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CELLO

Petit film, grande musique ! CELLO, un court métrage d’une vingtaine de minutes, raconte l'histoire d'Ansel EVANS, un maître du violoncelle (Lynn HARREL) qui perd sa capacité à communiquer avec son instrument. En effet, alors qu’on lui diagnostique la maladie de Lou GEHRIG (une Sclérose latérale amyotrophique), il choisit de se battre pour mourir avec dignité. Basé sur son expérience avec son propre grand-père, le réalisateur Ang SU souhaitait montrer qu’une personne en phase terminale possède également des droits. Et afin que le message passe encore mieux, il a donné une voix à son film dans les yeux d'une petite fille, jouée par Samantha DESMAN, qui a regardé son grand-père, joué par Lynn HARRELL, combattre une maladie paralysante. En tant que compositeur, Randy KERBER s’est servi de ce lien affectif entre un grand père et sa petite fille pour élaborer son score mélodique et touchant. Peu connu comme compositeur (LA FAMILLE DELAJUNGLE LE FILM), Randy KERBER (nommé aux Oscars pour les arrangements de LA COULEUR POURPRE, film de Steven SPIELBERG et musique produite par Quincy JONES) et, surtout, pianiste et claviériste réputé, notamment avec James HORNER (TITANIC, UN HOMME D’EXCEPTION) et, plus récemment Justin HURWITZ (LA LA LAND). Là, en utilisant largement le piano, une section de six violoncelles, dont celui de Lynn HARREL mais aussi de Jennifer NOVAK CHUN (qui joue Erin, la mère de la petite fille), la hautboïste Jessica PEARLMAN FIELDS, le clarinettiste Stuart CLARK et la bassoniste Rose CORRIGAN, il signe une partition superbe, emplie de vie. Randy KERBER introduit sa partition par un joli thème qu’il joue de manière intimiste au piano, et agit comme une grande boucle dans laquelle pénètrent les cordes sensibles de l’Hollywood Symphony Orchestra dont évidemment du violoncelle. Mais aussi de la trompette qui égrène lentement un thème qui, progressivement, s'amplifie. En guise d'ouverture, il propose donc un mouvement mélodique, qu’il reprend, avec d’autres thèmes dans une longue suite aux orchestrations soignées (A Choice to Be Made, The Life of Ansel Evans). Le violoncelle apparait évidemment très présent, comme un lien avec le personnage principal et ses proches. Ce qui saute aux yeux dans ce thème accompagné d’un contrepoint enjoué, de cordes généreuses ; et moins dans sa Suite majestueuse, montante et au développement parfois chantant, évoquant magnifiquement, sur des associations entre le piano, les cordes enivrantes et la trompette, une joie de vivre, également une nostalgie (Hide and Seek, Hide and Seek Suite) ; également dans le Ansel’s Elgar, un thème exigeant, technique et, parfois, exaltant, porteur d’un grand chagrin, d’une douleur, que seul le violoncelle de Lynn HARRELL peut apporter. Et encore dans une musique presque enfantine, délicate, avec des solos tournants dans les vibratos, et des cordes qui finissent par s’envoler (Their Journey). Randy KERBER évoque la maladie d’abord dans les vibratos d’une musique qui se développe dans la gravité du violoncelle (You Okay ?) ; puis dans un thème qui avance au gré de cordes profondes, très lentes, grondantes dans le contrepoint (ALS / Flashback). Mais surtout, il joue davantage la nostalgie, via un thème délicatement mélodique, pour piano solo, harpe, cordes douces et clarinette lointaine (The Letter) ; aussi un thème grave, aux cordes sensibles (Forever). Enfin, comme un cadeau, on entend Remember Me, la chanson du générique de fin coécrite par Glen BALLARD ; présente en version instrumentale (End Credits Instrumental), elle est surtout interprétée magnifiquement par Lara FABIAN, qu’on avait déjà grandement appréciée sur la bande originale d’AI ARTIFICIAL INTELLIGENCE de Steven SPIELBERG, musique de John WILLIAMS. Elle se trouve ici parfaitement accompagnée, sur une des mélodies fortes et enthousiastes, d’abord au piano puis par la puissance, la largesse d’un orchestre symphonique dirigé par William ROSS ainsi que de belles mesures de violoncelle. Tous ces éléments, toutes ces larmes de violoncelle et de vocalises, font de ce CELLO une très bonne partition, trop rare pour passer à côté !

CELLO. Un film d’Angie SU, avec Lynn HARRELL, Samantha DESMAN, Jennifer NOVAK CHUN. Musique originale de Randy KERBER disponible chez Varèse sarabande.

 

OTEZ-MOI D'UN DOUTE

Ce film raconte l’histoire d’Erwan (François DAMIENS), un inébranlable démineur breton, qui s’interroge  lorsqu’il apprend que son père ne l'est pas vraiment. Discrètement, il va alors à la rencontre de Joseph,  son géniteur, aujourd'hui un vieil homme des plus attachants. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, il croise en chemin l’insaisissable Anna (Cécile de France). Mais alors qu'il tente de la séduire, un secret va les lier, ou les séparer, à tout jamais. Pour son nouveau film, la réalisatrice Carine TARDIEU retrouve une nouvelle fois Eric SLABIAK, créateur en 1992 avec son frère du groupe Les Yeux Noirs. Elle le connait bien puisqu’il avait déjà composé la musique du film DU VENT DANS MES MOLLETS en 2011. Sur cette nouvelle comédie dramatique, la musique composée par Eric SLABIAK joue un rôle très important dans le film. La réalisatrice tenant à utiliser le Concerto pour mandoline d'Antonio VIVALDI et le Papageno de LA FLÛTE ENCHANTÉE de Wolfgang Amadeus MOZART (présent dans l'album), il n’a pas été facile pour Eric SLABIAK de trouver sa place. Il a alors fallu trouver un juste équilibre entre sa composition et les extraits de musiques classiques. Ce qui est arrivé après de multiples allers retours entre son studio, ses propositions et la salle de montage. En tête de partition, Eric SLABIAK introduit un thème fin, étrangement romantique, nostalgique. Il s'agit d’un motif d'allure presque baroque, joliment mélodique, que l’on entend d’abord dans un alliage guitare et flûte. Un thème étonnant, qui revient tout le long du film, sur les pérégrinations d’un personnage principal qui d’abord choqué (L'effet d'une Bombe). Puis un homme qui se cherche, qui rencontre une sœur, d'où ces variations légères, doucement mélodiques, orchestrées pour harpe, jouée par Iliana SELIMSKA,  et flûte  (Du vent dans les Voiles, L'ombre D'un Doute, Erwan Et Anna).   Eric SLABIAK continue par un thème plus convenu, qui revient aussi plusieurs fois, lent au piano, très fin, interrogatif et triste, joué par Caroline SAGEMAN (La Déconvenue, Vers La Maternité). Il reste d’ailleurs au piano avec un motif plus enlevé, qui se développe, s'amplifie dans des cordes tournantes de l'orchestre de la radio macédonienne ; en fait un motif directement inspiré de la musique de Michel BERGER pour le TOUT FEU TOUT FLAMME de Jean-Paul RAPPENEAU (La mise à feu). Puis il propose un autre thème surprenant, qui mélange piano, clavecin, et clarinette dans un style renaissance baroque dans la lignée de Antonio VIVALDI avec une jolie partie mélodique (Les Charbons Ardents) ;  une introduction idéale à des thèmes charmant, colorés par de la mandoline, jouée par Robert LE GALL, de la guitare et des flûtes dans un esprit vénitien 18eme siècle très marqué (La Mèche Se Consume). Puis, enfin, pour le générique, Eric  SLABIAK repart de son thème baroque pour construire un thème fin, fragile et émouvant (Ôtez-moi d'un doute - Générique Fin). Entre inspiration classique, mélodies des comédies dramatiques des eighties et thèmes aux couleurs d'évasion, Eric  SLABIAK, par sa musique des sentiments, accompagne justement le tourbillon que traversent les personnages. L’album est complété de plusieurs morceaux préexistants: un extrait de LA FLÛTE ENCHANTÉE de Wolfgang Amadeus MIZART, l'excellente chanson Heal Tomorrow des Naïve New Beaters avec la participation d’Izia, Faithful de Amanda LEIGH WILSON & Stephen WILLIAM CORNISH. Et, enfin, la superbe chanson Ma Fille, écrite en 1972 par Eddy MARNAY sur une musique de Raymond COHEN, magnifiquement orchestrée pour piano et tapis de cordes, et interprétée par Serge REGGIANI.

OTEZ-MOI D'UN DOUTE. Un film de Carine TARDIEU, avec FrançoisDAMIENS, Cécile  de FRANCE, Guy MARCHAND,  André WILMS,   Alice de LENCQUESAING, ESTEBAN. Musique originale d’ Eric SLABIAK disponible chez BOriginal/Sony music.

 
 

WHISKY GALORE

Ce remake d’un film de 1949, se déroule pendant la Seconde Guerre mondiale, en pleine période de rationnement du whisky. Ce qui n’est pas du gout des écossais de l'île de Todday, qui vont tout tenter pour récupérer les  50 000 caisses de whisky d'un navire bloqué au large. Sur cette intrigue purement britannique, qui de mieux que le compositeur Patrick DOYLE pour écrire une musique qui puis dans les traditions celtiques tout en apportant un souffle d'aventures. Sans surprise donc, Patrick DOYLE commence par des thèmes portés par le violon traditionnel, les flûtes irlandaises, et une rythmique efficace ; notamment un thème principal qui se situe dans une ambiance emplie de chaleur et, régulièrement, nostalgique, d'ailleurs dédiée à Sean SCANLAN, l’acteur écossais décédé en 2017). Ce thème, on le retrouve parfois directement (The Reitach) ou dans des variations, dans un tempo lent, romanesque, accompagné d’un contrepoint léger de cordes (Life Without Whisky). On l'entend aussi avec une rythmique plus forte, mélangeant cordes,  guitare et batterie (Sergeant's Homecoming). Patrick DOYLE fait aussi valser ses notes entre musiques mélancoliques, à base de violon dont, parfois, la mélodie se trouve reprise délicatement au piano (Sláinte, Fear A Bhata) ;    nostalgique avec un thème doux pour guitare et cornemuse, à la mélodie légère, parfois vibrante, scintillante et une sorte de gigue celtique, et au contrepoint de cordes, qui revient plusieurs fois dans la partition (New York Whisky). Patrick DOYLE développe aussi des musiques davantage orchestrales, aux influences plus cinématographiques. C'est le cas de ce thème doucement bougeant, avec des sonorités d'accordéon, de flutes, de harpe et de percussions qui donnent une rencontre entre l’écosse et l’Europe (The Drought). Ce que l’on ressent aussi dans de pures musiques de films : un thème doucement rythmé par les cordes sur lesquelles se greffe des mouvements de violon inquiétants dans les vibratos (Odd Surprise) incluant, de manière décalée, le violon et la cornemuse, comme dans une sorte de danse macabre (Cutter Ahoy); ou empruntant aux codes des musiques de westerns à la sauce orchestrale irlandaise (To the Cave).  Et aussi de vraies musiques d’aventures aux couleurs celtiques donc assez rythmée, avec de la guitare, de l’accordéon et un développement de violons typique (Officer Arrives). Si elle puise beaucoup dans l’influence irlandaise, la musique de Patrick DOYLE ne s’y limite pas. Il en est ainsi de thème de jazz façon dans l'esprit des années folles, servi notamment par de la clarinette et des cuivres bouchés (Lipstick Swing). Il en est, aussi, de ce thème rythmé, chantant, à base de piano et de clarinette, repris par de la guitare manouche (Sweetheart Shuffle). Puis, parfois, Patrick DOYLE joue le lyrisme, la rencontre entre les musiques traditionnelles et orchestrales. Comme  thème lent qui prend la forme d’un hymne pour cornemuse et violon sur une mélodie purement écossaise (Whisky Down Below). Comme aussi sur la partie épique d’un thème où les cordes apportent une urgence, une tension (Starting to Sink). Dans les thèmes populaires, notons aussi que Patrick DOYLE développe des sortes de danses à l'ancienne : des bourrées, des gigues où l'accordéon invite le violon (Raise the Alarm, Gratis Jig, Cock o' The North).   Jusqu'à une gigue finale purement irlandaise, rythmée par l'orchestre qui amène une ampleur, une profondeur et de la brillance (Mrs. Macleod of Rassey). Avec l'élégance et le talent qui le caractérise, Patrick DOYLE propose une partition superbe qui, bien que le sujet l’impose presque naturellement, puise beaucoup dans l’univers celte. Mais pas seulement, le compositeur puisant aussi dans le jazz et la musique traditionnelle de la première moitié du 20ème siècle. Et puis, film d’aventures oblige, il introduit des thèmes toujours dynamiques, plus basés sur les intrigues, les émotions. Il en ressort alors une partition équilibrée entre musiques d’essences traditionnelles et thèmes plus attendus de cinéma.

Un film realisé par Gillis Mac KINNON, avec Gregor FISHER, Eddie IZZARD, Sean BIGGERSTAFF, Naomi BATTRICK, James COSMO, Ellie KENDRICK, Kevin GUTHRIE. Musique originale de Patrick DOYLE disponible chez Air-Edel records.

ELLE

Disponible enfin en cd (avant, elle n’était disponible qu’en digital) : la musique du dernier film de Paul VERHOEVEN, entièrement tourné en France, et pour lequel il retrouve, après BLACK BOOK, la compositrice britannique Anne DUDLEY (AMERICAN HISTORY X, THE FULL MONTY). Adapté d’un roman de Philippe DJIAN, dans ce film où l'ambigüité apparaît de manière continuelle, Michèle, une femme qui gère ses affaires, comme sa vie sentimentale, de main de fer, poursuit l'inconnu qui l’a agressé chez elle. Cette ambigüité, on la retrouve dans la partition d’Anne DUDLEY où, à l’image du jeu qui s'installe entre Michèle et son agresseur, les thèmes flottent et se mêlent entre différentes ambiances, diverses couleurs. Ils participent ainsi au climat de trouble et, comme  aime à le souligner Paul VERHOEVEN, parfois aux émotions contradictoires qui traversent le film. Ici, Anne DUDLEY commence par un générique qui plonge, notamment avec des nappes aériennes, dans une couleur sombre, avec une mélodie vaporeuse au piano. Dans un deuxième temps, la compositrice développe un mouvement dans les cordes, particulièrement les violoncelles, qui joue l'émotion, via une mélodie gracieuse, en même temps que le mystère avec des mouvements plus répétitifs (Main Titles).  Anne DUDLEY continue par des mouvements classiques de thriller, faits de longues boucles de cordes et de nappes synthétiques (Unknown Caller) ;  de pointes de trompette en contrepoint de thèmes qui ne négligent pas le personnage principal, ses sentiments, au travers de guitare et d’un solo de violon (Little Psycho). Ce qui amène aussi plusieurs thèmes à la fois touchants et tragiques, comme ce motif porté par une ligne de violon et (I Stopped Lying) ; également ce passage plus lyrique presque pareil à un instrumental d'opéra,  (Parole Denied). Mais, comme dans tout bon thriller, tragique rime avec fantastique. Ce qu’ont bien compris Paul VERHOEVEN et Anne DUDLEY, qui passe d’une musique vibrante, mélodique, grave, avec de la harpe et de lents mouvements mélodiques, inquiétants (A Woman Your Age, A Tortured Soul) à des sonorités terrifiantes ; des parties percutantes, rythmées par des cordes toujours plus affutées, des rythmiques électroniques (Primal Scream, A Prowler). Également un mouvement de violon glissant accompagné  de tambours. Ce qui soutient un suspense, accentué par les roulements de caisses claires et un lento de violon, juste accompagné de quelques notes de harpe (It Was Necessary), plus rarement, avec du piano, un semblant de romantisme (Just Good Friends). Anne DUDLEY n’en oublie pas certaines musiques plus apaisées, mélodiques et douces (Fresh Paint), bien que contenant encore une part d'étrangeté. Ce qui se ressent dans le mouvement lancinant des cordes, les vibratos et les bois qui mélangent inconnu et romantisme (The Shutters). Anne DUDLEY signe donc une belle partition de genre, à la fois mélodieuse et haletante. A travers des mouvements, essentiellement dans les cordes, elle joue successivement des codes initiés par Bernard HERRMANN et repris brillamment, plus tard, par Jerry GOLDSMITH sur BASIC INSTINCT – du même Paul VERHOEVEN,  épousant ainsi, de manière juste et romanesque, les détours aussi bien tragiques qu’horrifiques du film.

ELLE. Un film de Paul VERHOEVEN, avec Isabelle HUPPERT, Laurent LAFITTE de la comédie française, Anne CONSIGNY, Charles BERLING, Virginie EFIRA, Judith MAGRE, Christian BERKEL, Jonas BLOQUET, Alice ISAAZ et Vimala PON. Musique originale d’Anne DUDLEY disponible chez Sony music.

THE COMEDIAN

Revoilà Terence BLANCHARD, le génial  compositeur des films de Spike LEE, signe plus qu'une musique de film ; un véritable album de jazz ! Il faut dire que c'est complètement justifié par l'histoire  de Jackie BURKE (Robert De NIRO). Cet icône comique vieillissant, mais toujours amateur de jazz, qui collectionne des disques d'Art BLAKEY et dont un des modèles est l'artiste musical Pee Wee MARQUETTE. Sous la pression de son jeune frère (Danny DeVITO) et de son épouse (Patti LuPONE), Jackie accepte une mission dans un service communautaire. C’est là qu’il se lie d’une improbable amitié avec Harmony (Leslie MANN), la fille d'un magnat de l'immobilier (Harvey KEITEL). Pour ce film, Terence BLANCHARD a  composé une série de 8 titres, qui régulent les humeurs, l'énergie et les passions des personnages, et qui sont joués par des pointures de jazz : le pianiste Kenny BARRON, le saxophoniste ténor Ravi COLTRANE, le saxophoniste alto Khari ALLEN LEE, le bassiste David PULPHUS et le batteur Cary ALLEN. Terence BLANCHARD propose ainsi plusieurs morceaux qui collent à la bonhomie de ce comédien en petite forme :  Jackie in the Rain où la trompette lance la partie mélodique et le piano joue de manière  quasi improvisée, et le plus mélancolique Jackie’s Lament, d'avantage dans les cuivres qui diffusent une cellule répétitive avant une partie mélodique accentuée par le piano et un solo de trompette. Terence BLANCHARD continue par un joli thème plus léger, romantique et sensible, correspondant au renouveau dans l'existence de Jackie. Il se trouve introduit par le piano et la batterie sur lesquels se pose le souffle de la trompette, (Jackie Gets Out). Terence BLANCHARD enchaine par des thèmes à l'américaine, plus enjoués, dynamiques, portés par le groupe et une trompette en majeur, chantante, qui se lance, ici en solo, dans de belles lignes d'improvisation (Deli to Soup Kitchen); ou là davantage en contrepoint, presque en accompagnement du piano avant un large développement, typiquement jazzy (Electricity On MacDougal). Dépassant les attentes de Taylor HACKFORD, car reflétant  sa vision de la musique dans le film, Terence BLANCHARD exploite les compétences des  virtuoses qui l'entourent comme interprètes ; en particulier dans ce blues lent, lancinant ; un thème rythmé par la batterie, un piano en contrepoint et, surtout, la trompette de Terence BLANCHARD et le saxophone ténor de Ravi COLTRANE qui se pose par-dessus ; le piano prenant le pas dans le développement de la deuxième partie avant un nouveau jet mélodique où les deux solistes se donnent la réplique (Tit for Tat Nocturne). La preuve encore avec ce long mouvement de piano urbain, remarquablement joué par Kenny BARRON, qui apporte une véritable  émotion qui se fond dans la mise en scène de Taylor HACKFORD (Kenny Gets Out). Plus étonnant, Terence BLANCHARD termine par une salsa, arrangée évidemment à la sauce jazzy. C'est-à-dire en déroulant de larges parties pianissimo et de belles mesures de trompettes. D'où un titre frais et plein d'entrain (Florida Salsa). Au final, Terence BLANCHARD propose, sans surprise mais avec éclat, une partition purement jazzy dont les titres supportent de manière savante et stylistique le personnage joué par Robert De NIRO. On y apprécie bien sûr son écriture souvent mélodique mais, surtout, on adore sa technicité en tant que trompettiste. Et on se régale du son des excellents solistes qui l'entoure !

THE COMEDIAN. Un film réalisé par Taylor HACKFORD avec Robert De NIRO, Leslie MANN. Musique originale de Terence BLANCHARD disponible chez Blue Note/Universal.

 

 

QUELQUES MINUTES APRES MINUIT (A MONSTER CALLS)

Dans ce film, pour fuir son quotidien, la maladie de sa mère, à l’intimidation de ses camarades et la fermeté de sa grand-mère, Conor se réfugie dans un monde où des créatures vont lui apprendre le courage d’affronter la vérité ; un conte puissamment émotionnel qui permet au compositeur Fernando VELÁZQUEZ et au réalisateur J.A. BAYONA, qui ont déjà collaboré plusieurs fois (L'ORPHELINAT-2007, THE IMPOSSIBLE-2012) de développer un univers  gothique et fantaisiste. Le compositeur propose alors une partition qui se décline autour des deux axes : la réalité familiale de Conor et l'imaginaire lié aux monstres et à leurs histoires. Le compositeur commence logiquement par le thème de Conor qui se caractérise par son tempo assez doux et son orchestration à base de piano que l’on retrouve souvent dans le film. Dans un deuxième temps, il développe, sur le générique,  un mouvement assez classique de cordes vivaces autour d'une cellule mélodique (2. Conor Wakes Up / Main Title). Sur les dessins, qui renvoient déjà à un monde imaginaire, Fernando VELÁZQUEZ continue par un thème inquiétant, vibrant et lyrique en arrière (Drawing). Ce qui introduit les musiques du monstre, lourdement rythmées, aux crescendos horrifiques (The Monster Wakes Up, Break Things),  utilisant un jeu de percussions légères et mêlant à un motif aérien une sorte de marche  dynamique, magique (The Second Encounter). Fernando VELÁZQUEZ propose, comme des parenthèses, des thèmes aériens, ponctués d'une cellule de piano et d’un contrepoint mélancolique, que l’on retrouve sur plusieurs séquences du quotidien de Conor (Crisis, The School), également sur des séquences émouvantes de famille, à la fois orchestrales et chaleureuses (Home Alone / Dad Arrives). Sur les aventures de Conor dans le monde imaginaire et les contes racontés par le monstre, Fernando VELÁZQUEZ décline plusieurs suites. Sur le premier conte, il lance un  motif voluptueux et un émouvant solo de violon ; puis poursuit par une musique montant vers des sections tantôt plus horrifiques, tantôt plus lyriques, avec  des cordes frissonnantes. Avant une dernière partie plus douce, au piano (The First Tale). Sur le second conte, il développe une musique d'aventure, de tension marquée par des cordes vivaces, inquiétantes, souvent dans les vibratos. On note également un rythme lent, crescendo, avec une sortie vers des notes graves. On remarque aussi un passage plus surprenant, mélange de douceur, de lyrisme et de notes religieuses avec de l’orgue (Grandma´s Clock / The Second Tale). Puis le compositeur revient à des musiques plus douces, à base de piano et de chœurs légers (Big Dreams), ou plus aérienne et mystérieuse (A New Hope / Dad Leaves). Fernando VELÁZQUEZ continue par une musique lente, plutôt triste, ponctuée de notes de piano d'abord mélancolique, puis progressivement plus mélodique, orchestral (Montage) et même lyrique, par le renfort des chœurs (17 I Wish I Had a Hundred Years, The Truth).  Il propose ensuite encore un thème inquiétant, avec une partie orchestrale dans les vibratos et un crescendo terrifiant et quelques notes de piano sur la fin (The Third Tale). Sur le générique de fin, Fernando VELÁZQUEZ reprend son thème mélodique au piano accompagné d’un contrepoint orchestral généreux, classique mais plaisant avec un solo de trompette qui lance une envolée des cordes (End Credits). L’album contient enfin Tear Up This Town, l’énergique chanson du groupe pop rock britannique KEANE. Au final, Fernando VELÁZQUEZ, en représentant d’une nouvelle génération de compositeurs espagnols dont les capacités orchestrales séduisent Hollywood, signe une excellente partition ; une musique dont le caractère dévastateur empreint d’une forte tradition musicale, avec notamment de l'orgue, des cuivres fanfaronnant et des cordes dynamiques, tire sa force lyrique et émouvante des harmonies de piano et des voix d’une chorale angélique ; un schéma idéal pour accompagner les soubresauts d’un  personnage principal tombé sous le  charme d’un gentil monstre donneur de leçons de vie brillamment incarné par Liam BEESON ; Une bien belle partition, dont le sens mélodique sert efficacement aussi bien les séquences de terreur que celles d'émotion, et qui en appelle d'autres !

QUELQUES MINUTES APRES MINUIT (A MONSTER CALLS). Un film de Juan Antonio BAYONA, avec Lewis MacDOUGALL, Sigourney WEAVER, Felicity JONES, Liam NEESON. Musique originale de Fernando VELAZQUEZ disponible chez Back Lot Music/Quartet records.

NOCTURNAL ANIMALS

Signé Tom  FORD (A SINGLE MAN), ce thriller explore les limites entre l’amour et la cruauté, la vengeance et la rédemption. On y suit Susan, galeriste à Los Angeles (Amy ADAMS),  délaissée par son mari Hutton MORROW (Armie HAMMER). Mais un livre où le précédent, Edward SHEFFIELD (Jake GYLLENHALL), se met en scène dans le rôle d’un père combattant un chef de gang ultraviolent, va la bouleverser et réveiller des sentiments. Ce film marque une nouvelle collaboration entre le réalisateur Tom FORD et le compositeur Abel KORZENIOWSKI qui, pour l'occasion, et afin de travailler en étroite collaboration avec le réalisateur, a dû déménager sa famille et, surtout, son studio, de Los Angeles à Londres, Celui-ci a composé une musique presque exclusivement orchestrale,  qui intervient, de manière équilibrée surtout dans la première partie du film ; la deuxième, au  caractère plutôt, n'en contenant presque pas. Abel KORZENIOWSKI commence par un thème assez mélodique, très orchestral, sur une base tourmentée, agitée et vibrante ; un thème intéressant, classique du cinéma américain, renforcé par une ligne de violon et des notes de piano rapides (Wayward Sisters). Sur Susan, cette femme esseulée, Abel KORZENIOWSKI propose un thème de base pianissimo qui joue une cellule courte, répétitive. Il est accompagné d’un contrepoint de cordes répétitives et d’une ligne de violon (A Solitary Woman). Il continue par un motif terriblement sensuel, qui s’appuie toujours sur des vibratos mais aussi des susurrements (Exhibition) ; un thème qui, en restant dans des cordes charnelles, pmystérieuses, introduit aussi la partie, omniprésente, de thriller de la partition, avec une puissance dramatique, émotionnelle directement héritée des musiques de Bernard HERRMANN pour Alfred HITCHCOCK (en particulier VERTIGO, et Jerry GOLDSMITH pour Paul-BASIC INSTINCT- VERHOEVEN (Restless, Table For Two), avec parfois une ligne de violon qui se détache (The Field), à d'autres moments des vibratos qui dégagent de la tension, une urgence (Crossroad). Abel KORZENIOWSKI propose aussi quelques thèmes d'inspiration plus contemporaine, comme ces  longs développements obsessionnels de cordes, et notamment de violoncelle, qui maintiennent,  avec un contrepoint crépusculaire, dans les bois, une étrangeté (Off The Road, Revenge). Mais globalement, jusqu'au dénouement, il reste dans une mouvance tour à tour séduisante et mélancolique,  avec ses développements de violon, souvent lents, tragiques, de facture assez hollywoodienne. D'où une partition très correcte, perçante par ses mouvements romanesques et tendus, qui interviennent à la manière de larges pulsions orchestrales.

NOCTURNAL ANIMALS. Un film de Tom FORD, avec Amy ADAMS, Jake GYLLENHAAL, Michael SHANNO. Musique originale de Abel  KORZENIOWSKI disponible chez Back Lot Music/Universal.

 

IBRAHIM MAALOUF BEST OF 10 ans de Live ! Une décennie de Live, ça se fête ! Concernant cet anniversaire, Ibrahim MAALOUF précise que cela faisait des années qu’on lui lui demandait de  sortir un live ; ce à quoi il répondait inlassablement qu’il arrivait ! Eh bien il arrive ! En l En l’occurrence, c’est le 7 Octobre 2016, en prélude d’un concert – déjà complet – à l’Accor Hôtels Arena en décembre, que sortira le premier live du grand trompettiste Ibrahim MAALOUF : Il sera disponible dans différents supports cd et dvd et contiendra des morceaux inédits comme QABU, ce morceau avec le biniou de Younn (cornemuse bretonne), ou encore JAMAL, un morceau composé par sa sœur Layla dans lequel à Marciac un jeune du public s'est mis à jouer avec la troupe spontanément en plein milieu du morceau !! Il contiendra aussi des versions inoubliables des meilleurs titres joués partout dans le monde par Ibrahim MAALOUF, ses musiciens, et des invités comme Juliette GRECO avec qui fut enregistrée à l'Olympia une version magique de La Javanaise. Rappelons qu’en 2006 après avoir accompagné de nombreux artistes, Ibrahim MAALOUF décidait de se lancer dans une nouvelle aventure en sortant son premier album Diasporas et ; 10 ans, 8 albums, différentes musiques de films et un bon millier de concerts plus tard,   différentes récompenses, Ibrahim MAALOUF est devenu un artiste incontournable. Aujourd'hui, cette sortie lui permet de conserver une trace durable de ses meilleurs souvenirs. D'où une sélection de ses concerts les plus marquants, du Zénith Nantes Métropole 2016 au Babylon Istanbul 2013 en passant par le Jazz in Marciac, 2012 et Jazz à Vienne, 2013, qu’il propose à son public sous la forme de plusieurs objets.

10 ANS DE LIVE ! se décline donc sous plusieurs formats :UN COFFRET LIVE EN SÉRIE LIMITÉE, avec 5 Dvd de concerts, 1 cd et 1dvd BEST OF LIVE et une clé USB avec 2 H de bonus et d’archives inédits ; UN LIVRE DISQUE regroupant 1 cd et 1dvd BEST OF LIVE et des versions digitales et vinyles !

Revoilà VANGELIS, le compositeur de mythiques musiques de films comme CHARIOTS OF FIRE (LES CHARIOTS DE) et BLADE RUNNER. Il revient avec un nouvel album inspiré par la mission de la sonde Rosetta, lancée en 2004 par l'Agence spatiale européenne ; un album accompagné d'images prises par la sonde, dont la sortie coïncide, a quelques jours près, avec la mort définitive de Rosetta, prévue le 30 septembre. Le projet a pris naissance à la suite d’une communication entre l'astronaute André KUIPERS, admirateur du compositeur, et qui a communiqué avec lui pendant qu'il se trouvait dans la Station spatiale internationale. Après l'appel vidéo, le compositeur a écrit Rosetta, dont l'inspiration vient aussi de sa fascination pour la mythologie, la science, l'exploration spatiale et de leur connexion avec sa musique. Le thème titre de l’album arrive tardivement. Il apparaît envoutant, baroque et mélodique a la fois, tout comme dans le single de la valse, qui rappelle, dans son style en forme de marche avec de grandes boucles la musique de 1492 CHRISTOPHE COLLOMB (Rosetta, Mission Accomplie/Rosetta's Waltz). Sur le premier morceau, VANGELIS place donc  en orbite son univers musical au travers de sonorités caractéristiques et d’un thème ample, profond et une cellule répétitive rappelant a notre mémoire des images d’espace (Origins-Arrival). Ce que l’on ressent aussi dans thèmes à l'émotion progressive, traversés par la lumière (Sunlight). Il continue par un thème qui distille, sur un tempo lent de percussions un monde de mystère mais aussi, par des sonorités doucement étincelantes, de poésie. Comme souvent chez le compositeur, on note l'utilisation de bruits qui semblent venir de l'infini, jusqu'à un léger crescendo qui amène une émotion (Starstuff). Comme cette sorte de dialogue spatial et contemporain porté par le piano et des synthétiseurs (Exo Genesis). VANGELIS propose également, comme précédemment dans BLADE RUNNER, des thèmes qui évoquent un univers urbain futuriste, également une tension. D’où des musiques plus graves, électro rythmées, aux sonorités montantes en même temps que d’autres s’entrechoquent dans des sortes de marches (Albedo 0.06, Perihelion), notamment pour évoquer le petit robot Philae, largué par Rosetta le 12 novembre 2014 (Philae's Descent). VANGELIS revient ensuite a une musique plus classique, poétique, voluptueuse et valsant. D'où un moment reposant, magique et d'une extrême douceur toute synthétique (Elegy) avant de conclure par un thème très pur, délicatement rythmé, atmosphérique, avec des notes tombant comme des gouttes (Return To The Void). Au final, même si disque ne comporte ni de véritables nouveautés ni de réelles surprises, ne boudons pas notre plaisir de retrouver cet immense musicien que reste VANGELIS. Avec cet album magique, il nous embarque, comme dans La Valse de Rosetta, dans un univers sonore intemporelle, sans frontière si ce n’est celle de l’émotion.

ROSETTA. Musique de VANGELIS disponible chez DECCA/Universal music.

JUILLET-AOUT

Dans ce long métrage, le réalisateur DIASTÈME raconte les chroniques de vacances de deux adolescentes, Laura et Joséphine. Entre le Sud de la France et la Bretagne, alors que les familles migrent et se recomposent, la cohabitation entre ados et adultes n'apparaît exempte ni de tendresse, souvent non-dits, ni d’exaspération... Pour illustrer cette belle cette comédie dramatique de saison, dès l’écriture du scénario, le réalisateur DIASTÈME savait qu’il y aurait des chansons. A la manière d’un chœur grec, il imaginait des refrains qui apportent une vision nostalgique, qui suggère que les sentiments en jeu, tout le monde les a éprouvés. Il aimait cette idée de partage : ce que vous êtes en train de voir, c'est notre histoire à tous. Il a tout naturellement proposé Fréderic LO, le connaissant et appréciant son travail, de les composer ainsi que toute la partition du film, dans un style de musique estivale qu’ils ont voulu un peu low-fu folk, organique. Pour les textes, ils ont demandé à Alex BEAUPAIN de les écrire, et qui retrouve ainsi quelque part un style qui lui avait porté bonheur dans LES CHANSONS D'AMOUR, tandis que Jérémie KISLING a accepté d’en interpréter plusieurs : Les Filles de Mauvaise Vie d’abord, une belle chanson légère et réaliste ; Tout Ca ensuite, une ballade sentimentale portée par des accords de guitare et des paroles qui parlent des choses de la vie ; puis Dire ; une chanson légère et fraiche, superbement interprétée, sur l'éveil des sentiments basée sur des accords de guitare et des paroles bien senties ; et enfin Puisque, superbe chanson mélancolique, de tradition et qui rappelle d'ailleurs le Salut Les Amoureux de Joe DASSIN, rythmée par le piano parfois bastringue les cymbales, les guitares et un solo de violon folk, toujours interprétée par Jérémie KISLING tandis qu'Alex BEAUPAIN, DASTEME et Frédéric LO font les chœurs. Dans le prolongement des chansons, Fréderic LO propose également quelques thèmes instrumentaux, comme cette belle ballade, délicatement mélodique, chaude, à base de guitare, de percussions légères (Longue Nuit). Également ce thème doucement obsessionnel, toujours léger et au gimmick terriblement efficace, aux accents électriques, idéale pour accompagner des séquences d'activités sportives (Le Cours de Voile). Toujours dans l'esprit estival, Frédéric LO et Alex BEAUPAIN se sont amusés à écrire des chansons à l'italienne, comme Con Questo Amore interprété par Alex ROSSI. Frédéric LO continue par un autre thème orchestral, très frais, toujours porté par des guitares, dont une basse, avec une ligne de violoncelle en contrepoint dans un second temps (Vent d’Ouest). Puis, pour évoquer les campagnes bretonnes, mais aussi les bords de mer, il lance des thèmes délicieusement folk, avec des guitares, percussions et harmonica (Breizh Country), également des solos de violon enjoués (Au Large). Il introduit aussi un thème brillant, lumineux, façon jazz acoustique avec beaucoup de piano, xylophone et percussions, ainsi qu'un filet de saxophone pour la dimension romantique, séduisante (Riviera). Il s'inspire encore de la musique soul pour un morceau d'easy listening entre folie et psychédélisme ; un thème étonnant, complétement rythmé, parfois électrique et contenant des bribes vocale  (Partie). Il propose aussi des chansons très actuelles à base de sonorités électroniques (Loop Machine, Fin De Partie), de vibrations électriques, et de voix chaudes sur des harmonies mixées (Pole Dancing). Voilà au final une bande originale de saison dont on aime à la fois les chansons romantiques façon souvenirs de vacances, les thèmes colorés et frais d'un côté et ceux, plus contemporains et dance, de l'autre. Comme le dit le réalisateur, ce travail musical, mené par Frédéric LO, retranscrit  de manière idéale les sensations qu'il souhaitait que le spectateur ressente en regardant son film. Et vous, ne cherchez pas plus loin : Fréderic LO a bien signé la bande originale de votre été !

JUILLET-AOUT. Un film de DIASTEME, Avec Patrick CHESNAIS, Pascale ARBILLOT, Thierry GODART, Alma JODOROWSKI. Bande originale composée par Frédéric LO, paroles des chansons d’Alex BEAUPAIN, disponible chez BOriginal/Sony music.

TROIS SOUVENIRS DE MA JEUNESSE

Voici enfin la bande originale du beau film d'Arnaud DESPLECHIN, vainqueur du  1er prix à la quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes en 2015. Une nouvelle fois, il retrouvait  Grégoire HETZEL (ROIS ET REINE, UN CONTE DE NOËL), qui a composé une musique à la hauteur d'une dramaturgie  complexe et nostalgique. Sur le personnage de Paul DEDALUS (Mathieu AMALRIC) à quitter le Tadjikistan, se et souvenant notamment de son enfance à Roubaix, Grégoire HETZEL commence par un thème sombre, intrigant, sur une structure de piano, des mouvements synthétiques et dramatiques en contrepoint (Enfance). Il poursuit par un thème plus mélodique, avec un contrepoint utilisant, notamment, du tuba. Mais aussi des bribes plus chantantes, colorées, rappelant des jours heureux, tandis que le développement joue la dimension orageuse (Arrestation De Paul Dedalus). Sur la face russe du personnage, Grégoire HETZEL allie  du piano et de cordes  donnant une musique de suspense, presque de cauchemar, accentué par quelques notes de cymbalum  (Musée Pouchkine,  Traversée de Minsk). Sur les parties plus romanesques, quand Paul se remémore son histoire d'amour avec Esther, Grégoire HETZEL propose des lentos qui mêlent séduction et émotion, entre inspiration classique et musique cinématographique des années 1950 (Je Me Souviens). Parfois,  il ajoute de la harpe et une ligne de violon solo (Paul Et Esther),  qui joue aussi un motif de caractère intimiste, impression renforcée par l'usage d'un quatuor (Correspondances-quatuor hébraïque).  Grégoire HETZEL termine par des thèmes superbes,   portés par les violons sur de longs mouvements contrapuntiques,  (Les Départs – La Vie A Deux,  Epilogue). En bonus, l'album comprend la musique de La Forêt, un téléfilm français réalisé par Arnaud DESPLECHIN, adaptation libre pour Arte de la pièce éponyme (1871) d’Alexandre OSTROVSKI. Grégoire HETZEL y commence par un thème  d'une  grande pureté, d'où se dégage un premier violon solo et un développement profond,  avec des cordes obsessionnelles en contrepoint (01. La Forêt). Suivent des thèmes plus vifs, tout dans les cordes, qui donnent une impression étrange (02. Lettre D'un Vagabond, L’argent !). Puis un thème  qui avance au gré des cordes frissonnantes (Veuve Joyeuse), majestueuses aussi, comme des invites dans l'intérieur des personnages Ophélie, Rupture. Grégoire HETZEL joue ensuite l'étrangeté, avec beaucoup de cordes pincées, la tension également grâce à des vibratos qui apportent de la tension (Escroquerie). Grégoire HETZEL reste dans cette lenteur avec un thème porté par un solo de violon très mélancolique (La Forêt, Postlude). Au final, voici deux excellentes musiques, en plus complémentaires, de Grégoire HETZEL. Celui-ci, par ses thèmes, d’une écriture classique, mélange habilement émotion et romantisme.

TROIS SOUVENIRS DE MA JEUNESSE/UNE FORÊT. Bandes originales des films d'Arnaud DESPLECHIN. Musiques originales de Grégoire HETZEL disponibles BOriginal/Cristal records.

 

OUR LAST TANGO (ULTIMO TANGO)

Ce film, produit par Wim WENDERS raconte l’histoire de Maria et Juan, les deux plus célèbres danseurs de la légende du tango. Mais, au-delà du film mouvementé de ce célèbre couple de danseurs, ULTIMO TANGO creuse la question de l’engouement pour le tango. Le film montre ainsi comment « la danse des gens pauvres » a conquis le monde depuis l’Argentine. Et évidemment, la bande originale constitue d’abord une vaste compilation de tango, bien qu’on y trouve aussi quelques thèmes originaux. L'album s'ouvre évidemment  par un tango : le Quejas de Bandoneon, un thème orchestral, qui contient de belles et puissantes mélodies, le tout joué par le Sexteto Mayor, un orchestre classique qui se distingue par des arrangements brillants et modernes et qui intervient sur plusieurs morceaux de la bande originale. Comme Contrabajeando, Fugata, Libertango et Loca, des tangos à la fois traditionnel et moderne pour l’un, baroque pour l’autre. Des sonorités qui viennent d’un jeu de piano qui fait le rythme, parfois exigeant, du bandonéon qui donne l’ambiance et, surtout, ses lignes de violoncelles plutôt techniques, parfois de violon plus émotionnel. Viennent ensuite Remolino, Jugando jugando et, plus loin, Danzarin, des thèmes où le Sexteto Mayor joue à l'ancienne. Il s’agit de morceaux plus lents, poétiques moins  latino, qui laissent davantage de place aux développements et aux parties chantées, parfois en duo. Puis. Ensuenos, un thème classique qui se distingue par ses larges parties de piano et de violon sur un rythme caractéristique, lancinant et typique. Et enfin Patetico, qui contient de larges parties de bandonéon. Tout comme Yo Soy El Tango, porté par le bandonéoniste Anibal TROILO (disparu en 1975) Y Su Orquesta Tipica. Il s'agit là encore d'un tango traditionnel, avec une base de bandonéon qui fait penser à un thème de guinguette et une voix soliste qui accentue la dimension nostalgique; superbe ! Toujours dans la tradition du tango, on trouve un excellent et efficace Todos Ponen par le Quinteto El Descarte ; un groupe qui joue sur la frontière classique en mélangeant les cordes, qui donnent un frisson mélancolique, et le bandonéon attaché à l’essence du tango, à son rythme aussi. On note aussi un superbe Milonga Para Tu Ausencia interprété par le Quinteto El Descarte, groupe composé notamment de Cristian ASATO au piano et de Santiago POLIMEN au bandoneón et le tango à l’ancienne De Antano par Juan D’ARIENZO y su Orquesta Tipica. L’album comporte aussi la partition originale du compositeur allemand Gerd BAUMANN, qui commence par un thème lent, à base de guitare électrique, qui joue une cellule répétitive, accompagnée de bribes de violons. Il s’agit d’un thème assez pur, électrique et réverbéré grâce aux accords de guitare électrique. Dans un deuxième temps, le violon égrène un mouvement plus profond, mélancolique et finalement assez émouvant (Rara Vez). Il continue ensuite par des musiques aériennes, Soledad E… qui sa distingue par sa lenteur, son côté crue notamment inspiré par la guitare et ses accords simples, qui semblent sortir de lointains paysages. Puis Buenos Aires où, pour évoquer la capitale, Gerd BAUMANN introduit  un thème étrange, aérien, à base de guitare, de violoncelle et de violon grinçant. Sans véritable mélodie, il distille un lent mouvement mélancolique composé d’accords de cordes et de montages de différentes sonorités. Il en ressort un véritable travail sur l’espace sonore qui se poursuit sur Buenos Aires ; un thème étrange, aérien, à base de guitare, de violoncelle et de violon grinçant. Sans véritable mélodie, il distille un lent mouvement mélancolique composé d’accords de cordes et de montages de différentes sonorités. Il en ressort un véritable travail sur l’espace sonore, comme une musique de road movie où l’on partage les sensations autres que la chaleur du tango. Au final, voici une bande originale qui allie avec réussite la grandeur et la tradition du tango avec des thèmes plus contemporains, plus cinématographiques, du compositeur Gerd BAUMANN. Pour amateurs de tango donc mais aussi pour les autres !

OUR LAST TANGO (ULTIMO TANGO). Un film de German KRAL, avec Maria NIEVES, Juan Carlos COPES. Bande originale disponible chez Sony music.

EMBRACE OF THE SERPENT

Voici la bande originale du film de Ciro GUERRA sorti fin 2015 et qui a été sélectionné pour la prochaine Quinzaine des réalisateurs à Cannes. Le film raconte l’histoire de Karamakate, un chaman amazonien, le dernier survivant de son peuple, qui vit isolé dans les profondeurs de la jungle. Sa vie bascule lorsqu’Evan, un ethnobotaniste américain, débarque dans sa tanière à la recherche d’une mystérieuse plante hallucinogène capable d’apprendre à rêver. La bande originale est signée de Nascuy LINARES, qui commence par une musique profonde, étrange, aérienne, accompagnée de percussions qui amènent un sentiment d'étrangeté. En contrepoint, on distingue des notes de guitare et de guimbarde (Embrace Of The Serpent-Thèmes). Pour illustre les effets de la plante, Nascuy LINARES continue par une musique décalée, profonde et aérienne, sans mélodie mais avec des sortes de cris qui se répètent. D'où une sensation grave, inquiétante (Trance Aereo). Nascuy LINARES propose aussi un thème à base de guitare, de percussions et de chants traditionnels. D'où un thème porteur d’humanité, d'émotion mais aussi de mystère, grâce aux sonorités naturelles mais aussi une sorte de sonnerie grave et redondante (Dantesque Celebration). Il propose encore un thème léger et mélodique, presque de road movie, à base de guitare, accompagnée de quelques percussions. Il s'agit d'un thème très agréable, qui porte en lui une douceur, une mélancolie, renforcée par la présence du piano (Acoutic River-Tema Brujula). Au final, voici une musique étonnante, certainement pas complètement aboutie, qui mélange astucieusement  sonorités acoustiques, aérienne et timbres vocaux traditionnels.

EMBRACE OF THE SERPENT. Bande originale du film de Ciro GUERRA. Musique originale de Nascuy LINARES disponible chez Plaza Mayor Company.

 

MOUNTAINS MAY DEPART (AU DELA DES MONTAGNES)

L’action de ce film se situe en Chine à la veille du changement de siècle. On y suit, sur un quart de siècle, le destin de Tao. Cette jeune fille va devoir faire entre ses deux amis d’enfance qui la courtisent : Zhang, propriétaire d’une station-service, et Liangzi, mineur. Tao va devoir faire un choix qui scellera le reste de sa vie et de celle de son futur fils, Dollar. La musique a été composée par Yoshihiro HANNO qui possède une large expérience de compositeur pour le cinéma (FLOWERS OF SHANGHAI de Hou HSIAO-HSIEN en 1998) mais aussi de pièces pour orchestre et électronique. Pour l'Ouverture, Yoshihiro HANNO introduit un thème aérien mélangeant une sorte de pulsation électronique à des notes légères de piano et des bruits de vagues. Il continue par un joli thème, à la fois pure, nostalgique et mélodique, simplement interprété à base de guitare (The River Part 1). Enfin, pour le générique, il propose un thème profond ample et orchestral, délicatement mélodique; un motif plein de douceur, de sensibilité porté par une ligne de violon solo et une belle douceur orchestrale en contrepoint (Main Thème). Une bande originale à découvrir.

MOUNTAINS MAY DEPART (AU DELA DES MONTAGNES)

Un film de Jia ZHANG-KE, avec Zhao TAO, Zhang YI, Liang JINGDONG, Dong ZIJIANG, Sylvia CHANG. Musique originale de Yoshihiro HANNO disponible chez Plaza Mayor Company.

ALLOCINE L’ALBUM : LES PLUS GRANDES MUSIQUES DE FILMS DE JOHN BARRY A JOHN WILLIAMS !

Le site de référence AlloCiné et Sony Music (une référence dans l’édition des plus importantes musiques de films !) s'associent pour cette compilation qui regroupe une large sélection des meilleurs morceaux de bandes originales de films. Vous pouvez ainsi retrouver dans un généreux double cd de 40 titres les musiques vos sagas préférées, mais aussi les thèmes de films mythiques de l’histoire, comme Voyage au bout de l'enfer de Michael CIMINO (Cavatina - musique de Stanley MYERS), Psychose d’Alfred HITCHCOCK (musique de Bernard HERRMANN), AUTANT EN EMPORTE LE VENT (Max STEINER) ; des musiques soit originales soit dans des réinterprétations par de grands orchestres. A tout seigneur tout honneur, cette compilation s’ouvre par un compositeur de légende pour un film qui reste inoubliable: le compositeur, c’est le vétéran John WILLIAMS et le film LA GUERRE DES ETOILES et son générique qui a marqué plusieurs générations de spectateurs auditeurs (Main Title from STAR WARS). Du même compositeur, on entend aussi le Thème de JURASSIC PARK, celui particulièrement émouvant de LA LISTE DE SCHINDLER ainsi que les plus connus thèmes d’HARRY POTTER A L’ECOLE DES SORCIERS et INDIANA JONES ET LE TEMPLE MAUDIT. Un autre titre incontournable est le thème écrit par Howard SHORE pour LE SEIGNEUR DES ANNEAUX de Peter JACKSON (The Lord of the Rings: Main Theme). De la même manière, il était évident de trouver le thème mythique pour le TITANIC de James CAMERON (Titanic - Main Theme) composé par James HORNER dont on retrouve l’acolyte de chansons Will JENNINGS sur le One Day I’ll Fly Away – MOULIN ROUGE. On trouve aussi des thèmes de grandes sagas populaires, comme PIRATE DES CARAIBES composé par Hans ZIMMER (Pirates of the Caribbean: Dead Man's Chest) et Klaus BADELT (Thème principal). Le programme continue avec quelques musiques de John BARRY dont les thèmes principaux de JAMES BOND, DANSE AVEC LES LOUPS et OUT OF AFRICA ; de Danny ELFMAN (Thème principal de BATMAN) ; de Lalo SCHIFRIN (MISSION IMPOSSIBLE) ; Bill CONTY (Gonna Fly Now – ROCKY) ; de Craig ARMSTRONG (ROMEO + JULIETTE), de Philip GLASS (THE HOUR) ; de Richard RODNEY BENNETT (QUATRE MARIAGES ET UN ENTERREMENT ; de Dario MARIANELLI ( ORGUEIL ET PREJUGES). Evidemment, on entend aussi des musiques d’Ennio MORRICONE avec les incontournables films de Sergio LEONE (IL ETAIT UNE FOIS DANS L’OUEST, IL ETAIT UNE FOIS EN AMERIQUE) mais aussi CINEMA PARADISO et le sublime MISSION. D’autres compositeurs italiens figurent également au générique : Ludivico EINAUDI (INTOUCHABLES) et surtout Nino ROTA célèbre pour ses musiques pour les films de Federico FELLINI (8 ½) mais aussi de Francis Ford COPPOLA (LE PARRAIN I et II). On entend aussi des thèmes célèbres de Michael NYMAN (LA LECON DE PIANO. Les compositeurs français ne sont pas oubliés et sont même bien représentés par Ludovic BOURCE et le thème de Georges VALENTION (THE ARTIST), Yann TIERSEN (LE FABULEUX DESTIN D’AMELIE POULAIN, Michel LEGRAND (LES PARAPLUIES DE CHERBOURG, et le récent vainqueur d’un Oscar Alexandre DESPLAT, représenté ici par le superbe thème de Griet (LA JEUNE FILLE A LA PERLE). Au final, cette compilation certes sans surprise, mais destinée à un public le plus large possible, atteint son objectif de revisiter en plus de deux heures l’histoire du cinéma à travers ses musiques !

ALLOCINE L’ALBUM : LES PLUS GRANDES MUSIQUES DE FILMS. Double cd disponible chez Sony Music.

 

JUSQU'AU DERNIER – Une musique de Gréco CASADESUS à entendre sur France 2 !

Gréco CASADESUS (La guerre d'Hollywood 1939-1945 : L'usine à rêves face à la Seconde Guerre mondiale - 2014) a composé la musique originale de cette série documentaire inédite, réalisée par William KAREL et Blanche FINGER ; une coproduction entre Zadig Productions et Looks Film. Le sujet : 70 ans après la « libération » du camp d’Auschwitz, les différents volets sur la destruction des Juifs d’Europe explorent une histoire qui s’enracine bien avant le début du XXe siècle et se déploie aujourd’hui encore.

Pour Gréco CASADESUS, par cette musique, il s’agissait d’"Hurler l'infini sans jamais l'entendre. Crier silencieusement l'intime des souffrances. Donner une chance à l'espoir, même si elle est infime. Traduire l'indicible que les mots et les images ne peuvent plus exprimer..." ; une musique dont le célèbre clarinettiste, David KRAKAUER, virtuose du style klezmer, donne une émouvante interprétation. De cette aventure vont sortir deux albums !

Diffusion sur France 2 à partir du lundi 26 Janvier à 23:10.