pour interpréter ces titres de Fats WALLER. Nous avons enregistré dans des conditions très originales, en l’occurrence un presbytère gay avec un piano droit dans un couloir. En ce qui concerne Your Fits Too Big, la version originale de Fats WALLER est particulièrement drôle, surtout si on comprend les paroles. II y raconte l’histoire d’une fille aux grands pieds et compare ses pas à ceux d’un éléphants. C’est là qu’on se rend compte que Fats WALLER était un pitre incroyable ; Un vrai entertainer !

Pourquoi reprenez-vous plusieurs fois I Ain’t Got Nobody, qui n’a pas été composé par Fats WALLER ?
JMB)
Parce qu’il l’a joué et enregistré ; On trouve d’ailleurs sa version dans le disque. Moi, je l’ai d’abord enregistré au piano solo. Ensuite avec Mos DEF qui m’accompagne en la chantant sur un tempo ralenti. Et enfin avec les membres du groupe soul instrumental mythique des années 1960 Booker T. et les M.G.’s, qui ont également joué dans THE BLUES BROTHERS : Booker T. à l’orgue, Steve CROPPER à la guitare, Donald " Duck " DUNN à la basse. Sans oublier Michel GONDRY à la batterie qui réalisait un rêve en enregistrant avec eux. Il a même fait tourner Steve CROPPER dans une scène du film qui ne figure pas dans le montage définitif. Mais que l’on aura certainement l’occasion de découvrir dans l’édition du film en dvd.

Pour quelle raison avez-vous enregistré deux version de Lulu’s Back In Town, une classique et l’autre plus Nouvelle Orléans ?
JMB)
II s’agit d’un standard que nous nous sommes bien amusés à enregistrer les membres de Booker T. et les M.G., Michel GONDRY et moi. Au départ, Michel GONDRY voulait l’utiliser sur une séquence avec un Marching Band ; Un orchestre typique qui joue souvent sur les campus des universités américaines. J’avais donc écrit un arrangement, que nous avons enregistré en studio avec les jeunes musiciens amateurs du Passaic High School Marching Band et qui figure sur le disque. Mais la séquence, qui devait apparaître à la toute fin, a été coupée au montage.
 

Jean-Michel BERNARD & Mos DEF
 
Jerry Et Sa Musique De Bric Et De Broc !

Pensez-vous, comme Michel GONDRY, que votre partition originale, souvent très américaine, lorgne du côté de l’école classique française ?
JMB)
Cette remarque correspond à un clin d’œil au producteur du film (et de LA SCIENCE DES REVES) Georges BERMANN. II avait dit un jour qu’il trouvait dans mes thèmes un côté très école française du début du siècle. Depuis, c’est devenu un gag entre nous et, chaque fois que nous parlons musique, Michel GONDRY me demande si je ne trouve pas que ma musique possède un côté école française du début du siècle. Cela nous fait toujours rire. Plus sérieusement, je dis toujours qu’il y a pire comme références ! De plus, la musique française représente aussi un de mes aspects.

Peut-on qualifier le thème de Jerry, qui apparaît dans Microwaves et revient dans diverses variations, de musique urbaine ?
JMB)
Ce thème revient effectivement décliné dans différents styles pendant le film. L’appellation de musique urbaine me convient car on retrouve dans ce thème, fait de bric et de broc, de bouts de ficelles, l’aspect farfelu du personnage. On peut aussi le qualifier de thème " Junkyard", comme le nom d’un quartier de banlieue un peu crade. Mais aussi le nom de production des films de Jerry. Au début, comme je n’étais pas persuadé de me trouver dans la bonne direction, j’avais demandé l’avis de Michel GONDRY qui m’a dit qu’il correspondait à Jerry. II s’agit d’un thème farfelu dans les enchaînements harmoniques, qui apparaissent inattendus. IIs ne correspondent pas au schéma harmonique traditionnel d’une mélodie classique. II s’agit d’un thème de bric et de broc parce qu’il se compose de diverses influences qui se regroupent, avec un changement de rythme au milieu. Comme ce thème a plu à Michel GONDRY, j’ai pu le décliner avec l’orchestre. Par exemple, dans Microwaves, il commence joué par l’orgue Hammond. Puis se développe dans l’orchestre et les percussions. Sur ce thème, comme toutes les musiques du film, les rythmiques ont été enregistrées à New-York avec Michel GONDRY à la batterie ; Sur les chansons comme la musique originale.

Aimez-vous que Michel GONDRY traverse ainsi la bande originale en jouant de la batterie ?
JMB)
Cela me plaît ! En plus, son jeu me semblait particulièrement adapté à cette musique. Je crois que, si nous avions pris un batteur de studio donc de métier, le résultat aurait été moins satisfaisant. Cela aurait été sans doute techniquement plus abouti. Mais exagéré par rapport à cette musique. Tandis qu’avec Michel GONDRY, nous avons trouvé la sonorité rythmique recherchée. Je voudrais aussi préciser que nous avons enregistré tous ensemble, comme un orchestre qui répète. Pas séparément.

Avez-vous utilisé une section de cuivres classiques dans Robot Karaté, une variation du thème de Jerry avec des claviers et de la guitare ?
JMB)
Cette musique intervient quand Jerry, déguisé en Robocop, arrive dans le magasin. J’utilise effectivement des guitares et, surtout, je décline le thème dans une orchestration pas du tout traditionnelle. Je veux dire par là que je n’ai pas pris une section classique de 5 trompettes. J’ai préféré un ensemble improbable composé d’une trompette bouchée, d’une clarinette basse et de flûtes basse et alto. Je n’avais pas envie d’une section de cuivres classiques comme dans des groupes funky du genre Tower Of power ou Earth Wind Of Fire. Tous ces cuivres amènent un mélange de timbres très intéressant, en particulier la clarinette basse et surtout la flûte basse qui donne ce côté grave et profond. D’où ce son particulier, que je recherchais. Maintenant, on retrouve le thème de Jerry dans nombre de déclinaisons, comme DVD Break-In et Keep Jerry Out car, finalement, c’est lui la vedette dans tous ces films retournés. On le retrouve même dans la musique de la version suédé de MISS DAISY ET SON CHAUFFEUR (Daisy’s Drive).

Sauf RUSH HOUR pour lequel vous vous écarté du thème de Jerry ?
JMB)
Nous voulions pour cette séquence un thème adapté à l’image. Mais qui n’apparaisse pas forcément dans l’esprit de la musique composée par Lalo SCHIFRIN pour l’original. En tout cas , nous avions évidemment envie de lui faire un clin d’œil. II s’agit d’un thème vraiment spécifique, rock rythmé années 1980, avec une mélodie retentissante, qui faut prendre au quatrième degré, et qui a été volontairement orchestré avec des sonorités de synthétiseurs des années 1980 ; En particulier un vieil Oberheim que m’a prêté un copain et qui a la particularité de dégager des sons très connotés.

Entre Gospel Et Blues

Comment situez-vous le thème de M FLETCHER, qui apparaît plus tendre, plus nostalgique, avec des claviers, de la clarinette et des cordes en contrepoint ?
JMB)
Entre le gospel et le blues ! Ce thème, purement instrumental avec effectivement de la clarinette, je l’ai trouvé pendant nos vacances à la montagne avec Michel GONDRY qui préparait des crêpes. Je pianotais quelques notes sur un clavier quand il m’a dit que j’avais trouvé le thème de M FLETCHER ! Dans Train Station, à part quand on quitte le quai, j’utilise une rythmique country qui démarre avec de la batterie, les guitares et les percussions. On retrouve ce thème avant que M FLETCHER lance la projection dans le magasin à la fin du film. J’ai écrit deux versions de ce thème, dont une, plus développée, qui a été jouée en concert au cinéma L’Archipel. Et une autre dîtes simplifiée qui constitue la base de la chanson de fin (Mr Fletcher’s Song).

Qui a eu l’idée de cette chanson interprétée par Moe HOLMES ?
JMB)
En règle générale, Michel GONDRY aime bien mettre des chansons sur les génériques de ses films. Je me rappelle qu’à l’origine, il ne devait pas y en avoir sur LA SCIENCE DES REVES. Jusqu’à ce que je lui propose Golden The Poney Boy interprétée par mon épouse Kimiko ONO sur le thème principal du film. Sur BE KIND REWIND, je lui ai proposé d’adapter le thème de M FLETCHER. II a alors écrit des paroles avec Paul BARMAN et m’a suggéré le nom de Moe HOLMES ; Un chanteur qu’il voulait utiliser pour son côté Otis REDDING. Je lui ai fait confiance et, sans rien avoir entendu de lui, Moe HOLMES est arrivé dans son fauteuil roulant au studio, en fait la grande cabine de l’Avatar Studio anciennement Power Station à New York. L’enregistrement a été épique car, Moe HOLMES n’ayant que deux dents, on ne comprend pas forcément toujours ce qu’il dit. D’où parfois cette sensation de mots avalés. Maintenant, il dégage l’émotion que nous recherchions ; Une émotion qui se situe dans lignée de Ray CHARLES à qui, s’il avait été encore en vie, j’aurais probablement proposé cette chanson.

Pour quelle raison entendons-nous, dans l’introduction de la musique de la séquence du transformateur, des chants très graves ?
JMB)
II s’agit d’un thème qui ne figure pas dans le disque. II y a la musique où Jerry se fait attraper par le transformateur quand il est électrocuté, et en fait Au début, j’utilise effectivement des chœurs très graves qui répètent comme un espèce de chant vaudou la phrase écrite dans le train par M FLETCHER au moment de partir. Sauf que Mike la lit à l’envers, ce qui donne Pick Your Edge Too au lieu de Keep Jerry Out. C’est cette phrase lue à l’envers qui devient une espèce d’incantation. De même, à la fin de cette musique, je fais un clin d’œil dans l’orchestration à Richard WAGNER quand Jerry est attrapé par les rayons électromagnétiques. Je me suis beaucoup amusé à écrire cette musique.

Avez-vous puisé dans vos références de l’école classique française pour le très mélodique Mike Has An Idea ?
JMB)
Cette musique intervient quand les habitants du quartier essayent de convaincre M FLETCHER d’accepter que l’on tourne le film sur la vie de Fats WALLER. II s’agit d’un mouvement dont l’harmonisation évolue en même temps que la prise de décision de M FLETCHER, avec des contrechamps de basson, de clarinette basse, de clarinette. Je reconnais que ce thème rappelle l’école française classique du début du 20ème siècle par ce côté boléro de Maurice RAVEL.

Avez-vous bénéficié de beaucoup de temps pour réaliser cette bande originale ?
JMB)
Bizarrement, assez peu ! Je me suis d’abord rendu plusieurs fois à New York, pour enregistrer diverses musiques dont le Marching Band. Avant que la musique ne passe au second plan quand Michel GONDRY a entamé le montage. Puis, un jour, on m’a annoncé qu’il ne me restait que deux semaines pour rendre la musique mixée ! Je me suis alors envolé pour New York pour écrire et enregistrer dans des circonstances un peu extrêmes le reste de la musique. Je composais soit en prenant mon petit déjeuner, soit dans le taxi, soit le soir après les enregistrements dans le studio de Philip GLASS. Ce qui a été le cas notamment pour le thème de RUSH HOUR. Bien sûr, j’aurais aimé disposer de plus de temps car, parfois, je composais au piano, j’écrivais la partition et on jouait dans la foulée. Je n’avais donc pas le droit de me tromper car je ne disposais pas de temps pour me retourner. Maintenant, je dois dire aussi que ce travail dans l’urgence ne m’a pas gêné, au contraire !

Ne craignez-vous pas que la musique de Fats WALLER fasse de l’ombre à vos thèmes originaux ?
JMB)
Je crois que la musique de Fats WALLER n’est pas aussi présente qu’on pourrait le penser dans le film. II s’agit d’une bande originale bien plus compliquée qu’en apparence. D’autant plus qu’il fallait, en même temps, qu’il n’y ait pas trop d’emphase, que la musique suive l’histoire de deux farfelus. Puis, la musique devait aussi contenir une retenue. Du coup, le challenge consistait à ce que la musique n’apparaisse ni prétentieuse, ni trop élaborée, d’où ces motifs de bric et de broc. J’ai vraiment essayé de conserver une unité musicale !
 
 

La victoire de Jean-Michel BERNARD après la composition !

Entretien réalisé en région parisienne le 11 février 2008 – Tous droits réservés.

BE KIND REWIND, musique originale du film de Michel GONDRY composée par Jean-Michel BERNARD. Disponible chez Naïve.