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ALAIN BERNARD :

UN PROFESSEUR DRÔLE ET TRES

MUSICAL !

 

Sortez vos cartables et venez à la rencontre d’Alain BERNARD, un pianiste, compositeur et humoriste qui continue de jouer son PIANO RIGOLETTO de spectacle, à Paris et en province. Pour nous, il revient sur sa jeunesse dans les coulisses des théâtres, auprès de son père auquel il rend hommage dans son spectacle. Il se rappelle aussi ses expériences au Petit Théâtre de BOUVARD et avec SMAIN. Et, surtout, il nous raconte la genèse de PIANO RIGOLETTO, son spectacle d’humour et de musique, qu’il a monté en collaboration artistique avec Pascal LEGITIMUS.

 Alain BERNARD - Photo Yannick PERRIN
 
 
 

Pour commencer, pouvez-vous nous parler de votre père qui était musicien et qui a même composé, comme on le voit dans le spectacle, pour BOURVIL ?

AB : absolument et je suis toujours très ému de reprendre ce titre qui représente un hommage, évidemment volontaire, personnel et donc pas du tout anodin. Pour tout vous dire, mon père était surtout dessinateur de décors et créateur de de costumes pour le théâtre et la télévision. Mais il a aussi écrit quelques chansons, dont cette Valise pour BOURVIL. J’ai donc grandi dans cet esprit du spectacle, de la chanson et du théâtre.

Vous avez donc grandi dans un univers théâtral ?

AB : complétement, et cela  d'autant plus que j'avais un parrain qui était Directeur de scène du Théâtre du Gymnase. Ce qui fait que, déjà petit, il m'emmenait dans les coulisses des théâtres et je dois dire que j'adorais cela.

Est-ce votre participation au Théâtre de BOUVARD qui a été le déclic qui vous a amené vers ce mélange de théâtre et de musique ?

AB : pas forcément car, avant d'intégrer le petit théâtre de BOUVARD, qui passait encore sur Antenne 2, j'ai fait du piano bar, que j'évoque d'ailleurs dans PIANO RIGOLETTO. Et je suis aussi passé par le café théâtre qui a été aussi une expérience importante. Ce n’est qu'après que je suis allé effectivement chez Philippe BOUVARD mais je dois dire que c'était après la grande époque  avec Bruno GACCIO et ceux qui allaient devenir Les Inconnus.

Que faisiez-vous dans le Petit Théâtre de BOUVARD ?

AB : moi, j'étais rentré dans l'émission avec un copain avec lequel nous faisions des sketchs. Puis, quand mes camarades de l'émission se sont aperçus  que je jouais du piano, ils ont eu tous envie de de faire des chansons qui, pour la plupart, étaient écrites par Serge LLADO ! Pour l'anecdote, il faut savoir que j'ai aussi composé le deuxième générique de l'émission pour leuel Philipe BOUVARD m'avait demandé d'écrire un arrangement de La Pie Voleuse de Gioachino a ROSSINI.

Et Smain, avec lequel vous avez longtemps collaboré, était-il encore du Théâtre du BOUVARD ?

AB : non, lui aussi, n’en faisait plus partie lorsque je suis arrivé dans l'émission que j'ai faites durant deux saisons. D'ailleurs, Smain, je l'ai rencontré plus tard alors qu’il recherchait un pianiste pour l'accompagner. C’est Jean-Luc TROTIGNON, son metteur en scène de l'époque qui nous a présentés car, si Smain m'avait vu au Théâtre de BOUVARD, nous ne nous connaissions pas vraiment. A partir de là, Smain et moi nous sommes bien entendus et avons collaboré pendant une quinzaine d'années. Nous avons commencé au café théâtre le Tintamarre puis avons joué dans de nombreuses salles, dont l’Olympia et le Casino de Paris, et avons effectué de tournées. Je dois dire que cela a été vraiment une belle aventure professionnelle et humaine avec Smain.

Et aujourd'hui, pour la mise en scène de PIANO RIGOLETTO, vous travaillez avec Pascal LEGITIMUS, lui aussi ancien pensionnaire du Théâtre de BOUVARD ?

AB : je dois vous dire qu’il ne s'agit pas de mise en scène mais plutôt de collaboration artistique. Pascal LEGITIMUS a eu un rôle important dans la création de ce spectacle dans la mesure où c'est lui qui a trouvé le concept de cette leçon de musique ! Ensuite, nous avons ensemble peaufiné les textes. Il a également amené certaines idées comme celle de faire venir, sur la chanson La Valise, la voix de Bourvil à la fin. Et je trouve que c'était une bonne idée car cela permet d'amener de l'émotion. Toutes ces raisons font que, pour moi, Pascal LEGITIMUS est devenu un ami très précieux.

Avant PIANO RIGOLETTO, vous aviez déjà joué un autre one man show ?

AB : c’est vrai que j'avais déjà tourné avec un premier spectacle mais pas de manière significative, en même temps, j'accompagnais Smain et cela me prenait, évidemment, beaucoup de temps ! Il s'agissait d’un spectacle de sketchs qui tournaient, c'est mon univers, autour de la musique. J'étais content car, malgré le manque de temps, j'ai pu le présenter dans plusieurs festivals.

Depuis quand jouez-vous le professeur de musique dans PIANO RIGOLETTO ?

AB : Cela fait maintenant quatre ans que j'ai créé ce spectacle, d'abord dans des festivals, notamment celui d'Avignon où nous avons joué avec succès trois ans de suite. Puis, nous l'avons présenté puis au théâtre des Déchargeurs a Paris en 2012. Là, vous me rendez visite alors que je continue de le jouer à Paris, avant de tourner à nouveau en 2017.

Quelle est l'idée de ce spectacle qui se balade, sur un mode ludique, dans l'histoire de la musique ?

AB : moi, j’aime bien l'idée de ce spectacle qui est d’apprendre, en l’occurrence, les grands moments de l’histoire de la musique, en s’amusant. Et ce n’est pas nouveau car, déjà dans les années 2000 sur la radio RIRES ET CHANSONS, j'avais une rubrique, qui s'appelait Un Peu d'histoire, qui traitait des grands thèmes l'histoire du monde, tous les grands thèmes de Christophe COLLOMB à Jeanne d'arc, avec humour. Pour PIANO RIGOLETTO, j'ai trouvé amusant d’adapter ce concept d’histoire et d’humour, qui constitue en quelque sorte ma signature, à la musique.

Peut-on vous qualifier de musicien humoriste ?

AB : c’est, je crois, une définition qui me correspond bien car, hormis quand je reprends des musiques classiques telles que Claude DEBUSSY ou Maurice RAVEL, dans les parodies, comme la création d'une musique de David GUETTA, j'aime bien écrire à la manière de.

Hormis ces parodies, vous avez aussi composé quelques musiques pour le cinéma et la télévision ?

AB : déjà, et on en parlé précédemment, j'ai composé des musiques pour l'émission de Philippe BOUVARD. Ensuite, on m’a proposé quelques musiques pour des séries, des téléfilms et même pour le cinéma avec MARIAGE CHEZ LES BODIN’S en 2008 & AMELIE AU PAYS DES BODINS en 2010.

Et ensuite ?

AB : ensuite, j'ai été accaparé par mon PIANO RIGOLETTO. Ce qui fait que, par manque de temps, je n’ai pas pu m’investir, comme il le faudrait, pour percer dans la musique de films.

Justement, aimeriez-vous composer davantage pour le cinéma ?

AB : évidemment que j’en aurais envie. D’autant plus que composer de la musique de films a toujours représenté, pour moi, un rêve d'enfant.  Maintenant, comme le hasard, ou pas, m’a amené sur scène avec des humoristes, j'ai développé cette forme de théâtre qui regroupe la musique et la comédie et auquel appartient PIANO RIGOLETTO. C’est une forme de spectacle qui, je trouve, me va bien mais, après, c’est vrai que je garde toujours cette envie, parce que j'ai aimé mes collaborations précédentes et que j'adore ce style de musiques, de composer des musiques de films.

En attendant de nouvelles musiques de films, vous composez également pour la librairie sonore Cézame Music Agency ?

AB : il s'agit là encore d'une expérience différente puisque je compose, depuis quatre ans maintenant, des musiques qui vont alimenter une librairie musicale. Alors, les morceaux sont pris ou pas mais, en ce qui me concerne, je suis plutôt  satisfait dans la mesure où j’ai eu la chance que certaines de mes musiques ont été utilisées, notamment par France 2 sur des documentaires et les informations. Il faut aussi préciser que certaines musiques ont été choisies pour des productions étrangères. Il s'agit donc d’une autre façon de travailler, de proposer sa musique. Mais je crois que c’est assez moderne et même tendance.

Cela vous permet de composer sans attendre a tout prix qu’un réalisateur vous appelle ?

AB : Il y a un peu de cela car, finalement, en musique de films, on remarque que ce sont quasiment toujours les mêmes compositeurs qui travaillent sur les grands films. Du coup, la librairie musicale représente une alternative intéressante dans la mesure où elle apporte aux compositeurs une possibilité de travailler.

Est-ce que vous attendez vous aussi le film, la  rencontre qui vous permette de vous faire remarquer au cinéma ?

AB : évidemment car j'adorerais composer davantage pour le cinéma et ainsi développer mon style musical au service de films. Après, cela dépend beaucoup du hasard et des rencontres avec les réalisateurs.

Entretien réalisé à Paris le 18 décembre 2016.

PIANO RIGOLETTO ALAIN BERNARD, ACTUELLEMENT A L’ALHAMBRA DE PARIS !

Un spectacle à découvrir jusqu’au 15 janvier 2017 et en tournée !

Plus d’informations sur http://www.alhambra-paris.com/

Et sur http://www.alain-bernard.fr/